Alexe Poukine (Sauve qui peut - 2024) retranscrit de façon kaléidoscopique, les viols subis par Ada Leiris. Elle avait 19 ans lorsqu’elle a été abusée plusieurs fois par un homme qu’elle connaissait. Face caméra, plusieurs femmes (et deux hommes) racontent ce qu’elle a vécu, à travers un récit écrit par Ada, avant de livrer leurs ressentis personnels. Ce qui donne lieu à des témoignages assez choquants et poignants.
« Il me prend, il m'emboite sur sa b٭te, ça coince, il force, il force, … C’est pas possible, mes tissus vont se déchirer. »
« Il était en train de s’acharner sur mon urètre, comme s’il essayait de branIer mon urètre. »
« Il a enfoncé sa b٭te en moi, j’sais pas, 3min, c’était sec, puis j’ai senti qu’il ramollissait, il m’a dit qu’il se sentait laid. »
Le film aborde de manière frontal, mais avec beaucoup de subtilité et de pudeur, toutes les questions que l’on peut se poser sur le viol : la honte, la culpabilité, la responsabilité, la sexualité, le désir, le consentement, les traumatismes qui en découlent, … Et surtout, Sans frapper (2022) vient nous rappeler qu’un violeur n’est pas obligatoirement un inconnu et peut être quelqu’un de proche (un ami, un parent ou un conjoint) et c’est aussi en cela que ce film fait réfléchir.
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