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Prad12
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5,0
Publiée le 13 avril 2014
Un chef d'oeuvre maîtrisé de bout en bout ! Un premier et grand Clouzot avec un scénario qui n'en finira pas d'être copié..... L'intrigue est palpitante et emprunte du côté d'Agatha Christie mais se sont surtout les dialogues qui sonnent justes et modernes : " Il faut l’arrêter..... je veux bien mais c'est lui qui ne veut pas...." " pour vous les carottes sont cuites, alors que pour moi elles ne sont pas encore épluchées...." et beaucoup d'autres répliques qui font de ce film un bijoux.
Pour son premier film "L'Assassin habite au 21", Henri-Georges Clouzot adapte le livre du même nom publié en 1939 et écrit par Stanislas-André Steeman qui nous fait suivre une enquête policière suite à une série de crimes signé d'une même carte de visite. Comme souvent avec Clouzot, l'écriture est de très bonne qualité, tout d'abord au niveau du scénario où le suspense tient de bout en bout et le déroulement de l'histoire est très bien écrit et inattendus. A l'image de ses prochains films, il étudie la noirceur de la nature humaine, notamment lorsque l'enquête les emmène anonymement dans une pension pensant que le coupable s'y trouve et observant tout une galerie de personnages où se cache vanité, mensonge, allumeuses, cynisme ou encore criminel. Ce bal des suspects est superbement orchestré et en devient passionnant. D'excellents dialogues, parfois à double sens viennent compléter cette belle écriture. Comme souvent, Clouzot fait preuve d'une belle maitrise technique, il utilise à merveille le noir et blanc et sa superbe mise en scène est adéquat à son récit, capable de créer la tension au bon moment ainsi qu'une atmosphère sombre et éprouvante. Certaines scènes particulièrement mémorable relève du génie de Clouzot. Le reconstitution et les décors sont impeccable. Il n'oublie par non plus des petites touches d'humours. Sa direction d'acteurs est impeccable et ces derniers le lui rendent bien, que ce soit le couple Pierre Fresnay/Suzy Delair ou encore les différents suspects tels que Pierre Larquey, Noël Roquevert ou encore Jean Tissier. Un premier film brillant où Clouzot nous montre déjà tout son génie que ce soit technique ou pour maintenir le suspense de bout en bout et créer des atmosphères sombre et éprouvante et prémices de son futur chef d'oeuvre "Le Corbeau".
Première merveille d'Henri-Georges Clouzot, L'assassin habite au 21 est un modèle du genre, dont la chute reste l'une des meilleures des films policiers. Avec un mélange de malice et d'astuce, le commissaire qui mène l'enquête est incarné par un Pierre Fresnay très chaleureux qui sait immédiatement conquérir le spectateur. Dommage qu'il soit épaulé par l'insupportable Suzy Delair.
Pour son premier film, le réalisateur Henri-Georges Clouzot adapte Stanislas-André Steeman, auteur belge (un peu oublié aujourd’hui) dont l'univers n’est pas sans rappeler Agatha Christie. Ce choix n’a, d’ailleurs, rien d’étonnant quand on sait que Clouzot a, également, adapté deux autres romans de Steeman, à savoir "Six hommes morts" (qui donnera "Le dernier des six") et "Légitime défense" (qui donnera "Quai des orfèvres"). Il faut dire que les thèmes chers à Steeman colle parfaitement à l’univers noir du metteur en scène et son (dé)goût pour la nature humaine. Car, dès son premier film, Clouzot donne le ton de son cinéma, tant sur le fond (l’avilissement de l’homme guidé par ses plus bas instincts, les relations de couple comme préoccupation majeure…) que sur la forme (l’influence majeure de l’expressionnisme, les jeux d’ombres et de lumières, le suspens jusqu’à la dernière minute, le soin de caractérisation de chacun des personnages…). Clouzot se montre même ambitieux dans sa mise en scène avec des plans en vue subjective payants et un sens du rythme épatant pour l’époque, qui servent parfaitement l’intrigue. A ce titre, l’enquête s’avère étonnement intéressante (et fait immanquablement penser aux meilleures romans d’Agatha Christie) et, surtout, surprenante dans sa résolution. Le talent de Clouzot permet, cependant, de transcender l’intrigue, en refusant de se cantonner à la seule résolution de l’enquête pour s’intéresser aux suspects de cette pension, dont les rôles ont été confiés à des acteurs, pour la plupart peu connus mais extraordinaires dans leur interprétation. Ainsi, autour d’un Pierre Fresnay impeccable avec son physique passe-partout (ce qui était, également, sa limite et l’a empêché, sans doute, de marquer son époque tel un Gabin, un Jouvet ou même un Blier) et d’une Suzy Delair pleine de fantaisie (mais dont on peut déplorer la volonté du réalisateur de la faire chanter à tout prix), on retrouve une pléiade de seconds rôles magnifiques dont les excellents Pierre Larquey, Noël Roquevert et Jean Tissier, qui campent un trio d’assassins peu scrupuleux tous simplement savoureux. Enfin, Clouzot se permet, dans cette ambiance délicieusement macabre (le mystérieux assassin sans visage qui laisse sa carte de visite sur ses victimes, la psychose l’entourant… tout un programme), de distiller des touches du pure comédie, voire de décalage ahurissant pour l’époque. A ce titre, la scène finale, où le flic fait face, sans jamais rien perdre de son flegme, aux assassins qui se disputent la paternité de leur plan, est une véritable merveille. Que dire de plus sur "L’assassin habite au 21", si ce n’est qu’il ne nous épargne pas quelques ficelles scénaristiques un peu grosses (à commencer par le coup des cartes de visite du fameux Monsieur Durand, retrouvées dans une commode) ? C’est tout de même bien peu pour empêcher le film d’être un petit bijou comme on n’en fait plus… et qui mériterait d’être redécouvert.
Premier long métrage d'Henri-Georges Clouzot et premier coup de maitre . L'assassin habite au 21 est une enquête simple sur un tueur en série qui se nomme "Monsieur Durand" . Il signe ses meurtres avec une petite carte de visite . Puis un jour c'est le meurtre de trop il faut impérativement l'attraper ! Le commissaire Wens est alors sur le coup pour trouver le meurtrier et ceci grâce a une indication comme quoi il habiterait dans une pension au 21 .
De cette idée très simple le film nous amène dans une excellente intrigue, une intrigue bien menée de bout en bout, prenante, et aussi surprenante . Le récit baigne alors dans un brin d'humour histoire d'alléger le tout, un humour qui fait mouche et offre des dialogues finement ciselés .
Les acteurs sont bons, la caméra est bonne bien qu'il n'y ai pas de plans incroyable ou un noir et blanc magnifique c'est bon mais pas exceptionnel de ce coté ci . Autre réussite dans ce film c'est sa durée, 1h20, c'est court et c'est aussi bien rythmé, pas le temps de s'ennuyer dans cette enquête .
L'assassin habite au 21 est un excellent film policier avec une touche humoristique qui ne devient jamais lourde, un classique du cinéma Français .
Premier film d'Henri-Georges Clouzot, "L'assassin habite au 21" témoigne déjà du talent de son réalisateur et de sa façon de voir le monde. Sous couvert d'une enquête policière passionnante, il nous plonge dans une pension de famille et nous présente des personnages peu reluisants. Les hommes sont tous vaniteux, menteurs et accessoirement tueurs tandis que les femmes sont des curieuses et des allumeuses. Avec cette vision cynique de l'être humain (qui sera encore plus forte avec "Le Corbeau") doublée de cette enquête sur la piste d'un tueur qui nargue la police en tuant à sa guise, le film n'a pas perdu de sa superbe au cours des années. Si le jeu des acteurs a évidemment un brin vieilli, il n'en reste pas moins irrésistible surtout que Clouzot sait soigner sa distribution en leur confiant tous des rôles troubles et nuancés. Filmé dans une mise en scène très soignée et très maîtrisée (dont le premier meurtre filmé en plan-séquence) et rythmé par des dialogues vivaces (dont certains à double sens) qui restent encore étonnamment modernes aujourd'hui, "L'assassin habite au 21" est sans conteste le premier chef-d’œuvre de son réalisateur.
"L'assassin habite au 21" fait partie des premiers longs-métrages d'Henri-Georges Clouzot. Parfaitement maîtrisé, il est un excellent polar français teinté d'humour avec une très bonne intrigue policière et une mise en scène soignée. Les acteurs principaux, Pierre Fresnay et Suzy Delair, sont formidables. Jusqu'à la fin, on ne sait pas qui est l'assassin. Un chef-d'oeuvre du cinéma français comme on n'en fait malheureusement plus.
Pour son 1er long-métrage, H-G Clouzot qui est identifié comme un metteur en scène à l'univers sombre, parvient à restituer parfaitement l'humour noir du roman policier du belge S-A Steeman, dont est adapté très librement "L'assassin habite au 21". A l'arrivée on obtient une comédie policière formidable de modernité (1942), porté par le flegme de Pierre Fresnay, la gouaille de Suzy Delair, et la partition sans fausse note de toutes les "gueules" du cinéma de l'époque dans des seconds rôles épatants. Pour ne rien gâcher, l'intrigue policière est bien menée, avec un dénouement original. Un vrai classique du cinéma français en noir& blanc.
Film policier à l'ancienne où un détective doit trouver un meurtrier parmi plusieurs personnes se trouvant dans un hôtel, un peu à la manière de "Cluedo"". Étant donné l"age du film, il est toujours difficile de juger de sa qualité à l’époque actuelle, mais il est évident que c'est un grand film vu que derrière la camera se trouve Mr Henri Georges Clouzot
Le film référence. Pourtant en Noir et Blanc pourtant avec aucuns effets spéciaux on admirera le scénario les acteurs (dont Pierre Fresnay). A voir absolument!
Le premier film de Clouzot réalisateur est une commande d'Alfred Greven pour le compte de la Continental. Mais en cette année 1941 Clouzot n'est pas un débutant, ayant derrière lui et à travers toute l'Europe une solide carrière de scénariste et de dialoguiste. Le film est tiré d'un roman policier de l'auteur belge Stanislas-André Steeman dont un roman a déjà été adapté un an plus tôt par Clouzot pour le compte de Georges Lacombe avec Pierre Fresnay dans le rôle de l'inspecteur Wensceslas Vorobeïchik et Suzy Delair dans celui de sa compagne Mila-Malou. "Le dernier des six" ayant été un succès, Greven entend y donner une suite et demande à Clouzot de réaliser lui-même le deuxième épisode des aventures de ce couple d'enquêteurs anachronique. Sherlock Holmes avait comme fidèle et docile compagnon le docteur Watson, l'inspecteur Wens moins chanceux, cela dépend par quel côté on aborde le sujet, est affublé d'une petite tête de linotte qui parce qu'elle s'est mis en tête de devenir une chanteuse d'opérette célèbre, passe son temps à pérorer sur son talent incompris. L'opposition des deux tempéraments fait tout le sel de l'enquête qui avance paradoxalement grâce aux maladresses de Mila-Malou, plus souvent qu'à son tour véritable tête à claques. Pierre Fresnay à la voix caverneuse et au flegme imperturbable est en osmose parfaite avec une Suzy Delair tonitruante, devenue depuis quelques temps la muse de Clouzot. Si Steeman est cité au générique pour l'adaptation on peut constater que Clouzot est déjà en contrôle de tous les aspects de son film. Pas question pour lui de laisser une once de décision à quiconque sur ce qu'il considère comme un travail personnel pour lequel il est uniquement entouré d'assistants dévoués et obéissants. On connaît la réputation d'ogre des studios qui a accompagné le réalisateur tout au long de sa carrière mais force est de constater avec ce premier film que la réussite est au bout, surtout si l'on compare "L'assassin habite au 21" avec "Le dernier des six". Le film de Lacombe ne manquait pas de qualités ni de charme et son scénario était au moins aussi solide que celui de "L'assassin habite au 21" mais la méticulosité de Clouzot apportée à chaque scène y fait cruellement défaut. Inspiré par l'expressionnisme allemand de Murnau et de Lang, Clouzot en utilise les techniques visuelles pour l'aspect noir de son film qu'il mélange savamment avec l'aspect drolatique de l'intrigue symbolisé par la galerie de personnages hauts en couleurs qui entourent un inspecteur Wens incarnant presque à lui seul hormis le boxeur aveugle de la pension, la normalité. Le film ayant été tourné pendant l'Occupation, Clouzot a peut-être voulu brosser avec cette galerie de portraits d'êtres hors normes et souvent sans morale, le tableau d'une société française en train de se vautrer dans la Collaboration. Le boxeur aveugle interprété par Jean Despeaux, ancien champion olympique des poids moyens en 1936 à Berlin dont on se demande la raison de sa présence incongrue parmi cette brochette d'acteurs confirmés illustre peut-être la métaphore d'une France devenue aveugle ou au contraire représente-t-il le seul être encore pur parce que non voyant. Minutieusement chacun des personnages interprétés par la fine fleur des seconds rôles de l'époque allant du filandreux Jean Tissier au sentencieux Noel Roquevert en passant par le cauteleux Pierre Larquey , le pataud André Gabriello ou le bravache Raymond Bussières a le droit à sa propre scène où il peut présenter les multiples facettes de son personnage tout en contribuant à épaissir un peu plus le mystère qui entoure le terrible Monsieur Durand, tueur implacable qui semble prendre un malin plaisir à jouer avec la police cherchant une popularité qui fatalement le perdra. Au-delà de cette intrigue assez classique et représentative des polars de l'époque que Clouzot ne cherche pas à transcender, c'est cette mise en valeur des comédiens qui permet une vision sans cesse renouvelée et jouissive du film. La force des classiques est que le temps ne les abîme pas et "L'assassin habite au 21" pourtant très daté de son époque n'a pas pris une ride ayant même subi une réelle cure de jouvence avec le traitement numérique prodigué par la Gaumont qui vient de mettre sur le marché une superbe copie du film visible en DVD et Blu-ray . Clouzot qui poursuivra dans même la veine avec "Le Corbeau" et "Quai des orfèvres" crée une trilogie unique qui constitue presque à elle seule l'affirmation d'un style noir français qui pourrait être vu comme un pont entre l'expressionnisme allemand et le film noir américain.
Clouzot est vraiment un très bon réalisateur. Quand on pense que L'assassin habite au 21 est son premier film ça fait quand même rêver. Ce film est vraiment très réussi : il y a une très bonne mise en scène, de très bons comédiens, des passages très drôles. J'ai pu lire que le scénario n'était pas si imprévu que ça, certes, mais j'ai envie de dire qu'on s'en fout, il ne faut vraiment pas bouder ce plaisir devant ce film. En plus y a un truc super c'est qu'à chaque fois il part dans une direction complètement inattendue. Le film est très frais, ça m'a surpris en fait que Clouzot fasse un film si frais après ce que j'avais vu de lui, qui était très réussi (à part Le salaire de la peur que je n'ai pas aimé) mais qui était plus grave et plus sombre. Bref, un très bon premier film, j'ai passé un très bon moment en le regardant.
De ce film j'aime beaucoup l'atmosphère, l'humour, l'image sombre, la musique de Maurice Yvain. la gouaille de Suzy Delair, l'assurance de Pierre Fresnay , les dialogues soignés, la peinture d'une pension de famille, les rôles secondaires, la vraie jeune fille, le couplet "quand il fut sur le trône" chanté en haut d'un réverbère, l'accent un peu théâtral etc... L'intrigue et le dénouement sont quand même un peu attendus, surtout la scène finale où Fresnay cabotine sans nuances. En ce sens, le film a vieilli, car il manque de finesse.
Un très bon film policier et de suspense qui apporte quand même trois petites déceptions: le début laisse augurer une intrigue à la Agatha Christie et se révèle intense et genial, mais c'est un peu gâché par le côté comique suscité par l'arrivée de la femme dans la pension et du coup cette intrigue s'arrête nette. Puis l'accumulation des meurtres devient assez répétitive c'est dommage. Je trouve également la fin décevante. Malgré toutes ces réserves, l'ambiance et le jeu des acteurs sont excellents.
Ce film est un petit bijou qui a très bien vieilli. Certes la voix aigüe de Suzy Delair, n'est plus de saison, mais le jeu des acteurs ( superbe PIerre Fresnay !) est excellent, les dialogues superbement ciselés et les scènes dans la pension de famille forment une galerie de portraits truculents. L'intrigue, assez légère et la fin (un peu tirée par les cheveux qund même) ne sont que des prétextes (on est très loin de ce que Clouzot fera en termes de suspens avec les diaboliques). Beaucoup de finesse et beaucoup d'humour.