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Un visiteur
4,0
Publiée le 11 juin 2010
Scénario est rudement bien ficelé, et suspense maintenu jusqu'au dénouement. Clouzot sait créer une ambiance inquiétante grâce à la lumière du film assez sombre ou en filmant les extérieurs systématiquement de nuit. Et la scène où Pierre Fresnay demande à Pierre Larquey de se déshabiller est grandiose ; en reflétant l'ombre du second sur le mur, on voit rien et en même temps, ça rajoute le petit côté angoissant ! Tout comme les personnages qui finalement ne sont jamais très "lisses"... l'une est une vieille fille, l'autre est peut-être un homme, l'un est un ancien médecin colonial aux idées douteuses et l'autre est prestidigitateur. Et à leurs côtés, il y a l'assassin psychopathe au nom étrangement banal... L'autre bonheur du film est le numéro des acteurs, Suzy Declair et Noël Roquevert en tête. Les dialogues sont aux petits oignons ! Tout est débité d'une façon naturelle par des comédiens hors-classe !! Les situations sont un vrai régal (comme tout le passage du début où toute la hiérarchie se fait engueuler avant d'engueuler à son tour !) Quant au charme et la présence de Pierre Fresnay, ils sont toujours aussi indéniables ! Et un peu comme avec Le Corbeau (dans une moindre mesure), Clouzot fait toujours sa petite référence détournée au présent. Le discours colonialiste du personnage de Noël Roquevert qui prône de tuer en masse et par les gaz certains groupes de personnes sonnait de façon trop vraie et trop actuelle en 1942.
Quel coup de maitre de la part de Clouzot, habillé en pasteur Pierre Fresnay vient dans cette pension de famille pour identifier l'assassin, les dialogues sont brillants, beaucoup d'humour et le suspense est total, Clouzot s'impose avec ce film comme un maitre du film noir.
Second long-métrage pour Henri-Georges Clouzot, après La Terreur des Batignolles (1931) et bien longtemps avant le remarquable Le Salaire de la peur (1953), il réalise un thriller noir et qui a l’originalité d’allier le suspens comme le faisait si bien un certain Hitchcock et « l’humour saignant ». Une mise en scène parfaite dans des décors impeccables, le tout accompagné par des acteurs crédibles, étonnants, drôles et mystérieux. Sans oublier les deux atouts majeurs de cette œuvre, les répliques virulentes, cinglantes, bref sans aucune retenue mais toujours drôles et « légères », et enfin, l’excellente idée de Clouzot, celle de nous montrer les meurtres en caméra subjective, c’est tellement plus appréciable.
Un très bon scénario digne d'Agatha Christie ou de Hitchcock. Beaucoup d'humour et de très bons acteurs Des dialogues tout a fait savoureux pour rendre l'histoire meilleure. Clouzot nous présente un très bon film policier comme je les aime.
Un bijou! Le scénario, la mise en scène, les acteurs, certaines répliques sont hilarantes malgré le côté très noir, tout est parfait du début à la fin :)
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5,0
Publiée le 1 juin 2014
Premier long-mètrage d'Henri-Georges Clouzot et premier chef d'oeuvre, dèjà, dans le même registre que "Le Dernier des six" de Georges Lacombe, mais en beaucoup mieux! D'où vient alors la disparitè que l'on peut constater entre les deux films ? Autant "Le dernier des six" est un excellent policier qui savait maintenir l'intèrêt pendant 90 minutes, autant "L'assassin habite au 21" est un petit bijou du cinèma français qui vous laisse sous le charme grâce à son ètonnante astuce de scènario! Immense spècialiste du suspense policier, parfois inquiet et trouble, Clouzot s'impose d'emblée avec cette oeuvre particulièrement maîtrisèe qu'il signe en pleine Seconde Guerre Mondiale, et en pleine Occupation! Eblouissant à plus d'un titre, Pierre Fresnay est un inoubliable commissaire Wens qui se pose des questions mais exige des rèponses! A ses côtès, Suzy Delair fait des ètincelles en jouant l'empoisonnante Mila-Malou et le trio Jean Tissier (en fakir), Pierre Larquey (en fabriquant de jouets) et Noël Roquevert (en sous-officier en retraite) se montre prodigieux dans ses grands moments! Mais au delà d'une intrigue policière parfaite dont on ne voudrait rien changer, il y a une vraie atmosphère de suspicion avec une pension des Mimosas du 21 qui restera à tout jamais figèe dans nos mèmoires...
Un très sympathique film policier français servi par la mise en scène virtuose de Henri-Georges Clouzot qui a été très souvent imitée par la suite. Le film développe une intrigue passionnante démêlée par un Pierre Fresnay très en forme qui, soutenu par des seconds rôles savoureux, insuffle un peu d'humour et d'ironie dans la noirceur du film. L'Assassin habite au 21 est donc un petit classique qui se regarde toujours avec autant de plaisir.
Un des premiers films français (sinon le premier) de tueur en série. Scénario béton, excellents dialogues, interprétation magistrale, suspense croissant et dénouement surprenant... Et un chef d'oeuvre de plus pour Clouzot...
J'ai 33 ans et très rarement l'occasion de visionner des films aussi âgés. Aussi lorsque j'ai vu que ce film était diffusé sur F3 j'ai immédiatement programmé le magnéto... J'avoue que j'ai été déçu, non pas par l'histoire, les acteurs mais plus généralement par le côté "vieillot" de l'ensemble. Je vais faire hurler, je sais, mais je trouve le film "gentillet", pas spécialement prenant. C'est sans doute dû à l'âge du film sans doute, ou à moi, qui je le répète, suis peut-être trop jeune pour apprécier des films de cette époque à leur juste valeur. J'ai regardé ce film pour ma culture cinématographique personnelle, je l'aurai donc vu. Celà étant, j'adore Le salaire de la peur, comme quoi, mon cas n'est pas desespéré...
L'Assassin habite au 21 est un des chef d'oeuvre de Henry George Clouzot. L'histoire est celle d'un commissaire qui déguisé en pasteur, s'installe dans la pension où habite un assassin. Voici un adaptation très intéressante du génial roman du même nom de S.A. Steeman. La mise en scène du réalisateur du Corbeau est vraiment excellente, aider c'est vrai par des dialogues faisant souvent mouche. L'interprétation de ce long métrage s'avère vraiment exceptionnelle, que ce soit Pierre Fresnay dans le rôle du commissaire Wens, Suzy Delair dans celle de Mila-Malou ou encore Jean Tissier dans celui de Lallah Poor, tous sont véritablement excellent. Il s'agit vraiment d'un des meilleurs films policiers tourné pendant l'occupation ( 1942 ), et où le suspense s'avère être véritablement au rendez-vous. Voilà un film que je conseille donc à tous les fans d'intrigues policières et du roman, vous ne serez vraiment pas déçu, car le scénario et la mise en scène est vraiment à la hauteur de l'attente. Il s'agit véritablement d'une très grande réussite.
Ce film est le premier long métrage de Henri-Georges Clouzot, futur réalisateur majeur du cinéma français et considéré comme le "Hitchcock français". Clouzot est implacable et méticuleux jusque dans sa vision très pessimiste de notre monde. Néanmoins, si cet angle sera bientôt sa marque de fabrique dans ce premier long le réalisateur-scénariste instille un peu de légèreté surtout via le personnage de l'épouse un brin farfelue interprétée par Suzy Delair. L'intrigue est bien ficelée mais sans doute un peu trop vite expédiée, en effet 1h20 est un peu court pour apprécier pleinement le récit qui aurait mérité d'être un peu plus étoffé notamment sur le suspens. Les personnages sont truculents et joués par des acteurs parmi les plus talentueux de leur époque. En prime des dialogues ciselés aussi bien dans la fantaisie que dans la tension. Site : Selenie