L'Assassin habite au 21
Note moyenne
4,2
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122 critiques spectateurs

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Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2018
« L’assassin habite au 21 » est le premier film policier de Henri-Georges Clouzot (1942) ou mieux comédie policière car le ton en est léger même si l’inspecteur Wens (Pierre Fresnay) est chargé de découvrir un certain Mr Durand, un tueur en série sévissant à Paris près de Jaurès. Des renseignements donnés par un indic (Raymond Bussières) lui apprennent que le tueur loge dans une pension de famille, les Mimosas, au 21 de la rue … dans Montmartre. Et c’est costumé en pasteur bible à la main qu’il va infiltrer les lieux … ainsi que – bien en dehors de sa volonté – son amie, Mila Milou (Suzy Delair) qui vise une carrière de chanteuse lyrique. Dans cette pension de famille, logent des personnages typés et savoureux : un ancien médecin militaire bourru, un prestidigitateur cleptomane, un fabricant de jouets, une vieille romancière de livres policiers ou encore un boxeur aveugle et mystérieux, son infirmière « chaleureuse » … magistralement interprétés par Noël Roquevert, Jean Tissier, Pierre Larquey, Jean Despeaux, Huguette Vivier ; André Gabriello … L’enquête d’être menée non pas d’un seul trait malgré une atmosphère digne des meilleurs Agatha Christie mais plutôt à la manière du jeu « Le Cluedo » avec des suspicions rapidement effacées par la suite des évènements.
L’opposition entre le sérieux de Wens pour Wenceslas Vorobietchik et les gaffes commises par Mila-Milou tantôt adorable tantôt détestable (d’où peut-être son double nom ?) engendre déjà le sourire et par ailleurs le dialogue est truffé de nombreuses phrases faisant mouche. Signalons le tout premier plan-séquence en vue subjective d’un meurtre à la canne épée et une superbe scène où Pierre Larquey doit se déshabiller pour savoir s’il a pris ou non un bain. Il est également intéressant de remarquer quelques éléments qui interviendront dans les films ultérieurs de Clouzot : pour le tueur on évoque celui de Düsseldorf (qui inspira le fameux « M, le Maudit » de Fritz Lang cf. « Le corbeau ») ; la vieille fille de la pension est retrouvée morte dans une baignoire comme dans « Les diabolique » ; le Dr Lintz (Noël Roquevert) n’est pas comme il le dit un ancien médecin ayant fait les colonies mais un repris de justice pour avoir commis un avortement (cf. « Le Corbeau »).
Bref un film très plaisant qui n’a pas encore la qualité des grands Clouzot du fait d’un jeu parfois théâtral … mais cela était peut-être voulu quand on connait la « maîtrise » (pour ne pas dire emprise) de HG Clouzot sur ses acteurs, et ce afin de dédramatiser la noirceur de l’histoire ?
Gourmetdefilms
Gourmetdefilms

70 abonnés 657 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 novembre 2017
Très déçu! Je m'attendais à quelque chose de prenant du genre "quai des orfèvres". Et je me suis retrouvé devant un film audacieux certes avec ces cocasseries (à moins que ce ne soit le style de l'époque), mais justement un film à l'humour qui ne me plait que très moyennement, avec entre autre les niaiseries d'un personnage interprété par Suzy Delair pour le coup insupportable. Ce n'est peut être que question de gout et visiblement ce film plait, mais voilà moi je n'ai pas aimé et puisqu'il a une bonne moyenne autant rester franc et subjectif.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2017
Film de 1942, produit par la Continentale, policier au dénouement inattendu, Clouzot nous met dans la peau du meurtrier avec une caméra subjective et filme des plan-séquences étonnants.
Répliques très humoristiques. Un petit bijou.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2017
La première réalisation d’Henri-Georges Clouzot est une libre adaptation du roman policier éponyme de Stanislas-André Steeman, romancier dans la tradition de Georges Simenon. Le cinéaste dote son premier film d’une réalisation certes classique mais déjà maîtrisée. Il s’aventure ainsi vers quelques mouvements d’appareil intéressants et propose une belle variation de cadres notamment dans la scène d’interrogatoire au commissariat du docteur Linz (Noël Roquevert). Le réalisateur livre une sorte de cluedo en quasi huis clos dans la pension des Mimosas sise au 21 avenue Junot. La narration fluide est parfaitement rythmée par d’incessantes et savoureuses vacheries que se lancent les protagonistes. La plus belle des caractéristiques de L’assassin habite... au 21 demeure la galerie de personnages bien campés dressée avec brio. Autour de l’inspecteur Wenz (Pierre Fresnay), Clouzot fait vivre une douzaine de personnages caractérisés avec soin jusqu’à un épilogue un peu abrupt. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 212 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2017
C'est le premier long métrage que je visionne du cinéaste Henri-Georges Clouzot qui était un metteur en scène adulé par certains cinéphiles, "L'assassin habite au 21" a pour ma part des qualités mais aussi des défauts !! e film est un polar qui nous interpelle avec un tueur en série qui assassine ses victimes laissant une carte sur chaque victimes sur lequel est écrit "Monsieur Durand". Qui est l'assassin ? Le film nous le questionne mais pour ma part pas longtemps car le jeu des comédiens paraissait trop théatrale à la limite du supportable. Certes, les rares décors extérieurs sont très bien filmés, le scénario donne quelques bons rebondissements mais comme je l'ai dis au dessus , les 1 heure 20 m'ont paru un peu longue je pense que Henri-Georges Clouzot a du faire mieux dans sa carrière pour avoir une bonne réputation Il y a quelques acteurs connus dans le casting comme Pierre Fresnay ou Noel Roquevert mais l'ensemble est assez moyen.
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2017
Un des grands films de Clouzot qui s’ouvre plus de 30 ans avant Halloween de Carpenter sur un meurtre à la première personne qui donne le ton de ce que sera la qualité du film. Un film qui quitte petit à petit le polar pour la comédie policière avec des dialogues truculents cités par des acteurs plein de gouailles. Le scénario ménage bien des effets et donne du plaisir à suivre cette partie de Cluedo mené par un inspecteur malin affublé d’une fiancée plutôt envahissante. C’est amusant et réussi quand au suspens, bien mis en scène, il n’a pas usurpé son titre de classique du cinéma français.
romano31

321 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2017
Premier film de Henri-Georges Clouzot, L'Assassin habite au 21 est une sympathique comédie policière qui déjà impose le style Clouzot. Des personnages forts, des dialogues aux petits oignons, une super ambiance et une histoire passionnante à suivre. Porté par les excellents Pierre Fresnay et Suzy Delair, L'Assassin habite au 21 est un film à voir pour tous fans du réalisateur français et de polar.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 septembre 2017
Enlevé, drôle, osé... Une réussite d'un modernisme et d'un rythme épatants, avec des pans en vue subjective. En plus c'est d'une cruauté réjouissante. Fruit de l'époque?
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2017
Premier long-métrage de Clouzot, mené de main de maître. Une enquête particulièrement drôle avec un couple dans lequel Suzy Delair étincelle en femme au caractère difficile mais au bon coeur. Un classique qui se regarde encore très bien aujourd'hui, aux répliques pétillantes et à l'humour ravageur.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2017
Pour son premier long-métrage, Henri-Georges Clouzot frappait fort et réalisait un chef-d'œuvre. Sur une intrigue policière passionnante, il déroulait une galerie de personnages tous plus succulents les uns que les autres, n'oubliant pas d'étriller souvent avec humour les petites faiblesses et les sales habitudes des gens et des Français d'une manière générale. Sa mise en scène est remarquable de dynamisme et l'ensemble des acteurs – Pierre Fresnay et Suzy Delair en tête, sont géniaux. Un bonheur absolu.
Rectoverso
Rectoverso

10 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2017
Un bon film policier dans l'ensemble. L'enquête est un peu vite expédiée, mais le final astucieux, les personnages parfaitement campés et les dialogues qui font souvent mouche nous permettent tout de même passer un bon moment.
Bruno TEF
Bruno TEF

7 abonnés 135 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2017
L'assassin habite au 21 est davantage une comédie policière qu'un film noir. Si le film se laisse regarder, il faut reconnaître qu'il a vieilli ... et pas forcément bien. Certains dialogues sont drôles et cassent un peu la monotonie. La fin est ratée et quelque peu grotesque je trouve.
A voir une fois pour sa culture cinématographique, mais sans plus.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2017
Je m'attendais à un film noir, j'ai donc été un peu déstabilisé sur le début. Car non, L'assassin habite au 21, n'est pas un film noir, c'est une "comédie-policière", très réussie néanmoins. Seul la fin peut laisser un peu à désirer.
Lepouceducoin
Lepouceducoin

29 abonnés 933 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2017
Premier film de Henri-Georges Clouzot et il est plutôt réussi. L'enquête pour découvrir qui est Monsieur Durand est très bien menée, sur fond de huis-clos. Les dialogues sont très bons et certains personnages marquent le spectateur (notamment Suzy Delair). Pierre Fresnay joue bien mais cela semble un peu facile et il prend légèrement trop son rôle à la légère selon moi. Le dénouement est également un peu décevant, même si c'est assez surprenant.
Yannickcinéphile

2 881 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2017
Bon, ben pas grand-chose à redire sur ce Clouzot, film que je ne connaissais pas et dont la découverte a été une révélation ! Le réalisateur m’inspirait déjà le mieux avec des films comme Les Diaboliques, mais je dois dire qu’ici il confirme tout son talent, et dès ses débuts.
Le métrage frappe surtout par sa très grande modernité. Appuyé par des dialogues très affutés (excellente réplique des cuisses !), il peut volontiers se montrer vulgaire, provoquant, sexy, et on peine à se croire dans les années 40 en pleine Seconde Guerre ! L’intrigue est excellente, toujours teintée de burlesque, de comédie, de noirceur, et en tous les cas Clouzot ne s’encombre pas de superflu. Il va à l’essentiel, et c’est tant mieux, il en résulte un film rapide, fluide, d’une grande subtilité, dont la révélation peut-être est un poil brusque. Mais cela n’entache guère l’originalité et l’audace de ce film, qui nous trimballe de surprise en surprise pour notre plus grand plaisir !
Le casting est à la hauteur de l’enjeu. Emmené par un Pierre Fresnay malicieux, le film est surtout emporté par des tourbillons de seconds rôles. Suzy Delair déploie une énergie comique rare, et alors qu’on peut facilement la trouver en surjeu, cabotine à l’excès, et bien elle arrive toujours, mystérieusement, à faire passer son personnage ! Elle est aussi adorable que détestable, mais soyons franc, son sourire mutin et ses formes généreuses finissent toujours par la rendre plus adorable ! Autour d’elle, des « gueules » du cinéma, et des interprètes cocasses de personnages cocasses. Noël Roquevert, Jean Tissier, Pierre Larquey, autant de « tronches » du cinéma, au service de rôles excentriques rigoureusement campés. Très drôle.
Sur la forme Clouzot nous sert un film très sobre. Extérieurs studio évident, quelques intérieurs, il fait dans le minimalisme, et cela lui va bien. Les extérieurs studios font vraiment penser à une comédie policière, à l’instar de certaines séquences du film Top Secret des ZAZ, ou de la saga Police Squad du même acabit. Le film ne se veut pas « réel », et du coup le choix de l’artificialité était judicieux, au même titre d’ailleurs que l’orientation théâtrale du film. Il en résulte un côté Cluedo aussi ludique que malin. En tous les cas, le film réussit à transcender ses maigres moyens, et c’est assez rare pour être souligné.
Chef-d’œuvre comique des années 40, L’Assassin habite au 21 est une des pépites de Clouzot, et un incontournable si vous voulez rire de bon cœur devant une comédie à l’humour noir qui n’a pas vieilli. C’est une grande réussite. 5
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