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Kali Fourchon
1 critique
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0,5
Publiée le 19 juillet 2026
Daube puissance dix mille. Fait l'apologie de la bêtise et de la violence. Une cata. On voit un enfant abandonné brinquebalé par un bolos tellement bête et violent qu'on se demande s'il sort d'un asile. Nous avons abandonné le film au bout d'1 heure tellement nous étions exaspérés
L'Eté de Kikujiro est un joli voyage initiatique qui lie un jeune garçon (Masao, à la recherche de sa mère) et son "ange gardien" ("Mister", un pauvre gars - autrefois gangster - qui a viré gentiment zinzin), allant d'un bord de piscine rigolo à un bord de plage bien triste... Si vous vous attaquez à ce film poétique et tendre, sachez que le rythme est assez lent (au cinéma, cela doit être moins gênant, mais sur un téléviseur, l'attention peut décrocher), et qu'il y a un grand nombre de fantaisies "enfantines" (il y a quand même un gars qui se retrouve coloré jaune et noir comme le Marsupilami après avoir plongé dans une flaque, deux démons qui virevoltent dans la nuit, un homme qui fait le poisson et l'autre le poulpe pour que le gamin puisse pêcher...). Alors oui, c'est long (c'est lent, comme dirait Voulzy), mais soyez assuré qu'à chaque bêtise que "Mister" fait pour amuser le gamin, vous allez fondre (inutile de jouer aux durs, L'Eté de Kikujiro vous chopera avec sa tendresse infinie). Le twist quant à la destination est une surprise du scénario que l'on n'attendait clairement pas (en réalité, le gamin spoiler: est abandonné, la maman s'est barrée... Et la scène qui le fait découvrir est vraiment cruelle mais efficace : Masao voit une famille nucléaire parfaite, Papa, Maman, Gamin tous heureux, qui descendent les escaliers de la "maison de sa Mère" pour aller à la plage, tandis que lui est condamné à rester à jamais seul de l'autre côté du portique... La scène, ajoutée au regard déchirant de Masao, est terrible). Un coup de poignard à l'improviste dans ce film jusque-là bourré de bons sentiments, qui nous rappelle la maîtrise de son réalisateur. La fin est une longue suite de jeux entre le gangster "et sa bande de bras cassés", et le petit Masao pour lui remonter le moral, et forcément, on refond. A noter : dans la version "censurée" que l'on a obtenue, le gangster qui est à poil (car il n'a pas compris qu'on pouvait garder le slip pour jouer "à la Statue Nue") se voit affubler à l'entrejambe d'un montage...de sa propre tête. C'est aussi perturbant qu'hilarant. Presque aussi drôle que le gag (interminable, mais c'est justement ça qui est bon) de la course Quinté au début du film. Si vous n'êtes pas pressé, offrez-vous un petit road-trip avec ce petit garçon qui n'ira plus passer ses vacances à la mer (mère ?), mais préfèrera faire le zouave autour d'un lac boueux accompagné de copains maladroits, et ça, c'est une vraie définition d'un été.
C’est une œuvre à part dans la carrière pourtant singulière du cinéaste Takeshi Kitano racontant l’été mouvementé d’un ancien yakusa bourru qu’il incarne à l’écran et d’un jeune garçon renfermé souhaitant retrouver sa mère. Tendre, espiègle et poétique, le réalisateur tisse un récit fort attachant grâce à sa galerie de personnages exubérants tout en affichant une douce mélancolie bercée par une magnifique composition musicale. Emouvant, drôle et sans prétention superflue « L’été de Kikujiro » est un long-métrage d’une délectable douceur estivale.
Présenté en CO à Cannes en 1999, où il repartit sans aucune récompense, " l'été de..." fait partie des films intimistes du charismatiqueTakeshi Kitano ( acteur et réalisateur)
Beaucoup plus connu pour ses polars et films de Yakuzas ( il obtint ainsi le lion d'or à Venise pour l'excellent " Hana Bi"), " l'été de..." est encore aujourd'hui le plus grand succès public rencontré par le cinéaste dans l'Hexagone.
Le scénario est construit à partir de la rencontre improbable entre un jeune garçon et un yakuza qui va l'aider à retrouver sa mère.
Sorte de conte existentiel placé sous le signe du lien et de l'empathie, il montre l'importance de l'amour, de la compréhension dans la construction d'un individu.
Le jeune garçon n' est finalement que l'enfant intérieur de Kikujiro. Se reconnaissant en lui en raison d'une blessure intérieure d'origine identique, Kikujiro tentera d'apporter à l'enfant un peu de ce qui lui manque.
La première partie est admirable, la seconde ans doute un peu moins réussie, mais Kitano réussit le tour de force de parvenir à la fois à émouvoir et à consoler.
On a ici affaire à un très grand film sur l'enfance, de la part de celui qui sera ( de mon point de vue) le meilleur metteur en scène japonais de cinéma, de la période qui suivit celle des maîtres de son âge d'or ( années 50/60 ).
« L’été de Kikujiro » est un film sur l'enfance, à la fois comique et émouvant qui sort des sentiers battus sous la forme d’un road-movie tendre et décalé. Kitano, réalisateur et acteur, assume sa bouffonnerie avec sensibilité et un sens de l'absurde. On aurait pu craindre une fable simpliste mais Kitano sait se montrer plus subtil dans ses pitreries désabusées. Il s’en dégage une fraicheur candide, ternie par quelques longueurs et une certaine linéarité. Film original donc à ne pas bouder.
Takashi Kitano acteur- réalisateur dans ce film nous offre un Road movie gai, simple et touchant. Malgré beaucoup de points positifs, "l'été de Kikujiro" est un film qui je dirais souffre un peu de sa longueur accentué par ses répétitions. Masao est un enfant qui veut revoir sa mère et Kitano qui incarne Kikujiro tente de l'emmener et de le distraire tout au long du film. On a par exemple une séquence à l'arrêt de bus où les deux tentent de se faire prendre en auto stop par divers techniques plus ou moins bonnes pour les automobilistes. Mais c'est long et répétitif, et cela de même pour les moments où il essaye avec le gros et le chauve de distraire le garçon.
Par contre le film est beau, que ce soit visuellement mais aussi au niveau du ton et SURTOUT au niveau de la musique. Joe Hisaishi nous offre une bande originale qui fait parti de ses meilleurs. Le film est bercé par les musiques du compositeur et la beauté de l'oeuvre en découle en grande partie. L'acteur réalisateur Takashi Kitano nous offre un très bon jeu avec un charisme bien à lui qui correspond parfaitement au rôle.
Un road-movie d’un couple mal assorti (un inadapté de la vie en société et un enfant de 9 ans) parti à la recherche de la mère de ce dernier et les rencontres faites sur le chemin de ce périple. Voilà le programme du film. Pour égayer les vacances de l’enfant et s’adapter aux situations rencontrées, l’adulte invente un monde plus adapté à l’enfant, sous forme de jeux et de mensonges. J’ai adoré l’enfant, très bien choisi et au naturel désarmant. Malheureusement, j’ai vu « La Vie est Belle » de Roberto Benigni et ce film, beaucoup moins rythmé et profond, souffre de la comparaison.
Kikujiro est sûrement mon film préféré de Takeshi Kitano, même si je trouve la première partie du film bien moins passionnante et touchante que la deuxième partie, je trouve ce mélange entre film complètement gogol ponctué de moments d'émotions et de mélancolie, avec des longs plans et ces deux personnages solitaires et quelque part un peu paumé dans leur vie. Ça donne une œuvre à la fois touchante et drôle, ce qui est bien aidé par la soundtrack, qui est l'une des plus réussie par Joe Hisaishi. Bref, un petit chef d'oeuvre à les yeux qui synthétise bien cette capacité qu'a Kitano à faire passer l'émotion à travers des personnages guignolesques et des longs plans contemplatifs.
Ce film est une pépite ! Takeshi Kitano, réalisateur et acteur du film, est particulièrement touchant dans ce film. Il se voit confier la garde d'un petit garçon d'une dizaine d'années au début des grandes vacances. Cet été prendra la forme d'un road-movie, dont le but est d'aller visiter la maman du petit garçon. Tout au long du voyage, une relation très forte se nouera entre les deux personnages, portée par une bande originale sublime signée Hisaishi. Je recommande, ce genre de film fait du bien !
Un joli film signé Kitano, beaucoup de passages très comiques, cela nous change du Kitano violent dans l’univers mafieu. Cette fois’ on se reproche beaucoup plus du Beat Takeshi qui a fait sa renommée.
Sorti en 1999, L’été de Kikujiro est un objet étrange, poétique, lent et décalé qui nous fait suivre le road trip fauché d’un improbable duo constitué d’un jeune garçon d’une dizaine d’années à la recherche de sa mère, et de son oncle de substitution – incarné par le cinéaste et amuseur public Takeshi Kitano lui-même – une petite frappe cinquantenaire antipathique et irrespectueuse, un personnage déroutant dont lui seul a le secret. L’idée du film étant justement basée sur une inversion des rôles : alors que le gamin est sage et réservé, son aîné agit continuellement comme un sale gosse. Comme si le cinéaste s’imaginait dans la peau du gamin trop raisonnable qu’il a été, avec le compagnon de voyage impertinent qu’il aurait rêvé d’avoir au même âge. Émaillé de burlesque pur, une comédie dramatique aux images superbes, qui picore dans le folklore japonais, et magnifiquement mise en musique par Joe Hisaishi.
Un film extrêmement inégal ! La première partie de ce road movie souffre de nombreux défauts : sur un scénario faible, le personnage adulte principal, un vaurien frustre, ex yakusa probablement, joué par Kitano lui-même, est trop caricatural, les gags sont plutôt lourds, les dialogues pauvres et répétitifs, et très probablement aggravés par un mauvais doublage dans la version Française. Seules quelques touches annonciatrices de la seconde partie sont à extraire de ce pensum, face auquel il faut rester patient. Car, après la « rencontre » avec la mère du petit, le film change de ton. En utilisant la poésie, le dessin, les arts de rue, le réalisateur propose des rencontres improbables et une longue digression fantaisiste. La réalité du quotidien et de la vie, rappelée de façon émouvante lors de la visite de l’adulte à sa propre mère, s’estompe au profit de jeux improvisés, destinés à ce qui paraît alors le plus important : donner le sourire à un petit garçon, qui ramène son accompagnateur et complice à sa propre enfance. Cette créativité empreinte de naïveté et de tendresse donne une véritable originalité à ce film qui se clôt fort joliment.
Comédie poétique faite de clichés grossiers délivrés par des acteurs en surjeu constant, le tout dans un faux rythme propice à l'ennui. La relation entre les deux protagonistes ne fonctionne pas et l'ensemble manque terriblement d'émotions. La musique constamment larmoyante accentue le côté tire-larmes facile du film.