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Au début du mois de mars, je me suis rendue en salle, surtout je l’avoue parce que l’affiche m’intriguais, pour voir le dernier film d’Alain Guiraudie. Viens je t’emmène m’est apparu comme un OVNI au sein de la programmation. Il est resté très présent dans mon esprit au cours des semaines suivant son visionnage, comme s’il continuait de germer en moi. Voici quelques mots sur un film inattendu, inclassable et objectivement absurde.
Une rue vide offre à notre regard, lorsqu’il se porte plus loin, un panorama dominant de la ville de Clermont-Ferrand. Médéric approche timidement une femme. Voici ce qui introduit l’incongruité de l’univers dans lequel nous glissons ainsi que la maladresse de notre personnage principal, contraint d’expliquer la nature de sa démarche quand il fait la cour à une prostituée. Si cette scène a une saveur de déjà-vu au cinéma, nous nous délectons déjà de la naïveté et de la douceur de Médéric, interprété par le génial Jean-Charles Clichet.
Viens je t’emmène ou un passage de la vie de Médéric et de son voisinage. Plusieurs histoires se superposent et se croisent. Alors que notre protagoniste entame une relation avec Isadora, rencontrée sur le trottoir et mariée à un jaloux-tyrannique, une attaque terroriste au centre-ville secoue les clermontois. Au 5 Rue Ledru, un arabe qui zone dans l’immeuble provoque de manière ambivalente la méfiance et la compassion des résidents. Ces deux sentiments graviteront tout au long du film, suggérant avec beaucoup de justesse à la fois l’angoisse partagée que génère un attentat, mais également l’apathie que tend à provoquer un monde régi par les informations en continu : « C’est pas parce qu’il y a eu un attentat que tout doit s’arrêter », maugrée Médéric alors que l’annonce de la télé l’empêche de faire l’amour avec Isadora. Ce premier rapport sexuel entre les personnages nous donne à voir le réel sans altération ni détours, quand même le personnage reconnaît le caractère exagéré des mugissements de sa partenaire. Le sexe est désacralisé mais pas l’amour.
Notre anti-héros, sa tenue de sport en guise de costume de justicier enfilée, court à la rescousse d’un jeune en voie de radicalisation et de sa princesse en danger. Intrusion, violence, destruction. « Tout le monde s’énerve, plus personne se parle. On va en crever de ça hein » commente Médéric à ses voisins. Viens je t’emmène réussit le pari de faire du contexte extrême et traumatique qui est celui de notre époque, une comédie grinçante, alors que l’homme est face à ses limites.
Pour plus de critiques : https://www.analise.fr
Une rue vide offre à notre regard, lorsqu’il se porte plus loin, un panorama dominant de la ville de Clermont-Ferrand. Médéric approche timidement une femme. Voici ce qui introduit l’incongruité de l’univers dans lequel nous glissons ainsi que la maladresse de notre personnage principal, contraint d’expliquer la nature de sa démarche quand il fait la cour à une prostituée. Si cette scène a une saveur de déjà-vu au cinéma, nous nous délectons déjà de la naïveté et de la douceur de Médéric, interprété par le génial Jean-Charles Clichet.
Viens je t’emmène ou un passage de la vie de Médéric et de son voisinage. Plusieurs histoires se superposent et se croisent. Alors que notre protagoniste entame une relation avec Isadora, rencontrée sur le trottoir et mariée à un jaloux-tyrannique, une attaque terroriste au centre-ville secoue les clermontois. Au 5 Rue Ledru, un arabe qui zone dans l’immeuble provoque de manière ambivalente la méfiance et la compassion des résidents. Ces deux sentiments graviteront tout au long du film, suggérant avec beaucoup de justesse à la fois l’angoisse partagée que génère un attentat, mais également l’apathie que tend à provoquer un monde régi par les informations en continu : « C’est pas parce qu’il y a eu un attentat que tout doit s’arrêter », maugrée Médéric alors que l’annonce de la télé l’empêche de faire l’amour avec Isadora. Ce premier rapport sexuel entre les personnages nous donne à voir le réel sans altération ni détours, quand même le personnage reconnaît le caractère exagéré des mugissements de sa partenaire. Le sexe est désacralisé mais pas l’amour.
Notre anti-héros, sa tenue de sport en guise de costume de justicier enfilée, court à la rescousse d’un jeune en voie de radicalisation et de sa princesse en danger. Intrusion, violence, destruction. « Tout le monde s’énerve, plus personne se parle. On va en crever de ça hein » commente Médéric à ses voisins. Viens je t’emmène réussit le pari de faire du contexte extrême et traumatique qui est celui de notre époque, une comédie grinçante, alors que l’homme est face à ses limites.
Pour plus de critiques : https://www.analise.fr
Un film surpenant, humain, qui détourne le social pour trouver d'autres possibles, d'autres tons, d'autres utopies - sans jamais rien idéaliser.
Un film drôle et corrosif. Les comédiens sont formidables, en particulier Noemie Lvovsky... L'actualité traitée avec une sacré originalité.
Comme on peut s'y attendre puisque l'on est chez Guiraudie, Viens je t'emmène nous emmène vers des scènes et des situations inattendues, le coup de foudre de Médéric, trentenaire clermontois sans histoires, pour Isadora, une prostituée mariée, aboutissant sur un joyeux compagnonnage entre plusieurs personnages rencontrés au gré d'une attaque terroriste et d'un improbable règlement de comptes (!). Je trouve la première partie du film particulièrement réussie, parce qu'elle croque avec précision la bizarrerie de l'état d'urgence terroriste, tout en permettant à la comédie de faire irruption, notamment dans ces dialogues truculents entre voisins. Le film reprend ensuite des thématiques guiraudiennes plus attendues sur le désir et sa répression, ce qui donne une conclusion certes amusante, mais aussi un peu ronoronnante. Tant pis, on est en terrain connu, ce qui est bien suffisant quand on aime déjà le cinéma de Guiraudie.
bien décalé, un oeil différent, pas mal, les acteurs sont bons, y'a une osmose,...faut écrire un nombre minimum de mots dans les commentaires, c'est casse pieds
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