Acteurs époustouflants (y compris les élèves comédiens qui sont très bons et y compris le non-acteur médecin), et beaucoup de finesse (et d'émotion). Un mélo qui s'assume. Bien sûr, cet hôpital est propret et pas réaliste, mais c'est un conte (cf la scène magnifique où Deneuve porte Magimel dans ses bras!). Quelle drôle d'idée de reprocher à Bercot de pas avoir choisi un hôpital réaliste avec ses difficultés... Plusieurs films sont possibles à faire sur ce thème. Bercot a choisi une voie et s'y tient. Remarquable.
Film très touchant et tellement sincère . Catherine Deneuve et Benoit magimel de grande star. Je n sais que dire de plus tellement ce film a été émouvant , pas dans le cliché jusque ce qu il fallait pour imaginer ce que les patients endurent ainsi que la famille et bien sûr le personnel hospitalier. Du grand art avec des mots juste touchant plein d humilité et ds la descente la plus parfaite. Je suis encore ds l émotion. Merci pour ce bon moment
Film puissant et bouleversant sur la réalisation de soi à l'approche de sa mort. Si la réalisatrice continue de puiser dans son style naturaliste pour être au plus près du personnel hospitalier, elle joue aussi sur la corde mélodramatique pour livrer un film très émouvant. Il est évidemment question de cancer, de mort imminente, mais paradoxalement c'est un film qui crie combien il faut vivre intensément chaque moment avec chaque personne qu'on aime car on oublie qu'un jour ou l'autre, nous mourrons tous. Le film est didactique aussi à travers le rôle du docteur Sara, qui est réellement docteur et qui livre sa vision de l'approche du cancer et de son accompagnement par les proches. En complément du film , je conseillerai la lecture du livre de Marie de Hannezel "La Mort intime” qui parle sensiblement de la même chose, de l'accompagnement des malades dans leurs derniers instants de vies, leur donner la permission de partir, en paix, ne pas avoir peur de la mort, l'accepter et vivre avec pour vivre plus intensément. Enfin, les acteurs sont tous très bons et subtils pour jouer des rôles vraiment pas faciles, Benoît Magimel mérite son César tant sa prestation de rage et de détresse est intense. Grand film, lacrymal, bousculant, nécessaire.
Très beau film à ne pas regarder avec l'oeil d'un professionnel de santé mais plutôt celui du patient chez lequel transparaît l'irrésistible élan de la vie, même dans son parcours de fin.
Magimel transmet bien la misère de la maladie mais ce film est-il un plaisir ? Deneuve peut faire beaucoup mieux. Le médecin est une caricature des personnages de Lelouch... Mais n'est pas Lelouch qui veut.
Un film émouvant sur la fin de vie, ce moment où il faut ranger son bureau. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le personnage principal, Benjamin, a du mal. J’ai aimé à chaque début de saison le travail de groupe de l’unité hospitalière dont on ne saura exactement où elle se situe. J’ai aimé que chaque session se termine par des chants. J’ai également aimé les moments de danse latino pendant les chimios des patients. J’ai aimé la sensualité des corps, et les nombreuses mains qui se séparent. J’ai aimé le médecin qui ne soigne pas que les corps mais le patient dans son entier pour l’aider à franchir l’étape finale le moins mal possible. J’ai aimé l’engagement du personnage dans son métier, son rapport aux émotions.
Il y avait longtemps que j'avais pas vu un film d'une telle qualité au niveau de l'écriture, et surtout des comédiens comme Catherine Deneuve, qui joue parfaitement son rôle ainsi que Benoît Magimel, et quant au médecin, quel homme incroyable, malheureusement ce type de médecin n'existe plus de nos jours... beaucoup d'humanité, à voir absolument, et j'avais oublié. Préparez vos mouchoirs..
Ce que j'ai aimé : - la performance d'acteurs, de B. Magimel en particulier - Les images, léchées, esthétiques malgré le lieu ou l'ambiance - Le choix d'un sujet tabou - Le staff médical qui joue son propre rôle
Ce que j'ai moins aimé - la performance d'acteurs qui donne le sentiment d'une recherche de la perfection tel un cours de théâtre
- les images trop esthétiques pour un lieu qui dans la réalité est malheureusement bien loin de ça - Le sujet, extrememen intime, trop peut-être. Faut il ne pas avoir côtoyer ce type de service pour supporter le thème du film ? - Le staff médical, alors même qu'il existe peut-être, dans la représentation de l'hôpital idéal. La morale, la pédagogie sous-jacente, bienveillante qui fini par culpabiliser mais aussi le sentiment qu'on tomber dans le versant documentaire.
Le film se déroule sur un an et l'on suit nos personnages au travers des quatre saisons. Emmanuelle Bercot assume complétement le côté mélo de son film, en effet tous les ingrédients sont réunis : musique, effets de lumière, longues scènes de pleurs, scènes de pardons et de retrouvailles. Et le sujet omniprésent de la mort où tout a un goût de dernière fois. Aborder un tel sujet est très courageux dans une société qui refuse de mourir et qui fait parfois preuve de déni face à cette destinée ineluctable : Emmanuelle Bercot le fait avec classe et respect. La mort n'est pas esthétisée (la transformation physique de Benoit Magimel au fil des saison est saisissante), elle montre de façon très juste à quel point la mort est un passage difficile et incompréhensible mais pour ceux qui la regardent avec honnêteté elle est aussi peut être le seul moment où les mots "Pardon, Pardonne-moi, Je t'aime, Merci et Au-revoir" sont dits avec la plus profonde sincérité, car dénués d'intêrets ou de désir de retour. Ce film est beau enfin parce ce qu'il montre que des personnes pétries d'humanité sont là pour accompagner les mourants, juste là. A ce titre les seconds rôles de ce film, notamment le Professeur Sara, sont incroyables.
La mort, ça fait partie de la vie... Mais se voir mourir "De son Vivant" est abominable, et voir son fils, à peine quadra, mourir, la pire des épreuves pour une mère : matériaux à traiter avec doigté, cinématographiquement parlant ! Emmanuelle Bercot avait réussi son précédent "film d'hôpital" ("La Fille de Brest"), grâce à un portrait d'une "lanceuse d'alerte" - incarnée par une interprète exceptionnelle, la Danoise Sidse Babett Knudsen. Là, plus de fibre militante, mais un bon vieux mélo. EB retrouve deux habitués, une Deneuve, particulièrement éteinte (la mère), et un Magimel, pas franchement convaincant (le fils). Bof... On pourra sauver Cécile de France (l'infirmière empathisante, "Eugénie") - en dépit de certaines scènes outrées (voir par exemple celle, consternante, du "baiser à l'agonisant"). Mais le seul atout du film est bien un vrai médecin, l'oncologue libanais exerçant à N-Y Gabriel Sara. Son personnage de "Dr Eddé" est le seul avec une réelle épaisseur : un grand praticien, mais à "supplément d'âme", de nature à vous réconcilier avec une corporation où les morticoles sont légion ! L'élément documentariste relève alors un peu le niveau de la soupe mélodramatique, souvent indigeste !
Magnifique, ce film est très juste . Benoît Magimel nous bluff totalement, son césar est tellement mérité. LE Médecin qui est un vrai dans la vie est touchant. On ne sort pas indifférent de ce film qui traite la maladie sans maladresse. Bravo
Le film sombre rapidement dans le pathétique. Cécile de France ne sait pas à quoi sert son personnage. Les comédiens font des tonnes pour sauver les apparences, ils se forcent à sortir des larmes pour faire couler les larmes des spectateurs sauf que ça dégage peu d'empathie et aucune émotion. Le bon docteur qui roule les R porte des cravates (ridicules) selon la circonstance, spoiler: et bien sûr sa cravate sera aux petits nuages quand le protagoniste mourra. LOL! .