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Bertie Quincampoix
145 abonnés
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3,5
Publiée le 18 septembre 2018
Prototype du western au héros solitaire et mystérieux défendant la veuve et l'orphelin, qui inspira notamment Clint Eastwood pour son Pale rider, L'homme des vallées perdues est un film de grande qualité, souvent considéré comme l'un des chefs-d'œuvre du genre. Dans cette histoire où la psychologie individuelle des protagonistes a toute sa place, les acteurs sont tous excellents, le terrifiant Jack Palance (dans un rôle pourtant relativement secondaire) en tête. La musique de Victor Young est très belle.
Un bon western très classique, presque exemplaire, avec de belles images au pied des Rocheuses. Des scènes fortes (l’assassinat gratuit, le duel final...), un héros énigmatique dans la tradition et des lourdeurs bien américaines mais qui passent. Un gros succès commercial justifié.
Un classique du western, avec un mystérieux voyageur, Alan Ladd, qui va se faire le défenseur de petits fermiers en prise avec un gros propriétaire terrien. A noter que le tueur, joué par Jack Palance, fit date et que le jeune Jackie, joué par Brandon de Wilde, vit en Shane un père de substitution !
L'affiche de Shane n'attire guère. Et pourtant ce western a de vrai qualité et se détache un peu des classiques d'un genre qui est encore à son sommet de popularité. Par son aspect psychologique, le film se démarque du western classique, bien que sur la forme, la mise en scène ne révolutionne rien. Cette figure d'un étranger au passé trouble qui va décider de venir en aide aux paysans opprimés était également novatrice, et sera largement reprise par Leone, Eastwood, Siegel... Dans un style plus marqué et sombre. George Stevens propose tout de même un film intéressant et assez important dans le genre.
Un film réputé mythique et que certains n'hésite pas à décrire comme le plus grand western de tous les temps, ça vous met la puce à l'oreille.
Dés le début, pourtant il y a des défauts qui frappent aux yeux et aux oreilles, oui, oui.
Trop de couleurs fortes, trop de musiques et un scénario assez prévisible, au final.
Une narration qui tourne un peu en rond au bout d'un moment et puis les décors studios sont vraiment trop évidents.
Tout ça pour un résultat un peu kitsch.
Cela dit, le film se laisse apprécier, nous redécouvrons une certaine Amérique, celle des pionniers avec son lot de fermier, de gentils et méchants cowboys.
La vie des hommes dans un pays qui se livre à eux.
Et une jolie petite histoire: Un Cowboy solitaire vient en aide à une famille de fermier harceler par un grand propriétaire. Le cowboy se lie d'amitié avec le fils du fermier...
Western légendaire de l'âge d'or d'Hollywood, L'Homme des vallées perdues est iconique pour son attention porté sur les populations justes qui formeront l'Amérique d'aujourd'hui par leur ténacité et leur solidarité à protéger leur terre face à un exploitant sans scrupule. Le héros, Shane, incarné avec charisme par Alan Ladd, donne son titre au film mais n'est que témoin des événements. Il concourra pour le même idéal que les fermiers qui n'aspirent qu'à une vie tranquille dans la vallée, valorisé par George Stevens par l'effort, la prise de position et les choix justes qui seront déterminants dans l'avenir de la terre nouvelle que deviendra les Etats-Unis. Enseignant judicieusement les valeurs à garder, c'est l'individu sans avenir qui n'aura rien à perdre et rien à gagner qui devra prendre les responsabilités douloureuses sur lui tel un héros messianique pour permettre aux justes de continuer sur leur voie. Un grand western où ce sont les sacrifices et les épreuves qui font l'homme, plus que le revolver d'une époque révolue.
ce film sur le courage, sur la lâcheté avec un rythme génial, une histoire classique d'une défence d'une vallée de plusieurs personnes. j'aime ce western, peut être que Georges Stevens aurait du faire un film plus court. une maison typique que tout le monde aimerait avoir dans une vallée perdue un shérif à trois km, l'arrivée d'un cow boy courageux... bon film en somme.
Un western simple mais avec un charme fou. Certes l'intrigue est très simple : des villageaois qui se battent pour rester dans la vallée perdue et doivent donc combattre contre les barbares, mais il est très bien exploité. Malgré une première partie lente et ennuyeuse qui ne mérite pas beaucoup d'éloges, la deuxième partie gagne en rythme et en intensité et met en valeur la première partie. Les acteurs sont très bond, mention spéciale pour Alan Ladd. La photographie est très belle, les paysages sont mis en valeur notamment ceux de la vallée. Au début du film je pensais que le film allait être sans intérêt à cause du rythme très lent de la première partie mais finalement c'est pas si mal, c'est même bon. Malheureusement la bataille finale ne suscite pas beaucoup d'intérêt, c'est vraiment dommage surtout que la poursuite entre l'enfant et Alan Ladd à cheval qui précède est très intéressante. Un western à voir.
Western fauché (la montagne comme seul décor) qui manque de vraisemblance. Bienvenue au Far West au pays des culs-terreux. Un bouseux gringalet ( Alan Ladd) castagne une bande de cow-boys qui se bat pour une vallée perdue (un lopin de terre aride dont personne ne veut). Puis arrive Wilson (Jack Palance), un homme classe et fringant qui vient défier les bouseux. Film sympa (nombreux clichés sur les paysans) et original (approche paysanne du Far West) mais pas crédible. spoiler: Le nanar n'est pas loin si ce n'était la bonne interprétations des acteurs.
Pas de grande chevauchée dans ce western, pas de dimension épique, peu de combats, hormis deux bonnes bastons à mains nues et un gunfight final, assez court. On est plus ici dans une chronique de la vie rurale, qui voit s'affronter deux générations d'immigrés autour de la légitimité de la propriété terrienne. D'un côté, les premiers arrivés, les premiers servis, ceux qui ont chassé les Indiens pour s'installer ; de l'autre, les colons officiels, qui ont reçu du gouvernement une concession sur des territoires parfois déjà occupés. George Stevens ancre donc son film dans une réalité historique qui est tout aussi importante que le développement de l'action et le divertissement. Il fait s'opposer deux expressions du rêve américain dans un scénario qui n'est pas aussi manichéen que l'on a pu parfois le dire. Et pas aussi classique que cela, donc, sur le fond. Mais très classique sur la forme, ça oui. Stevens avance linéairement, sans surprise, dans son récit. C'est plutôt lent. C'est toutefois maîtrisé et d'une certaine élégance dans la gestion des nuits américaines qui donnent au film un côté crépusculaire et vaguement mélancolique à la fin, en concordance avec la caractérisation du personnage principal (interprété par le très bien coiffé Alan Ladd). Un personnage qui vit ses dons de fine gâchette comme une malédiction, le condamnant à une solitude et à une errance éternelles, dans un cadre de nature magnifique (merci le Technicolor), qui semble être son seul refuge. Un personnage romantique, en somme. L'Homme des vallées perdues vaut donc essentiellement pour sa sensibilité, un peu triste, un peu amère, ainsi que pour sa portée historique qui, couplée à celle de deux autres films du réalisateur (Une Place au soleil et Géant), brosse un tableau intéressant des fondements de la civilisation états-unienne. On oubliera le personnage du gamin, assez pénible. On retiendra en revanche celui du tueur campé par un Jack Palance filiforme et ricanant.
« Shane », traduit bizarrement en « L'homme des vallées perdues », est un western d'action où la psychologie des personnages n'est pas sous-estimée. A l'image du western romantique « Rachel et l'étranger », nous sommes dans un quatuor, père, mère, fiston et étranger. Le bel étranger habile aux pistolets va bouleverser l'écosystème familial : fascination de la part de l'enfant, trouble chez la mère, affrontement physique avec le père... Shane va faire le « sale boulot » puis repartir pour préserver l'unité de la famille. C'est fort, puissant, prenant... Alan Ladd avec son costume improbable est tout en retenue et sobriété. Van Heflin qui ne coche pas les standards du cow-boy est toujours aussi admirable. Et Jack Palance en superbe méchant. Clint Eastwood s’est inspiré de Shane pour son film « Pale Rider » (1985) dans lequel un étranger vient aider des mineurs (on repense à la scène finale). Émotions ++ Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Scénario académique. Pour autant, ce film réussit à nous captiver, parce qu'il y a de très belles images et aussi une grande maîtrise dans la mise en scène. Force est de reconnaître qu'il y a des séquences d'une très forte intensité ... En revanche, la marmelade sonore est d'un kitsch assommant !
J'ai failli lui mettre 5 étoiles mais le mot chef d'oeuvre ne peut pas se mettre à chaque fois sinon il se galvaude. Un grand classique du western néanmoins,au même titre que la Prisonnière du désert de John Ford,mais à regarder absolument en V.O par pitié! la VF est absolument indigente et la voix française du garçonnet ,insupportable. Alan Ladd dans le rôle titre(Shane en V.O) était un acteur minimaliste,ce qui ne veut pas dire du tout"inexpressif",comme une certaine critique l'a longtemps catalogué-et très injustement,d'ailleurs. Je préfèrerai toujours un acteur au jeu sobre à un acteur qui en fait des caisses pour se faire remarquer! Le dernier "gunfight" dans le saloon,par son laconisme et sa sécheresse,est très moderne et annonce déjà le western-spaghetti.
C'est un film qui prend son temps, qui s'installe doucement avant de révéler leur véritable intérêt. C'est un peu l'effet que m'a fait "L'homme des vallées perdues". D'abord perçue comme une histoire assez simple, voire prévisible, l'intrigue finit par prendre une dimension plus engageante dans sa seconde moitié. Ce film se rapproche d'avantage d'une chronique rurale. Il met en avant la difficulté de vivre sur ces terres, les tensions entre les fermiers et les éleveurs, mais aussi les liens qui se tissent entre les personnages. Loin d'être un simple homme de passage, Shane s'insère dans une famille, créant une relation forte notamment avec le jeune Joey. Les enjeux finissent par se préciser et l'attachement aux personnages devient plus évident. Je reconnais à ce film une atmosphère particulière et une approche du western qui sort des sentiers battus il ne mise pas sur une forme de mélancolie et de simplicité qui peut toucher selon la sensibilité de chacun.
Quel beau film ! "On se met hors de la vie quand on a tué,y revenir n'est plus possible,légitime ou non un meurtre nous marque pour toujours,et c'est sans espoir..." C'est émouvant et simple comme du PAGNOL !