C'est une réalisation de Bouli Lanners qui va aussi occuper le rôle principal. comme pour son dernier film Les Premiers, les Derniers en 2016.
Mettez un Belge dans une ville perdue sur l'île écossaise de Lewis, et faites lui perdre la mémoire. Voilà de quoi bien commencer un drame à tendance romantique. En effet, qu’il ne se rappelle de rien n’a d’intérêt que si une âme sœur vient l’aider dans sa quête de rétablissement. Un récit rendement mené en utilisant les bonnes ficelles pour déclencher l’intérêt du spectateur.
On va se laisser porter par cet agréable récit d’amour. Ce couple naissant est comme une évidence. Rapidement, on va s’attacher à leur histoire. Plus L’Ombre d’un mensonge avance, plus on vibre avec eux. Certains passages sont vraiment magnifiques. La fin tout particulièrement va être un enchaînement de moments véritablement touchants. Si en plus de cela, on rajoute l’ambiance gaélique écossaise et ses magnifiques paysages, il y a de quoi passer une belle séance.
Malheureusement, quelques ralentissements vont venir entacher le drame. Avec cette thématique et ce contexte, ils sont compréhensibles, mais se font quand même ressentir. Un peu trop d’ailleurs avec quelques passages problématiques en matière de rythme. C’est le même constat avec les rôles secondaires qui vont venir plomber l’intrigue principale. Une pensée à l’histoire du chien sans aucun intérêt.
Heureusement, les Michelle Fairley et Bouli Lanners arrivent à nous enchanter. Tout d’abord le Belge par sa présence naturelle. Son caractère donne de la vie à son personnage. Il faut dire qu’il se l’ait écrit sur-mesure. A contrario, la Britannique, connue pour Game of Thrones, va être beaucoup plus réservée. Elle le fait à merveille. Les deux ensembles se complètent bien en étant comme le Ying et le Yang.
Sur un scénario assez mince Boulnner Lanners arrive à nous enrôler ds une histoire d'amour impossible mais réelle, avec 2 comédiens (dont lui) hors pairs, et un paysage écossais à couper le souffle. On sort requinqués par cette belle et sobre rencontre de deux solitudes!
De magnifiques images, des paysages époustouflants qu'on ne voit que trop rarement au cinéma. Les plaines écossaises sont vraiment très belles et méritent ces plans longs qui leur rend hommage. L'histoire est belle, curieuse et bien conçue, seulement elle est peut-être un peu trop mystérieuse. Je suis sorti de la salle avec l'impression qu'il manquait quelques détails pour que ce soit vraiment très touchant surtout au niveau de l'histoire d'amour. Le film n'en est pas moins beau pour autant.
Le maître mot du film c’est la sobriété, des lieux, de la réalisation, des personnages, de leurs relations. Sobriété au service d’une histoire d’amour belle, sobre, délicate. La contre partie : une grande lenteur, quelque peu soporifique.
Un film délicat et subtil. L'homme est mur, attachant et robuste et a perdu la mémoire suite à un AVC. La femme est frustre, fine et transgresse la vérité. Le lieu est isolé, sauvage et écossais. Le tout est un film de Bouli Lanners que je ne connaissais pas et qui donne envie de découvrir plus amplement. A voir !
C’est un film superbe que cette « Ombre d’un mensonge » …Superbe par la beauté des paysages de cette ile de Lewis, au nord de l’Ecosse, ses vastes paysages de landes et de tourbières, battus par les vents, filmés, en plan large et en lumière rasante. Superbe et surtout prenant, ce scénario écrit, réalisé et magistralement interprété par l’acteur et réalisateur belge Bouli Lanners. Il incarne un Belge qui s’est réfugié dans cette ile, pour des raisons que l’on devinera au cours de l’histoire. Il est entré au service d’un fermier éleveur de moutons, mais aussi adepte, comme tous les habitants de l’ile, d’une église presbytérienne omniprésente, austère et rythmant la vie sociale … On ne rigole pas à Lewis, et notamment le vieux patriarche qui dirige le domaine assisté de son fils et de son petit-fils. A l'origine, Bouli Lanners ne devait pas jouer le rôle principal, mais faute d’acteur dans la cinquantaine, avec un physique plutôt rude, il a fini par endosser le personnage de Phil …et c’est tant mieux !! Par contre le choix de Michelle Fairley pour jouer Millie, s’est imposé assez vite….Bouli Lanners incarne un homme dans la cinquantaine affirmée qui est brutalement frappé d’un AVC, emmené sur le continent, il récupère physiquement mais a perdu tout souvenir …Millie la fille du patriarche, qui travaille dans une agence immobilière, célibataire contre son gré, va lui faire croire qu’ils vivaient une histoire d’amour ensemble avant son accident…cela donne un film toute en retenue au rythme lent et qui devient de plus en plus émouvant à mesure que la supposée histoire d’amour prend son envol…et c’est avec une infinie délicatesse que le cinéaste filme l’éveil de la passion chez Millie…C’est un film très pudique, économe de mots, qui permet de comprendre la tendresse qui émane de personnages qui n’ont plus 20 ans depuis un bon moment. » La pudeur nimbant ce récit serre la gorge et fait battre le cœur d’un spectateur immédiatement solidaire du couple. C’est un très beau film au romantisme discret où le talent de Bouli Lanners éclate plus que jamais…C’est à voir !!!
Dans un horrible décor de froid et de brume, une histoire d'amour cousue de fil blanc, un peu longuette et vaine. Les airs de chienne battue de la menteuse enamourée finissent par lasser ; idem pour le rescapé d'AVC bourru et taiseux. Finalement, la critique en a fait des tonnes pour une sympathique bluette qui, a contrario, m'a donné des envies de canicule et de passion torride !
Un film tout en pudeur sur la profondeur des sentiments. Une histoire d'amour trop courte qui a du mal à exister dans un milieu social corseté par des conventions. On admire un paysage écossais sauvage, battu par un vent omniprésent. Le réalisateur excelle dans le rôle principal de cet homme fragilisé par la maladie qui va bénéficier d'un mensonge "pieux". le personnage féminin est solidement interprété et l'on se prend de pitié pour cette femme qui ment pour conquérir celui qui pourra combler le désert de sa vie personnelle.
La vie serait triste sans quelques mensonge. C'est ce que soutient un peu ce film charmant, aux situations biens posées mais qui par contre , a plus de mal à développer son histoire, faire évoluer le couple si bien qu'on a pas le frisson rencontré en lisant le script. Reste les beaux paysage écossais, une reflexion sur la solitude et une Michelle Fairley assez vibrante, et tout en élégance.
Un film esthétiquement beau. Les décors soignes. Les paysages de l’île écossaise, les personnages qui ont de la presence. Mais le scénario est mince. On s’ennuie un peu
« L’ombre d’un mensonge » du réalisateur belge Bouli Lanners (2022) est un film singulier. Phil (le réalisateur), la cinquantaine, travaille dans la ferme d’Angus, un éleveur de moutons sur la petite ile de Lewis au nord de l’Ecosse avec le fils et le petit-fils de ce propriétaire assez sévère. Angus a également une fille, Millie (Michelle Fairley), surnommée la reine des glaces de par son aspect assez strict et sa froideur, qui tient une agence immobilière. Phil est victime d’un AVC qui laisse comme séquelle une amnésie. De retour sur son île, Phil est accueilli par Millie qui rapidement lui révélera qu’ils sont en fait amants depuis quelques mois mais que c’est un secret pour l’ensemble des habitants de l’île car c’est une faute, un péché dans cette communauté presbytérienne stricte… d’où le titre originel « Nobody Has to Know ». Phil va recouvrer assez rapidement la mémoire et Millie lui avouera que ce qu’elle lui a dit était en fait un mensonge… mais qu’importe ! Parallèlement, Phil recevra un sms en français « Je sais que tu es en Ecosse. Appelle-moi. Benoît » et Benoît (Clovis Cornillac) d’arriver… Un film assez curieux mais qui nous tient en haleine sur une histoire d’une seconde vie finalement plus heureuse que la première. Le film est tourné dans les magnifiques paysages de l’Ecosse avec sa bruine, son vent… avec une photo de première qualité et une très belle scène sur les mains des 2 amants. Michelle Fairley a reçu pour ce film le prix de la meilleure actrice au Festival international du film de Toronto et Bouli Lanners celui du meilleur acteur.