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Le D.
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4,0
Publiée le 2 février 2023
"Knock at the Cabin" est un film que j'ai bien apprécié. L'histoire est plutôt distrayant, les personnages sont attachants et le format en huis clos rend le film intéressant. Par contre j'ai trouvé dommage qui est des flashbacks, j'aurais bien aimé de pas en avoir et avoir le film d'un seul trait.
Les temps sont durs pour ce petit prodige de la narration, qui nous a maintes fois récompensés de sa sensibilité, lorsque que le fantastique se brouillait à la réalité. Après avoir conclu sa trilogie, loin d’être aussi « Incassable » qu’à ses débuts, M. Night Shyamalan s’est embourbé dans une réflexion inerte du vieillissement dans « Old ». Il troque ainsi son île désenchantée avec une petite clairière, toute aussi hostile pour ses visiteurs. Appuyé par le scénario adapté de Paul G. Tremblay, ses deux scénaristes, Steve Desmond et Michael Sherman, ont longtemps été les gardiens d’un secret qui n’en est pas un. Toujours entre cette réflexion spirituelle, entre la foi et un fort sentiment de déni, le maître pensant est bien de retour à ses premiers amours, usant alors de tous les « Signes » qui ont nourri toutes ses obsessions.
La petite Wen (Kristen Cui) rencontre Leonard (Dave Bautista) sans détours. Des champ-contrechamps interpellent et échouent à créer un sentiment d’insécurité et de tension à la force de ses gros plans. Cela n’est pourtant pas si contraignant dans ce cas, précis, où le spectateur semble attendre avec impatience chaque nouvelle proposition de l’auteur, qui a su se montrer incisif et viscéral plus d’une fois. Cette réussite, il le doit à l’écriture de ses personnages, en proie aux doutes qui remettent en cause leur existence ou bien plus encore. Il déjoue ainsi nos attentes pour éviter que tout se finisse en « Funny Games ». Il valorise la démonstration, multipliant ainsi les indices, disséqués avec attention par les spectateurs et les héros enchaînés à leur fatalité. Pourtant, il nous fait rapidement comprendre que son terrain de jeu n'est pas dans le twist, mais bien dans « Le Magnifique ». C'est au cœur du récit lui-même que la machination prend place. On s'écoute, mais on ne parvient pas à capter nos pensées, à convoquer notre instinct. Le cinéaste balaie ainsi nos craintes afin de mettre le doigt sur la complexité de la condition humaine.
Le home invasion n’est qu’un catalyseur parmi d’autres, dont les astuces ne seront pas revisitées, mais simplement exposées là, sous nos yeux incrédules, à l’écran. Il questionne ainsi notre rapport au récit et à l’image. Léonard et ses trois compagnons sont venus imposer une vision brutale et apocalyptique, qui n’est aucunement le miroir de cette famille miraculée et en vacances, loin des carcans de la société. En opposition, les flashbacks du couple de papas répondent à cette intervention, présupposée divine. On y rejoue alors « Le choix de Sophie », afin de tester la réaction de l’humanité. Le public est alors invité à cette prise d’otage, où les miroirs sont dirigés vers cette famille heureuse. Eric (Jonathan Groff) et Andrew (Ben Aldridge) doivent ainsi arracher le verdict qui sauverait le monde, de déluges et fléaux bibliques. Le cinéaste ne tombe cependant pas dans le piège outrageux de la vertu religieuse, ce que l’on pourrait craindre.
Il tient son récit avec un goût prononcé pour le minimalisme, ce qui est d’ailleurs ironique quand on devine les analogies entre les catastrophes d’actualité et les souvenirs douloureux des amoureux maudits. Tout passe dans le même entonnoir et s’avance vers un dénouement un brin prévisible et donc avec moins d’impact, un peu trop explicatif, mais qui illustre ô combien le réalisateur semble avoir retrouvé sa zone de confort, loin du bulldozer hollywoodien. Avec « Knock at the Cabin », M. Night Shyamalan s’engage dans la guérison de son cinéma, qui avait simplement besoin d’un coup de fouet pour renaître. De même, il donne l’occasion à ses personnages d’élucider le mystère de toute cette mise en scène christique, où l’enjeu consiste à renoncer au bonheur pour survivre. Pas forcément pertinent à la longue, mais la sincérité qu’il dégage est à la hauteur de la charge émotionnelle.
Knock At The Cabin est (facilement...), le meilleur film du réa depuis plus de 10 piges. Bien entendu, il n'a pas non plus la force (et l'ingéniosité) de ces premiers films. Reste qu'il propose enfin quelque chose d'aboutie sur le fond (le plus nihiliste) et la forme.
Ce qui fait toujours un grand plaisir. Sans compté que le réa se permet de jolis plans de caméra comme à c'est début (en plus mesurer). Mais la ou le film réussit parfaitement sa mission. C'est dans l'émotion. Et là-dessus, le film me fait énormément penser à "Signs".
Pour certains, je pense justement qu'il déplaira à cause de cela (il divise encore énormément). Pour moi, il fait partie de mes favoris, avec Incassable (numéro un), qui reste intouchable, et Sixième Sens bien sur. C'est comme un miroir déformer de "Signes". Et c'est en partie pour cela que j'ai adoré.
Le propos et les personnage se répondent vraiment bien (jusqu'à certains discours). Quel type de personne on peut être. Croire au destin ou aux coïncidences ... Comme je le disais, l'émotion ici m'a détruit. On veut qu'ils s'en sortent. Le cast global est excellent, rien à dire.
On parle beaucoup de Dave Bautista (a raison) très bon dans ce rôle à contre emploie. Mais LA révélation du film pour moi, c'est Ben Aldridge ("Pennyworth", faut que je regarde la série maintenant). D'une intensité et d'une sincérité désarmantes. Jusqu'au bout il est parfait.
Jonathan Groff livre aussi une belle prestation, en retenue (tout en nuances). Les autres du cast font bien le taf. Notamment Nikki Amura Bird (Old) ou la petite Kristen Cui qui joue Wen. Dommage qu'a la moitié du long métrage, son rôle soit plus en parcimonie. Mais je comprends.
Cependant j'ai un gros soucie avec le long. La fin. Si le réa nous a habitués au twist (souvent logique et préparer). Ici je n'y crois pas. Du moins, j'ai eu BIEN plus de mal à y croire que ces 2ers films ou "Signes" (pour lequel il partage énormément de point commun).
Là ou les autres films arrivent parfaitement à jongler et à nous faire croire (d'emblée) au réel dans un récit fantastique. Ici (la fin ...) ne marche pas vraiment, et semble tiré par les cheveux. Même si je comprends l'intention. J'ai eu un petit rejet. Dommage. Le reste est vraiment réussi.
Etrange croisement entre The Visit et Signes pour rester dans son répertoire, Knock at the cabin est un très curieux mélange. Tantôt léger, tantôt mystérieux voire mystique, tantôt inquiétant, Shyamalan cherche à tout prix à surprendre en déjouant les codes du home invasion. Il y arrive plutôt bien en déjouant nos attentes mais au prix d'une tension entachée de flashbacks inutiles, d'un trop grand nombre de scènes d'expositions et de détours inutiles comme pour rallonger un récit déjà court. La réalisation de Shyamalan est toujours inventive et souvent pertinente (l'introduction très étrange est déroutante notamment vu les valeurs de plans utilisés) mais se voit parfois limité par l'aspect huis-clos du récit.
Knock at the cabin est une sympathique curiosité qui tend à rebondir sur de nombreux sujets chers au réalisateur de façon souvent maladroite voire ridicule mais jamais désagréable ou problématique. C'est un bon thriller innovant mais loin d'être inoubliable.
On passe un bon moment dans ce huis clos grâce à une mise en scène efficace. Cependant, le film est trop prévisible et monodimensionnel pour rester dans les mémoires. Enfin je trouve sa morale assez douteuse.
Toujours pareil avec Shyamalan, je sais que je vais être déçu mais j'y vais quand même..... Le pitch de départ est comme toujours intrigant mais le message du film est un peu nébuleux.....homophobie, l'humain détruit la planète et celle ci lui rendra bien si il ne fait rien, wokisme à la sauce américain..... tout ceci est un peu trouble... Pour le reste l'interprétation est parfaite notamment Dave Bautista dans un rôle à contre emploi ,la tension est permanente
Le postulat de départ de Knock at the Cabin est plutôt fort de café mais l'on a bien compris qu'il s'agit d'une parabole dont les influences bibliques sont assénées sans beaucoup de légèreté. Le message est pourtant clair : le monde court à sa perte si tous, autant que nous sommes, ne délaissons pas nos égoïsmes quotidiens pour le bien du collectif, en l'occurrence planétaire. C'est un peu d'incrédulité qui nous assaille d'emblée, la même que celle de la petite famille du film, devant le discours agressif de ces quatre piétons de l'apocalypse (ils seraient venus à cheval, le tableau aurait été complet). Bon, on ne plaisante pas avec la fin du monde, quand même, et il est tout à fait possible de se laisser au prendre au jeu de ce récit macabre de Shyamalan, nonobstant quelques flashbacks qui cassent l'ambiance et échouent vraiment à nous connecter avec le trio des gentils du film.spoiler: L'angoisse n'est pas insoutenable car l'ampleur du désastre parallèle au huis-clos se déroule par écran interposé. Reste la question adressée par le cinéaste aux spectateurs : et vous, vous feriez quoi dans une situation pareille, hein ? Les admirateurs de Shyamalan seront peut-être déçus par ce dernier long-métrage, sans twist et plutôt intimiste, malgré son sujet. Les autres passeront un moment distrayant plutôt que bouleversant, disons, avec quelques motifs de futures discussions entre amis ou in petto pour les solitaires dotés d'une riche vie intérieure.
Knock at the Cabin" est un film intrigant qui tient en haleine grâce à son suspense haletant et à son scénario bien ficelé. Le réalisateur M. Night Shyamalan nous plonge dans un univers étouffant et angoissant, où l'on suit les protagonistes alors qu'ils se retrouvent pris au piège dans un chalet isolé, face à des criminels armés et déterminés. Les acteurs principaux livrent des prestations convaincantes, notamment Bautista qui incarne à la fois la force physique et la vulnérabilité de son personnage. La tension monte crescendo tout au long du film, jusqu'à un final surprenant qui laisse le spectateur réfléchir à la nature humaine et à nos choix.
Knock at the Cabin c'est un peu comme Old, M. Night Shyamalan propose un concept génial, mais une exécution parfois bancale. Je reste profondément partagé sur la conclusion du film, sur le message du cinéaste, à travers une morale puritaine et religieuse ambiguë...
C’est un bon film de genre bien réalisé par ce réalisateur indien spécialiste de ce genre de film au vu de sa filmographie passée. Sur un scénario assez original, le film vaut surtout par ses qualités techniques indéniables (bon traitement de l’image notamment). Sinon sur le plan psychologique et sur les mésaventures de cette famille, j’ai trouvé cela un peu limité.