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David R
3 critiques
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5,0
Publiée le 29 avril 2025
c'est le cinema du futur c tout. C'est beau, inspiré, magnifiquement écrit, les acteurs au bout d'eux même, la photographie, la musique completement dingue. On tient un des meilleurs cinéastes du 21 eme siecle pour le moment
La qualité de réalisation de Robert Eggers est pour moi sur ce film à son paroxysme, The Northman propose des plans tout à fait exceptionnels. Mais voilà c'est à peu près la seule grande qualité de ce film... C'est un grand bazar avec peu de sens ! Le scénario est faible et prévisible, le fait d'ajouter une large partie fantastique / mythologique, complexifie l'ensemble. Il est aussi difficile de s'attacher aux personnages et le rythme est vraiment compliqué à accrocher. Autre bémol certains acteurs du casting ne fonctionnent pas du tout, Nicole Kidman, Than Hawke c'est vraiment moyen. Beaucoup de bruit pour pas grand chose.
Il y a le Hamlet classique de shakespeare, le Hamlet Disney et maintenant le Hamlet chez les Vikings.
Si l'histoire, fondamentalement, ne change pas, son traitement si, et là nous avons la version la plus épique qui soit.
Alexander Skarsgård est transcendé : brutal, impitoyable comme l'est sa destinée. Mythologie oblige, il y a une petite part de mysticisme fort bienvenue.
Robert Eggers, fait peu de films (ici, c'est son troisième.) mais c'est à chaque fois une réussite si on aime son cinéma qui prône les belles images et les silences plutôt que les longs dialogues et l'action survoltée.
Un des rares films que je suis allée voir deux fois en salle.
Plantade magistrale d'un réalisateur dont on attend énormément (trop?) depuis ses 2 réussites précédentes. Ici, la recherche de beauté formelle confine à l'obsession, jusqu'à venir flirter parfois avec le ridicule. Le mélange entre réalisme historique et fantastique mythologique plaira plus ou moins. La maigre trame shakespearienne ne raconte rien. Mais surtout l'incroyable premier degré vire au grossier tandis qu'on attend d'un Robert Eggers un minimum de finesse: Les regards appuyés sont très appuyés, les sentences très sentencieuses, les cris de rage très enragés... Bref, aussi fin que du Neil Marshall ou du Roland Emmerich, mais pourtant bien plus prétentieux.
J'ai adoré. The Northman m'a offert un spectacle sublime et passionnant. R. Eggers soigne une nouvelle fois sa mise en scène et propose des plans magnifiques. Le récit te transporte dans cette histoire de vengeance très bien écrite et rythmé. L'univers est très bien développée nous réservant même de belle surprise.
Tragédie, où le destin (wyrd) écrase l'individu sous le poids de la fatalité. Amleth, héros et instrument d'une logique implacable, ne vit que pour rétablir un ordre universel par le sang. À travers lui, Robert Eggers renoue avec les sagas vikings, où l'homme, plus qu'un protagoniste, devient un pion dans une mythologie régie par les dieux et les éléments. L'odyssée vengeresse d'Amleth, malgré sa brutalité, révèle l'absurde de l'existence lorsqu'elle est guidée uniquement par la quête de justice divine.
Le réalisme cru des décors, des rites païens et des costumes ancre l’histoire dans un monde tangible. La photographie, signée Jarin Blaschke, joue avec des teintes froides et terreuses, évoquant un monde primitif où la nature est à la fois belle et impitoyable. Les flammes, omniprésentes, incarnent tour à tour la destruction et la transcendance, amplifiant l'aspect rituel des scènes clés.
Quant au son, les percussions lourdes, les chants gutturaux et les cordes tendues évoquent un monde archaïque où le son est une force brute, presque physique.
Ici, les affrontements ne sont pas de simples scènes d'action. Ils s'apparentent à des rituels sacrés, où chaque coup, chaque cri, est une offrande aux dieux, un moyen d'échapper à la condition humaine en embrassant la mort comme transcendance.
En somme, Eggers compose un opéra barbare, où la beauté mythologique de paysages islandais amplifie l’angoisse et la grandeur d’une époque à jamais perdue.
Une relecture d'Hamlet mais en revenant aux sources du récit de base, alors que le prince islandais Amleth doit fuir son royaume âpres que son oncle Fjolnir ait tué le roi Aurvendil.
Du coup des années plus tard, alors qu'il est devenu un barbare pillant les villages, il se fait passer pour un esclave, destiné a etre acheté par Fjolnir (il revient donc en Islande, alors que son nemesis a perdu la majeure partie de ses terres des mains des Norvegiens). En rencontrant Olga, une slave, il va fomenter sa vengeance.
Alors direct ce qui est top c'est qu'on embrasse à la fois une certaine realité historique (on est juste avant l'an 900) mais aussi mythologique. Il y a du Hamlet (donc du Roi Lion, mais surtout du Conan le barbare). Et si les grandes lignes surprennent peu (jusque dans la finalité volcanique), Eggers et son scénariste scandinave insufflent au recit une double lecture sur l'aveuglement au nom de la vengeance, et sur le cercle de la haine Visuellement (comme d'hab chez Eggers) c'est superbe visuellement, montage ultra maitrisé, precision du cadre, sound design aux ptits oignons
Chaque plan convoque les éléments, le vent, le metal, le feu, le sang (et y a plein de mini plans-séquences très bien amenés et immersifs)
C'est simple on est transporté, et le tout est magnifié par les paysages irlandais (car oui ils ont pas tournés en Islande mais c'est tout comme)
La musique bein on est dans du pur viking avec percussions, chants gutturaux et joyeusetés qui confèrent une fureur ambiante vraiment grisante, qui supportent la stature colossale de Skarsgard (le gars est parfait) D'ailleurs rien n'est trop explicite pour le néophyte qui saura pas ce que signifie le corbeau, le renard, les nornes, le Valhalla, Helheim, valkyries, Daugr etc Le reste du cast est également top (Claes Bang juste parfait, tout comme Anya Taylor-Joy ; Björk qui a une seule apparition mais de poids ; Kidman dans un rôle qui surprend en bien, et enfin le duo Ethan Hawke-Willem Dafoe qui cependant est très peu présent). Un début qui pose efficacement les bases, mais qui auraient gagné a montrer un peu + l'enfance d'Amleth (le film va dans l'excellence qu'a partir du moment où il est adulte pour moi) et jme dis c'est ptet le seul moment où le studio a voulu accélérer le truc, et y a qqes ptits moments de violence hors champ qui enlevent la radicalité de l'entreprise (pareil la Eggers voulait plus de nudité mais le studio a limité cela)
Film de Viking avec son héros beau gosse hypermusclé , une histoire de vengeance classique et un casting 4 étoiles. Tout est un peu boursouflé mais la reconstitution historique est soignée et la mise en scène généreuse et spectaculaire
Une histoire de vengeance en terre viking: on trépigne! Ambiance, décors, paysage: du tout bon. C’est moins bon au niveau du jeu d’acteur du personnage principal j’ai trouvé mais surtout les scènes d’action sont un peu stéréotypées. Dommage car l’ambiance mystique aurait mérité de guider le film + que l’action.
Un scénario pour le moins classique mais qui est sublimé par une esthétique sombre et mystique. Un sanguinaire chef d'œuvre qui marque dans la carrière de Robert Eggers un sans faute jusqu'à présent.
Ce film est assez déroutant mais bourré de qualités !
D'abord l'histoire qui est somme toute assez classique (vengeance, infiltration, duel final) ce qui n'est pas un défaut pour moi, mais effectivement, il manque peut-être un petit quelque chose à ce niveau.
Je trouve les décors, les costumes et l'atmosphère incroyable, à rapprocher peut-être de Godland.
Les thèmes sont à la fois historiques avec une grande incursion dans le mystique. Autant j'ai aimé les premiers moments, et aussi l'Épée du Draugr qui est un bel hommage à Skyrim. Mais tout cela aurait gagné à être un peu plus discret.
Le propos du film est sans doute ce qui est le plus réussi, mais il faut connaître un peu le travail d'Eggers pour l'apprécier pleinement. En effet il parle surtout de nos mythes et du rapport au folklorisme dans nos peurs (en anglais le genre « Folk horror »). Dans ce film, il parle de la destinée, du libre arbitre. Un thème tout à fait Homérique finalement, tant il pourrait être Achille. Son oncle m’a beaucoup perturbé tant on sent qu’il est « moins pire » que le héros et on se demande si on ne n’est pas trompé de côté … Très réussi de ce côté-là. Le jeu d’acteur est lié au rythme tant on sent les flottements dans les personnages, Alexander Skarsgård est extraordinaire en guerrier silencieux qui aurait même gagné à moins parler un peu comme Valhalla Rising. Le reste du casting est plus aléatoire.
J'arrive hélas après la bataille sur ce film, mais je voulais quand même en parler. Je suis assez étonné des notes qui sont très tranchées, peut-être que la publicité autour du film a attiré un public qui voulait voir la Série Vikings sur grand écran. Les muscles y sont, la violence également, mais c'est là le pari d’Eggers, qui donne un film de genre avec une belle patte d’auteur.
Une épopée, longue, violente, très belle visuellement et profonde à l'inverse de ce que pourrait espérer un fan de la série Vikings (que j'ai apprécié pour ce qu'elle est).
Ce n’est pas son plus réussi tant j’ai aimé The Witch et the Lighthouse mais quelle allure !
Une superbe histoire de vengeance dans un univers nordique qui vous fait a la fois transpirer et greloter. Le denouement est ineluctable. Rien a redire c est parfait
Pensant retrouver un peu la série " Vikings " , je me suis lancé dans cette soi-disant grand fresque nordique au grand casting . Et j'ai été bien déçu : le personnage principal est une brute qui ne fait que beugler ( n'est pas Conan qui veut ) , le film est longuet , les dialogues pas terribles et l'histoire peu intéressante . Seule la photographie est bonne . Et pour revenir au casting : je me suis posé une seule question au générique : mais qu'est-ce que Nicole Kidman est venue faire là ?