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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2006
Tout simplement somptueux, drôle et tragique a la fois, le couple de vedette est fantastique surtout la magnifique Elizabeth Taylor qui est Hallucinante !
Un des sommets du couple Richard Burton/Elizabeth Taylor. Cette dernière se lâche d'ailleurs, son oscar pour ce rôle est totalement mérité. On suit donc la peinture d'un couple mûr qui va entrainer de jeunes époux dans leurs tourmentes, leurs "jeux" et leurs disputes. Le scénario est bien écrit, tout comme les personnages et les dialogues, remarquables parfois pertinent et parfois marrant, qui vont nous faire rester dans film de bout en bout. L'atmosphère parfois malsaine est parfaite et prenante, et la réalisation de Nichols est impeccable, il évite toute lourdeur et visuellement le noir et blanc est impeccable. Outre l'excellente Taylor, Burton est très bon aussi, en époux effacé et d'apparence dominé, les seconds rôles sont très bon. Un bon film théâtrale, bien écrit, très bien joué et captivant.
Quelle sinistre "crotte" que ce film!!! Quatre ivrognes déballent deux heures durant leur rancoeur, leurs frustrations, leurs fantasme, leur haine... Tout à fait passionnant ! Le spectateur devient ainsi voyeur de la misère de quatre ratés. Comment E. Taylor et R. Burton ont-il pu se commettre dans cette Bérézina? Regarder ce film (moyennement mis en scène) jusqu' au bout est une vraie corvée.!!!! Un seul bon point: il est bien doublé; les acteurs sont excellents; mais cela ne suffit pas pour transformer un navet en une oeuvre à peu près acceptable.
Film grandement porté par le duo Burton/Taylor et par le texte de Tennessee Williams, "Qui a peur de Virginia Woolf ?" explore les méandres d'un couple alcoolique qui aime s'entre-déchirer à coup de jeux cruels et sadiques. Un quasi huis-clos âpre, mais où la mise en scène parfois ronflante et une durée peut-être trop allongée empêchent vraiment le spectateur d'être tenu en haleine.
Une confrontation et un jeu d'acteurs hallucinants entre deux monstres du cinéma Richard Burton et Liz Taylor qui se font des reproches et même la guerre totale toute une nuit abreuvés par des litres de whisky et avec pour seul témoin un autre couple plus jeune . Le film de 2h10 avec un tel sujet finit quand même par souffrir de quelques longueurs .
J'ai beau chercher, je ne vois pas. Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un film qui puisse être aussi sournois que celui-ci. Là, va falloir s'accrocher sec les mecs, parce que c'est du sérieux. Bon, vu comme ça, un énième règlement de comptes au sein d'un couple, c'est pas ce qu'il y a de plus vendeur, mais ça va nettement plus loin que ça. Car face à ce couple qui se dit ses quatre vérités et qui vole lentement mais sûrement en éclat, il en est un autre qui va faire face à son passé et qui va rentrer dans l'engrenage. Pire encore, sans jamais le faire en sous-texte, le film nous dit clairement que les invités subiront à tous les coups le même sort que les hôtes. C'est un jeu malsain, cruel même, qui peut être parfois très difficile à supporter tant le fiel y dégouline à foison et tant les éclats de voix y sont tonitruants. Liz Taylor et Richard Burton tutoient les sommets et, en seconds rôles (quoi que... le sont-ils vraiment ?) George Segal et Sandy Dennis font un sans faute également. Film exigeant, parfois éreintant que ce "Qui a peur de Virginia Woolf ?", mais une oeuvre majeure.
Un film passionnant et diablement bien écrit où la science du cadrage de Mike Nichols rencontre avec bonheur la divine Elizabeth Taylor. Inspiré du théâtre, le film de Nichols en porte fatalement les stigmates, mais réussit, grâce à des plans d'une grande rigueur et certaines évasions en dehors du huis-clos à fasciner et à sublimer un texte magnifique. Car c'est sans doute là que se trouve la grande valeur du film : un scénario troublant qui brouille les pistes, mêle mensonges et vérité et ne cherche même pas à démêler le vrai du faux. Les personnages sont incroyables de complexité et incarnés par un casting génial. Elizabeth Taylor, véritablement habitée crève l'écran et illumine le film de son talent.
Film culte de Mike Nichols mettant en scène le couple le plus charismatique de l'histoire du cinéma, Qui a peur de Virginia Woolf est un film qui a un peu perdu de sa superbe avec le temps, mais dont le talent d'acteur, l'écriture et la mise en scène restent toujours un exemple aujourd'hui. Avec néanmoins quelques longueurs, le film installe très vite une ambiance de stress, de colère, de quelques moments de joie et de rire, qui sombrent très vite dans le désespoir et la peur. Richard Burton et Elizabeth Taylor s'en donnent à coeur joie dans ce couple se détestant plus que tout. Charismatiques et accrocheurs comme jamais, les deux grands stars hollywoodiennes hantent entièrement le film, laissant les autres acteurs an arrière plan. L'écriture du film est un petit bijou tant il allie les violences des disputes avec la situation dans laquelle elles ont lieu. Tout empire et tout va de plus en plus mal et on entre dans la noirceur au fur et à mesure. Qui a peur de Virginia Woolf est un film cependant assez étrange, qui fait davantage pièce de théâtre dans sa mise en scène mais reste un film modèle du genre, malgré son petit coup de vieux, et ses quelques longueurs notables.
Comment ne pas trouver ce film génial ! Le film est d'une cruauté et d'une amertume rarement egaler au cinema, une violence psychologique inouïe dans une oeuvre du 7ème art. La réalisation de Mike Nichols est juste parfaite, et que dire des acteurs, Richard Burton et Elizabeth Taylor crevent carrément l'écran ils sont simplement INCROYABLE, Sandy Dennis et Georges Segal sont aussi trés bons voir même excellent dans leurs second rôles. Un film à voir de toute urgence.
Un chef d'oeuvre, un monument incontournable du début de la période "contestataire" du cinéma américain! Un duo d'acteurs génial (surjoué ai-je entendu? Chacun a l'hystérie et la perversion à sa mesure!), parfait (le couple joue bien sûr sur ses tensions réelles), quelques moments de calme avant les tempêtes (imaginez le film sans ces "ralentissements" et il devient insupportable) et un crescendo jusqu'aux dernières minutes. ACCROCHEZ-VOUS A VOTRE FAUTEUIL !!! La plus longue scène de ménage de l'histoire du cinéma, la déliquescence des rêves d'un couple, le rêve américain alcoolique. Je l'ai vu et montré une quinzaine de fois, A VOIR ABSOLUMENT pour TOUS les apprentis ACTEURS !
Ce film est long, vraiment trop long. On s'enlise dans un huit-clos où deux alcooliques se chamaillent et se plaignent de leur vie pendant des heures. Ce film n'a pas dû coûter cher à produire...! Je n'ai pas eu le courage de regarder jusqu'à la fin. Un bon point pour les acteurs, quand-même.
Burton et Taylor réunis pour incarner un couple en crise dont les tenants et les aboutissants se feront au cours d'une nuit, nuit qui dure depuis des années, nuit pendant laquelle toutes les perversités, les rancunes et humiliations exploseront de part et d'autre. Elle le rabaisse (les « tu n'es qu'une lavette » et les « je t'emmerde »), se saoule, fait jaillir sa haine avec une vulgarité et une énergie spectaculaires, devant un jeune couple invité pour finir la soirée chez eux. Une prouesse dans l'écriture des répliques absolument crasseuses, tragiques et denses, dans l'interprétation des acteurs (Taylor m'a laissé baba), et dans le scénario qui nous emmène franco dans du pur sordide mais petit à petit dans le pourquoi de tout cela. Quand le tragique rencontre la bassesse et la dépression ça donne un drame ici absolument violent, dérangeant et cru. Le jeune couple se dévoile aussi, au fil des verres, se déshabille de toute sa misère humaine. Une orgie de glauque à quatre dans lequel Nichols décortique avec un talent monstrueux la haine conjugale dans toute sa mascarade, à la fois subtile et hystérique.