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gjolivier1982
72 abonnés
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4,0
Publiée le 28 septembre 2013
La nuit de l'iguane est une très grande réussite. Cette adaptation de l'oeuvre du prolifique et talentueux Tennessee Williams est restée d'un modernisme hallucinant. Il est porté par les interprétations exceptionnelles de Richard Burton, Ava Gardner et Deborah Kerr. Bien sûr Sue Lyon est le maillon faible de cette entreprise mais cela ne gâche en rien le plaisir que procure le film.
Ce film est réalisé avec un grand savoir-faire de la mise en scène. Les acteurs sont crédibles et l'atmosphère étouffante du Mexique bien rendue. Je trouve cependant que, si une grande première partie du film est traitée franchement sur le ton de la comédie et est très accessible, la seconde partie reste plus floue quant au message que le réalisateur John Huston, en reprenant la pièce de Williams Tennesee, a voulu faire passer.
Un Huston dont le propos a bien vieilli, ce qui est fort dommage car la forme demeure elle réussie, avec notamment un Richard Burton excellent en prêtre alcoolique au bout du rouleau. On notera également une petite bagarre à la limite du burlesque critiquant subtilement le racisme au milieu de ce drame sur les plaisirs charnels et la religion.
spoiler: [note perso] Je vois ce film en revenant d'un voyage amoureux au Mexique, pris entre les deux de plusieurs femmes, pas loin de me faire virer de mon job ici en France. Je m'identifie donc fortement au personnage principal. D'autant qu'une des filles m'avait justement dit qu'elle avait l'habitude étant petite de courser les iguanes avec ses amis et de les manger, et on en rigolait ensemble.
Il y a une longueur juste après le départ du groupe de vieille, mais ça vaut vraiment le coup pour la morale qui se révèle et les dernières scènes. Monologue de la peintre "How two humans can be home for one another, building their nest in each other. How long it will span is not what matters most, if it even does. what matters is not being alone"
Je vois ce film quelques jours après People we meet on vacation, la dernière nouveauté Netflix qui elle a aussi a une morale sur qu'est-ce que c'est se sentir chez soi / on peit se sentir chez soi partout [pseudo-zen sans venir sans partir ]
Je suis mitigé parce que les acteurs sont bons, les personnages assez intéressants, par exemple celui de Sue Lyon (donc 3 étoiles), mais le dernier tiers du film est décevant. La fin devient trop décousue, dommage.
A des milliers de kilomètres d'un cinéma formaté par le marketing, difficile de rester indifférent à cette œuvre pleine d'intensité. L'origine théâtrale du scénario reste présente et, bien que le jeu des acteurs semble parfois appuyé,(surtout Burton), une humanité vraie transpire dans bien des plans. Huston maitrise avec brio, et non sans humour, ce mélange détonnant de chaleur, de passion et d'angoisse existentielle.
Un grand film mis en scène et écrit par John Huston en 1964. Il nous conte une histoire dramatique et extremement émouvante aux personnages charismatiques et attachants, formidablement interprétés. Avec Miss Fellowes l'acariâtre responsable du groupe de voyageuses, Charlotte la jeune blonde sulfureuse jouée par Sue Lyon. La nuit de l'iguane où on libère le grand lézard, elle aussi créature de dieu. La nuit ou dieu rappelle à lui Nonno le grand père poète de la douce dessinatrice Mlle Jelkes (Deborah Kerr). La nuit ou les paroles se libèrent avec Maxine, l'impétueuse hôtelière Maxine (Ava Gardner) et Shannon; le pasteur alcoolique au vin mauvais, interprété par l'immense Richard Burton.