Je m'attendais à un film noir, j'ai donc été un peu déstabilisé sur le début. Car non, L'assassin habite au 21, n'est pas un film noir, c'est une "comédie-policière", très réussie néanmoins. Seul la fin peut laisser un peu à désirer.
Premier film de Henri-Georges Clouzot et il est plutôt réussi. L'enquête pour découvrir qui est Monsieur Durand est très bien menée, sur fond de huis-clos. Les dialogues sont très bons et certains personnages marquent le spectateur (notamment Suzy Delair). Pierre Fresnay joue bien mais cela semble un peu facile et il prend légèrement trop son rôle à la légère selon moi. Le dénouement est également un peu décevant, même si c'est assez surprenant.
Bon, ben pas grand-chose à redire sur ce Clouzot, film que je ne connaissais pas et dont la découverte a été une révélation ! Le réalisateur m’inspirait déjà le mieux avec des films comme Les Diaboliques, mais je dois dire qu’ici il confirme tout son talent, et dès ses débuts. Le métrage frappe surtout par sa très grande modernité. Appuyé par des dialogues très affutés (excellente réplique des cuisses !), il peut volontiers se montrer vulgaire, provoquant, sexy, et on peine à se croire dans les années 40 en pleine Seconde Guerre ! L’intrigue est excellente, toujours teintée de burlesque, de comédie, de noirceur, et en tous les cas Clouzot ne s’encombre pas de superflu. Il va à l’essentiel, et c’est tant mieux, il en résulte un film rapide, fluide, d’une grande subtilité, dont la révélation peut-être est un poil brusque. Mais cela n’entache guère l’originalité et l’audace de ce film, qui nous trimballe de surprise en surprise pour notre plus grand plaisir ! Le casting est à la hauteur de l’enjeu. Emmené par un Pierre Fresnay malicieux, le film est surtout emporté par des tourbillons de seconds rôles. Suzy Delair déploie une énergie comique rare, et alors qu’on peut facilement la trouver en surjeu, cabotine à l’excès, et bien elle arrive toujours, mystérieusement, à faire passer son personnage ! Elle est aussi adorable que détestable, mais soyons franc, son sourire mutin et ses formes généreuses finissent toujours par la rendre plus adorable ! Autour d’elle, des « gueules » du cinéma, et des interprètes cocasses de personnages cocasses. Noël Roquevert, Jean Tissier, Pierre Larquey, autant de « tronches » du cinéma, au service de rôles excentriques rigoureusement campés. Très drôle. Sur la forme Clouzot nous sert un film très sobre. Extérieurs studio évident, quelques intérieurs, il fait dans le minimalisme, et cela lui va bien. Les extérieurs studios font vraiment penser à une comédie policière, à l’instar de certaines séquences du film Top Secret des ZAZ, ou de la saga Police Squad du même acabit. Le film ne se veut pas « réel », et du coup le choix de l’artificialité était judicieux, au même titre d’ailleurs que l’orientation théâtrale du film. Il en résulte un côté Cluedo aussi ludique que malin. En tous les cas, le film réussit à transcender ses maigres moyens, et c’est assez rare pour être souligné. Chef-d’œuvre comique des années 40, L’Assassin habite au 21 est une des pépites de Clouzot, et un incontournable si vous voulez rire de bon cœur devant une comédie à l’humour noir qui n’a pas vieilli. C’est une grande réussite. 5
Ce film hésite entre la comédie gentillette et le policier, sans grand suspens ni génie; une bonne distribution un peu d'humour le sauve in extremis. On ne croit guère à cette intrigue au rythme mou et l' on s'y ennuie bien souvent. La fin relève plus de la farce que du policier.
Cette oeuvre policière d'avant-guerre et signée par l'excellent H.G Clouzot fleure bon le passé, une ambiance à mi-chemin entre la farce et l'enquête à la Agatha Christie. Mais qui donc se cache derrière le redoutable Monsieur Durand, auteur de crimes en série ? Les dialogues tranchants et la bande-son désuète finissent de compléter le tableau : ce melting-pot défraîchi possède toujours un charme indéniable !
Premier film d'Henry George Clouzot, et déjà une réussite. Alors certes, ce n'est pas le meilleur film du réal, mais c'est quand-même très bon : le suspens est parfaitement géré, on a un film qui se construit comme une enquête à la Agatha Christie (avec Pierre Fresnay dans le rôle de l'inspecteur charismatique), et qui du coup tient en haleine, mais en plus use pas mal de second degré vraiment sympa. Un policier somme toute réussi.
Avec "L'assassin habite au 21", H.G. Clouzot signe une excellente comédie policière. Sur une intrigue à la Agatha Christie (spoiler: le dénouement final est proche d'un "Le crime de l'Orient Express" ), le film nous dévoile un humour noir et ravageur. Cet humour est parfaitement mis en avant par des dialogues croustillant et bien écrits. Comédie et suspens en font une oeuvre palpitante et passionnante qui mérite amplement que l'on s'y attarde.
Second film de Henri Georges Clouzot et un des nombreux grands réalisateurs français. Son film est excellent, son intrigue nous tient en haleine jusqu'au dénouement. Je tiens à noter la performance remarquable de Pierre Fresnay ainsi que celle de Suzy Delair. Tout cela contenu avec un humour subtile et raffiné qui nous fait apprécier le film et est considéré comme l'un des incontournables de la filmographie de Clouzot et du polar français
Un film qui aurait pu être un grand film mais qui perd un peu en intérêt sur la fin... alors pas que ça soit chiant ou autre, mais disons que le début laisse présager quelque chose de beaucoup mieux, quelque chose de beaucoup plus intelligent que cette fin un peu facile. Si ce n'est pas l'identité de l'assassin qui me pose problème, c'est vraiment le dénouement qui fait plus "farce" qu'autre chose.
Alors c'est très bien dialogué, ça donne un ton plus drôle au film, mais ça aurait mérité un traitement peut-être un plus premier degré. Le fait que le commissaire prenne le tout un peu trop facilement à la farce enlève tout le côté inquiétant de Monsieur Durand.
Aussi je suis déçu que le film abandonne le huis clos, car Dieu sait qu'un huis clos bien mené et superbement bien réalisé (forcément ça aide), c'est un peu le truc le plus bandant au cinéma. Quoi de mieux qu'une pension, avec des locataires étranges pour cela ? Alors oui le concept veut que l'on quitte le simple huis clos, mais le problème c'est que le film n'est jamais aussi brillant que lorsque l'on a cette discussion entre tous les occupants de la maison autour de Monsieur Durand.
On est très loin d'un film ne serait-ce que banal, c'est vraiment bien, mais comme dit tout laissait présager à mieux et lorsqu'on comprend le pot aux roses (j'avoue y avoir pensé un peu avant le personnage principal, mais sans doute à cause de la façon avec laquelle c'est traité dans le film) ben ça me fait un peu l'effet d'un pétard mouillé. Je ne suis pas forcément surpris, exalté ou que sais-je. Alors je n'aime pas les twists débiles qui sortent de nulle part, donc d'un côté on évite ça, mais de l'autre ben je ne ressens aucune tension particulière.
Mais bon c'est pour "chipoter" (enfin plus ou moins, je m'attendais vraiment à mieux), ça reste vraiment agréable à parcourir, et ça l'est d'autant plus que le film est vraiment court, ce qui permet de n'avoir aucune baisse de rythme et que chaque scène soit nécessaire. Le film est concentré au maximum.
Bref c'est un bon film, avec tout ce qu'il faut, mais qui échoue à très peu à devenir un grand film.
Clouzot réalise un film très bien fait avec d'excellentes répliques et surtout un très bon casting! Le spectateur est amené à faire sa propre enquête au fil que les personnages apparaissent! La fin est très inattendue mais pas ennuyante pour un sou, un film qui n'a pas pris une ride!
Une comédie policière bien sympathique et qui ne fait pas son âge. Le mélange comédie légère/enquête policière parait désuet par moment mais cette impression est vite oubliée devant la qualité des dialogues, vifs et savoureux, qui nous tiennent en haleine jusqu’au dénouement final assez inattendu. La mise en scène est plutôt classique mais comme toujours chez Clouzot on retrouve quelques plans d’une modernité incroyable (le premier meurtre par exemple).
Aaah, c'est vraiment plaisant de découvrir un bon film policier, en plus qui est français et je pense qu'il faut le dire on regrette la vielle époque du cinéma français. Henri-Georges Clouzot signe une film avec un vrai suspense et tout ça en 1942, en pleine guerre et ça c'est pour moi incroyable. Aucun moment d'ennui durant spoiler: sans mauvais jeu de mot le film, je le conseille vraiment, pour la simple raison de passé un bon moment tout en acquérant une certaine culture cinématographique. A voir !
Cet excellent film est victime d'un malentendu. On a tendance à le voir comme un film noir (voir par ex. les conneries sur la page wikipédia) alors qu'il s'agit à l'évidence d'une comédie policière. La réalisation est dynamique, les personnages sont bien campés, la distribution étant dominée par une Suzy Delair complètement déjantée dans son rôle de Mila Malou et par Jean Tissier toujours impeccable. Le ton est léger, les répliques souvent assassines et la musique de Maurice Yvain très efficace. Si l'intrigue policière est astucieuse (quoique un peu décevante comme souvent dans les polars à énigmes), il est juste dommage que le final soit lourd et : A noter pour l'anecdote que Fresnay joue le rôle du commissaire Wiens, mais c'est une abréviation, sur sa porte est indiqué "Wenceslas Vorobietchik" !