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CinÉmotion
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2,5
Publiée le 24 mai 2021
Comme beaucoup, j'aime évidemment le travail d'acteur de Nicolas Maury dans la série Dix pour cent, à tel point que je me demandais toujours quelle proportion de ses attitudes, mimiques, façon de jouer étaient du personnage et de lui réellement. C'est pourquoi j'ai été curieux de découvrir Garçon Chiffon, qui raconte un peu de lui. Et le film n'a laissé un peu circonspect. Le fait que Nicolas Maury soit à la fois réalisateur, scénariste et acteur pour ce film, n'est pas un problème en soit, sur le principe, Xavier Dolan y parvient très bien et avec brio. Sauf que dans ce film, j'ai trouvé que tout tournait autour de son personnage avec insistance, et notamment en termes de cadrage et montage. Sur certaines scènes de dialogues, beaucoup de temps est accordé à son personnage au détriment de l'autre. Ce qui laisse un sentiment d'auto-centrisme et de narcissisme un peu décevant, mais j'ose croire que ce n'est qu'une malheureuse impression que j'ai eu. Il faudrait un second visionnage pour m'en assuré. Mais au délà de ça, Nicolas Maury est très bon acteur, et arrive particulièrement à montrer à la fois une sensibilité et une fragilité à l'écran qui est parfois troublante et déstabilisante. J'espère tout de même pour lui qu'il est dans la vie un peu plus équilibré et stable que son personnage de Garçon Chiffon... Une chose est sûre, le film est trop long. 1h30 aurait amplement suffit, des scènes auraient pu largement être raccourcies et sacrifiées sans perdre un seul élément de l'intrigue et de l'évolution des personnages. Tout est fait un peu avec insistance. La thématique de la jalousie était intéressante, mais là encore, assez lourde et trop répétitive sur certains aspects à mon sens. Heureusement, certains moments permet de donner de l'air, notamment la scène avec Laure Calamy, qui est, décidément, excellente dans les scènes de perte de contrôle totale, qui en fait maintenant sa marque de fabrique. ^^ La réalisation n'est pas mauvaise, le rythme est lent mais on sent une patte et un univers singulier, qui demande quand même à être reconfirmé et/ou encadré dans un second film...
J'ai bien aimé ! Intéressant ! Une vraie écriture et un style propres à Nicolas Maury Sublime Nathalie Baye et de très bons acteurs ! On y croit même si N Maury en fait un peu trop parfois ce qui rend son personnage pas toujours crédible .... davantage de crédibilité au personnage aurait fait un excellent film où tout est très bien senti
Garçon chiffon (jolie expression qui pourrait faire florès) est écrit, réalisé et interprété par Nicolas Maury. C'est beaucoup pour un seul homme, un cinéaste débutant qui plus est, dans un film dont se demande jusqu'à quel point il relève de l'autofiction (personnel mais pas autobiographique, aux dires de son réalisateur). Toujours est-il que Nicolas Maury est omniprésent à l'écran, parfois drôle, souvent touchant mais presque toujours agaçant par un égocentrisme prononcé. Principal trait de caractère : une jalousie maladive qui met en danger ses histoires d'amour et Dieu sait s'il en est question dans Garçon chiffon. Le film sera nécessairement comparé à certains Dolan mais le québecois possède une flamboyance et une maîtrise des ruptures de ton que ne possède pas (encore ?) Nicolas Maury. Une grande partie de son long-métrage se déroule dans le Limousin mais ne tire pas vraiment profit des paysages, la caméra revenant inlassablement sur son personnage principal. Même remarque pour Nathalie Baye, comme toujours parfaite, mais dont le personnage n'est guère développée. Toutefois, une scène (avec des religieuses) suffit pour montrer que le primo-cinéaste possède un vrai talent qui ne demande qu'à s'exprimer, pourquoi pas sur des sujets moins personnels. A suivre donc, comme acteur, évidemment, mais aussi comme réalisateur.
Garçon Chiffon apporte un ton décalé, c'est un film d'atmosphère, délicat... Trop délicat, sans densité ni intensité donc ennuyeux. Point négatif principal, plus le film avance, plus les scènes paraissent longuettes et quelquefois même soporifiques. Ceci dit, le ton est juste et l'ensemble touchant, malgré un personnage à la Calimero assez pathétique et autocentré. Entre les deux séquences fantasques (l'une de jalousie, l'autre, croustillante, avec l'excellente Laure Calamy en réalisatrice paumée) et la douce chansonnette finale, le scénario fait le choix des chemins de fuite et du vanilla-mignon, le tout emballé dans des réunions relativement barbantes et saupoudré d'instants psychologiques douteux spoiler: (l'épisode pseudo-dramatique chez les nonnes, la révélation intime de la mère, une Nathalie Baye en reconstruction mais mal exploitée) , à en regretter que les confrontations mises en place dans le premier quart du film n'aient donné lieu à aucun développement. Reste quelques instants originaux, dont cette fameuse interprétation, assez ridicule mais assumée, de "Marylin et John" de Vanessa Paradis. L'issue, via le pauvre petit chien mignon, fait office de cicatrisation des cœurs brisés.
N.Maury se met en scène en homo efféminé assumé, semblable en cela à ce qu'il était dans "dix pour cent". La différence ici est que sans perdre son aptitude à l'autodérision, il se campe en jaloux maladif et nous donne à ressentir en profondeur son univers intérieur. A le voir se réfugier en Limousin (la région d'où il vient dans le monde réel) pour fuir une peine de coeur, on suppose que son récit est largement autobiographique et on est parfois tenté de le taxer d'exhibitionnisme, à tout le moins d'égocentrisme. Pourtant, sa grande sensibilité le met à distance du ridicule, voire lui confère même parfois de la dignité, notamment dans ses rapports à la mère (excellente Nathalie Baye !). Hypersensible et maniéré, certes, jamais vraiment folle tordue, il réussit à nous choper avec délicatesse sans hésiter à parler cru s'il le faut, et ça c'est remarquable. Vraiment pas mal pour un coup d'essai !
Film sensible, décalé, mélancolique, drôle. Pourtant pas très fan de la série '10 pour cent', j'ai apprécié le personnage de Jérémie dans un Paris parfois inhumaine. Ca retentit en cette période de questionnement sur les relations, le rapport à la vie quotidienne.
Maury par Maury. Et c’est très long. Même l’humour. Qui pour autant m’avait paru plus étincelant et vif dans une certaine série télévisée à succès. Évaporé pour le coup, ou, bien trop saupoudré. Quant aux multiples gros plans sur l’acteur-réalisateur, à part pour servir un ego qui semble ici plus que démesuré, je n’en vois pas l’interêt. J’étais revenue au cinéma le cœur léger, j’en suis ressortie bien vide. Cependant d’autres films plus prometteurs s’annoncent déjà. Il faut bien parfois quelques erreurs pour savourer le meilleur.
Nicolas Maury est un acteur atypique qu'on a pu voir exceller dans la série "Dix pour cent" et c'est avec une curiosité certaine que j'ai filé voir sa première réalisation. Dans "Garçon chiffon", il opte pour la double casquette acteur/réalisateur et campe Jérémie, un comédien trentenaire à la carrière bancale, hypersensible et lunaire, qui développe une jalousie maladive envers son amoureux. Pour se réparer, il s'expatrie sur sa terre d'origine, le Limousin, auprès de sa mère. Physique, voix et gestuelle singuliers de Nicolas Maury sont mis à profit d'une quête existentielle qui oscille entre pure comédie, film d'auteur, fantaisie et drame. C'est un premier film tendre, décalé, bizarre par moment, drôle à d'autre qui aborde la thématique controversée de l'ego (surtout quand le réalisateur se donne le premier rôle), du rejet et de l'acceptation de soi-même par le biais du métier d'acteur et de l'amour au sens large. J'ai trouvé le personnage principal difficile à cerner. Une sorte de clown triste, mélancolique et pathétique. Un parisien en plein spleen baudelairien qui trouve réconfort chez sa vieille mère. C'est un héros qui n'en est pas vraiment un, un "attachiant", tantôt fantaisiste, tantôt absurde, toujours à fleur de peau et en constante hésitation. C'est un rôle fait sur mesure pour Nicolas Maury mais qui, je trouve, reste assez inaccessible et agaçant. Face à lui, des personnages plus terre-à-terre et réalistes font naitre un contraste intéressant, sans pour autant marquer les esprits. J'ai même été un peu déçu de l'implication de certains, trop retenu à mon goût, ou pas assez exploité. Seules Laure Calamy et Pauline Lorillard, dans un petit rôle, m'ont vraiment étonné ! Côté réalisation, on sent que Nicolas Maury s'inspire d'autres styles et réalisateurs. Difficile de ne pas penser à l'esthétique des films de Xavier Dolan ou aux parties musicales de Christophe Honoré. Cela dit, j'ai trouvé que la mise en scène très figée, composée de plans très serrés n'aident pas à rentrer dans le film. Ça ne m'a pas aidé à apprécier les touches lyriques qui m'ont du coup plus gêné que séduit... Les dialogues sont inégaux et pas toujours accrocheurs, ce qui amène quelques longueurs, mais surprennent à plusieurs reprises grâce à une poésie rafraichissante et décalée. L'histoire, quant à elle, m'a pas vraiment convaincu. Je l'ai trouvé très idéalisé malgré les états d'âme tourmentés du personnage. Je n'ai pas du tout cru à la scène finale, et encore moins à la présence de Théo Christine, qui n'a pas l'air de savoir ce qu'il fait là, spoiler: si ce n'est montrer ses fesses . Cependant, cette première tentative, pas ratée mais pas réussie pour autant, m'intrigue quant aux possibles projets futurs du réalisateur.
Un 1er film très personnel pour N. Maury comportant des maladresses, notamment sur le manque de variations et son interprétation pouvant agacer. Il y a aussi des signes encourageants : un récit singulier et introspectif bien mené, quelques répliques efficaces, un joli final. Avec une mention spéciale pour N. Baye toujours très juste et L. Calamy dans une scène explosive. Un drame pas vraiment "tout public" mais qui a une âme.
Nicolas Maury se met à la mise en scène. On aime beaucoup le comédien mais franchement, le métier de réalisateur est autre chose. Car, si le sujet de "Garçon chiffon" est plein d'atout, cette mise en scène pleurnicharde et narcissique agace au plus haut point. Il est vrai que le destin des artistes pose de nombreuses questions, notamment dans cette crise sanitaire qui les a privés de toute forme d'expression. Mais le récit d'un comédien, jaloux, à la voix chevrotante, amoureux transi d'un vétérinaire, à la recherche de contrats d'intermittence, n'a rien, mais vraiment rien de passionnant. On se demande comment cet artiste a du mal à gérer son loyer ou à payer ses restaurants, tout empruntant un taxi pour rejoindre sa mère au fin fond de la province. On se demande aussi pourquoi la galerie d'artistes succombe à autant de ridicule. Et l'apparition de ce mystérieux Kevin, qui aide si bien la mère du héros, fait craindre la romance gay sans intérêt.
Bref, "garçon chiffon" passe à côté de son objectif. Le film ne parvient pas à se défaire du risque narcissique. Le personnage principal, qui passe beaucoup de temps à sangloter et à fabriquer son propre malheur, agace pendant toute la durée du film. On imagine bien que le réalisateur cherche à faire rire, mais le choix du réalisateur de s'incarner dans ce personnage, constitue une erreur car au lieu de procurer l'ironie et le comique de situation, il fait craindre la complaisance.
Nicolas Maury est un acteur formidable, sensible et décalé. Génial chez Gonzales, son premier film en tant que réalisateur était forcément attendu. L'essai est à moitié concluant. Si le film se regarde sans déplaisir, il suit un schéma balisé depourvu de véritables surprises. Lorgnant du côté de Dolan, d'Honoré mais aussi de la nouvelle vague, le film multiplie les références parfois maladroitement mais réussit à toucher tant Maury met du cœur dans cet autoportrait aussi narcissique que touchant. Les seconds rôles sont souvent amusants et la dernière séquence chantée pleine de sensibilité. Garçon chiffon, sans être une grande réussite, est plaisant bien qu'un peu long. Espérons que le prochain film de Maury soit plus maîtrisé.
Premier long métrage de N.Maury derrière la caméra mais il reste devant pour interpréter cet homme gay en quête de bonheur mais tiout ce qu’il trouve c’est le désespoir et c’est ce qui tombe sur le spectateur. Larmoyant, surjoué, trop personnel, souvent malaisant. Un drama queen sans grand intérêt.