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Weil J.
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2,0
Publiée le 13 septembre 2021
Les acteurs et la mise en scène est bonne mais... je me suis ennuyé. Peu de surprises au fur et à mesure de lhistoire... J'espérais rire de temps à autres des situations mais en fait non... Dommage...
16 188 abonnés
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3,5
Publiée le 19 décembre 2024
Un comèdien quelque peu sur le dèclin (Kad Merad) accepte de donner des cours de thèâtre à cinq dètenus dans une prison! Les rèpètitions se passent tellement bien qu'ils vont monter Samuel Beckett dans un vrai thèâtre [...] C'est une belle surprise que ce second long-mètrage de Emmanuel Courcol ("Cessez-le-feu") qui s'inspire d'une histoire vraie! Une oeuvre qui prône la solidaritè et l'humanisme où quelques jaillissements de splendeur gènèrent de belles èmotions! Une mise en scène posèe au service d'un film sincère, juste et èmouvant qui fait ècho à ce que l'on vit aujourd'hui et qui fonctionne aussi grâce à une troupe d'acteurs parfaits! Bref, on se laisse porter par tout ce que l'on voit à l'ècran et qui, contrairement à certaines idèes mal perçues, ne verse pas dans le dèja vu et les bons sentiments! C'est même tout l'inverse...
Avant de remporter le joli succès "En Fanfare", Emmanuel Courcol adaptait en 2021 l'histoire vraie de Jan Jönson. Acteur et metteur en scène suédois qui donna des cours de théâtre en prison de haute sécurité, et fit représenter la pièce "En attendant Godot" par un petit groupe de détenus. Malheureusement, "Un triomphe" est sorti en septembre 2021, alors que les salles venaient à peine de ré-ouvrir suite au covid 19, et il ne s'est pas fait remarquer (300 000 entrées). Pourtant c'est une comédie dramatique qui vaut le coup d'oeil. Je craignais une comédie qui vole parfois bas, ou un feel-good movie académique. Ce n'est pas du tout le cas. Loin de ses comédies pantouflardes, Kad Merad reprend un vrai rôle dramatique, et incarne cet acteur aux airs de chiens battus. Dépité de devoir travailler avec des prisonniers, mais qui va redécouvrir une pièce en comprenant peu à peu leur condition. Les acteurs incarnant les taulards sont très bons et très humains, arrivant à jouer ceux qui justement galèrent à bien jouer. De David Ayala en gros bonhomme, à Sofian Khammes en criminel trouble, ou Pierre Lottin en illettré immature qui trouve une canalisation par le théâtre. Tandis que "Un triomphe", c'est autant un film sur le théâtre que la prison. Combinant ces deux univers improbables et leurs contraintes, évoquant le pouvoir de l'un et la difficulté de l'autre. Avec, par exemple, l'agressivité ou la jalousie des autres détenus et des gardiens qui ne comprennent pas l'expérience. Ou la juge qui souhait aussi respecter les familles des victimes de crimes violents. Bref, le film a le mérite de poser des questions sur le système. Tout en proposant une trame qui offre de beaux moments, parfois loin des conventions redoutées.
La vie peut être l’occasion d’histoires vraies totalement extraordinaires et incroyables mais aussi de beaucoup plus ordinaires qui le sont tout autant. Et le scénario de « Un triomphe » fait partie de la seconde catégorie en nous présentant ces détenus dont la vie va changer grâce à un cours de théâtre. Cours durant lequel un professeur va leur faire monter la célèbre pièce « En attendant Godot » du dramaturge Samuel Beckett. Et le contraste entre le niveau de culture de ces détenus qui ne connaissent rien aux arts de la scène et la réalisation d’une telle pièce aux dialogues et au fond si pointus aboutit à un fossé plutôt amusant. Malheureusement, Emmanuel Courcol ne choisit pas vraiment la voie de l’humour et c’est dommage. En effet, sans tomber dans la grosse comédie, on aurait apprécié que le cinéaste se laisse aller à quelques traits d’humour fins, auxquels le sujet pouvait se prêter.
« Un triomphe » préfère jouer la carte du sérieux et de la chronique sociale sans pour autant que ce soit déplaisant. Mais là où le bât blesse le plus c’est que l’émotion n’est pas vraiment non plus au rendez-vous. En effet, un tel sujet laissait supposer que celle naissant du succès inattendu de la pièce ou encore des défis que les détenus ont dû surmonter pour être crédibles dans leurs rôles allait nous toucher. Mais non, à ce niveau le long-métrage reste assez pudique, trop d’ailleurs. On se retrouve donc devant un film pas vraiment drôle, pas plus qu’il ne fait vibrer notre fibre émotionnelle. Dommage! Pourtant, il se suit avec plaisir grâce au naturel de ses acteurs dominé par un Kad Mérad au meilleur de sa forme, loin de ses pitreries dans les comédies populaires pas forcément recommandables. Mais les seconds rôles (Marina Hans en tête), dont les jeunes acteurs à ses côtés, constituent un ensemble homogène et très convaincant.
Les films de prison sont un sous-genre en soi mais ici on ne s’y attarde pas plus que cela. Ce n’est pas le sujet du film et on ne verra quasiment que la salle de répétition, les fouilles et les parloirs. La fin du film, visiblement conforme au fait divers dont il s’est inspiré, est en revanche très surprenante bien qu’évidente. C’est la meilleure surprise du film avec le monologue de Merad qui le clôt. C’est d’ailleurs dans ce type de moment qu’on aurait voulu être davantage touchés. Enfin, la mise en scène de Courcol n’est pas forcément des plus heureuses. On dirait que le cinéaste se contente de filmer platement son histoire à tel point que « Un triomphe » fasse parfois penser à un vulgaire téléfilm, cela accentué par le côté social de l’histoire, très soirée thématique de chaîne hertzienne. Mais cela reste un moment agréable, non dénué de quelques invraisemblances logistiques, mais pas inoubliable non plus.
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Une belle histoire tirée d'un fait réel qui est très bien mise en scène et qui permet (un peu) de se rendre compte qu'il en faut parfois peu pour aider les prisonniers et les faire "s'évader" de leur quotidien morose et violent. Un joli film familial.
Le sujet de l'émancipation d'un collectif par le spectacle a déjà été traité par de nombreux films. Il existe même une très belle oeuvre des frères Taviani, lion d'or à Venise, César doit mourir, qui aborde exactement le même thème : des détenus montant une pièce de théâtre.
Rien de bien nouveau ici, donc, dans la progression balisée de l'histoire et la manière dont les embûches successives, internes et externes au groupe, seront surmontées. Le film est de ce point de vue assez plan-plan, et plutôt agréable à regarder.
Ce qui sauve Un triomphe de médiocrité et de la complaisance, c'est le dépouillement du scénario, sec et nerveux, le jeu de chien battu (mais opiniâtre) de Kad Merad, qui rappelle parfois son rôle dans Baron noir, et enfin sa dernière demi-heure. La fin du film est en effet un peu en décalage avec toute la première partie, et donne finalement au feel good movie qu'était jusque là Un triomphe un arrière-goût absurde et beckettien tout à fait étonnant.
Inspirée d’une histoire vraie et portée par un casting convaincant, une comédie sociale et carcérale conventionnelle mais pleine de générosité et d’humanité, qui illustre les bienfaits de la culture sur la réinsertion des détenus.
J'étais partagé. D'un côté, j'avais peur de la comédie franchouillarde un peu bof menée par Kad Merad (dont je ne suis pas fan d'ailleurs) et de l'autre, l'histoire vraie de cette pièce de Samuel Beckett jouée par des détenus intriguait beaucoup le théâtreux en moi ! Et finalement, j'étais très surpris car alpagué par une histoire humaine et émouvante, réjouissante et différente. Un comédien sur la brèche, en plein creux de la vague dans sa carrière, entame une série d'interventions théâtrales dans une prison, sans convictions. Mais bien vite, une idée lui vient ; monter la pièce absurde "En attendant Godot" de Beckett avec les détenus dont il a la charge... C'est un feel-good movie, une comédie sociale, une aventure collective que nous sert ici Emmanuel Courcol pour son deuxième film. Contre toutes attentes, le processus en huis-clos des répétitions n'est jamais redondant. Avec des ingrédients simples mais efficaces, le film déjoue habilement nos attentes, sans jamais sombrer dans un optimisme ou un pathos trop facile, mais en imbibant d'espoir un milieu qui en est dénué. Le partage, la solidarité, la rédemption, la liberté, l'ouverture et les bienfaits de l'art, l'aide, la vocation sont des valeurs mises au centre de ce film touchant, rythmé avec beaucoup de panache et de fluidité. Grâce à la force d'interprétation des acteurs, des écorchés vifs à l'imaginaire violent mais au potentiel insoupçonné, "Un triomphe" vibre de justesse et d'une énergie communicative. Sofian Khammes et Pierre Lottin signent des prestations incroyables d'indomptables filous, riches en variations. Marina Hands est également très convaincante dans cette fresque exclusivement masculine. Et ça m'étonne de le dire, mais Kad Merad tient sûrement là son meilleur rôle. Il est intéressant car à la fois en quête de reconnaissance et de lui-même, dévoué à sa troupe, exigeant et malin. Et tout ça servi par le prisme de Beckett, cet inépuisable trésor de l'absurde...
Une belle comédie sur la rédemption et l'engagement qui évite l'écueil des bons sentiments grâce à de bons acteurs et des personnages bien écrits. Tirée d'une histoire vraie assez folle, cette adaptation est plutôt réussie.
Une nouvelle fois, manifestement les meilleures histoires à mettre en scène au cinéma viennent de faits réels, même sous réserve d’adaptation. Ici, c’est une leçon de théâtre et une leçon de vie qui seront données. Tenir le rôle d’amateurs inexpérimentés apprenant la scène, tout en ayant déjà un jeu d’acteur aisé, renforce la difficulté de la prestation. L’aspect pièce de théâtre dans le film, hautement littéraire sans toutefois rien de pédant, restera accessible au grand public qui n’en sortira que plus intelligent. Car tout le monde n’a pas vu ni étudié « En attendant Godot » de Samuel Beckett, moi le premier !
Malgré une trame plutôt classique, une comédie sociale touchante et juste, et dotée d'un casting solide et attachant. Histoire centrée sur le collectif et la reconnaissance, un film inspiré de faits réels et évitant de tomber dans le piège moralisateur. À travers une pièce absurde, ce groupe de détenus et leur metteur en scène vont retrouver un sens à leur vie.
C'est très bien joué et le sujet est intéressant. Kad Merad sort de ses rôles comiques . Il est fort juste mais les autres protagonistes ne déméritent pas non plus car leur role n'est pas facile. Le fait que ce film soit tiré d'une histoire vraie rajoute de l’intérêt à l'histoire. J'ai aimé
Inspiré d'une histoire vraie ayant eu lieu en Suède dans les années 80. Il est même d'ailleurs étonnant, qu'à ce jour, le cinéma suédois ne se soit pas encore emparé de cette histoire. "Un triomphe", voilà un film qui a des qualités à faire valoir : par exemple, le fait de ne pas vouloir trop en faire. Nous ne tombons pas dans cet écueil consistant à dire gentils taulards/mauvaise société qui les brime. Une ritournelle dans laquelle le cinéma français d'aujourd'hui (et le cinéma d'aujourd'hui en général) tombe bien trop facilement. S'ils sont là, c'est qu'ils le méritent. Mais derrière un casseur de banques, un mec qui a tué ou un dealer, il y a peut-être un bon acteur de théâtre. Il n'est pas question de les glorifier, mais même s'ils sont voyous, ils sont peut-être capables de faire quelque chose de bien. Jouer Beckett en l'occurrence. Et il y aussi Kad Merad. J'ai beau avoir beaucoup de sympathie pour lui, mais vous dire que je le porte dans mon coeur en tant qu'acteur serait mentir. Mais ici, il faut le dire, il est très bon et porte le film sur ses épaules. Mais il y a des choses qui ne vont pas. Par exemple, la prise de contact entre Cardoni et ses élèves comédiens se fait trop facilement. On a même l'impression qu'ils se connaissaient déjà. Alors que c'est un saut dans l'inconnu d'un côté comme de l'autre. Et surtout, pour pareille aventure qui a réussi (la représentation avortée à l'Odéon ne peut être vue comme un échec) fut nécessaire un lien humain et social très étroit, on a du mal à le ressentir. Les rapports entre les personnages sont trop tièdes. Pas un grand film donc, mais qui a au moins le mérite de nous faire garder à l'esprit que même si notre cinéma est en état de mort clinique depuis la seconde moitié des années 80, il arrive encore à nous surprendre de temps à autres.
Transposer ce qui s'est passé en Suède à ce qui aurait pu se passer en France, c'est peut-être un peu délicat étant donné les différences des conditions carcérales. Cependant, le traitement est plutôt bien réussi en ce sens que les acteurs qui jouent les détenus sont vraiment bluffants. Mention spéciale à Pierre Lottin et à David Ayala, vraiment excellents. Belle performance aussi de Kad Merad surtout sur le final.
J'ai vu un film... Feel Good Movie qui donne envie de croire en l'humain... Et d'y croire profondément... C'est un film touchant, avec des comédiens vraiment émouvant, à commencer par Kad Merad, mais en fait tout le casting. Ce film inspiré d'une histoire vraie emporte l'adhésion... avec parfois quelques longueurs préjudiciables à la dynamique de la narration. C'est une très belle histoire de redomption aussi bien pour ces prisonniers que pour ce comédien, passé à côté de sa vie interprété par Kad Mérad. On voit bien que c'est l'énergie et la volonté d'un homme qui va permettre à ces détenus de changer de statuts et de devenir des comédiens, même brièvement. ET finalement lorsque Godot paraît sur scène, eh bien, on est emporté... Un très jolie film...