Deux paramètres sont essentiels dans le film, le musique d'abord puisqu'une grande partie vient de groupes issus de l'ile de Lewis qui écume les pubs, puis l'ile de Lewis elle-même, troisième personnage principal de l'histoire. Et ce n'est pas un vain mot. C'est le grand atout du film qui s'impose ainsi comme un bel hommage à cette région. Vu le contexte, bien aidé par un titre évocateur, on s'attend à un rebondissement de taille, un twist surprenant, avec des questions qui viennent au fur et à mesure : est-il vraiment amnésique ?! Est-elle vraiment sa maîtresse cachée ?! Pourquoi a-t-il quitté aussi brusquement la Belgique ?!... Mais la révélation finale n'en est pas franchement une parce qu'elle n'a aucune action et conséquence sur l'histoire, et on se dit donc "tout ça pour ça" ?! Par contre, et heureusement, le couple fonctionne merveilleusement, Bouli Lanners sans doute un peu trop mutique mais subtilement partagé entre gros nounours et oiseau blessé, tandis que Michelle Fairley est d'une élégance rare, c'est par elle que toutes les émotions passent. Site : Selenie
Enfin une histoire d'amour de quinquas au masculin et surtout au féminin. Habituellement l'acteur est un quinqua mais l'actrice a la moitié de son âge. Et en plus, on y croit ! Elle toute en retenue, lui avec son côté authentique, cette petite bluette ne révolutionne pas le cinéma mais nous offre un joli moment de lenteur et d'amour, le tout sur des paysages qui siéent bien au scénario.
A la fois devant et derrière la caméra, le cinéaste belges bouli lanners nous offre ici une grande histoire d'amour baignée par la rudesse et la beauté des paysages de l'île de Lewis au nord de l'Ecosse. Le 5ème film de ce rocker au cœur tendre est sans aucune son plus beau et son plus touchant. D'un équilibre subtil, on ne peut qu'être envoûté par l'infinie délicatesse de ce récit.
Mine de rien, le comédien belge Bouli Lanners qui avait commencé sa carrière en 1990 par un petit rôle dans "Toto le héros" en est, avec "L'ombre d'un mensonge", à son 5ème long métrage en tant que réalisateur. Un film qu'il est allé tourner en Ecosse, un pays dans lequel le réalisateur se rend très régulièrement, un film en langue anglaise pour 95% de sa durée, et dans lequel, ne trouvant pas l'interprète qu'il cherchait, il a fini par endosser le rôle de Phil. Phil, c'est un belge qui a quitté son pays et sa famille pour aller s'installer dans l'île de Lewis, tout au nord de l'Ecosse. Une région rude et austère, une région dans laquelle la religion presbytérienne tient la population dans une crainte démesurée du pêché. Phil travaille dans la ferme d'Angus, auprès de Peter, le fils de ce dernier, et de Brian, le petit fils. Sujet à des AVC, Phil en fait un un dimanche, le jour où tout le monde est à l'office. Emporté à l'hôpital d'Inverness, il se rétablit à l'exception d'une perte de mémoire qui pourrait n'être que provisoire. A son retour dans l'île de Lewis, Millie, la fille d'Angus, une quinquagénaire célibataire à qui l'île a donné "Le glaçon" comme surnom, lui fait croire qu'ils étaient ensemble avant cet AVC dans le but, dit elle un jour à son neveu, d'avoir le bon prétexte pour prendre soin de lui. Dans ce film qui, à partir delà, prend un peu son temps tout en distribuant quand même régulièrement de très beaux moments, il est question d'un chien, il est question de disques 33 tours appartenant à Benoit, le frère de Phil, qui fait une très courte apparition pour demander à Phil de revenir en Belgique avec lui. Bouli Lanners est un très bon interprète de Phil mais on remarque encore plus le jeu de l'actrice nord-irlandaise Michelle Fairley (Catelyn Stark dans "Game of thrones"), l'interprète de Millie, un jeu extrêmement sobre, plein d'une grande émotion retenue. C'est Clovis Cornillac qui interprète Benoit, on le voit vraiment très peu. Une interrogation et une remarque demeurent lorsque le film se termine : comment Phil a-t-il été découvert sur la plage déserta où il a eu son AVC alors qu'on n'arrête pas de dire dans le film que les habitants de l'île ne vont jamais à la plage le dimanche ? Et quelle chance ont les écossais d'avoir du réseau de bonne qualité dans des endroits complètement déserts !!
Une petite histoire, banale (aux décors naturels près - somptueux) - Philippe (comme se prénomme vraiment "Bouli" Lanners) Haubin (expat belge en Écosse - s'y occupant de... moutons) n'en est passpoiler: à son premier AVC. Sera-ce celui de trop ? Mais qui devient, sur le canevas de l'anecdote quotidienne, une grande histoire. "Nobody has to know", ou comment "L'Ombre d'un mensonge" peut servir à donner à la vie de deux quinquas ("Phil" et "Millie", sa "référente") une impulsion grandiose et tragique... Scénario (signé... BL) tout à la fois modeste et bien huilé, au service d'un réalisateur inspiré (... BL), et d'interprètes magnifiques (Michelle Fairley - Millie, et... BL, en Phil, mais pas que...). Un 5e "long" réalisé par l'excellent Belge, qui vaut le détour !
Un peu déçue de ce film qui brasse quand même du vent. C'est joli , buriné et taiseux. Mais franchement on ne vibre pas tellement malgré la sympathie que l'on a priori pour les acteurs et les sublimes paysages âpres de l'Ecosse. Mais le film insiste trop sur le pseudo suspense du au mensonge et non dits que l'on devine dès le début du film. Et le film oublie de mieux traiter les sentiments, la chair, les frémissements. Dommage.
Bouli Lanners excellent comédien s’affirme comme un réalisateur tout aussi emblématique dans le choix de ses sujets, (qu’il écrit le plus souvent), et la manière de les mettre en scène. Le voici donc à nouveau auteur, réalisateur, interprète dans une ode à la nature où l’amour est indissociable des cœurs purs. Sur une île écossaise perdue, un étranger débarque avec son mystère, son accent, sa solitude. Travailleur, il va s’intégrer et même se faire des amis jusqu’à l’accident vasculaire et la perte de mémoire. A son réveil, une femme lui rappelle son histoire d’avant, ses amours… Le couple se reforme donc , mais les remords la tenaillent . En retrouvant la mémoire, va-t-il perdre l’amour ? C’est un peu l’enjeu de ce très beau film, tendre et nostalgique … Deux interprètes d'exception : Bouli Lanners et Michelle Fairley Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Très beau film, délicat et à la fois très intense. Des paysages magnifiques, des personnages très touchants et magnifiquement incarnés, merci pour ce moment !
Des paysages à couper le souffle! Une bouffée d'air frais, Bouli Lanners nous transporte dans une histoire d'amour moderne, réaliste et très touchante. A voir !
Un film tendre, émouvant et d'une grande pudeur. J'ai été transporté tout du long, au fil des paysages écossais qui défilaient. Une bouffée d'iode et de romantisme!
Philippe (Bouli Lanners) est un Belge mutique, qui a trouvé à s’employer dans une ferme isolée sur l’île de Lewis à l’extrême nord de l’Ecosse. Victime d’un AVC, hospitalisé en urgence sur le continent, il quitte l’hôpital d’Inverness amnésique. Millie (Michelle Fairley) prend soin de lui à son retour dans sa maison.
"L’Ombre d’un mensonge" est un film qui raconte une histoire dont le scénario tient en quelques pages à peine. Son contenu est si mince qu’il peine à fournir la substance d’un film d’une heure trente neuf, trop lent, trop long.
On se console avec les acteurs, Bouli Lanners, qu’on est plus habitués à voir dans des films comiques ou absurdes que dramatiques, et Michelle Fairley qui fit dans les trois premières saisons de "Game of Thrones" une Lady Stark d’anthologie. On se console surtout en admirant les austères paysages de cette île perdue des Hébrides, battue par le vent, ses plages de sable, ses falaises, ses tourbières et ses rares habitants qui chaque dimanche observent avec une piété médiévale le sabbat chrétien.
L'ombre d'un mensonge est un drame intéressant, aux personnages bien construits, à l'intrigue dont on attend impatiemment de connaître le grand moment de révélation...alors quoi ? Qu'est-ce qui a pu obscurcir le tableau à ce point pour qu'on en ressorte avec un brin d'agacement, en sachant néanmoins qu'on a vu un bon film, vraiment solide ? Les cinq dernières minutes, rien que cela. Quand on propose une aussi jolie scène que celle "des mains" (on ne précise pas plus, étant le spoil principal du film) en traveling arrière ralenti, avec une belle morale et un climax émotionnel, on trouverait parfait de terminer le film dessus. A l'inverse, continuer avec cinq minutes de gros pathos facile, qui gâchent la morale précédente, qui n'apportent rien, nous fait grincer des dents, un peu comme le seul fil décousu du tapis, on ne voit plus que lui. L'Ombre d'un mensonge nous avait pourtant tapé dans l'oeil jusque-là, avec sa très intéressante histoire d'un mensonge à l'origine des plus beaux moments entre deux personnes, avec une interprétation tout en finesse de Michelle Fairley et Bouli Lanners (également réalisateur, une double-casquette réussie !), avec des paysages reposants de l'Ecosse rurale, avec un bon rythme et un soupçon de curiosité avant de voir la révélation du mensonge. On aurait peut-être aussi apprécié que le personnage du frère prenne plus d'ampleur dans le scénario, car il ne sert finalement pas à grand-chose, n'est pas vraiment bien exploité... Mais Bouli Lanners, qui nous avait fait beaucoup rire dans Cette chanson ne joue pour personne, nous a ici convaincu que le drame lui va aussi bien au teint. Un bon drame, qu'on aurait préféré terminer "main dans la main".
Le nouveau film de Bouli Lanners, tourné en anglais, présente une première qualité essentielle : nous montrer des paysages écossais (les îles Hébrides) d'une beauté irréelles.
Autre point fort de L'ombre d'un mensonge : le jeu des deux personnages principaux. Bouli Lanners est très convaincant et Michelle Fairley (la Catelyn Stark de Games of Thrones) fait preuve d'une élégance rare.
Pour le reste, le film est modeste. Il vaut pour sa grande justesse dans les choix de mise en scène et ses intentions simples mais efficaces. Clovis Cornillac, par exemple, fait une apparition très touchante.
J'ai été finalement touché par cette histoire d'amour simple mais belle, filmée avec tact et distance, comme une sorte d'understatement émotionnel.
L’histoire romanesque de cet homme amnésique suite à un AVC est assez troublante et émouvante. Le cadre dans lequel elle se déroule, une ile au large des côtes du Nord de l’Ecosse, nous permet de découvrir de magnifiques paysages bien filmés. Ce film romanesque où l’amour côtoie le mensonge et la solitude n’est pas dénué d’intérêt.