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christophe D10
33 abonnés
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2,5
Publiée le 24 mai 2023
Le rythme est trop lent, le scenario bien trop mince pour tenir sur la longueur. Du coup même si ce n’est pas mauvais, l’ennui prédomine assez vite. Les critiques très positives sont un peu surprenantes….
Très belle surprise, cette échappée de Bouli Lanners dans une petite Île aux confins de cet archipel écossais. Surprise relative tant la subtilité et l'humanité de ce charmant belge nous accompagne depuis plusieurs années. Élégiaque dans un premier temps, magnifiquement romantique dans sa seconde partie, avec une bande son qui caresse nos oreilles avec 3 toutes instrumentaux de Soulsavers en prime. Décidément, cet homme a un goût exquis)
Un superbe film, empreint d'une grande sensibilité. Peu de paroles ici sont prononcées, mais tout est exprimé dans le jeu des acteurs (particulièrement Michelle Fairfax, extraordinaire), dans les regards, dans les non-dits... De plus, les paysages sont superbement filmés et s'harmonisent parfaitement avec l'atmosphère rude qui sous-tend les rapports humains dans cette communauté. L'histoire entre les 2 principaux protagonistes est à la fois originale et fait vraiment du bien, on voit Millie s'éclairer de l'intérieur devant cette chance que lui apporte la vie et qu'elle a su saisir. Beaucoup de choses sont interdites dans cette petite société parce que "c'est mal", la religion semble régir les rapports humains, les besoins et désirs restent la plupart du temps inexprimés rendant nombre de gens malheureux... mais Millie ose quant à elle affirmer ses désirs par l'intermédiaire d'un petit mensonge. Cela lui vaudra un petit moment de honte, mais qui sera vite surmonté voire sublimé. Très bonne bande-son également !
Ce film est la démonstration que le cinéma n'a pas besoin d'artifices démesurés, de scénarios inextricables, ou encore d'une collection de cameos. Les paysages d'Ecosse, le rythme et surtout les deux principaux interprètes de ce film nous enveloppent dans une atmosphère pesante et tragique.
Je ne suis pas fan, habituellement, des films belges , mais ici, j’ai trouvé l’ensemble réussi. D’abord l’histoire, ce chanteur qui s’exile sur une île écossaise après un premier avc où il fuit son pays. Là, un second avc lui faisant perdre la mémoire, une femme seule va lui faire croire qu’ils étaient ensemble avant l’avc. Bien entendu, cette histoire aura une fin, mais on se laisse emporter doucement, et la prise de vue dans cette région est absolument magnifique. De plus, l’ambiance dans une communauté presbytérienne est très bien rendue, et la dualité entre la religion et l’histoire s’imbrique harmonieusement. Intervention de Clovis Cornillac en fin de film, qui essaie de ramener son frère en Belgique. Un bon cru.
Un joli film intimiste, écrit, mis en scène et interprété par Bouli Lanners. Pour son cinquième long métrage, le cinéaste belge porte ses caméras hors de France ou de Belgique pour une réalisation comme toujours attachante. Il nous offre un Drame Romantique doté d'une photographie délicate et de décors naturels d'une grande beauté. La très belle musique et les paysages sauvages de l’ile Écossaise de Lewis donnent aux personnages de ce Drame Romantique un charme abrupte et séduisant. Hormis son aspect religieux, le scénariste belge nous propose une l'histoire familiale à la fois romantique et émouvante ; une histoire parfaitement interprétée par une Michelle Fairley bien en place et un Bouli Lanners comme toujours très brillant.
Bouli Lanners, acteur et réalisateur est intégré au paysage des cinémas belge et français depuis une vingtaine d’années. Il compte désormais près d’une soixantaine de films à son actif dont cinq comme réalisateur. Sa bonhomie et la grande humanité qui se dégage de sa personne et par ricochet de son jeu d’acteur en font un second rôle de premier choix, très prisé pour la large palette de rôles qu’il est capable d’endosser. Des rôles souvent secondaires et même parfois très courts auxquels il insuffle selon les besoins toute la démesure qui l’habite ou la retenue dont il sait aussi être le porteur. En somme, un acteur complet qui ne déçoit jamais un peu à la manière des grands seconds rôles du cinéma français des années 1930 à 1970 qu’étaient, Julien Carette, Saturnin Fabre, Ferdinand Charpin, Robert Le Vigan ou Jean Carmet. Mais celui qui a été peintre dans sa jeunesse, s’est rapidement consacré à la réalisation pour permettre aux qualités citées plus haut de suivre leur libre cours. « L’ombre d’un mensonge », son cinquième long métrage, situé sur l’île de Lewis (archipel des Hébrides) au large de l’Ecosse est une magnifique histoire d’amour, narrée et filmée avec une infinie délicatesse, qui emmène le spectateur bien loin de toute l’artillerie « woke » qui corsète les intrigues et désincarne des personnages réduits à la caricature. Un belge d’une cinquantaine d’années travaille comme commis dans une ferme située sur l’île de Lewis où la tradition presbytérienne encore bien présente ajoutée à l’insularité et la rudesse du climat n’aident pas à l’intégration des nouveaux venus. Les rapports glaciaux de Phil (Bouli Lanners) avec le vieux fermier (Julian Glover) sont l’expression de la mise à distance de ceux qui n’appartiennent pas à une communauté essentiellement soudée autour de l’église, du travail et du pub local. Un jour, Philspoiler: est victime d’un accident cérébral dont il se remet miraculeusement sans autre séquelle qu’une perte de mémoire quasi-totale qui nécessite de lui adjoindre un référent en la personne de Millie (Michelle Fairley), la fille du patron de Phil. Austère et introvertie mais aussi en quête de sortir de sa condition, Millie profite de l’amnésie de Phil pour lui annoncer qu’ils étaient amants et que leur relation était tenue secrète . A partir de ce canevas de départ, Bouli Lanners qui écrit lui-même les scénarios de ses films, tisse patiemment et tout en finesse une histoire d’amour «à l’ombre d’un mensonge ». Les deux solitudes vont s’unir pour braver toutes les conventions, le temps qui passe, le flou du passé comme l’incertitude du futur mais aussi les douloureuses révélations à venir. Ancrant sa romance de l’âge mûr au sein de décors rudes et magnifiques, Bouli Lanners, épaulé par l’excellente, très émouvante et très belle Michelle Fairley, transporte le spectateur dans ce qui fait le mystère insondable et le charme indicible des rapports entre les êtres qui parfois n’ont pas besoin des mots pour se comprendre, se contentant avec délectation d’être l’un avec l’autre. « L’ombre d’un mensonge » nous rappelle que les plus belles histoires sont souvent les plus simples même si elles prennent parfois racine dans un quiproquo, une méprise ou pourquoi pas un mensonge. Merci Monsieur Lanners pour cette bouffée d’air frais venue d’Ecosse où vous avez dû passer de très bons moments à tourner ce film. Surtout ne changez rien.
Très belle réussite de Bouli Lanners, aussi bon devant que derrière la caméra. Il nous fait déguster une très belle histoire d'amour, pleine de pudeur, de mélancolie et de retenue, dans un décor sauvage et splendide, les landes et les plages des Îles Lewis, au nord-ouest de l'Ecosse. Admirablement interprétée par l'auteur et Michelle Fairley (Catelyn Stark dans Games of Throne), l'histoire me fait penser aux romans des sœurs Brontë ou à Tchekhov. Un film qui vous prend au cœur.
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2,5
Publiée le 11 septembre 2022
Le bonheur acquis par le mensonge ne dure pas... C'est en tout cas ce que l'on va essayer de voir ici avec l'histoire de Philippe et de Millie avec cette dernière qui déclare qu'ils étaient ensemble avant son AVC qui lui a fait perdre la mémoire. Millie, qui a ce regard triste, n'a pas menti sans raison. Les deux sont des êtres perdus, mais pas pour les mêmes raisons. Philippe est contrarié par son absence de souvenirs tandis que c'est justement cette vie dont elle est pleinement consciente qui rend Millie comme ça. On assiste à des moments de tendresse dans un cadre vraiment superbe, par contre l'histoire donne l'impression d'être coupée dans son élan. Je n'ai pas trop compris la deuxième partie du film. Je m'attendais à quelque chose de plus développé. Je pensais qu'on allait apprendre à mieux connaître ces deux personnes. C'est limite si l'histoire du chien prend plus d'ampleur que leur relation. "Nobody Has to Know" reste un petit film correct avec deux très bons acteurs, mais je m'attendais à un peu mieux.
Film lent, aux dialogues épurés, avec les paysages âpres d'une île écossaise. Beaucoup de sensibilité à fleur de peau de la part des 2 amoureux. Et on est happés par cette tendresse infinie, dramatisée par cette amnésie partielle handicapante. C'est du cinéma hors du temps pour non déprimés qui croient au grand amour....
Un drame qui se déroule au rythme lent de la vie de ce village isolé d'Ecosse. Cette chronique avec une certaine lourdeur et des failles (surtout en lien avec l'amnésie profonde et provisoire) manque tout de même terriblement d'enjeux. Reste une histoire d'amour inachevée comme prétexte, quelques jolis plans mais ce film n'est vraiment pas palpitant!
Le film est tellement littéraire et poétique que l’on pourrait penser qu’il est extrait d’un grand roman onirique et naturaliste, et en fait pas du tout, ce qui vient renforcer ici le génie créatif de Bouli Lanners avec cet incroyable mensonge de Millie qui, profitant de l’amnésie de Phil, lui fait croire à un vécu commun amoureux…
Il est possible de sortir essoré émotionnellement de L’Ombre d’un mensonge tant nous sommes devant une grande histoire d’amour. Bouli Lanners est peintre à l’origine, et c’est comme une évidence ici à l’écran, qu’il s’agisse de la couleur des sentiments, ou de la splendeur des décors naturels. L’on pourrait résumer L’ombre d’un mensonge par les mots de Pagnol : »Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d’inoubliables chagrins. » Si vous être persuadé qu’il y existe une folle urgence à vivre, à espérer et à aimer…Alors, c'est à voir d'urgence.
Wouah, quel film sur la vie, l'amour, les traumas et les choses que l'ont fuit ou que l'on espère! Un Bouli magistral, de sensibilité, justesse et une réalisation tout à fait magistrale. J'ai vécu dans les scènes avec intensité son personnage et les autres; une expérience de plus qui me dit que non seulement il est un grand réalisateur mais aussi un grand acteur. Un voyage subtil et nuancé dans le nuage de la condition humaine. Magnifique photo, mise en scène et les acteurs parfaits dans le jeu! Un beau film subtil, pas dans les blocks, mais vraiment une merveille !