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PL06
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4,0
Publiée le 8 décembre 2021
Albatros relate une descente aux enfers… et une renaissance. Abordant au passage plusieurs sujets intéressants : la vie quotidienne d’une brigade de gendarmerie, les faits divers parfois dramatiques sur lesquels ces hommes sont aux premières loges, la détresse et les suicides d’agriculteurs. Une bonne heure consacré à un certain éloge de ce métier difficile, au cours de laquelle on ne s’ennuie pas un instant même s’il ne se passe rien de bien extraordinaire. Basculement vers le milieu du film, avec la faute professionnelle fatale de Laurent. La sidération et la dépression sont bien rendues, de même que les conséquences sur la vie familiale. Magnifiquement interprété par Jérémie Renier (Laurent) et Marie-Julie maille (Marie), sans oublier une mention spéciale pour Geoffroy Sery dans le rôle de l’agriculteur (Julien). Tout cela est dense humainement, émouvant, tendu par un montage serré, une atmosphère de plus en plus lourde qui colle à la situation. Très belles images de Normandie, de plage et de mer. Dommage que le fait central soit un peu extrême, on n’a pas trop envie d’y croire. Dommage aussi que la musique soit un peu lourde : avons-nous besoin d’un requiem pour craindre le pire ? Et dommage enfin que le film manque d’unité : même si l’on suit bien Laurent de bout en bout, il y a comme deux films en un. Petits défauts qui n’effacent pas une impression globale très favorable.
Après “Bac Nord” de Cédric Jimenez qui nous proposait cette année une immersion au cœur d’une brigade de terrain à Marseille, c’est au tour de Xavier Beauvois de nous inviter au sein d’une gendarmerie à Etretat. L’ambiance est différente. Tous les habitants se connaissent et il n’est pas rare que Laurent, commandant de brigade, doive traiter avec ses voisins et ses amis. Nous le suivons dans ses différentes affaires jusqu’au drame où il tue accidentellement un agriculteur ruiné en voulant l'empêcher de se suicider. Le film bascule alors dans une seconde partie, celle de l’introspection et la reconstruction sur le large, de notre protagoniste anéanti par le drame dont il est fautif. Après “Des hommes et des Dieux” ou “Les Gardiennes”, on connaît les mises en scène calmes du réalisateur. Beauvois aime les silences et les longs plans. C’est pourtant la faiblesse de son “Albatros” qui s’étire en longueur. L’histoire est néanmoins bouleversante et Jérémie Renier porte son rôle avec une justesse et un charisme déconcertants. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
un super grand film de xavier beauvois , pas de pathos , la vraie vie de gendarme et le role social de ceux ci jeremie renier superbe dans ce role de commandant de gendarmerie et papa des beaux paysages d' etretat et de la mer vraiment du grand cinéma
Le combat intérieur d'un homme confronté à un dilemme qui l'amène à tuer une personne pour la protéger. Un film sobre qui laisse la place aux acteurs pour exprimer les sentiments. Excellente interprétation. Un film à voir.
Cinéaste qui prend son temps (en moyenne un film tous les cinq ou six ans), Xavier Beauvois délaisse un temps ses prestations devant la caméra (il s’est tout de même donné un tout petit rôle ici) pour nous revenir en grande forme avec cet « Albatros » de très bonne facture. Son nouveau film prend son temps mais ne nous ennuie jamais et se divise en trois sujets distincts, parfaitement agencés et articulé en deux parties. On y d’abord voit le quotidien d’une caserne de gendarmerie à Étretat. C’est factuel et très intéressant entre la paperasse, des suicides sur les célèbres falaises ou encore la gestion des personnes ivres sur la voie publique. Un quotidien varié parfois loin de l’idée que l’on peut se faire ce métier. Ensuite, dans une veine très à la mode en ce moment, le long-métrage dénonce l’étranglement financier dont son victimes les agriculteurs et le désespoir du monde agricole. C’est parfaitement retranscrit et le film se fait l’écho d’œuvres récentes telles que « Petit paysan », « Au nom de la terre » ou « La Terre des hommes », bien que ce ne soit pas le sujet principal. Enfin, un tournant dans « Albatros » va emmener le scénario vers la reconstruction morale du personnage principal après une tragédie que l’on taira. Peut-être la partie la moins intéressante (de manière relative cependant) et celle qui fait que le film s’essouffle un légèrement dans son tout dernier tiers. Et donc, si la première partie s’assimile à une chronique juste et simple mais puissante sur le métier de gendarme couplée à un cri d’alarme pour le monde paysan, et notamment des éleveurs, la seconde penche plus vers le drame psychologique.
Dans tous les cas, le fil conducteur du film de Xavier Beauvois reste le personnage de Laurent, incarné par un Jérémie Rénier à son meilleur. L’acteur est très présent sur les écrans en ce moment (bientôt sortira aussi le moins réussi « L’ennemi ») et se révèle impeccable en gendarme intègre, altruiste et foncièrement bon qu’un drame va bouleverser pour le pire et le meilleur. En filigrane des thèmes abordés, sa vie personnelle et familiale va nous toucher et le plan final clôture avec une grâce infinie cette partie de l’intrigue. On n’aurait pas misé sur lui pour un tel rôle. A tort, puisqu’il est parfait et investi comme jamais. A ses côtés une chef monteuse qui fait ses débuts d’actrice sous la houlette de Beauvois qui lui avait déjà donné un petit rôle dans « Les Gardiennes ». Elle est toute aussi épatante et son physique singulier tranche agréablement avec les actrices consensuelles qu’on a l’habitude de voir en compagne d’un personnage principal. Ils forment un couple merveilleux auquel on s’attache, auquel on s’identifie et surtout qui nous touche. « Albatros » est un film âpre qui sera peut-être un peu lent ou anodin pour certains mais qui n’en demeure pas moins un beau film. Un drame du quotidien, nécessaire, juste et définitivement inspiré. Parfois les choses simples de la vie (ses drames comme ses bonheurs) accouchent des plus belles œuvres.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Il faut un certain temps pour que le film commence vraiment. La première partie est centrée sur le quotidien parfois sordide d'un gendarme intègre . Partie nécessaire pour mieux comprendre le moment où tout bascule pour Laurent. Mais du coup il y a un certain flou sur LE ou LES trop nombreux sujets qui sont abordés mais jamais vraiment approfondis. Est ce un film pour vanter et valoriser la gendarmerie ? Doit-on prendre conscience des difficultés des agriculteurs ? Une pointe d'écologie aussi: quel monde laisser à nos enfants ? Est-ce une publicité pour Fécamp et son bord de mer , très joliment filmé d'ailleurs, de très beaux paysages maritimes . L'eau à perte de vue : jusqu'où se perdre ? Et puis le drame, la vie qui se fissure , la culpabilité, la remise en question. Les silences remplacent les paroles. Beaucoup de silences, peut-être trop de silence. Il faut alors poser des actes symboliques pour se reconstruire. La mer, lieu pour partir, se retrouver seul face à soi-même, pour se sauver, se retrouver. Quelques scènes très fortes et là ,enfin, de l'émotion. Des comédiens très pudiques très justes. A trop vouloir évoquer toutes ces idées le réalisateur nous égare sur trop de pistes de réflexion, pistes inabouties ; quelques imperfections dans le rythme mais c'est un film qui vaut d'être vu.
Ne pas divulgacher pour se laisser embarqué(e) dans l'événement central et la redistribution des rôles qu'il implique pour le gendarme finalement assez fragilisé par son métier avant celui-ci, sa femme plus forte quand on la voit diriger les jours d'éclatement et apparaître au travail, une petite fille qui fait penser à Brigitte Fossey par son jeu, pas seulement par sa blondeur, des seconds rôles intéressants à observer vivre, agir et réagir,le paysage d'Etretat et la Mer filmés comme des Marines des Siècles précédents devenant ainsi personnages à part entière. De grands moments de solitude pour le Héros en pleine recherche de ressort intérieur rédempteur montrés avec lenteur mâturante, sobriété, pudeur et suggestion. Du vrai Xavier Beauvois ancré dans la contemporanéité de 2019-2020.
Une nullité sans nom, une histoire sans rebondissements, une fin bâclée laissant grandement sur sa faim , des plans bancaux, tantôt pas droits, tantôt pas centrés, un film qui n'a pas lieux d'être. Le pire film qu'il m'a été l'occasion de voir.
C'est l'histoire d'une gentille petite ville normande avec un gentil gendarme bientôt marié à une gentille jeune femme. Le couple a une gentille petite fille et notre gendarme et ses gentils collègues veillent avec gentillesse sur les gentils habitants. Il faut une éternité avant qu'un événement (raconté dans le synopsis!!) fasse basculer ce gentil petit récit. Ensuite, le ton du film reste uniforme (ah ah) et monotone avec un héro peu convaincant. J'aime généralement beaucoup le cinéma de Xavier Beauvois mais je me suis cette fois méchamment ennuyée.
Pendant près de 2h, on s'immisce dans la vie de Laurent. Adjudant dans la gendarmerie d'Étretat, il va faire face à la rude réalité des agriculteurs français et empêcher l'acte de désespoir de Julien. Malheureusement, spoiler: le gendarme lui donnera involontairement la mort plongeant Laurent dans un état de dépression avancé. Pour retrouver la paix intérieure, l'adjudant se lance dans une traversée partant du Havre jusqu'à Terre-Neuve à bord d'un First 30. spoiler: Son retour au port d'attache sera riche en émotion avec la présence de sa compagne et sa fille. Les longs instants de silence sont pour moi nécessaires afin de se plonger dans la peau du gendarme ! Les images mettent en avant le département des Seine-Maritimes.
j 'ai vu ce film au cinéma BALZAC réputé être un lieu pour cinéphiles
a la fin du film on a entendu : quel NAVET et aussi des réactions positives en réponse.
J'avoue avoir été déçu. En gros il y a 3 films dans ce film au scénario plutôt mièvre
Pendant 45 mn il ne se passe rien : c'est un documentaire sur la gendarmerie d'une petite ville . On a envie de s'engager !
on voit un gendarme en couple avec une petite fille , confortement logé dans un appartement de la gendarmerie : dis metres pour se rendre au travail.!
de temps en temps il y a un suicide, un déminage sur la plage, un alcoolique sympa qu'il faut raisonner, un automobiliste garé sur un talus la nuit, des copains qui ont des ennuis ou des soucis et auxquels on rend visite : c'est la tournée des copains et amis et des RV sympas avec le maire et le médecin.
quand on signale des incestes chez le gitans, il faut surtout ne pas y aller et botter en touche vers les services sociaux
on a du pouvoir, on est reconnu et aimé , c'est formidable. En fait on fait un job d'assistante sociale...
jusqu'au jour où un bon copain agriculteur se révolte contre l'Europe qui ne verse pas les subventions et les controles vétérinaire et là le deuxième film commence
L'agriculteur n'admet pas le controle et il s'en va
Le gendarme ami ( adjudant chef de poste) estime -aussi incroyable que cela paraisse- qu'il y a délit de fuite ( alors qu'aucune infraction n'est signifiée. Le voila qui alerte tous les services locaux pour intercepter le fuyard, qui finalement revient de lui même en menaçant de se suicider avec son fusil de chasse.
L'adjudant -assistant social le conjure de ne rien faire et pour éviter le drame ne trouve rien de mieux que de lui tirer dans la jambe, sans sommation, ce qui provoque une hémorragie fatale.
L'adjudant est mis en garde à vue ( pas de menottes) le juge qualifie l'infraction d'homicide et voilà notre héros en controle judiciaire à la maison avec bobonne.
le 3ème film relate le départ en mer de l'adjudant , fils et petit fils de marin de grande peche, qui navigue, navigue navigue, brave les éléments ainsi que son controle judiciaire. Il culpabilise tant d'avoir tué son ami qu'il prévoit de fuir vers Terre Neuve, mais change d'avis et le voilà qui revient à Etretat où sa femme et sa fille l'attendent.
FIN
c'est donc bien un navet, un peu sauvé par le jeu de l'acteur principal
a part lui tout le monde joue faux et la petite fille du réalisateur qui fait l'enfant a bien du mal.
si vous êtes gendarme un traitement de faveur vous est réservé : engagez vous
Déçue. Beaucoup trop long, on se demande quand le film va démarrer. La première ½ heure ressemble plus à un documentaire décrivant le triste quotidien d'une gendarmerie dans un milieu rural.
Puis arrive enfin la bavure (figurant dans la bande annonce) suivie de la trop trop longue rédemption en mer (qq scènes sont néanmoins intéressantes) et un fin cucul la praline avec le retour du repenti dont femme et fillette l'attendent plantées sur le ponton.
Les acteurs principaux, Jérémie Renier, la femme et la petite fille du cinéaste, sont néanmoins à la hauteur mais avec un scénario plus en sensibilité et en accroche avec un personnage principal plus travaillé en profondeur, ce film aurait pu être une petite merveille.
Quand il faut filmer une région ou un groupe de personnes, Xavier Beauvois est un maître qui, à l'aide de sa caméra et par petite touches successives, sait faire affleurer une vérité. Quand il filmé l'intériorité d'un personnage, il est plus a la peine, en tout cas dans ce film, ou finalement la 2e partie qui pourrait être le point d'orgue, donne en fait peu d'émotion. Tout est en place, la femme, l'enfant, le drame mais cela reste très scolaire et peu inspiré. Conclusion, Beauvois est un meilleur paysagiste que portraitiste
Vous distinguerez sans peine deux parties bien distinctes, dans la seconde on s'ennuie un peu , pour le reste vous verrez une histoire assez simple et crédible ainsi qu'une métaphore sur la culpabilité et comment la traiter
Une (des) histoire simple, vraie, sincère, dramatique, forte, très très très belle. La finesse, la justesse, la sensibilité du jeu de tous les acteurs est renversante. Sans parler du fond de l'histoire, dans laquelle on est emmené... Je recommande.