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rvrichou
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2,5
Publiée le 11 septembre 2021
Un scénario sans grand intérêt, des personnages assez bien campés. La plus grande qualité de ce film est de nous donner envie de relire la pièce de Samuel Beckett.
Un acteur en galère accepte pour boucler ses fins de mois d’animer un atelier théâtre en prison. Surpris par les talents de comédien des détenus, il se met en tête de monter avec eux une pièce sur la scène d’un vrai théâtre.
C’est le second film de Emmanuel Courcol qui avait fait auparavant Cessez-le-feu (2017). Il a écrit le scénario avec Thierry de Carbonnières en s’inspirant de l’histoire vraie du comédien Suédois Jan Jönson, qui, en 1985, a monté la pièce "En attendant Godot" avec les détenus d'une prison de haute sécurité. Le film a reçu le Label "Les comédies" au Festival de Cannes 2020.
J’adore Kad Merad et j’allais donc confiance à cette séance. Grand bien m’en a fait car c’est le premier coup de cœur du mois pour cette excellente comédie.
Je suis plutôt friand de tout ce genre de thématique en misant sur le fait qu’il faut toujours garder espoir de rendre un être meilleur. C’est exactement ça qu’on va avoir durant Un Triomphe. Une bande de prisonniers qui va se transformer en acteur. Au départ c’est juste pour passer le temps et ne pas être enfermé entre quatre murs, mais au fur et à mesure cela va devenir bien plus que cela.
Il va avoir un véritable échange entre eux et ce prof de théâtre. Chacun va dépasser ses préjugés. Au fur et à mesure les craintes vont s’envoler. Nous n’avons plus à faire à des tolars mais des comédiens. En sommes, c’est une belle leçon de vie. On se met à rêver que même une personne condamnée pour grand banditisme peut trouver sa voie. Après, certains pourront critiquer l’humanisation de criminels, les faisant passer pour des innocents. D’ailleurs, on ne connaît quasiment rien de leurs méfaits. En tout cas, grâce à eux, nous allons rire à cœur joie.
Tout cela va donner une histoire à la fois prenante et émouvante. Le scénario, contrairement à ce qu’on pourrait penser, est loin d’être linéaire. Le rythme est en effet surprenant en trouvant sans arrêt un nouvel élan. Nous allons nous attacher à ces personnages au fur et à mesure. Chacun aura son petit truc. On ne veut pas que ça s’arrête pour profiter encore et toujours de leur joie naturelle.
Les acteurs sont tous fantastique. Bien entendu, Kad Merda rayonne de mille feux. A la fois grave comme son rôle de professeur de théâtre frustré de la carrière qu’il n’a pas eu, mais aussi enjoué de transmettre l’amour de la scène. Son pitch final m’aura donné des frissons. Les prisonniers aussi auront un beau casting avec les excellentissime Sofian Khammes et Pierre Lottin. Ils ont eu d’ailleurs le Valois du Meilleur acteur au Festival du Film Francophone d'Angoulême. Mention spéciale aussi au méconnu Burkinabé Wabinlé Nabié.
Mon coup de cœur de ce festival du film francophone d'Angoulême. Un film très beau où l'on ne s'ennuie pas avec des acteurs tous aussi doué les uns que les autres. Une histoire vraie bien adapté pour le cinéma.
Ai vu "Un triomphe" d'Emmanuel Courcol. Cela peut parait incroyable mais c'est vrai. Tout d'abord il faut avouer que les louanges de Télérama et de la presse en général m'ont intrigué. Pour avoir plusieurs amis artistes qui interviennent également en prison cela m'intéressait de "mieux connaitre le sujet". Même si je n'ai aucune passion pour Kad Merad qui pour moi est toujours plus proche de la pitrerie que du jeu d'acteur, il faut reconnaitre qu'avec le rôle de cet comédien en manque de reconnaissance qui va enseigner le théâtre dans une prison de Lyon, trouve une palette d'interprétation qu'on ne lui connaissait guère jusqu'à présent. Il faut également relativiser Kad Mérad ne sera jamais Daniel Day-Lewis non plus. Le film, qui est un agréable good-feel movie, tient principalement par l'écriture du scénario (un peu moins attendu que ce que l'on peut imaginer) et surtout par la qualité d'interprétation des 5 comédiens qui jouent les prisonniers-apprentis comédiens. La justesse, le rythme, l'émotion, la surprise viennent vraiment de cette mini-troupe de seconds rôles très homogène (mentions à David Ayala, Sofian Khammes et Wabinlé Nabié). La morale du film est juste et explicite, la pire des prisons est le manque de culture qui enferme dans des idées toutes faites, qui exclut la nuance, qui étouffe toutes formes de communication... et que la culture est un magnifique (si ce n'est le seul, ça c'est mon avis) marche pied pour une forme essentielle de liberté. L'idée de monter "En attendant Godot" de Beckett est excellente, et l'on suit pendant 6 mois, tous les stades des répétitions d'un texte difficile et exigeant pour un projet d'une grande ambition... Si l'on ne peut pas vraiment parler de cinéma il y a de vrais bons moments... et quelques facilités ainsi qu'une fin très inattendue.
"En attendant GODOT" ne vous attendez pas a grand chose . La rédemption des jeunes en difficulté, des loubards, de la banlieue, des taulards, des malades etc... par l'art, la musique, la cuisine, la peinture, etc. (également) on connait . Ici c'est la réinsertion de (Gentils) taulards par le théâtre de Beckett via un ancien acteur sur le declin....et tout les clichés sont la. Les acteurs font ce qu'ils peuvent (Formidable David AYALA campant un Patrick plus vrai que nature) mais le résultat ne vaut guerre le détour.
Ou comment employer de bons acteurs, bien mis en scène, dans un film adroitement monté pour NE PAS du tout faire un film. Même pas un mauvais film, juste une pellicule ou un fichier image, une réalité matérielle mais pas artistique. Sur ce plan seulement on peut parler de "triomphe".
Le problème, c'est l'absence d'argument, d'enjeu, de prise de risque. Une histoire résumée en quelques lignes, conforme à une bien-pensance depuis longtemps obsolète, dont le metteur en scène réalise l'ILLUSTRATION. On devine tout avant que cela arrive à l'écran et très vite l'ennui domine. On reste pour constater que tout l'équipage tient bien son rôle tandis que le navire coule ou plutôt plonge vers le fond en vitesse de croisière.
Les plus : Le Film est bien interprété. L'histoire en elle même méritait une adaptation ( ciné, télé, netflix...) parce qu'inspiré de faits réels interpelle. Kad Mérad est bon. La fin n'est pas une happy end dégoulinante ( de toutes façons elle colle à ce qui est arrivé dans la réalité).
mais....
-Pour moi Kad Mérad est un acteur qui semble être "tout" et "partout" entre Baron Noir, Un Homme d'honneur et une tripotée de films. J'avoue que je m'imagine même le gars avoir une équipe de fixeurs qui lui repèrent des histoires possibles et le gars cherchent le prochain rôle où briller... -je n'ai pas vu du "grand cinéma" niveau photo et plans...
Mon verdict : on passe un bon moment (soyons quand même objectifs) mais j'aurai pu troquer ces deux heures de ciné avec un des films indés que je peux voir mais qui passent à des heures plus compliquées et qui sont dans des cinés loin de chez moi.
Ca va bloquer plein d'écrans et prendre de la place à des films plus "fragiles" et hautement recommandables et on va se "taper" ( désolé de l'expression) les rediffusions pendant les 30 prochaines années :).
Un acteur en galère accepte d’animer un atelier théâtre en prison afin d’arrondir ses fins de mois. Sauf qu’il ne s’attendait pas à y trouver des détenus aux talents d’acteur, si bien qu’il se met en tête d’adapter une pièce de théâtre avec eux et qu’ils se produiront non pas en prison mais sur la scène d’un vrai théâtre.
Pour pleinement apprécier cette comédie sociale, il faut en savoir le moins possible sur ce film et ne pas avoir fait de recherches au préalable, sous peine d’être spoiler et de connaître la fin. Par chance, j’y suis allé sans savoir qu’il était adapté d’un fait réel et sans savoir qu’à un moment donné, spoiler: toute la troupe se ferait la belle, laissant dans l’embarras le metteur en scène. Quand on le découvre au moment venu, le film prend une tout autre saveur.
Un triomphe (2020) est donc basé sur une histoire vraie, celle de Jan Jönson, un comédien suédois qui sera parvenu en 1985, à faire jouer la pièce "En attendant Godot" de Samuel Beckett, avec de véritables détenus. Emmanuel Courcol connait bien le milieu pénitencier, après avoir réalisé un documentaire sur le projet "Douze cordes" où des détenus préparaient un opéra hip-hop, quoi de plus naturel que de le retrouver aux commandes de ce qui s’apparentait au départ à un banal feel good movie et qui en fin de compte, s’avère être une très agréable surprise, oscillant entre la comédie et le drame social.
D’emblée, on est surpris d’y retrouver Kad Merad dans le rôle d’un comédien frustré et devenu hasbeen (obligé de donner des cours de haka lors de team building, bien loin de son métier d’origine vous en conviendrez), face à lui, des acteurs pas, voir peu connus du grand public mais qui sont la pierre angulaire du film (Sofian Khammes dans le rôle du caïd, Pierre Lottin en dyslexique (son visage ne vous dira rien, sauf si vous avez vu la saga Les Tuches), David Ayala ou encore Saïd Benchnafa). Tous donnent l’impression d’être que des comédiens non-professionnels et détonnent de par leur naturel.
Emmanuel Courcol et ses scénaristes parviennent à nous tenir en haleine et surtout, à nous emmener bien loin de ce à quoi on s’attendait (à savoir un banal feel good movie). Une habile réussite, sublimée par ses acteurs, criant de vérité et touchants. Dans le même registre, il y a aussi le documentaire de Guy Beauché qui suivait Sylvie Nordheim (intervenante théâtrale à la prison de Fresnes) avec Le grand jour : De la prison à l’Odéon (2020).
Romancée d'une histoire vraie ayant eu lieu en Suède dans les années 1980, cette réalisation d'Emmanuel Courcol nous raconte le destin original d'un acteur/metteur en scène un peu sur la touche qui va tenter de monter la pièce de théâtre "En attendant Godot" de Samuel Beckett avec une bande de taulards hauts en couleur et totalement néophytes en art de la comédie. Kad Merad ainsi que sa troupe de détenus sont criants de vérité, l'émotion et le rire s'entrecroisent judicieusement à l'écran permettant de captiver et de séduire le spectateur de bout en bout. Puissant, touchant, drôle, j'ai légèrement été déçu du final presque trop réaliste malheureusement. Un sacré bon moment cinéma bourré d'énergie et d'humanité. Site CINEMADOURG.free.fr
Un joli film sur les rapports entre théâtre et milieu carcéral, qui transcende les clichés pour proposer une approche subtile et émouvante du sujet. Kad Merad trouve le meilleur rôle de sa carrière. Quelques réserves : certaines situations sont stéréotypées (la relation avec la fille, la réaction de la juge) et le ton devient larmoyant sur la fin (les plans de coupe sur le public).
C'est pas "l'histoire d'un mec", c'est l'histoire d'une troupe. Même si on se doute de la tournure que va prendre le film, on reste suspendu à cette émotion qui passe avec chacun. Et le dénouement est très fort car inattendu. Magnifique !
Un film sur la puissance du collectif et l'importance de la Culture pour nos sociétés. Un film qui fait du bien. Beaucoup de bien. Et une troupe d'acteurs connus ou moins connus qui emporte tout.
Une comédie dramatique sans surprise qui se déroule comme on s y attend une fois les personnages et la situation exposée. Mais les acteurs sont suffisamment convaincants et la sincérité apparente du film le rende tout de même plaisant à suivre.