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David S
25 abonnés
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3,5
Publiée le 16 janvier 2022
très partagé.... les premières 45 mn, je me suis ennuyé à mourir regrettant ma place achetée. Et puis, ça verse dans le drame et là ça demarre (mais très timidement) et la dernière heure me laisse finalement sur une bonne note, et je pense maintenant que les 45 minues de "purge" au début étaient finalement nécessaire pour faire basculer le film ensuite. Donc, "presque" bien car malgré ça, c'est poussif et heureusement que ce sont 2 formidables acteurs (et le petit garçon est EPATANT !). on arrive à s'accrocher et tenez bon si vous y allez :) petite larme versée dans le dernier quart d'heure et il faut le faire pour moi...
Aussi burlesque que tragique, le film est un peu épuisant dans sa démesure dramatique! Il est néanmoins servi par un trio d'acteurs assez formidable qui sauve le film de sa surenchère romanesque. Un film courageux et appréciable, sur un couple de marginaux élevant l'imagination au rang d'art de vivre. Alors que l'illusion est puérile, immature et presque inoffensive chez lui, elle est symptomatique de la maladie chez elle. La désinvolture du début laisse donc la place à une tragédie familiale déchirante que les acteurs se chargeront de rendre assez bouleversante! Imparfait, pas toujours vraisemblable, ni pertinent, il faut néanmoins saluer l'ambition et la fantaisie de l'ensemble!
Encore un beau gâchis de ce qui aurait pu être un chef d'oeuvre mais voilà l'histoire est bourrée d'incohérences et surtout les dialogues sont quasi incompréhensibles tant le responsable son est totalement incompétent ! De bons moments, certes, dans cette douce folie du début mais très vite cela devient du grand n'importe quoi avec une fin tellement prévisible. Dommage !
Une fable qui ne marche pas. On sent les acteurs perdus et l'émotion est trop artificielle pour être perçue par le spectateur... Quelques belles séquences qui sont à garder esthétiquement, mais rien de plus ! Dommage !
Même si c’est très bien joué, bien monté, original, même si chanter un hymne à la fantaise pour vivre pleinement est louable, même si l'humour pour conjurer la maladie et le drame peut être un parti salvateur... je ne rentre pas dans ce film ! La première partie qui est une comédie burlesque – avec beaucoup de longueurs, la seconde un drame terrible, celui de la folie furieuse (dont on peut penser qu’il s’agit de schizophrénie). Et ce second sujet est sans doute trop grave pour être mélangé avec le registre burlesque. Le film débute par une scène de cocktail mondain réputée avoir lieu en 1959. Cette première scène s’éternise et sonne faux : les personnages ont le langage d’aujourd’hui... un peu plus tard on verra d'ailleurs des rues qui ressemblent à celles d’aujourd’hui, ou encore un "nouveau né" de plus 6 mois.... Quelle mise en scène ! Seconde séquence : un faux mariage dans une église. Toute la première heure du film reste dans un style fantasque, caricatural, pour dévoiler les codes de vie d’un couple heureux et (très) décalé. Se dégage une philosophie de jouissance nihiliste (mais peut-être ai-je tort de chercher une pensée dans ce type de comique ?). Le drame se précise dans la deuxième partie, petit à petit les accès de folie de Camille mettent cette vie de famille en danger. Il n’y a vraiment pas de quoi rire… Alors bien sûr l’humour pourrait être permis, salutaire même, s’il était dans un registre délicat. Mais les accès de folie, dramatiquement amplifiées par l’écran sont à leur tour source de burlesque, et elles sont répétitives. Que l’on se sent mal à l’aise ! L’hôpital psychiatrique est montré sous son plus mauvais jour (celui des années 60 n’était sans doute pas exemplaire, mais ce qui est montré est caricatural ou grotesque). Les 30 dernières minutes montrent davantage d’élégance, mais cela ne suffit pas à racheter les 90 premières !
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3,5
Publiée le 13 novembre 2023
Jusqu'où peut-on aller quand on aime quelqu'un ? Règis Roinsard tente de nous rèpondre dans cette adaptation surprenante du best-seller d'Olivier Bourdeaut que l'on a pas besoin d'avoir lu pour apprècier pleinement le film! Au point que le spectateur est constamment orientè sur de fausses interprètations, ce qui donne plus de force dans la seconde partie du film! Elle s'appelle Camille et vit d'insouciance, de plaisir, de danse et de fête! Malheureusement, il y a un prix à payer pour vivre des choses aussi belles et intenses! C'est Virginie Efira qui a la lourde tâche d'incarner cette mère face aux pulsions de vie fortes, parvenant remarquablement à exprimer la folie de cet être tourmentè! Romain Duris n'est pas en reste dans le rôle du père, tout comme le jeune Solàn Machado-Graner qui incarne Gary! Une histoire sur l'amour fou qui passe par toute les èmotions! C'est à la fois fantaisiste et poètique, dèstabilisant et touchant! On peut toujours esquisser quelques pas de danse sur la chanson joyeuse et mèlancolique de Nina Simone même si on sait au fond que tout ne tourne pas rond...
Quand "s'aimer à la folie" prend un autre sens... En attendant Bojangles sort des rangs de la comédie romantique française vue et revue grâce à sa tonalité théâtreuse, à double-tranchant pour notre part : d'une originalité folle, permettant toutes les belles paroles qui sont liées aux dialogues de théâtre, créant des personnages extravertis, ce procédé nous a tout de même empêché de croire une seconde à l'histoire en nous tenant toujours à distance de l'illusion de réel intrinsèque au cinéma. On s'explique : tandis que le cinéma nous procure cette sensation de regarder par la fenêtre, le théâtre nous renvoie toujours au milieu des planches par son côté excessif (les dialogues enjolivés et déclamés plutôt que simplement "dits"), et le mélange des deux nous gêne (subjectivement) beaucoup pour croire à l'histoire. Mais si cela ne vous dérange pas, alors foncez voir cette petite comédie réussie. Virginie Efira et Romain Duris sont tous les deux excellents, se mettant littéralement à nu pour leur rôle, et Efira y alliant des scènes de démence qui nous ont scié, nous a rappelé sa performance stupéfiante de Benedetta. Une actrice à suivre, on le pense vraiment. La musique "Bojangles" est un gimmick trop répétitif (on la dégaine à l'envi), le personnage du petit garçon est une bonne surprise, mêlant innocence et regard décalé sur le monde, dans cette famille qui aime tout prendre au pied de la lettre (on sourit parfois face aux raisonnements absurdes). Le sourire s'estompera lors des dernières minutes qui fileraient le cafard même à Rémi sans famille... L'amour et l'humour laissent place lentement à la tragédie et à la fatalité, un procédé narratif que l'on a beaucoup aimé pour varier les registres de jeu des acteurs (qui brillent ici, par conséquent), et la toute fin nous a miné le moral, le seul instant où on y a cru, pour de bon. A voir si le style "théâtre" ne vous dérange pas au cinéma, car Bojangles ne manque pas d'intérêt, surtout avec sa très bonne interprétation.
"En attendant Bojangles" adapté du roman éponyme d'Olivier Bourdeaut est un drame qui se regarde. En effet en dépit d'un démarrage bien laborieux, d'un scénario qui marche par intermittence ainsi qu'un jeux de rôle parfois ridicule le film comporte d'évidentes qualités comme son casting (Virginie Efira et Romain Duris) mention spéciale au jeune Solàn Machado-Graner, j'ai beaucoup aimé également la direction artistique ainsi que certaines séquences émouvante et drôle qui traite de la maladie mentale parfois d'une manière solaire.
Un film aux allures de 37,2 le matin. Avec l'amour comme sujet principal et sa force énergisante. Lorsqu'il est contrarié par la maladie qui frappe aveuglement un trio, le conte tourne à la mélancolie...
J'ai aimé ce film parce qu'il n'est pas du tout une comédie. Il révèle l'essence même de la tragique condition humaine vouée à s'avilir, alors qu'elle porte en elle des rêves d'absolu. La folie de l'héroïne n'est qu'une conséquence logique de cette tension extrême, de cette conscience aiguë de notre drame métaphysique. Seul l'amour immense dont elle est entourée semble pouvoir assez longtemps la soutenir, mais on sait bien que c'est en pure perte. Il ya dans les yeux de Virginie Effira toute la détresse de cette irrémédiable douleur. Les autres acteurs sont aussi formidables. Et bien sûr le petit garçon. On prie pour qu'il échappe toutefois à l'héritage maternel dans ses conséquences les plus tragiques, tout en sachant en garder le pouvoir d'enchantement.
Belle reprise : comment rendre l'insupportable supportable ! J'attendais beaucoup de ce film et je n'ai pas été déçue. J'attendais ce film parce que Efira et Duris , mais les deux autres acteurs Solan Machado-Graner (Gary), Grégory Gadebois ( dit l'ordure ) , qui les accompagnent, sont tout autant parfaits. La qualité de la photo, les musiques qui bercent le film , tout m'a paru réussi : et l'histoire, si forte et attachante ... bref comment vous cacher que je suis assez fan. Mais un conseil si on ne veut pas ressortir de ce film totalement bouleversé, il va falloir trouver une stratégie. En effet malgré les rires et les sourires, il y a beaucoup de larmes, de souffrance cachée qui parfois explose en cris. Voir ce film à travers le regard de ce petit garçon est tendre et douloureux à la fois. Pour me sauver de trop de tristesse, pour sortir indemne je préfére croire que peut-être il y a encore de la place pour la différence. Leur vie démentielle et ce refus des codes sociaux serait alors la vraie vie. Que le monde, celui qui nous entoure, c'est celui là qui est faux et fou. Envie de continuer à danser et de raconter des histoires. Envie de continuer de rêver et d'imaginer pour vivre pleinement et choisir...
Une adaptation réussie du roman que j'avais adoré. Romain Duris et Virginie Efira sont attachants, émouvants, parfaits. En revanche, le sujet est difficile : troubles bipolaires. Les séquences en hôpital psychiatrique sont d'ailleurs très dures. J'ai apprécié de retrouver la fin du roman dans la bouche du gamin : "comment font les autres enfants pour vivre sans mes parents?". Beaucoup de danse, celle sur "Adoro" est fabuleuse.
J'ai passé un excellent moment de cinéma avec cette adaptation du roman éponyme d'Olivier Bourdeaut. Les acteurs y compris le volatile, le scénario, les dialogues et les décors, sont sublimes. Dès le début de la romance, le spectateur est avisé qu'il ne se dirige pas vers une comédie lorsque le sénateur narre l'historique de l'enfance de Camille. L'évolution de la psychose de Camille est merveilleusement bien jouée par V.Efira. Les images de l'hôpital psychiatrique sont glacantes "au sens propre" comme au sens figuré. Quand la souffrance psychique est intenable quel que soit le statut familial et les sentiments bienveillants, il est malheureusement impossible d'empêcher quelqu'un de vouloir y mettre définitivement fin.