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Jean Pierre Villaume
35 critiques
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5,0
Publiée le 18 décembre 2025
Une délicatesse exquise dans l'expression des sentiments. Ajoutons les images souvent très belles, avec des cadrages travaillés. Et puis, que l'actrice principale, Michelle Fairley, ne soit pas jeune et belle, ça fait du bien. Et elle joue très bien, et est vraiment émouvante. Bouli Lanners s'en tire honorablement dans son interprétation.
Des paysages aussi splendides soient-ils ne suffisent pas à faire un long-métrage. En effet, malgré la beauté de la campagne écossaise que filme avec une approche très picturale Bouli Lanners le récit usant des archétypes de la romance surannée tombe dans une torpeur contemplative sans relief. Une histoire fort simple demeurant bien servie par une réalisation classieuse et une interprétation correcte.
Très bon film signé Bouli Lanners... déjà les paysages de l'Ecosse sont splendides et les acteurs sont super bons ! Petit bémol : l'intrigue ! Et oui car on se demande pendant longtemps pourquoi la madame ment à son amoureux, pourquoi elle lui a fait croire à une ancienne liaison et on se demande s'il y a un secret plus lourd que ce qu'elle prétend et au final, le final est décevant car on se fait des films pour pas grand chose... en plus comme le rythme est assez lent aussi, on finit par s'ennuyer par bout et c'est dommage car il y avait un potentiel fou...
Très beau film avec de beaux décors, et une histoire émouvante, pudique et sincère. Cela change du cinéma "trash" que l'on voit de plus en plus souvent. Le BEAU n'a pas besoin de floritures.
Dans la continuité du film d’Henri Colpi Une aussi longue absence (1961), Bouli Lanners s’empare de la thématique de la perte de mémoire comme élément central du mélodrame, ici singulièrement revisité dans la mesure où ce dernier s’excuse, s’estompe, apparaît en deçà des mots prononcés, dans les regards tenus de Millie, dans l’attente insoupçonnée de Phil. La pudeur du long métrage est accentuée par la rencontre de deux personnages que tout séparait, depuis l’origine géographique – l’un est belge, l’autre écossaise – jusqu’à la morphologie et au style vestimentaire et musical : Phil affirme un corps lourd et velu, orné de tatouages à la signification inconnue, là où Millie apparaît serrée dans des vêtements austères, la silhouette fine. Même leur profession les sépare : lui est ouvrier agricole, constamment en plein air, elle travaille dans une agence, constamment enfermée. Il s’agit alors, pour Nobody Has to Know, de composer des espaces privés où, loin des autres qui, sur l’île, se connaissent tous, se retrouver pour se (re)conquérir : la voiture, métaphore de la marche de l’existence, la petite maison avec ses disques vinyles, ses grandes fenêtres ouvrant l’intime sur l’extérieur. La magnifique photographie de Frank van den Eeden, ainsi que la piste musicale « Wise Blood » du groupe Soulsavers, apportent une poésie d’abord détonante compte tenu de la distance des protagonistes, puis peu à peu synchrones, comme si elles devançaient leur union, anticipaient la réunion de leur main respective un jour de deuil, alliance des contraires qu’incarne une clausule puissante. Un très beau film qui atteste le talent de cinéaste de Bouli Lanners.
Les paysages d'Ecosse sont magnifiquement filmés. B. Lanners et M. Fairley assurent tous les deux. C'est très bien joué, rien à redire. Mais franchement on s'ennuie ferme, vraiment trop, presque autant que sinon habitait l'île de Lewis. Moyen !
Ce film est une bonne surprise découvert par hasard dans les reeplay de ciné plus. J ai été agréablement surpris tout d abord par les paysages qui magnifient le film. Ensuite l histoire se suit sans déplaisir en étant toutefois pas exceptionnelle mais elle est portée par deux bons acteurs dans les rôles principaux
Lent, peu crédible, dialogues inintéressants et histoire globalement intéressante mais assez mal exploitée. Comme quoi filmer une histoire d'amour dans des beaux décors naturels ne fait pas systématiquement un bon film
Très beau film sur la mémoire et le souvenir. Le fait d'avoir tourné dans ces contrées donne un aspect sauvage et brut au film. Cela convient au tempérament de cette femme qui décide d'inventer une vie qui lui tenait à cœur. Le duo est très beau. Doux et délicat comme la façon de filmer et les paysages sauvages superbes.
Un AVC, un homme au passé mystérieux venu habité sur une île écossaise loin de chez lui, une femme qui au retour de l’homme amnésique lui remémore son passé et entre dans sa vie ; « L’ombre d’un mensonge » est une histoire d’amour entre un homme devenu amnésique et une femme profitant de ces failles pour entrer dans son intimité. Raconté comme çà, c’est glaçant ; mais non, ce n’est pas le thriller auquel on pense en lisant le pitch. Bouli Lanners décide de raconter une histoire d’amour, sobre et épurée comme les magnifiques paysages de cette ile écossaise qu’il met habilement en boite. C’est donc un mélodrame romantique qui se voudrait original et romanesque mais qui a un goût de déjà vu ; trop prévisible et pas très emballant. Les personnages sont cependant bien écrits et bien incarnés. Un film sans prétention qui s’élève à la hauteur de cette ambition… agréable mais pas très haut. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Une île en Ecosse : le vent, la mer, les gens taiseux et la messe le dimanche. J'ai aimé la sobriété des vêtements : sombres et utiles. J'ai aimé la très belle scène des mains qui se rejoignent. L'actrice est magnifique dans ce rôle de femme seule au milieu d'hommes de sa famille. J'ai aimé son coup de pocker avec cet homme qui a perdu la mémoire. Un film très lent et très beau sur la nécessité de se parler.
Qu'est-ce que j'ai adoré ce film. L'histoire, le jeu des acteurs, le cadre, la lumière, la musique... tout est parfait, subtil, éclairé, inspiré. Merci pour ce chef d'œuvre.
Bouli Lanners m’offre un récit d’une grande délicatesse qui contraste avec le climat rugueux de ce village perdu sur une île du nord de l’Ecosse. L’île de Lewis où s’est retiré Phil est un des personnages clé de ce film. Hommes et femmes parlent peu ; le silence en dit plus que les mots et les mots peuvent être désagréables comme ceux d’Angus à Phil ; blessants pour Phil quand on traite Millie, « La reine de glace » ; moralisateurs comme les sermons prononcés par le curé presbytérien à ses fidèles. Mots prononcés par Millie spoiler: qui profite de l’amnésie provisoire de Phil victime d’un AVC pour l’aimer et surtout être aimée de lui ; et ceux prononcés plus tard par ce même Phil à Millie après avoir recouvré sa mémoire.
Mots d’amour, d’amitié, de mensonges et de pardon. Les mots prononcés ne sont pas balayés par les vents de l’Île de Lewis et encore moins emportés par la mer du Nord. Ce sont des mots essentiels comme les éléments qui constituent l’île. Une île dénuée de superflu.
En ce qui me concerne, j’ai été sensible à cette romance entre Phil et Millie. spoiler: La scène où Millie profite de la perte de mémoire de Phil pour lui rappeler qu’ils ont été amants est d’une grande pudeur. Tout est d’une grande pudeur de toute façon, il n’y a rien de mièvre. Le spectateur que je suis ignore véritablement la relation entre Phil et Millie quand je découvre leur histoire ; cependant, dans les scènes qui suivent, assez rapidement, je percevais le mensonge de Millie. Je craignais que le réalisateur Bouli Lanners conclût son récit sur ce malentendu. Il n’en a rien été et ce fil tendu du mensonge m’a maintenu capté. spoiler: J’attendais avec impatience le moment où Millie serait confrontée à la mémoire retrouvée de Phil.
Et ce fut un moment d’une grand délicatesse.
L’interprétation de Michelle Fairley est tout en nuance dans son personnage malmené entre le bonheur coupable et la honte. A voir en V.O si possible pour l’accent scotish de Bouli Lanners…
Placé derrière et devant la caméra, Bouli Lanners signe un film rempli de délicatesse mais sans grande envergure. Sorti en 2021, ce long-métrage prend pour cadre l’ambiance âpre et sauvage de l'île de Lewis, au nord de l'Écosse. Et c’est finalement ce que l’on retient le plus. En effet, l’histoire de cet homme ayant perdu la mémoire après une crise cardiaque se déroule langoureusement. Seule la prestation de Michelle Fairley (rendue célèbre par son rôle de Lady Stark dans « Game of Thrones ») apporte une touche d’intensité. Bref, un mélodrame simplement doté de tendresse.