L’Ombre d’un mensonge
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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2022
Mine de rien, le comédien belge Bouli Lanners qui avait commencé sa carrière en 1990 par un petit rôle dans "Toto le héros" en est, avec "L'ombre d'un mensonge", à son 5ème long métrage en tant que réalisateur. Un film qu'il est allé tourner en Ecosse, un pays dans lequel le réalisateur se rend très régulièrement, un film en langue anglaise pour 95% de sa durée, et dans lequel, ne trouvant pas l'interprète qu'il cherchait, il a fini par endosser le rôle de Phil. Phil, c'est un belge qui a quitté son pays et sa famille pour aller s'installer dans l'île de Lewis, tout au nord de l'Ecosse. Une région rude et austère, une région dans laquelle la religion presbytérienne tient la population dans une crainte démesurée du pêché. Phil travaille dans la ferme d'Angus, auprès de Peter, le fils de ce dernier, et de Brian, le petit fils. Sujet à des AVC, Phil en fait un un dimanche, le jour où tout le monde est à l'office. Emporté à l'hôpital d'Inverness, il se rétablit à l'exception d'une perte de mémoire qui pourrait n'être que provisoire. A son retour dans l'île de Lewis, Millie, la fille d'Angus, une quinquagénaire célibataire à qui l'île a donné "Le glaçon" comme surnom, lui fait croire qu'ils étaient ensemble avant cet AVC dans le but, dit elle un jour à son neveu, d'avoir le bon prétexte pour prendre soin de lui. Dans ce film qui, à partir delà, prend un peu son temps tout en distribuant quand même régulièrement de très beaux moments, il est question d'un chien, il est question de disques 33 tours appartenant à Benoit, le frère de Phil, qui fait une très courte apparition pour demander à Phil de revenir en Belgique avec lui. Bouli Lanners est un très bon interprète de Phil mais on remarque encore plus le jeu de l'actrice nord-irlandaise Michelle Fairley (Catelyn Stark dans "Game of thrones"), l'interprète de Millie, un jeu extrêmement sobre, plein d'une grande émotion retenue. C'est Clovis Cornillac qui interprète Benoit, on le voit vraiment très peu. Une interrogation et une remarque demeurent lorsque le film se termine : comment Phil a-t-il été découvert sur la plage déserta où il a eu son AVC alors qu'on n'arrête pas de dire dans le film que les habitants de l'île ne vont jamais à la plage le dimanche ? Et quelle chance ont les écossais d'avoir du réseau de bonne qualité dans des endroits complètement déserts !!
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2022
Bouli Lanners, acteur et réalisateur est intégré au paysage des cinémas belge et français depuis une vingtaine d’années. Il compte désormais près d’une soixantaine de films à son actif dont cinq comme réalisateur. Sa bonhomie et la grande humanité qui se dégage de sa personne et par ricochet de son jeu d’acteur en font un second rôle de premier choix, très prisé pour la large palette de rôles qu’il est capable d’endosser. Des rôles souvent secondaires et même parfois très courts auxquels il insuffle selon les besoins toute la démesure qui l’habite ou la retenue dont il sait aussi être le porteur. En somme, un acteur complet qui ne déçoit jamais un peu à la manière des grands seconds rôles du cinéma français des années 1930 à 1970 qu’étaient, Julien Carette, Saturnin Fabre, Ferdinand Charpin, Robert Le Vigan ou Jean Carmet. Mais celui qui a été peintre dans sa jeunesse, s’est rapidement consacré à la réalisation pour permettre aux qualités citées plus haut de suivre leur libre cours. « L’ombre d’un mensonge », son cinquième long métrage, situé sur l’île de Lewis (archipel des Hébrides) au large de l’Ecosse est une magnifique histoire d’amour, narrée et filmée avec une infinie délicatesse, qui emmène le spectateur bien loin de toute l’artillerie « woke » qui corsète les intrigues et désincarne des personnages réduits à la caricature. Un belge d’une cinquantaine d’années travaille comme commis dans une ferme située sur l’île de Lewis où la tradition presbytérienne encore bien présente ajoutée à l’insularité et la rudesse du climat n’aident pas à l’intégration des nouveaux venus. Les rapports glaciaux de Phil (Bouli Lanners) avec le vieux fermier (Julian Glover) sont l’expression de la mise à distance de ceux qui n’appartiennent pas à une communauté essentiellement soudée autour de l’église, du travail et du pub local. Un jour, Phil spoiler: est victime d’un accident cérébral dont il se remet miraculeusement sans autre séquelle qu’une perte de mémoire quasi-totale qui nécessite de lui adjoindre un référent en la personne de Millie (Michelle Fairley), la fille du patron de Phil. Austère et introvertie mais aussi en quête de sortir de sa condition, Millie profite de l’amnésie de Phil pour lui annoncer qu’ils étaient amants et que leur relation était tenue secrète
. A partir de ce canevas de départ, Bouli Lanners qui écrit lui-même les scénarios de ses films, tisse patiemment et tout en finesse une histoire d’amour «à l’ombre d’un mensonge ». Les deux solitudes vont s’unir pour braver toutes les conventions, le temps qui passe, le flou du passé comme l’incertitude du futur mais aussi les douloureuses révélations à venir. Ancrant sa romance de l’âge mûr au sein de décors rudes et magnifiques, Bouli Lanners, épaulé par l’excellente, très émouvante et très belle Michelle Fairley, transporte le spectateur dans ce qui fait le mystère insondable et le charme indicible des rapports entre les êtres qui parfois n’ont pas besoin des mots pour se comprendre, se contentant avec délectation d’être l’un avec l’autre. « L’ombre d’un mensonge » nous rappelle que les plus belles histoires sont souvent les plus simples même si elles prennent parfois racine dans un quiproquo, une méprise ou pourquoi pas un mensonge. Merci Monsieur Lanners pour cette bouffée d’air frais venue d’Ecosse où vous avez dû passer de très bons moments à tourner ce film. Surtout ne changez rien.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 août 2022
Un drame qui se déroule au rythme lent de la vie de ce village isolé d'Ecosse. Cette chronique avec une certaine lourdeur et des failles (surtout en lien avec l'amnésie profonde et provisoire) manque tout de même terriblement d'enjeux. Reste une histoire d'amour inachevée comme prétexte, quelques jolis plans mais ce film n'est vraiment pas palpitant!
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2022
On savait Bouli Lanners grand acteur, on le découvre excellent réalisateur. Mis à part quelques dialogues, sinon maladroits, du moins superflus ce film a toutes les qualités: scénario, interprétation, décors. On pourra y voir une histoire triste ou un message optimiste selon le reflet que l'on privilégie sur le double vitrage qui clôt très subtilement le film.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2022
Petit film sympathique. J'ai passé un bon moment malgré quelques longueurs et un scénario léger et classique. On est happé par l'austérité, la beauté et les vents de cette île des Hebrides mais on ne s'attache pas vraiment aux personnages pourtant très bons dans leur rôle. Il aurait fallu développer soit l'amnésie et le mensonge ou que l'histoire d'amour soit plus passionnelle.
Les 5 dernières minutes rattrapent le film.
mattdvl
mattdvl

30 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2022
Un joli film mais qui ne sort pas vraiment des sentiers battus. J'attendais de Bouli Lanners un ton un peu différent et au final son classicisme est un peu décevant.
FOCKER
FOCKER

4 abonnés 29 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 avril 2022
C'est rare que j'ai envie de quitter la salle au bout d'une heure de visionnage. Les films les plus ennuyants, je les ai supportés avec patience mais avec film, je l'ai faillie perdre.

C'est quoi l'histoire ? Il n'y en a pas.

Une étoile pour les paysages.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2022
C’est un film étonnant par son anachronisme. Tout y est lenteur et tradition. Seules les voitures et les portables ancrent le film aujourd’hui. C’est joliment fait, joliment joué, on ressent la solitude des grands espaces et de ces milieux traditionnels. On s’y ennuie un peu aussi. Je pense que si on n’est pas happé par la salle de cinéma on doit vite trouver le film trop lent et trop inconsistant.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2022
La vie serait triste sans quelques mensonge. C'est ce que soutient un peu ce film charmant, aux situations biens posées mais qui par contre , a plus de mal à développer son histoire, faire évoluer le couple si bien qu'on a pas le frisson rencontré en lisant le script. Reste les beaux paysage écossais, une reflexion sur la solitude et une Michelle Fairley assez vibrante, et tout en élégance.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2022
Le maître mot du film c’est la sobriété, des lieux, de la réalisation, des personnages, de leurs relations. Sobriété au service d’une histoire d’amour belle, sobre, délicate. La contre partie : une grande lenteur, quelque peu soporifique.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 juin 2023
Bouli Lanners m’offre un récit d’une grande délicatesse qui contraste avec le climat rugueux de ce village perdu sur une île du nord de l’Ecosse.
L’île de Lewis où s’est retiré Phil est un des personnages clé de ce film. Hommes et femmes parlent peu ; le silence en dit plus que les mots et les mots peuvent être désagréables comme ceux d’Angus à Phil ; blessants pour Phil quand on traite Millie, « La reine de glace » ; moralisateurs comme les sermons prononcés par le curé presbytérien à ses fidèles.
Mots prononcés par Millie spoiler: qui profite de l’amnésie provisoire de Phil victime d’un AVC pour l’aimer et surtout être aimée de lui ; et ceux prononcés plus tard par ce même Phil à Millie après avoir recouvré sa mémoire.

Mots d’amour, d’amitié, de mensonges et de pardon.
Les mots prononcés ne sont pas balayés par les vents de l’Île de Lewis et encore moins emportés par la mer du Nord. Ce sont des mots essentiels comme les éléments qui constituent l’île.
Une île dénuée de superflu.

En ce qui me concerne, j’ai été sensible à cette romance entre Phil et Millie. spoiler: La scène où Millie profite de la perte de mémoire de Phil pour lui rappeler qu’ils ont été amants
est d’une grande pudeur.
Tout est d’une grande pudeur de toute façon, il n’y a rien de mièvre.
Le spectateur que je suis ignore véritablement la relation entre Phil et Millie quand je découvre leur histoire ; cependant, dans les scènes qui suivent, assez rapidement, je percevais le mensonge de Millie. Je craignais que le réalisateur Bouli Lanners conclût son récit sur ce malentendu.
Il n’en a rien été et ce fil tendu du mensonge m’a maintenu capté. spoiler: J’attendais avec impatience le moment où Millie serait confrontée à la mémoire retrouvée de Phil.

Et ce fut un moment d’une grand délicatesse.

L’interprétation de Michelle Fairley est tout en nuance dans son personnage malmené entre le bonheur coupable et la honte.
A voir en V.O si possible pour l’accent scotish de Bouli Lanners…
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2022
Un film d'une incroyable douceur dans lequel on s'immerge. Avant tout un lieu l'ile de Lewis un lieu où le temps c'est partiellement figé où les femmes par tradition portent chapeaux pour se rendre au temple.

Le scénario, plus tenu il n'y a pas, un homme a un AVC et la seule conséquence visible est une amnésie il doit donc découvrir son propre passé. Un chien, son chien qui l'attend chez lui. Retrouver son passé au travers des constats comme le chien, ou au travers des réponses que peuvent donner a ses questions les personnes autour de lui. Quelle est la véracité des informations quand on a que le témoignage de l'autre et que l'on ne se souvient pas soit même.

Un très beau film, servi par l'ile de Lewis et ses paysages ainsi qu'une excellente bande son. Dans un rythme lent, doux, par touches.

A voir impérativement.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2022
C'est une réalisation de Bouli Lanners qui va aussi occuper le rôle principal. comme pour son dernier film Les Premiers, les Derniers en 2016.

Mettez un Belge dans une ville perdue sur l'île écossaise de Lewis, et faites lui perdre la mémoire. Voilà de quoi bien commencer un drame à tendance romantique. En effet, qu’il ne se rappelle de rien n’a d’intérêt que si une âme sœur vient l’aider dans sa quête de rétablissement. Un récit rendement mené en utilisant les bonnes ficelles pour déclencher l’intérêt du spectateur.

On va se laisser porter par cet agréable récit d’amour. Ce couple naissant est comme une évidence. Rapidement, on va s’attacher à leur histoire. Plus L’Ombre d’un mensonge avance, plus on vibre avec eux. Certains passages sont vraiment magnifiques. La fin tout particulièrement va être un enchaînement de moments véritablement touchants. Si en plus de cela, on rajoute l’ambiance gaélique écossaise et ses magnifiques paysages, il y a de quoi passer une belle séance.

Malheureusement, quelques ralentissements vont venir entacher le drame. Avec cette thématique et ce contexte, ils sont compréhensibles, mais se font quand même ressentir. Un peu trop d’ailleurs avec quelques passages problématiques en matière de rythme. C’est le même constat avec les rôles secondaires qui vont venir plomber l’intrigue principale. Une pensée à l’histoire du chien sans aucun intérêt.

Heureusement, les Michelle Fairley et Bouli Lanners arrivent à nous enchanter. Tout d’abord le Belge par sa présence naturelle. Son caractère donne de la vie à son personnage. Il faut dire qu’il se l’ait écrit sur-mesure. A contrario, la Britannique, connue pour Game of Thrones, va être beaucoup plus réservée. Elle le fait à merveille. Les deux ensembles se complètent bien en étant comme le Ying et le Yang.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2022
Je suis fall in love de l'Ecosse et de Bouli
Je suis tombée amoureuse de Bouli et de l'Écosse. Envoûtée ... les paysages les tatouages la lumière la douceur, subjuguée que ce soit par  cette île. magique ou par cet homme enchanteur. Romantisme et  poésie complices nous promènent dans cette love story sans mièvrerie. Décors aux couleurs de pluie, beauté des images. île de Lewis ensorcelle.
Bouli Lanners s'offre un rôle merveilleux, un personnage qui le reflète.
Triste histoire d'amour "last chance" mais quelle bonheur . Pas d'âge pour être amoureux pour être heureux une leçon d'espoir de vie. Je retiens la scène des mains qui  s'enlacent d une telle sensualité.
Musique à retenir : des Soulsavers "Wise Blood" . Je sors du film encore embrumée d'Écosse
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2022
Pour les fans des grandes étendues des contrées celtiques et pour les fans des drames intimistes, ce dont je suis, c'est un excellent film.
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