Cette oeuvre est déroutante , tellement étrange, bizarre et intriguante (à l'image de l'affiche du film). C'est un film de science-fiction de type dystopique ou d'anticipation, suivant comment vous l'abordez. C'est aussi un pseudo thriller horrifique, mais qui n'a d'horreur que le nom. Certes c’est assez effrayant et obsédant, mais pas d’une manière horrifique ...
Avec la crise sociale, économique, écologique, sanitaire, c’est vrai que la simulation Victory pourrait représenter cette échappatoire, où le chaos laisse place à la symétrie, à la perfection et où on peut retrouver des êtres chers disparus.
Notons au passage la mise en avant de la toute puissance du marketing et du consumérisme exacerbé (sans réellement le dénoncer).
Don't Worry Darling est un film oppressant d'un point de vue visuel, mais aussi et surtout sonore. L'ambiance sonore est en effet très marquante, avec ces espèces de respirations haletantes quelque peu dérangeantes .
Au début, elle colle parfaitement avec l'ambiance mystérieuse du film ; puis , au moment où l'univers se craquêle ( le mystère laissant place à la réalité ), la musique commence alors à se faire plus discrète. L'effet est garantie !
Qu'on se le dise, Florence Pugh a un jeu d'une belle intensité . Elle incarne physiquement le malaise. Harry Styles s’en sort bien lui aussi. Alors , certes, il y a encore une marge de progression, mais de manière générale je l’ai trouvé crédible, voire bon pour son tout premier rôle au cinéma. Quant à Olivia Wilde, elle s'est attribuée un petit rôle dans son film .
Don't Worry Darling réserve son lot de surprises. J'ai adoré ce film mais, ça, vous l' aviez compris ...