Un scénario intéressant, bien que capillo-tracté, car il permet de multiplier les portraits. Seulement, on est plus proche du grotesque que du comique. Plus gênant encore, l'ennui profond que suscitent certaines cènes, notamment celle de la mouche et des deux sucres. Interminable. Avant tout une illustration des "vingt glorieuses démographiques" françaises.
Avec une bonne association d’acteur, et une très bonne interprétation de Fernadel. Cette comédie gentillette nous ravit par de nombreux quiproquos. En résumé, une bonne comédie de l’époque. On en rigole à pleins poumons.
Un film d'Henri Verneuil est souvent l'assurance d'un travail appliqué, efficace et enlevé. Ce "Mouton à cinq pattes" ne déroge pas à la règle, et sait il est vrai se faire plaisant à plus d'une reprise. Cela dit, si vous êtes un fan inconditionnel de subtilité et allergique au cabotinage poussé parfois à l'extrême, mieux vaut passer votre chemin. De plus, les différentes histoires s'avèrent parfois un peu inégales, pour ne pas dire longuettes. Mais ces éléments s'avèrent en définitive bien secondaire, tant le plaisir des acteurs est communicatif et les personnages souvent drôles et attachants. Les dialogues de René Barjavel font mouche à plus d'une reprise, et ne font que nous réjouir la plupart du temps. Fernandel est quant à lui assez irrésisitible, et nous offre un festival dont il a le secret. Voila donc une comédie drôle et enjouée, ce n'est pas assez courant pour que l'on puisse s'en priver!!