L'Assassin habite au 21
Note moyenne
4,2
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122 critiques spectateurs

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CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Clouzot transforme cette pension en vraie partie de Cluedo, avec le spectateur au milieu de la table. Dans ce lieu clos, chacun devient suspect, parce que chacun semble déjà cacher quelque chose. On est tous M. Durand. On pense évidemment à Agatha Christie, à Hitchcock, au film noir, mais avec une saveur très française, tournée sous l’Occupation, dans une ambiance de peur diffuse et de surveillance permanente. Pour un premier film, la mise en scène impressionne : peu de décors, mais des ombres, et des regards filmés comme les pièces d’un piège. Le noir et blanc donne au film cette élégance sombre où l’on passe sans cesse du sourire au soupçon. Les dialogues claquent, et cette galerie de “gueules” rend le film vivant, parfois grotesque, jamais fade. Jean Tissier, Pierre Larquey, Noël Roquevert et les autres incarnent tout un âge du cinéma français, qu’on revoit avec une vraie émotion. Pierre Fresnay apporte une belle tenue au récit, calme et malicieux face à des suspects tous plus troubles les uns que les autres. Ce n’est pas encore la noirceur implacable du Corbeau ou du Salaire de la peur, mais tout Clouzot est déjà là : le goût du doute, des failles humaines et du malaise sous le divertissement.
Un polar court, précis, encore un peu sage peut-être, mais déjà redoutablement maîtrisé.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2026
Avec L'assassin habite au 21, Henri-Georges Clouzot signe un premier long métrage déjà marqué par un goût pour les atmosphères troubles et les jeux de manipulation. Le film mêle enquête policière et touches d’humour, installant un ton hybride parfois déstabilisant. Clouzot privilégie l’efficacité narrative et une galerie de suspects pittoresques, sans toujours approfondir leur épaisseur psychologique. L’intrigue, bien construite, repose sur une mécanique solide mais assez classique. Reste un polar divertissant et prometteur, intéressant dans sa mise en place, mais dont l’ensemble demeure encore un peu inégal.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2026
Un divertissement policier, genre prisé à l’époque, très réussi. Le premier terme de cette qualification l’emporte sur le second. Grâce à une galerie de personnages pittoresques aux différents travers (sous couvert d’humour, Clouzot n’est pas tendre avec la nature humaine) et à des dialogues savoureux, caustiques et percutants, avec même quelques perles pour la mémoire, l’essentiel du film est extrêmement plaisant. Ensuite, même si l’intrigue policière repose sur une excellente idée, son traitement semble avoir moins intéressé le cinéaste que la galerie de portraits précitée et l’ambiance qu’il a réussi à créer.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2025
Un excellent film policier, teinté du charme suranné des classiques.
Loin de l’atmosphère sombre des films noirs traditionnels, L’Assassin habite au 21 mise sur une ambiance décontractée et pleine de fantaisie, ce qui lui confère un charme unique. Les personnages hauts en couleur, comme Suzy Delair ou le mystérieux Fakir, apportent une touche d’originalité et de légèreté à l’intrigue.
Dès le début, l’enquête se concentre sur une adresse précise, comme le suggère le titre : le coupable se cache parmi les pensionnaires d’une maison d’hôtes. On retrouve ici une structure digne d’Hercule Poirot, où le cercle des suspects est délimité par un lieu clos, et l’enquêteur est campé par Pierre Fresnay. Le scénario, bien construit, maintient le suspense jusqu’au bout : le spectateur reste en haleine, cherchant à deviner l’identité du criminel.
En définitive, c’est un film qui se savoure avec plaisir, alliant habilement mystère et divertissement. Un vrai régal pour les amateurs du genre !
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2025
Cette enquête policière ne manque pas d'intérêt. Mais je vais commencer par le point négatif : je n'ai pas apprécié le jeu de Pierre Fresnay et Suzy Delair. Leurs incessantes chamailleries sonnaient faux et ne faisaient que casser le rythme et nuire au suspense. J'ai par contre été impressionné par le jeu de Pierre Larquey ou de Noël Roquevert. Les rebondissements ne manquent pas : fausses pistes, libérations aussi soudaines que les arrestations, etc.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2025
Réalisé en 1942, pour la continentale ( compagnie de production française sous le contrôle de l'occupant), " l'assassin habite au 21 " est un des fleurons du cinéma hexagonal de la période et sans doute aussi, de toutes périodes confondues.

Ressortie en salles pour le 100 ème anniversaire de la Gaumont et possibilité de revoir dans les meilleures conditions, cet opus fameux de HG Clouzot cinéaste majeur des années 194O et 1950.

C'est d'ailleurs, pour mémoire, un des seuls cinéastes ( ils sont une poignée dans ce cas ) à avoir été couronné au cours de sa carrière, des titres suprêmes des trois plus importants festivals internationaux de cinéma ( Cannes, Venise et Berlin ).

Il y a ici tous les ingrédients du chef d'oeuvre. Un scénario en béton, des acteurs exceptionnels jusqu'au plus petit rôle, des dialogues ciselés, décapants, pas une réplique n'a pas été pesée au trébuchet et enfin mais surtout, une mise en scène d'orfèvre.

On atteint avec ce genre de travail artistique les sommets. Voilà un incunable du septième art.
Yves Echard
Yves Echard

1 abonné 97 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2024
En pleine occupation nazie allemande Clouzot est capable de réaliser pour son premier long métrage l'un des plus grand chef d'œuvre du cinéma français avec il est vrai des acteurs et actrices de premier plan comme Pierre Fresnay et Suzy Delair et une brochette seconds couteaux.
Le cinéma français actuel est mort face à de tels chefs d'oeuvres des années 30, 40 et 50.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2024
Pour son premier long-métrage, Henri-Georges Clouzot propose un film policier qui deviendra une référence dans le genre. Un serial killer rode dans les rues de Paris, en laissant une carte de visite sur les corps des victimes. Le commissaire Wens apprend que le tueur réside dans une pension de famille. Lequel des pensionné est l'assassin ?
J'avais deviné le twist final facilement en lisant ce pitch. Il faut dire que maintenant, plus de 80 ans de films policiers en tous genres et toutes combines nous séparent de "L'assassin habite au 21". Mais ça n'a rien enlevé au plaisir que j'y ai pris.
Clouzot s'appuie beaucoup sur ses comédiens en forme, et ses répliques saillantes, dont quelques-unes mémorables. Livrant ainsi un polar globalement sombre et violent, mais avec de nombreux intermèdes humoristiques très réussis.
Mais surtout, il découpe son scénario et sa mise en scène avec intelligence et élégance, aboutissant à un polar finalement très moderne, tant sur le fond que la forme. J'ai décelé quelques répliques qui semblent faire référence à l'Occupation en cours à l'époque (invisible à l'écran). Mais j'ignore si c'est volontaire, ou une surinterprétation de ma part.
Je note aussi des audaces de réalisation. Telle qu'une chambre vue depuis la serrure. Ou un cours plan filmé en vue subjective, se terminant par un embrochement. Une technique que reprendra Michael Powell dans "Peeping Tom", et qui sera ensuite allègrement utilisée dans divers gialli et slashers.
Du très bon !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2024
A la pension des Mimosas, au 21 de l'avenue Junot, se cache un assassin que le commissaire Wens (Pierre Fresnay), se jetant dans la gueule du loup en y louant une chambre, se charge de débusquer. L'intrigue est très classique, se proposant de nous faire découvrir parmi plusieurs suspects - et chacun d'eux de figurer simultanément ou alternativement le coupable probable- le mystérieux criminel.
Le film de Clouzot- un de ses plus célèbres à juste titre- est un très interessant témoignage d'un certain cinéma, tout autant conçu pour les premiers rôles que pour les seconds. Autour de Frenay, Larquey, Roquevert (déjà fameux en ganache nostalgique des colonies), Tissier ou Suzy Delair illustrent ces seconds rôles estimables et indispensables qui coincident avec l'âge d'or du cinéma français des années 30 à 40 et qui se gravent dans notre mémoire bien plus sûrement que beaucoup d'emplois principaux. Sobres ou cabots, il représentent ici, avec une présence inégalable, une classe et un langage populaires drôles et plein d'un charme désuet. Il faut dire que les dialogues de Clouzot sont d'une détonnante causticité où perce parfois une réelle ironie antisociale. Pour ces raisons, le film vaut absolument d'être revu en dépit que l'on connaisse son dénouement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2024
Sur le papier, un film des années 40 peut en rebuter plus d'un. Erreur ! Ce film de Clouzot est d'un rythme fou du début à la fin, les dialogues fusent (du Audiard avant l'heure) et les grands numéros d'acteurs s'enchaînent, Pierre Fresnay en tête dans son rôle d'inspecteur déguisé en pasteur. Un véritable Cluedo jubilatoire.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2023
« Ah, Monsieur, quel beau métier que celui d’impresario, vous êtes comme le jardinier qui cultive les plantes fragiles, comme le petit tas de crottin qui réchauffe les jeunes pousses. »

Pour son premier film derrière la caméra, Henri-Georges Clouzot, également au scénario avec Stanislas-André Steeman, auteur du roman d’origine, et aux dialogues, frappe très fort. D’entrée de jeu, il déploie sa maîtrise résolument moderne de la caméra dans la scène du crime et enchaîne sur des dialogues somptueux, dignes d’un Anouilh en grande veine ou du meilleur Audiard.

A la distribution, on retrouve Pierre Fresnay, dont Clouzot à scénarisé le seul film en tant que réalisateur (Le Duel, 1941) et qui reviendra dans Le Corbeau (1943), Suzy Delair, alors compagne de Clouzot et qu’on retrouvera de toute sa gouaille dans Quai des Orfèvres (1947), Jean Tissier, Pierre Larquey, Noël Roquevert, Maximilienne, Jean Despeaux (boxeur professionnel dont c’est ici le premier rôle) et Odette Talazac, les habitants du 21, ainsi que de savoureux seconds rôles à l’image de Raymond Bussières (crédité uniquement de son nom) ou André Gabriello à la diction si particulière.

S’il est un défaut majeur à ce film, sans doute dû aux circonstances de sa réalisation, c’est sa durée, résolument trop courte, ce qui brise la surprise du dénouement final. Pour le reste, il est impossible de décrocher un seul instant tant la réalisation est enlevée, le jeu des interprètes magistral et les dialogues percutants.

L’Assassin Habite au 21 est un classique des classiques, le premier d’une longue liste pour Henri-Georges Clouzot
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2023
C'est toujours perturbant de découvrir des films vieux à ce point tant les codes du cinéma ont changé. Mais ici avec L'assassin habite au 21, une fois passé au dessus de l'acting un peu étrange et des dialogues un peu vieillot, c'est un pur plaisir. On est face à Cluedo en film ni plus ni moins, avec des dialogues souvent ponctués de piques envers les autres personnages,c'est très drôle. L'enquête est surprenante de A à Z, ça fait beaucoup pensé aux plus récents "A couteaux tirés" de Rian Johnson. Bref, L'assassin habite au 21 n'a pas du tout vieilli et reste un film absorbant même 80 ans après. A voir absolument !
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2023
Premier long-métrage d’Henri-Georges Clouzot, cette comédie policière se démarque par sa malice, la qualité de ses dialogues et sa galerie de personnages. La caricature d’un microcosme parisien y est jubilatoire.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2023
Ce premier long-métrage, réalisé par Henri-Georges Clouzot et sorti en 1942, est vraiment très bon ! Adapté du roman homonyme de Stanislas-André Steeman, le film nous raconte l'histoire d'un détective qui se rend au 21 avenue Junot pour débusquer un assassin dans une pension. Un peu à la manière d'Agatha Christie et de ses "Dix Petits Nègres", nous sommes presque dans un huis-clos dans lequel l'assassin se trouve parmi les personnages principaux. J'apprécie beaucoup ce genre de thrillers policiers, enfin quand ils sont bien faits bien-sûr, et celui-ci est particulièrement captivant. Déjà de par son histoire donc, qui est prenante du début à la fin, surtout que sa courte durée lui évite les longueurs, et puis car le film est porté par de très bons personnages. En effet, les pensionnaires de la maison sont tous différents les uns des autres, ont tous leurs traits de caractères, sont presque peut-être même caricaturaux pour certains, ce qui accentue cette ambiance "Cluedo". Mais nous retiendrons particulièrement ici le détective, porté par un Pierre Fresnay très charismatique. Sans oublier la volontairement agaçante mais maligne Suzy Delair qui, pour une fois dans un film de l'époque, ne sert pas uniquement de pot de fleurs. D'ailleurs, certaines scènes tomberaient complètement à l'eau sans la complicité des deux acteurs, notamment la scène des points noirs, qui est très drôle. C'est par ailleurs aussi ce subtil mélange des genres qui contribue au succès du film. Nous ne sommes pas dans de la pure comédie pour autant mais ces petites touches d'humour, quelques-fois même d'humour noir, apportent un ton léger au film, sans pour autant discréditer son atmosphère de thriller.
Topaze87
Topaze87

10 abonnés 647 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2023
Véritable bijou du cinéma de Henri-Georges Clouzot, ce film policier nous tient en haleine de bout en bout. Pierre Fresnay et Suzy Delair sont bons mais c'est bien le trio Larquey-Tissier-Roquevert qui magnifie le film. La scène de Raymond Bussières perché sur un lampadaire et insultant Gabriello en gendarme est passée à la postérité.
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