Troisième film de Simon Stone, "The Dig" raconte une histoire vraie datant de la veille de la Seconde Guerre mondiale. Soit la découverte par l'archéologue Basil Brown d'un site d'envergure, datant de l'époque médiévale. Même s'il reste assez conventionnel et parfois pathos, "The Dig" mérite d'être vu. En premier lieu car il aborde un univers original : les champs de fouilles et le métier d'archéologue ne sont en effet pas les thèmes les plus traités au cinéma. On y trouve aussi des confrontations intéressantes comme celle de l'archéologue local incarné par Fiennes et son homologue londonien, assez condescendant et rempli de préjugés. Ralph Fiennes réalise une composition simple, sincère et touchante.
Un film très soigné avec une vrai atmosphère, très proche des personnages. Un film qui raconte une histoire d'archéologie qui passe finalement au second plan. L'intérêt du film étant la prestation des acteurs, les paysages de la campagne anglaise, le style très british très correct et classique de l'avant guerre, les costumes, les dialogues : tout est très bien fait et m'a séduit. Mais sur le fond, comme je le disais : l'histoire de cette trouvaille archéologique est finalement un peu trop légère et manque d'intensité, de rebondissement. Du coup, ma note est "bien" mais pas davantage.
De mémoire, je ne connais pas de film dont le thème principal est l'archéologie (on ne va pas y mettre les Indiana Jones quand même) et arriver à en faire quelque chose d'intéressant est déjà une belle réussite, surtout qu'on ne parle pas d'une découverte très spectaculaire comme celle du tombeau d'un pharaon. Le réalisateur - dont le travail est irréprochable - arrive à retranscrire toute la passion d'hommes et de femmes qui creusent la terre et toute l'excitation qu'ils ressentent quand ils découvrent des pièces remarquables, il met aussi en avant l'humain dans des histoires parallèles intimes, ce qui permet d'étoffer grandement le propos qui curieusement s'éloigne des deux personnages principaux sans que cela nuise à la cohérence de l'ensemble. Avec un tel casting, on pouvait aussi se douter que l'interprétation serait remarquable, ce qui est effectivement le cas. "The dig" est donc un film élégant, intéressant, mais il ne peut évidemment pas s'élever vers le remarquable en raison de ce qu'il raconte et de comment il le raconte.
Beaucoup de longueurs dans ce film qui s'égare vers plusieurs thématiques pour lesquels mon intérêt est bas. J'imaginais voir l'histoire d'une magnifique découverte archéologique, mais le film se décline en plusieurs trames secondaires qui ont été à mon sens complètement à côté de la plaque : l'enfant qui veut voir les étoiles et surtout Peggy et son compagnon d'un ridicule si caricaturé qu'il en devient une grosse ficelle pour justifier qu'elle aille voir ailleurs le premier venu. Vingt minutes de trop. Sur la forme, c'est plutôt correct, même si une fois qu'on enlève la fascination pour le site de fouille qui nous est finalement assez peu montré, on n'a plus grand chose à se mettre dans les yeux. Dommage, l'histoire telle qu'on la résumerait a de quoi être réellement intéressante et émouvante.
Un film qui se regarde, bien joué, lourd, dramatique avec un fond sentimental. L'Angleterre guindée de l'avant guerre. Le monde d'avant qui nous rappelle que nous avons un passé et une histoire en dépit de ce que le progressisme à la mode nie (et c'est amusant que Netflix, tout à l'opposé de ce narratif, le promeuve). Disons qu'il n'a rien d'exceptionnel. On aimerait secouer les personnages qui semblent comme endormis dans la torpeur de la guerre à venir. Mais ca se regarde.
Ce film historique est basé sur le découverte archéologique de Sutton Hoo par Basil Brown peu avant la seconde Guerre Mondiale. L'ambiance anglaise est présente de bout en bout et donne au film une saveur particulière. Car au delà de la découverte le film exploite la relation de l'humain par rapport à la vie et surtout à la mort. De plus les relations humaines amoureuses ou pas sont perçus avec un regard finalement très contemporain. Un bon film dans son ensemble.
Un mélodrame british enrobé d’une réalisation classieuse dans le bon sens du terme qui relate à la veille de la 2nd Guerre Mondiale la découverte d’un bateau-tombe de l’époque anglo-saxonne par un archéologue amateur sur les terres d’une riche propriétaire. Marquant pour la finesse de son traitement, aussi bien par l’entremise de sa mise en scène que par le portrait dressé de sa galerie de personnages interprétés avec une douceur et subtilité rare par une distribution excellente dont on retiendra la prestation toute en fragilité de Carey Mulligan. C’est un long-métrage profondément humain et touchant.
Une friandise cinématographique, un petit régal. Des très bon acteurs, actrices, un scénario et un découpage parfait, une lumière superbe. Une histoire qui touche à la parabole, la philosophie. Toutes ces bases qui font de bons films et qui sont oubliées dans de nombreux longs métrages tapageurs et à gros budget.
“The Dig” est l’adaptation d’un roman de John Preston, lui-même inspiré de la découverte du site archéologique du haut Moyen ge Sutton Hoo, près de Woodbridge aux Royaume-Uni. Nous sommes en 1939, et une jeune veuve et mère engage un terrassier pour mener des fouilles sur son terrain. Ce dernier découvre un bateau-tombe gorgé de bijoux et d’artefacts. Mais le temps presse puisque la guerre approche et menace l’arrêt de tous les chantiers. L’histoire a bien entendu été remaniée et romancée pour en faire une intrigue à la dramaturgie prenante. Simon Stone creuse le passé dans une mise en scène classique mais réussie. Les comédiens sont tous d’excellentes factures et offrent un point de vue palpitant sur une époque de notre Histoire. Atterri directement sur Netflix, aurait eu tout à fait sa place dans les grandes salles et dans quelques festivals. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
" The Dig " diffusé sur Netflix, nommé à 5 reprises cette année au British Film Awards est un drame historique émouvant. En effet cette histoire inspirée d'une histoire vraie prend son temps mais au fil du temps s'avère subtil, mélancolique , tragique et romantique avec un super duo d'acteurs Carey Mulligan et Ralph Fiennes avec une belle reconstitution des années 1940 et une belle bande sonore.
C'est un film d'une belle élégance toute british, habité par des personnages réservés et pudiques qui font une découverte archéologique importante mais fragile! Cette délicatesse, qui imprègne tout le film, en enrobe aussi le souvenir. Elle amortit la puissance des sentiments amoureux, adoucit le drame qui pointe, impose le recours au pinceau comme un vestige archéologique qui menace de se transformer en poussière... Pour l'euphorie et l'ivresse des sentiments, on repassera donc! Une particularité qui oscille entre charme et tiédeur, douceur et fadeur... Et puis lorsque le film se laisse emporter par l'exaltation des personnages secondaires, plus fougueux que le couple principal, le film perd de sa force, paradoxalement. On regrette alors cette douce musique du début qui, mine de rien, emportait tranquillement l'adhésion...
Alors oui bien sûr les acteurs sont très bien mais le scénario et cela doit sans doute venir du roman part dans plusieurs histoires. Malheureusement c est lent et pas toujours fascinant.
Sous ses abords classiques et son esthétique conventionnelle et soignée, The Dig retrace une histoire qui l'est moins : en 1939 une femme seule et un homme non-diplômé en archéologie font une découverte qui forgent la perception moderne que les historiens ont du Moyen-Âge. Jeux de lumière et campagne anglaise, amitié et romance bercent ce long-métrage lent et tout en délicatesse (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2021/02/24/the-dig-simon-stone/)
The Dig raconte la découverte du site de Sutton Hoo en Angleterre (notamment son bateau-tombe anglo-saxon du VIIème siècle) peu avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale. Le sujet serait intéressant mais un traitement d'un grand classicisme et l'absence de péripéties le rendent peu passionnant, quoique instructif. A réserver à ceux qui aiment les films contemplatifs (à fond historique bien entendu), au rythme aussi lent que des fouilles archéologiques. Mais que les fans d'Indiana Jones s'abstiennent, ils risqueraient de s'assoupir.