Le cinéma américain est friand de ce type de thrillers où l'on gratte le vernis d'une société idéale semblant un peu trop parfaite, pour mieux dénoncer la condition d'un groupe social. Pendant d'un Get Out qui traitait du racisme, cette réalisation d'Olivia Wilde s'attelle au sort des femmes dans un monde ripoliné au service des hommes, où la propreté clinquante dissimule bien des saletés. Si le film s'avère intelligent et subtilement réalisé, il y a aussi pas mal d'incongruités ou d'éléments inexpliqués, des raccourcis pris pour faire avancer l'histoire qui menaçait de rester dans une impasse. Le résultat en impose quand même, surtout grâce à Florence Pugh qui est vraiment l'atout majeur du film.
Bonne surprise ! L'ambiance années 60 dans un monde merveilleux et lisse est très réussie ! On s'attache à cet univers et à ces personnages un peu superficiels. Puis vient le grain de sable, est ce la folie ou la réalité qui refait surface ? spoiler: Un côté Avatar dans le multivers
Ce film est fou, les acteurs sont tous parfaits (l'actrice principale est juste magistrale) et l'histoire, bien que bancale, peu crédible et frustrante, reste vous hanter pendant des jours.
Un bon film, dans la veine des « Pleasantville », « Bienvenue à Gattaca », ou mieux, « The Truman Show ». Dans le scénario surnage, en plus d’un petit monde dystopique, qui a emprisonné ses membres dans un « paradis » sur Terre, de lourdes valeurs patriarcales (genre le mari travaille et la femme reste au foyer en bonniche ménagère), l’histoire étant censée se passer dans les années 50. Le problème est que l’héroïne principale (joliment interprétée par la talentueuse Florence Pugh), est trop bien assortie à son époque, soit une femme faible, hystérique, larmoyante et ce, hélas, jusqu’au bout. Du coup, malgré ses initiatives et son énergie de personnage, la fin reste pour moi ambiguë. J’aurais préféré autre chose qu’un simple plan noir sur fond de halètements et une intrigue davantage portée sur l’émancipation et l’apprentissage de l’héroïne, antagoniste d'un nauséabond patriarcat.
"Don't worry darling" captive le spectateur qui attend la révélation du mystère qui plane jusqu'à la fin du film. Heureusement que pour patienter, de superbes décors intérieurs et extérieurs ainsi qu'une belle photographie sont proposés, parce qu'il ne se passe pas grand chose et que le scénario tourne un peu en rond. On attend donc le twist final, en ayant une impression de déjà vu et à la fin de nombreuses explications restent ouvertes spoiler: (par exemple les oeufs sans contenu ou comment les personnes communiquent entre elle) . Au final la première demi-heure aurait suffit pour profiter des décors et de l'univers créé, le reste n'est qu'attente vaine (ou presque).
Cette oeuvre est déroutante , tellement étrange, bizarre et intriguante (à l'image de l'affiche du film). C'est un film de science-fiction de type dystopique ou d'anticipation, suivant comment vous l'abordez. C'est aussi un pseudo thriller horrifique, mais qui n'a d'horreur que le nom. Certes c’est assez effrayant et obsédant, mais pas d’une manière horrifique ... Avec la crise sociale, économique, écologique, sanitaire, c’est vrai que la simulation Victory pourrait représenter cette échappatoire, où le chaos laisse place à la symétrie, à la perfection et où on peut retrouver des êtres chers disparus. Notons au passage la mise en avant de la toute puissance du marketing et du consumérisme exacerbé (sans réellement le dénoncer). Don't Worry Darling est un film oppressant d'un point de vue visuel, mais aussi et surtout sonore. L'ambiance sonore est en effet très marquante, avec ces espèces de respirations haletantes quelque peu dérangeantes . Au début, elle colle parfaitement avec l'ambiance mystérieuse du film ; puis , au moment où l'univers se craquêle ( le mystère laissant place à la réalité ), la musique commence alors à se faire plus discrète. L'effet est garantie ! Qu'on se le dise, Florence Pugh a un jeu d'une belle intensité . Elle incarne physiquement le malaise. Harry Styles s’en sort bien lui aussi. Alors , certes, il y a encore une marge de progression, mais de manière générale je l’ai trouvé crédible, voire bon pour son tout premier rôle au cinéma. Quant à Olivia Wilde, elle s'est attribuée un petit rôle dans son film . Don't Worry Darling réserve son lot de surprises. J'ai adoré ce film mais, ça, vous l' aviez compris ...
Malheureusement on voit très vite où ça nous mène. Ce genre de scénario a déjà été fait de multiples fois et rien d’innovant ne justifie ce « remake ». Donc c’est déjà pénible à regarder et le film perd la malheureuse petite étoile que j’aurais pu lui donner en nous offrant une magnifique absence de fin !
2 étoiles pour l'image et les acteurs mais que c'est long et quel manque de fond. On peut pardonner quelques manques d'explications mais là c'est trop, beaucoup trop de choses sont abordées puis abandonnées (au final, l'avion qu'est-ce que c'est ?).
Je ne connaissais jusque là Olivia Wilde qu'en tant qu'actrice, et la voilà donc réalisatrice de ce film a l'esthétique 50's remarquablement retranscrite, et très bien filmé. Une bonne surprise donc. Aucun doute, Olivia Wilde maîtrise son cadre, et sait proposer de beaux plans, et instiguer une atmosphère anxiogène. La musique y est aussi pour quelque chose, ainsi que la photo de Matthew Libatique. Comme a son habitude, Florence Pugh est excellente dans son rôle, et le reste du casting est au diapason. Dès le départ on sent que quelque chose ne va pas, dans ce monde parfait, en apparence. Le scénario est vraiment bon, et on ne voit pas passer les 2h. Une excellente surprise.
J'ai adoré l'univers dans lequel nous plonge ce film. Le décor y est très bien planté, les acteurs sont bons et on se laisse emporter par la psychose grandissante de Florence Pugh. Je ne mets pas 5 étoiles car la fin aurait mérité selon moi d'être plus développée, énormément de questions restent en suspens, ce qui est un peu frustrant après une telle montée en tension. Un très bon film cependant.
C’est surtout le jeu brillant de Florence Pugh qu’on peut savourer ce drame futuriste à la Black Mirror. Une impression de déjà vu avec pas mal d’autres films de SF, le plot twist est un tantinet différent, mais le fond reste le même. On est bien entraîné dès le début dans ce mirage étrange dans un décor du passé mais avec des éléments du présent/futur, c’est assez déconcertant et ça ne cesse de s’empirer, jusqu’à la/les touche/s finale/s qui baignent dans l’horreur de l’humanité. Encore une fois, bravo pour le jeu.
Un film d ambiance, qui joue sur plusieurs tableaux. Entre le thriller psychologique, le film de science fiction et une critique de l American Way Of Life. D une beauté plastique certaine, il développe pendant quasi toute sa durée une forme de bizarrerie qui peut rebuter. Je me prenais de plus en plus au jeu mais là révélation finale m a pour le coup franchement déçu.