Sans Frapper
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Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2022
C’est une réalisation de Alexe Poukine.

En France, en 2021, 34.400 plaintes pour viols sont déposées. Selon les associations, le nombre réel de viol serait de 75.000. Il est difficile pour beaucoup de victimes de franchir cette étape d’aller au commissariat. Sans frapper va montrer que ces viols ne sont pas toujours commis avec l’usage de la force physique. La pression psychologique est tout aussi condamnable. Avoir une relation sexuelle avec une personne sans son consentement, même si c’est fait sans porter des coups, est moralement inacceptable, et de pénalement condamnable.

C’est donc dans ce contexte lourd que va se dérouler ce documentaire. Ici pas d’images chocs, de chiffres ou encore de sociologue afin de parler de cette immondice. Nous allons nous pencher sur des femmes violées. Durant 1h40 vont passer devant la caméra de nombreuses femmes a qui ce drame est survenu. Leur grand nombre va avoir pour conséquence de nous faire comprendre que nous sommes dans une problématique de société. Cela va au-delà du crime isolé. Il y a derrière ces actes un véritable problème d’éducation. Il n’est pas normal que tant d’homme s'octroie le droit de disposer du corps des femmes.

Le courage qu’il a fallu avoir à ses femmes pour témoignage devant la caméra est extraordinaire. Elles ont eu le temps de prendre du recul sur la situation. On va sentir le déchirement de reparler de ses moments, en revanche, les émotions ne vont pas prendre elle dessus. C’est impressionnant cette façon dont elles racontent tout cela. Il faut avoir le cœur accroché devant tant d’atrocités. On va donc écouter attentivement chaque prise de parole. Le récit de Ada sera celui en fil rouge.

La force va venir du choix de faire raconter le récit d’Ada par différentes femmes. Comédienne ou non, elles vont chacune continuer l’histoire traumatisante de cette femme. A la suite de cela, les paroles vont se libérer et on écoutera les différents témoignages. Un axe d’approche pertinent car il va globaliser la parole.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2026
Alexe Poukine (Sauve qui peut - 2024) retranscrit de façon kaléidoscopique, les viols subis par Ada Leiris. Elle avait 19 ans lorsqu’elle a été abusée plusieurs fois par un homme qu’elle connaissait. Face caméra, plusieurs femmes (et deux hommes) racontent ce qu’elle a vécu, à travers un récit écrit par Ada, avant de livrer leurs ressentis personnels. Ce qui donne lieu à des témoignages assez choquants et poignants.

« Il me prend, il m'emboite sur sa b٭te, ça coince, il force, il force, … C’est pas possible, mes tissus vont se déchirer. »

« Il était en train de s’acharner sur mon urètre, comme s’il essayait de branIer mon urètre. »

« Il a enfoncé sa b٭te en moi, j’sais pas, 3min, c’était sec, puis j’ai senti qu’il ramollissait, il m’a dit qu’il se sentait laid. »

Le film aborde de manière frontal, mais avec beaucoup de subtilité et de pudeur, toutes les questions que l’on peut se poser sur le viol : la honte, la culpabilité, la responsabilité, la sexualité, le désir, le consentement, les traumatismes qui en découlent, … Et surtout, Sans frapper (2022) vient nous rappeler qu’un violeur n’est pas obligatoirement un inconnu et peut être quelqu’un de proche (un ami, un parent ou un conjoint) et c’est aussi en cela que ce film fait réfléchir.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2025
Parce que la question du consentement ne doit plus faire question. Quand c'est non, c'est non, chante Jeanne Cherhal. Parce que la sexualité reste encore très normée par ce qu'on suppose la norme prescrite, par ce qu'on n'ose pas dire ou s'avouer, par le positionnement que l'on adopte face à la conduite de l'autre, par la soumission ou la capacité critique, dont on a pu hériter, que l'on a pu recevoir ou pas, pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, le documentaire d'Alexe Poukine nous ouvre des horizons de réflexion pour penser et parfois panser nos plaies.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 794 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2023
Le procédé novateur est passionnant et pertinant et les discours intelligents posent d'habiles questionnennement. Les paroles sont inégales mais l'ensemble reste important.
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2020
Quelle écoute ! Au début du film, l'écoute brute de ces femmes différentes qui racontent toutes leur version d'un récit dont on ne sait pas si c'est celui de leur histoire. Puis on découvre que c'est le prétexte qui va les amener à parler de leur propre histoire. Les questions ne sont là que pour les mettre en confiance, tous les personnages sont différents, toutes les histoires sont aussi bouleversantes, toutes ont un point commun, la fragile frontière entre viol et consentement. Les femmes sont filmées en plan fixe, plus ou moins rapproché, quelques éléments de contexte peuvent nous éclairer sur l'environnement mais aussi les conséquences du traumatisme. Fort.
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