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Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2021
J'ai adoré ce film et j'ai pris la peine de créer un compte ici quand j'ai vu que la note sur deux votes, était inférieure à 3, c'est n'importe quoi ! Le film est d'une grande intelligence, d'une grande finesse, les acteurs sont tous excellents, c'est un film que je recommande. Je ne suis pas un expert pour disserter sur un film, je l'ai trouvé excellent et je le reverrai très vite et je ferai en sorte de voir les films du réalisateur Jérome Bonnell, que je ne connaissais pas.
Jonas (Grégory Montel) est toujours amoureux de Léa (Anaïs Demoustier) malgré leur séparation récente. Un matin, au lieu d'aller travailler et après une nuit arrosée, il décide de s'installer dans le bistro en face de chez elle pour lui écrire une longue lettre. Une drôle de journée commence alors, remplie de rencontres... cocasses ! Nous sommes loin ici de la comédie de l'année, et ce film ne restera pas non plus dans les annales du cinéma mondial, mais j'ai beaucoup aimé la sincérité des personnages dans une mise en scène certes simple, mais intelligente et réaliste. Mention spéciale au délicieux Grégory Gadebois qui n'en fini pas de m'étonner par la justesse de ses rôles et par la force paisible qu'il dégage face caméra. En conclusion, cette bluette sans grande prétention réussit à distraire de façon élégante et plaisante. Globalement sympathique ! Site CINEMADOURG.free.fr
J'ai bien apprécié ce film simple et délicat, porté par des acteurs attachants tout autant dans leur rôle que par leur personnalité - hormis un bémol : le rôle à contre emploi demandé à Anaïs Demoustier ; ici en mode "sombre", alors qu'elle est habituellement si lumineuse .. J'en ai pris conscience après avoir vu le film, y'avait un truc qui collait pas ! Bien entendu ce n'est pas de sa faute, je crois que c'est juste une erreur fondamentale du scénario - à réécrire donc (lol) avec une Anaïs fidèle à elle même -spoiler: qui a tout à fait le droit de tej un mec, même pour de sombres raisons ...
On rentre facilement dans le film, très agréable à regarder. Comme beaucoup de films français, tout se passe au café ou dans un appartement, mais on ne s'ennuie jamais. C'est crédible. Exactement le contraire de "Rose".
Je gardais un bon souvenir de "Le temps de l'aventure", son charme et son humour décalé. Rien de tout cela ici. Les personnages sont tous stéréotypés et sans nuances, y compris le génial Gregory Gadebois. Seules émergent Léa Drucker, et la décalée papetière enceinte qui fait deux apparitions furtives formidables, et dont je ne trouve pas le nom en ligne. Pour moi, Jérôme Bonnell, c'est fini.
Une situation pourquoi pas assez intéressante à creuser mais de là, rendre quelque chose de captivant sur la longueur, c'est une toute autre affaire. Deux ou trois scènes réussies sauvent ce scénario du naufrage car dans l’ensemble les dialogues n'atteignent pas les sommets.Dommage, tous ces efforts pour...le grand écran. Un téléfilm eût été préférable comme destination et trouverait ainsi une audience adéquate avec alors un plus grand public.... du petit écran
Un film charmant, dans la lignée d'un certain cinéma d'auteur sentimental et fantaisiste. Si le récit peine à se mettre en route, on finit par se laisser porter par la grâce ambiante.
Chère Léa Vu le dimanche 19 décembre 2021 Envie d'une comédie légère en ces temps maussades . Restriction des libertés et ciel gris . Envie d'amour et d'humour. Je sors du film et je me dis "bon choix". Ce n'est pas prise de tête, pas ambitieux mais réussi. Certes l'histoire est un peu simple, manque d'épaisseur, rien de très creusé mais tout y est agréable, limpide. Les personnages sans réelle profondeur sont sympathiques. Chacun joue un rôle stéréotypé mais les portraits sont suffisants séduisants pour qu'on s'y attache. Les Grégory sont au top. Gregory Montel, l'amoureux Jonas , confirme sa capacité à jouer des rôles différents de "10%" en passant par "Les Parfums" ou "Rose" (oùje l'ai vu), beaucoup de sensibilité, de modestie et de nuance dans son jeu. Grégory Gadebois , Le cafetier Mathieu, le film tient beaucoup à son charisme: calme rassurant; sa présence donne un réel équilibre dans le film. Il est là, écoute ne juge pas. Que ce soit le personnage, l'acteur ou l'homme, moi j'ai envie de boire un café au zinc de son bistrot. Le presque huit clos du café donne vie à d'autres personnages, ceux qu'on croise et ceux qui passent. Léa-Anaïs offre beaucoup de son naturel à cette jolie historiette : c'est rafraichissant alors pourquoi pas y aller, le cinéma ce n'est pas forcément se prendre la tête !
Parfois il ne faut vraiment pas grand-chose pour qu’un film nous plaise, nous charme et nous emporte. Et comme la plupart de la filmographie du trop rare Jérôme Bonnell, ce « Chère Léa » ne déroge pas à la règle et y réussit avec trois fois rien mais beaucoup de cœur et de douceur. Le film aurait pu porter le même titre qu’une autre œuvre de Bonnell : « J’attends quelqu’un ». En effet, le personnage principal passe une journée à attendre de voir son amoureuse, avec qui il vient de rompre, dans le café en face d’où elle habite. Il va tenter de lui écrire une lettre manuscrite, d’où le titre choisi, puisqu’il s’adresse à cette jeune femme dénommée Léa. On est donc face à un film d’amour, une romance d’une simplicité et d’une générosité rare. Mais ici c’est la rupture qui intéresse le cinéaste puisque les tourtereaux ne sont déjà plus ensemble quand le long-métrage débute. « Chère Léa » se positionne donc plutôt comme un film de séparation, car la fin des sentiments et la rupture font aussi partie de l’histoire d’amour. Il y a toujours un début et une fin mais il est vrai qu’on davantage l’habitude de voir au cinéma les prémisses d’une romance que sa conclusion, c’est ce qui donne aussi une petite originalité à ce long-métrage pétri de belles choses.
On pourra trouver le film peut-être un peu insignifiant ou anecdotique. Il se déroule sur une journée dans le périmètre d’une rue hormis deux ou trois embardées destinées à aérer un peu les lieux de l’action. Il ne raconte rien d’extraordinaire, il faut l’avouer. On ne peut pas dire non plus que la mise en scène, le jeu d’acteur ou le scénario soient inoubliables. Mais par petites touches, par une vision des relations humaines (et plus précisément amoureuses), pleine d’acuité et de justesse, Bonnell nous cueille sans souci. Une scène avec Léa Drucker hors du café ou de l’appartement de Léa vient apporter également une autre vision de la rupture, encore avec brio, tendresse, réalisme et humanité. Dans chaque séquence, c’est simple : c’est joli, c’est touchant, c’est la vie en somme. On sourit beaucoup grâce des situations et des personnages secondaires quelque peu décalés mais pas trop non plus. On est également gentiment ému au détour d’un regard, d’une phrase, d’une vérité ou d’un geste. C’est d’une délicatesse infinie et la scène finale à elle seule vaut le détour. Une histoire se finit, une autre commence. Et on retiendra Grégory Gadebois en bistrotier altruiste, empathique et de bon conseil. Un acteur dont la bonhommie et la gentillesse ne peuvent que nous conquérir. On le redit : c’est donc peut-être un tout petit film mais c’est clairement un film plus que plaisant et véritablement charmant.
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Ennuyeux . Un film sur la rupture , la capacité à l'accepter . Une bande annonce qui laissait imaginer un film réaliste et dynamique . Réaliste il l'est...mais la première partie du film est trop lente et manque de rythme....cela s'améliore sur la seconde partie. Mais cela ne sauve pas le film.
Belle surprise mieux que la bande annonce : histoire originale touchante et l'acteur principal joue particulièrement bien . Le tout accompagné par une très musique pour la scène finale. Le scénario est réaliste qui permet de s'attacher rapidement au personnage .
C'est forcément une histoire vécue. Émouvant et juste ce film nous raconte une transition ce moment de la vie ou un homme ou une femme sont dans le déséquilibre et le doute rien de très important mais tellement vital. Ce besoin de raconter une histoire capitale et de la finir par un point silencieux . Chouette moment de cinéma merci
Fil conducteur du scénario, une lettre de 14 pages écrites sur un coin de table de bistro dans l’instant d’une rupture amoureuse. Le patron du bar y glisse un regard indiscret, trouve des qualités certaines dans cette écriture, laisse entendre à l’auteur que ça peut intéresser tout le monde et déconseille de l’envoyer à la destinataire. Du contenu de cette lettre on ne saura pas grand-chose mais le spectateur sera tenu avec ça. En prime, les circonvolutions entre les êtres dans une sorte de « Je t’aime, moi non plus ». Au final, un film d’auteur appelant le spectateur à un certain effort puisque c’est à lui qu’il est demandé d’éclaircir tout ça, de se faire son opinion, de combler les lacunes et autres ellipses narratives. Le scénariste et réalisateur vous explique tout ça très bien dans les « Secrets de tournage » ! Lisez ces secrets qui n’en sont plus avant de vous déplacer pour vous assurer que ce genre cinématographique est bien dans votre registre. Car c’est un quasi huis-clos qui vous attend, histoire de vous empêcher de vous échapper de ce bar, sauf par la pensée à chercher la clé. Tant pis si vous ne la trouvez pas. Je ne suis pas sûr moi-même d'avoir tout saisi, tout compris...
Accablé d’ennui, le spectateur assiste impuissant au naufrage de ce filmaillon.. Aucune bouée de sauvetage : de l’action? Ah non, surtout pas.. De l’humour? Encore moins! Du suspense? Bernique.. Le scénario est si mince qu’ilpasse derrière l’affiche sans la décoller.. les gens qui sortent réveillent leurs voisins pour passer.. rien à sauver.