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Pascal
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2,5
Publiée le 9 octobre 2021
Grosse déception que ce film de joachim Lafosse. Intéressé par la problématique des intranquilles, un de mes proches étant atteint de psychose maniaco dépressive, rebaptisée depuis quelques années par "troubles bipolaires ", je me suis rendu à la projection avec enthousiasme. Bien que Lafosse ait connu son père atteint de cette affection, le film déçoit. Une bonne idée ne fait pas forcément un bon film. Quels sont les défauts des intranquilles ? Tout d'abord sa longueur injustifiée au regard du scénario très léger et de l'indigence des dialogues. Le film de deux heures aurait pu être monté pour une version de 80 minutes. Le casting n'est pas très réussi, quand aux acteurs, ils ne sont pas exceptionnels. Je pense surtout à Leila Bekthi, qui n'est pas dans le rôle et à l'enfant qui lui non plus n'est pas à. la hauteur. La première partie n'est pas réussie du tout. Manque de rythme, manque d'inventivité des plans et surtout rien à dire. Je pense que la première heure aurait pu être résumée en 10 minutes par un grand réalisateur. C'est dire.Le meilleur survient dans les dernières vingt minutes, moment ou le film décolle vraiment. On rêve du même sujet traité par Pialat. Ceci dit le film n'est pas mauvais non plus. Ce n'est pas un navet, non, juste raté. Dommage.
L'artiste présenté comme atteint d'une addiction à l'envers. Mais qu'est-ce que les films mettant en scène des peintres peuvent être ch.ants ! Voici deux arts tellement antagonistes. Le réalisateur aurait dû en rester à l'idée première de montrer un photographe... On y aurait gagné en rythme. Ok, les acteurs sont très bien, sauf le gamin qui détonne, pas eu les bons gènes manifestement ! Je n'ai eu d'empathie, et c'est dommage, que pour le personnage de Leila, qui, dans cette histoire, a les moyens de partir, de se sauver. La faute à ce film, bien vu, mais qui concerne qui ? Pas grand monde. Qu'on parle de cette maladie chez les plus modestes, mais pas très cinématographique, ça... le cinéaste ne parle que de ce qu'il connaît.
Film assez dur et intense sur un homme bipolaire et la réaction de ses proches, impuissants, qui ne savent comment réagir lorsqu'il oublie de prendre ses médicaments. Leila, très calme au début, arrive à bout à la fin du film, anticipant déjà le pire (la rechute). L'enfant doit agir comme un adulte devant un père qui perd la notion du rationnel. Bernard Lavilliers chante à un moment dans le film "je veux partir quand tu es près de moi" et cela résume peut-être tout le film. Très fort
Un quasi-documentaire sur la bipolarité (maniaco-dépressivité), plein de retenue et de justesse, sans pathos ni dramatisation. On a parfois l’impression d’être Leïla tellement elle est criante de vérité – tout comme son époux et son fils. Il est évident que le réalisateur a vécu ce drame qu’il conclut par un constat d’impuissance : « Je peux te promettre de faire attention, mais pas de guérir. »
Nul, Film mal réalisé.Ennui mortel.Bel interprétation de Damien Bonnard, dommage que Bekhti lui vole la vedette lors de la promotion du film.il est tellement au dessus d'elle...
Lafosse prouve encore une fois qu'il ne sait pas écrire et faire du cinéma. Ce scénario ne raconte rien, il n'y aucune histoire. Ce film n'a pas de fin... il laisse dans le vent les spectateurs. Heureusement, les comédiens sont prodigieux et ils se dirigent seuls... Lafosse tente de se faire passer pour un réalisateur intelligent mais c'est surtout un créateur de chimères.. Il vend du vide et la presse acclame.
Un film fin et intelligent qui dépeint sous une forme impressionniste les ravages sur une famille d’une maladie qui n’est nommée que dans les dernières minutes. J Lafosse réussit haut la main son pari de nous épargner la psychologie à deux balles, l’apitoiement sur la maladie, les explications du corps médical. C’est tout le contraire d’un film programmatique, et il donne leur chance à ses personnages. Il est particulièrement aidé en cela par Damien Bonnard , remarquable de bout en bout dans son mystère et son mélange de détermination et de détresse Leila Bekhti en revanche livre une composition assez linéaire, un peu trop en force. Et dans le rôle de leur enfant, un jeune acteur très intense , et qui a de qui tenir ; le petit fils d’Isabelle Huppert. Il est formidable. Décidément J Lafosse continue de nous offrir une œuvre remarquable, après notamment Éleve libre, l’économie du couple et À perdre la raison.
Film très bien écris et très bien joué par Leila et Damien. Le petit garçon Gabriel joue à la perfection, il ira très loin! Leila et Damien nommée au César, ce n'est pas pour rien. Leila comme d'habitude excellente actrice, elle brille toujours autant.
Vu au ciné "LES INTRANQUILLES", drame familial sur la bipolarité au sein d'un couple, inspiré du vécu du cinéaste avec son propre père, construit comme un thriller mental: un peintre sujet à des crises maniaco-dépressives, devenant alors hyperactif et ne dormant plus, en danger pour sa famille, sa femme et son jeune fils (interprété par le petit-fils d' Isabelle Huppert).Même si la famille semble soudée par un amour indéfectible, le film montre comment cette maladie vient ronger et déstabiliser cette harmonie apparente, sans concessions, nous montrant cliniquement les ravages et les épreuves toujours au plus près des visages, soit en montrant la souffrance silencieuse dans les regards soit en faisant exploser les colères et les affrontements, le tout avec une intensité éprouvante et aussi bouleversante, à l'image de ce film dur mais aussi magnifique;les deux comédiens principaux qui portent cette histoire de vie composent un superbe duo enveloppé par une puissante alchimie de douleurs et de souffrances: Leila Bekhti, en épouse aimante et presque résignée au prime abord, tout en douleur rentrée puis colérique et dépassée, est vraiment formidable et Damien Bonnard est quand à lui absolument prodigieux en artiste toujours en plein doute et ravagé par cette maladie qui, il le sait ne guérira pas, à la fois effrayant et touchant, d'une justesse terrifiante, l'acteur confirme qu'il fait partie des plus grands, un suoerbe film intimiste, prenant et déchirant.
Voilà un titre unique pour un double. Film fort et dont on ne sort pas indemne. Les acteurs nous en font voir de toutes les couleurs et nos sentiments mis à l’épreuve. Le questionnement qui arrive en boucle à la fin est tiraillé entre le besoin d’apaisement de la famille et celui de la nécessité au peintre pour créer. N’est pas Van gogh sans folie sans fulgurances.
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3,0
Publiée le 29 juillet 2022
Le cadre est beau et idéal pour se détendre et pourtant on découvre un homme hyperactif qui fait limite peur. Oui, cette hyperactivité peut surprendre et faire peur surtout quand l'on ne connaît pas la personne et que l'on ne sait pas de quoi elle est capable. Et dans notre cas, on ne connaît pas cet homme. Damien est un peintre qui souffre de manie. Il est marié à Leïla, qui supporte sa famille de toutes ses forces, avec qui ils ont eu un garçon nommé Amine. Un couple qui a tout pour être heureux, mais qui est confronté à la maladie. Une maladie qui a un impact sur leur vie avec Damien qui est soit incontrôlable soit amorphe. Si l'on ressent l'amour entre eux, c'est surtout le sentiment d'insécurité qui grandit au fil des minutes. "Les intranquilles" fait penser à "L'économie du couple", un autre film de Joachim Lafosse qui filme ce couple de la même façon même si le sujet est différent. Je n'avais pas aimé ce dernier, mais celui-ci dégage plus de force. On ressent toute la détresse et l'impuissance de Leïla Bekhti tandis que Damien Bonnard est vraiment formidable dans la peau de ce père de famille lui aussi dépassé et fatigué par les événements. S'il y a quelques longueurs et pas assez de scènes fortes à mon goût, "Les intranquilles" est un joli film sur la maladie.
Excellente interprétation des 2 comédiens. Très bonne réalisation qui convainc de la complexité des troubles bipolaires pour la personne et ses proches
Qu'y a-t-il de plus éphémère que l'euphorie de cette tendre vie, qui nous donne une famille à chérir, une foison d'activités manuelles à profiter et une table bancale, qui rassemble finalement tout ce beau monde ? Joachim Lafosse (À perdre la raison, L'Économie du couple) nous emmène dans un univers aussi dynamique et tourmenté que le nôtre, à travers le prisme tragique de l'inertie, qui est à la fois le fardeau et la délivrance des héros. Un homme maniaco-dépressif, nage et ne s’arrête plus, à la fois pour sa survie, mais également par nécessité. Il ne s’agira pourtant pas de la comprendre davantage, car la maladie ne sera pas de sujet de cette œuvre, où la collision émotionnelle se trouve ailleurs, quelque part entre des métiers de création et de restauration, tenus par un couple qui s’aime et qui ne parvient plus à préserver leur sensibilité.
À l'image de cette ouverture, qui camoufle un soupçon de folie, l'océan apaise et sonne le glas des vacances, voire du paradis. Notons toutefois qu'il y a un bout de chemin entre ces eaux agitées et la berge. Mais la force des détails, la force d'un quotidien qui multiplie les tâches pousse le père de famille, Damien (Bonnard), à interagir sans cesse avec son environnement. La crise sanitaire récente en support fournit également de bonnes raisons de nous laisser respirer un bon coup. Mais ce sera plus de l’ordre d’un essoufflement, car jamais le récit ne laisse sa dynamique sombrer dans le statique, ou bien lorsqu’il est convoqué, cela deviendra un instant de réflexion profond, avant que ne reparte la tempête au sein d’une famille déchirée par mille souffrances. La tension est alors suggérée, puis employée comme un moteur du genre de l’épouvante, car Damien ne dort presque plus et a besoin de conjuguer les formes et les couleurs dans ses peintures, afin d’y décharger son trop-plein.
Le père de famille y développe ainsi une fascination pour tout ce qui est immobile et « amovible », l'obligeant à nager, sans modération, afin de ne pas sombrer ou au moins de flotter, au même niveau émotionnel que Leïla (Bekhti) et son fils Amine (Gabriel Merz Chammah). Sa vivacité serait un recourt admirable et un bénéfice formidable, s’il ne perdait pas constamment le contrôle, ce qui met en danger son entourage. Son énergie effraie, car sa direction est confuse, inconnue et enfin réorientée à la dernière minute. C’est un artiste qui n’a plus conscience du temps qu’il perd ou qu’il génère grâce à ses initiatives, jusqu’à épouser une violence qu’il ne redoute pas, car il ne la ressent pas. Le spectateur partage ainsi l’effroi de voir évoluer ce personnage, mutilé par sa condition et sa famille, qui n’a pas d’autres choix que d’en assumer la protection, malgré le temps fort qu’un couple devrait se partager dans ce fragment de vie, où l’apprentissage et la solitude d’Amine gagnent à être reconnus.
Le cinéaste belge nous laisse ainsi avec des personnages possédés et dépossédés, au même titre que sa caméra, qui s’égare entre deux regards, deux émotions en conflits et qu’on aimerait voit s’apaiser le temps d’une nuit paisible. Mais ce seront bien « Les Intranquilles » qui nous embarquent dans un quotidien inconfortable, où l'humeur change aussi rapidement que la météo, que les avis divergent aussi vite qu’un autre souci vient en rajouter une couche… Tous ces mouvements et tous ces corps insaisissables, tout finit par changer. Il suffit d’évaluer la mine de Leïla ou de Damien jusqu’au générique pour se rendre compte que ni le corps médical, ni les personnes de confiance, pourrait jongler avec autant de situations bouleversantes.
Le genre de film où, si on a lu le synopsis, on devine quasiment l'entièreté du film. Damien Bonnard et Leïla Bekhti sont excellents certes, mais l'ennui prend vite le dessus, et c'est vraiment sans surprise, monotone et au final déprimant.
Une chronique familiale signée Joachim Lafosse, tout en nuances, qui traite de la bipolarité. Leila Bekhti et Damien Bonnard excellent dans leur composition, lui artiste peintre débordant de vitalité cherchant à minimiser les effets de sa maladie, elle épuisée et toujours sur le qui-vive, cherchant à contenir la cellule familiale tout en protégeant leur fils. Le couple qu’ils forme semble tellement authentique que l’on sort sonné par cette composition admirable.