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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mars 2023
Merci à Clovis Cornillac pour ce magnifique film.Des acteurs tous formidables de justesse, una atmosphère pesante qui donne envie de voir la suite, de superbes décors et vetements des années 30 et une bande son que j adore.A voir absolument
Un film réussi qui nous emmène dans une histoire rocambolesque sur fond de vengeance. Classique et sobre mais suffisamment animé pour se lancer prendre au jeu
C. Cornillac nous livre ici un film soigné, aux décors magnifiques, mais qui manque un peu de magie. P. Lemaitre, l'auteur du roman éponyme, est aussi aux commandes puisqu'il signe le scénario, les dialogues et l'adaptation complète de son roman. Il y a certaines variantes par rapport au livre mais cela ne gêne ne rien. C'est je pense le moins bon livre de la trilogie, Au Revoir La Haut, Couleurs de L'Incendie et Miroir De Nos Peines, et le film s'en ressent aussi. Mais cela reste un très très agréable divertissement. J'ai particulièrement apprécié la performance de L. Drucker que j'ai trouvée parfaite dans ce rôle.
Réalisation et mise en scène trop pompeuse même si le récit est plutôt bien transposé. Le jeu des acteurs manque de la finesse que l'on aimait dans le livre. Trop caricatural. Dommage, Dupontel avait fait mille fois mieux pour Au revoir là haut, qui était un quasi sans faute.
Voilà un film (de Clovis Cornillac) plutôt agréable même si le décor est inquiétant puisqu'il s'agit des couleurs des premières lueurs de l'incendie qui va bientôt ravager le monde. Le scénario adapté d'un roman de Pierre Lemaitre (par l'écrivain himself) nous plonge dans les années 30 : une dame riche se retrouve ruinée par des "amis qui lui voulaient ses biens" mais la vengeance est un plat qui se mange froid ... Clovis Cornillac (le chauffeur) et Léa Drucker (la dame riche) sont visiblement ravis de mener une intrigue plus subtile qu'il n'y parait, dans une mise en scène de théâtre avec des méchants caricaturaux comme dans toute bonne bande dessinée. Si on veut bien se laisser porter, ça fonctionne. On regrette juste, une fois de plus, que dans ces films "historiques en costumes d'époque", la réalisation soit si classique et si académique, étape obligée sur le parcours d'un réalisateur français et on attend encore celui qui voudra bien secouer la poussière qui commence à ternir les drapeaux nazis. Mais c'est faire la fine bouche : ne boudons pas ce petit plaisir ciné en ces temps de disette.
Le film semblait ambitieux et on aurait aimé qu'il concrétise. Ce n'est hélas pas le cas tant la trame de la vengeance de cette femme est écrite comme en un travelling. tous les évènements subissent un polissage qui leur ôte toute présence émotionnelle ou même d'action. La réalisation donne l'impression d'avoir été confiée à 'Fedex' ou 'DHL' tant elle rappelle un suivi de colis. Ca avance, mais de manière si linéaire et prévisible que rien ne motive le spectateur à s'intéresser à une histoire qui ne distille aucun retournement, aucune surprise. Ne parlons pas des incohérences qui font notamment passer le chauffeur de Madame pour un espion international. Pour quelqu'un de ruiné, le personnage principal ne manque pas de ressources. Et on se demande franchement d'où elle sort l'argent car on ne la voit que manigancer et surtout pas travailler, elle qui critique le chômeur de mari de la nouvelle femme de son mari (oui ça sonne perplexe comme ça mais le fait est là) Et si elle menace cette femme de divulguer son double mariage à la police, cette dernière (la police) ne s'enquiert pas outre mesure du fait que Joubert ait deux femmes lui même. Ce dont profite bien l'épouse bafouée lorsqu'il s'agit de se refaire financièrement parlant en voulant vendre les plans des projets techniques du dit Joubert à l'armée de troisième reich. Et ne vous inquiétez pas, elle sait à qui s'adresser et on se demande ce qui peut bien l'inquiéter lors des contrôles frontaliers en cette époque troublée. Tandis que son amant de chauffeur devenu chauffeur de taxi entre-temps, n'a cesse de la suivre discrètement de Paris à Berlin dans un coupé aux vitres noires (Ca se faisait à l'époque?). La récupérant au retour au point de contrôle à la gare, ni vu ni connu. Tout se goupille si bien que ça en devient totalement crétin. Le personnage principal, change - ou se révèle - trop radicalement. Manipulatrice et machiavélique, cette femme n'aurait intrinsèquement jamais du se faire berner ainsi par son mari au départ. Le personnage sonne faux. Et le pire c'est que ce monde impitoyable de la finance et du pouvoir auquel elle s'attaque, n'a aucune parade face à ses actions dévastatrices. Ce sont des victimes inhibées sans la moindre aptitude à réagir; ce qui est fort étonnant dans ce milieu là. Si le fond laisse à désirer, la forme est cependant travaillée avec une reproduction d'époque crédible. La mise en image mérite d'être soulignée Quant à la reproduction sonore d'un phonographe, excusez-moi mais elle est loin d'être aussi limpide, l'attrait de la musique ne doit pas faire oublier les imperfections techniques dues à l'époque.
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3,5
Publiée le 14 mars 2023
« Vous avez dilapidé votre fortune pendant que je construisais la mienne. » Après avoir réalisé qu'elle a été manipulée par certains membres de son entourage, Madeleine Péricourt, qui est désormais ruinée, décide de se venger des responsables. Parmi eux, il y a trois hommes : Gustave Joubert, un homme dont l'ambition le mènera à sa perte, Charles Péricourt, le gaspilleur d'argent qui est obsédé par l'avenir de ses filles, et André Delcourt, qui ne pense qu'à sa réputation dans le milieu du journalisme. "Couleurs de l'incendie" est un film qui s'assume dans le sens où c'est très théâtral avec même un jeu caricatural. La musique qui nous accompagne sans cesse accentue chaque situation tandis que les acteurs grossissent le trait de leur personnage. Bien que pas très poussée et cousue de fil blanc, cette vengeance s'avère plaisante et même jouissive par moment même s'il manque des rebondissements et des surprises pour ajouter de la tension au récit. Cette deuxième adaptation de la trilogie des "Enfants du désastre" après "Au revoir là-haut" bénéficie d'un scénario solide et d'une belle mise en scène à laquelle on peut ajouter de jolis décors et une reproduction d'époque convaincante. Une production ambitieuse donc qui donne un film réussi et prenant de bout en bout.
Bravo à Clovis Cornillac qui nous prouve que le vrai cinéma français existe encore si on ne bâcle pas le scénario, la mise en scène et la réalisation et que l'on filme de façon intelligente. Non, il n'est pas nécessaire de dilapider 65 millions d'euros pour créer un chef d'œuvre à grand spectacle !
Avec cette adaptation du roman de Pierre Lemaitre, qui se cache au scénario – Clovis Cornillac signe un thriller historique intéressant. Parfaitement maitriser que ce soit dans sa réalisation ou son interprétation, peut-être un peu trop parfois mais comparer à ce que nous as réservez l’acteur comme cinéaste, c’est plutôt pas mal. Léa Drucker est parfaite dans ce rôle et tiens le film sur ses épaules. On notera la bande son vraiment belle. Un bon divertissement.
Tellement déçue ! La trilogie de Pierre Lemaitre est tellement excellente et l'adaptation du 1er roman par Dupontel était vraiment réussie d'où la déception pour cette suite très longue. Olivier Gourmet surjoue et quelle erreur de casting pour Paul à 15 ans ! Seule Léa Drucker tire son épingle du jeu. C'est juste digne d'un téléfilm malgré les gros moyens mis en place et la belle reconstitution d'époque. Mieux vaut en rester aux romans...