La saga horrifique (voire comique parfois) culte des années 80, « Evil Dead » a connu l’un des rares remake/reboot réussis du cinéma d’horreur il y a dix ans tout pile. Et ce « Evil Dead » de 2103 avait en effet révélé l’excellent cinéaste uruguayen Fede Alvarez qui nous a offert depuis le tout aussi magistral « Don’t breathe ». Une décennie plus tard, la Warner décide de faire marcher à nouveau la planche à billets (puisqu’on sait que les films d’horreur coûtent en général peu mais rapportent beaucoup) et de réitérer l’opération. Ils ont déniché un cinéaste tout aussi inconnu pour le moment, Lee Cronin, mais tout aussi prometteur, tant cette nouvelle itération (davantage qu’un remake puisque le concept de cette malédiction est inépuisable) est pareillement réussie. Intense, désespérément gore et sans concession en plus d’être généreux, ce « Evil Dead Rise » satisfera autant les amateurs de gore que la plupart des fans de la saga initiale. Manque juste l’humour, hormis un ou deux délires, mais ce n’est pas plus mal : ce que la saga perd en pantalonnade elle le gagne dans le poisseux et le malsain.
On pourra reprocher un prologue et un épilogue parfaitement inutiles censés raccorder les bouts avec le précédent. Pour le reste, il faut se préparer à une plongée jusqu’au-boutiste au sein des forces de l’enfer. Néanmoins, « Evil Dead Rise » ne se limite pas qu’à cela. Cronin prend le temps non seulement d’exposer son script (certes pas bien épais) mais surtout ses personnages, tout comme il instaure une atmosphère délétère avec unité spatiale et temporelle du meilleur effet. Enfermer la narration dans le huis-clos d’un immeuble citadin de Los Angeles change un peu la donne des maisons isolées en pleine campagne ou assimilé. Ce vieux building qu’un tremblement de terre et une coupure de courant isole est optimisé en tous points. Un décor qui donne un cachet visuel original laissant à Cronin exploser ses idées de mise en scène dont on retiendra surtout le jeu malin avec l’œil de bœuf. Il est aussi très doué pour les travellings et mettre en scène l’angoisse.
Quant aux personnages, on ne peut pas dire qu’ils soient toujours bien écrits, crédibles et bien joués dans les films d’horreur. Et bien ici, de prendre une famille monoparentale et une tante comme personnages principaux, sans avoir peur de les malmener, est plutôt osé, rare et méritoire. On s’attache à eux et c’est pourquoi on a encore plus de mal à les voir subir tous ces sévices diaboliques. Alison Sutherland avait le physique pour s’acquitter d’une possession maléfique et Lily Sullivan tient le rôle principal avec un bel aplomb tandis que les enfants sont tous excellents. Notons un impressionnant final, certes très référencé avec « Shinning » pour l’ascenseur sanglant et « The Thing » pour cette bestiole finale horrible (le summum de l’écœurement pour cet « Evil Dead Rise ») qui nous hantera longtemps. Et hormis une ou deux invraisemblances ou scènes gores de trop (l’œil avalé, c’était un peu ridicule), on doit louer l’inventivité de Cronin pour les délires gores avec toutes sorte d’outils et de sévices possibles. Une heure et demie de cauchemar éveillé assumé, réussi et extrême qui fera date comme le précédent et met beaucoup de films du genre à l’amende. Et félicitations au responsable des maquillages et trucages gores, il y avait de l’ouvrage et c’est un travail de maître!
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La bande annonce me laissait craindre le pire, enfin juste un film d horreur lambda avec une possédée qui n a rien d original. Et bien ce n est pas le cas. Si comme le remake il délaisse le slapstick et la comédie d horreur il s avère suffisamment généreux en gore pour satisfaire l amateur. Je lui reprocherai une scène d introduction un peu hors de propos et des clins d œil un peu trop appuyés aux précédents films et à plusieurs classiques de l horreur. C est dans son originalité et ses nouveautés qu Evil Dead Rise s en sort le mieux. On trouve de bonnes idées, au scénario et à la mise en scène avec de belles (enfin horribles surprises). J ai apprécié le fait de trouver des personnages construits et bien caractérisés (ce qui est une nouveauté dans la saga), l impression rapidement donnée que chacun est en danger. Après leur mise en place c est une foire au gore et à l hémoglobine qui ne fait pas tache dans la saga, même si certains passages auraient pu pousser plus loin le délire (ha, la râpe à fromage…). Bref un film qui souffre plus de son héritage que de ses propres tares et finalement un bon moment pour les gens qui aiment le cinéma qui en met plein les murs.
Ce remake (je dois bien avouer que l'original est franchement lointain dans ma mémoire) n'est pas vraiment effrayant (attention, âmes sensibles s'abstenir tout de même !) mais il est joyeusement gore. Il n'y a pas vraiment de ligne directrice, si ce n'est de diluer un maximum d'hémoglobine et, de ce côté là, on peut dire que c'est réussi.
Une bien bonne boucherie ! Si ce n'est pas l'ami Sam Raimi qui reboote son bébé il est producteur et on est en droit de penser qu'il a adoubé Lee Cronin pour se faire. En tout cas ce dernier n'y va pas avec le dos de la cuillère, ça gicle non stop durant 1h30. Les hectolitres d'hémoglobine font d'ailleurs parti du côté respecté de la patte Raimi à laquelle il manque simplement l'humour ici. Pas évident sans ce cinglé de Ash ! Remarquez que le casting a dû s'en donner à cœur joie parce que le délire part quand même assez loin. En somme c'est très bien foutu, gore à souhait et on est pas à l'abri de deux ou trois bons coups de flippe. Puis tous les clins d'œil à la saga originelle sont vraiment sympas. Bref on passe un vrai bon moment et même si ce reboot n'a finalement pas grand chose à voir avec l'atmosphère barrée de l'original on ne boude pas notre plaisir. Perso j'espère bien une suite !
Dans un vieil immeuble situé à Los Angeles, une femme va devoir protéger les enfants de sa sœur, possédée par un démon brutal et sans concessions. Un huis clos "familial" et citadin, et une suite plus proche du ton 1er degré du reboot de 2013 que de l'horreur délurée de la trilogie de Sam Raimi.
Malgré quelques idées sympatoches (le point de vue via le judas, le monstre en 3 pièces), ce nouveau volet accumule les poncifs du genre sans y apporter grand-chose de neuf, et tout cela à coups d'effets souvent putassiers, si bien qu'on finit par se désintéresser ce qu'il peut advenir des protagonistes à l'écran.
Bref, un train fantôme gore à souhait, mais balisé dans son déroulé et assez inoffensif au final.
Film d'horreur sous fond d'emprises démoniaques prétextant des scènes ultra gores et sanglantes !! Quelques scènes sont frissonnantes et d'autres assez dégueulasses !!
Le remake de 2013 était plutôt pas mal dans son approche même s'il n'atteignait pas le niveau de Sam Raimi, cette nouvelle mouture peine à convaincre totalement. Globalement le scénario n'es pas spécialement inventif et à tout d'une banale histoire de possession jusqu'à sa dernière demi-heure où là enfin le film prend son envolée dans l'horreur sanguinolent propre à la série. Autre point assez rebutant c'est cette stupidité que font parfois preuve voir même souvent les personnages face aux situations ainsi que leurs questions juste après avoir vu un truc complètement dingue. Ce n'est pas aussi décalé et jouissif que l'original, ni même que la série Ash, Bruce Campbell y étant pour beaucoup et pas aussi réussi que la version de Fede Álvarez. A voir malgré tout pour quelques effets réussies.
Un Evil dead urbain qui n’apporte rien á la saga sinon une énième variation sur le mythe de la mère idéalisé. Reste quelques effets gores et un final sanglant.
Après la première trilogie dans les années 80-90, et le remake de 2013, Evil Dead est de retour pour le meilleur et pour le pire ! Le meilleur ? Du gore, du sang, du rythme et de l’action ! Le pire ? Une base scénaristique ridicule, des facilités grossières et un gros côté nanar qui nous empêche de le prendre vraiment au sérieux. C'est dommage car techniquement, la créature et son évolution aurait pu être convaincante. Mais finalement, pas de peur, à peine du dégoût, on rentre à peine dedans qu'on en sort aussi tôt. Tant pis, je préfère retourner écouter la compil de DJ le moine !
La dimension satanique annonciatrice d'une épouvante démoniaque n'est que prétexte à une accumulation de scènes gore où les flots de sang forment des piscines et où l'on voit la volonté de surenchère dans les innovations sadiques et criminelles. Plus écœurant qu'effrayant, le film fait détourner le regard par répugnance plus que par nervosité! Cependant les comédiens s'impliquent, l’héroïne construit sa bad ass attitude de manière convaincante, la construction narrative se veut innovante et l'atmosphère funeste très réussie laisse entendre que le Mal (libre d'y ajouter un sens métaphorique!) rôde incessamment... Plus de subtilité aurait néanmoins été bienvenue!
Amateur de tous les Evil Dead sortis à ce jour, ce dernier est un événement. Je serai bref, les meilleurs restent pour moi Evil Dead 2 et le Remake de 2013. Evil Dead Rise reprend bien les codes de son géniteur Sam Raimi sans les exagérés, le film est fidèle à atmosphère crue et sans pitié de Evil Dead. La particularité de la saga est sans conteste le peu de place à l'espoir de s'en tirer. Une fois le personnage pris dans l'engrenage de la possession, lui et ses amis sont tous voués à une mort atroce sans aucune pitié. Le film est bien rythmé, l'actrice principale a été bien choisi, seul les autres membres de la famille et rôles secondaires ne cassent pas des briques, manquant de profondeur ou de charisme dans leur jeu d'acteur et c'est bien dommage. Je regrette également la bande son un peu fade qui n'appuie pas ou peu les scenes de terreur comme la terrible sirène stressante du film de 2013...
Faire un lien de ce film avec la trilogie des evil dead serait qu'autour du necronomicon. Pour le reste le film reste assez terrifiant et bien réaliser. Il nous gave en scènes bien gore et sera apprécier par les amateurs du genre.
Le prélude annonce la couleur, du no limit, du trash et de la possession pour l'élévation du mal sur fond un sonore incroyable, on sent que l'on va passer un grand moment. Non connaisseur de l'univers de base, j'ai été impressionné par ce film incroyablement sanguinolant. Des références de l'horreur aux plans visuels ingénieux (superbe scène du Judas), des maquillages impressionnants aux bonnes idées scénaristiques, Evil Dead Rise écrase totalement les autres films horrifiques commerciaux vus récemment. L'histoire se fixe assez peu de règle, évite les jumps scare mais privilégie la vision horrifique permanente. On aurait été pas loin du chef d'œuvre dans le genre si le final avec le monstre suprême n'était pas un peu ridicule.
Sorte de huit clos avec un scénario qui casse pas des briques d'originalité mais qui sait se rendre efficace avec une réalisation intéressante et des images marquantes. Les effets et le maquillage sont de bonne facture, et la présence permanente de litres d'hémoglobine vous rappellera que c'est bien un Evil Dead.