Miquette et sa mère
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Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

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0,5
Publiée le 3 juin 2009
Si on a tant décrié le cinéma de Sacha Guitry, c'est parce que des cinéastes si peu coutumiers du plateau de théâtre se permettait, sans se soucier de respecter ni théâtre ni cinéma, de faire du théâtre filmé. L'amalgame fût vite fait entre ce cinéma-là, de théâtre filmé, et le cinéma de Guitry. «Miquette et sa mère» (France, 1950) d'Henri -Georges Clouzot filme la pièce de Robert de Flers et de Gaston Armand de Caillavet sans jamais en exalter le récit, ce que le cinéma peut au moins faire, ni même en réajustant les formes de représentation. Guitry, bâtisseur de ponts entre théâtre et cinéma, ne transite jamais une oeuvre du théâtre au cinéma sans en ajouter plus ou moins de saveur supplémentaire. Clouzot en bon professionnel du cinéma, en réalisateur modéré et prudent, tempère son audace et conserve le précieux espace du théâtre. La force de l'image qui fonde la puissance du cinéma à laisser entrevoir le coeur des passions humaines est en l'occurrence entièrement délaissée. Reste le geste de l'acteur... Malheureusement lui aussi est profondément engoncé dans des conventions. La convention du jeu de l'acteur peut-être celle stylisée et spontanée (cf. Jean-Pierre Léaud) comme elle peut-être l'oeuvre d'une école et d'une éducation si stricte que ne transparaît plus que l'efficacité de la leçon. De Danièle Delorme jusqu'à Saturnin Fabre (pourtant coutumier des improvisations), tous sont sertis dans un personnage. Du théâtre, rien que du théâtre indépendamment de tout cinéma et de toute vie. Seul Bourvil, dans une de ses premières apparitions, éclaire ces statuts d'un rayon de fraîcheur. Néanmoins sont jeux reste prudent et toujours mis au profit de l'incarnation d'un personnage caricatural, benêt de campagne. En comparaison, un cinéma issu du théâtre comme celui de Guitry explore des possibilités nouvelles, avec réussite ou non peu importe, tandis que celui de Clouzot, autrement bénéfique en d'autre domaine, n'en reste qu'à la transposition la plus élémentaire.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 mai 2008
L'histoire n'a pas vraiment d'intérêt seul le temps et les acteurs surtout Bourvil donnent au film une valeure.
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