The Card Counter
Note moyenne
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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2025
Un ancien militaire ayant fait de la prison passant sa vie à jouer aux cartes au casino prend sous son aile un jeune désœuvré et va devoir faire face à son propre passé dans ce thriller au cordeau du réalisateur et scénariste Paul Schrader. Une œuvre étonnante, dont le rythme lancinant se fait oublier grâce aux fulgurances d’une réalisation soignée et surtout par le biais de la prestation d’Oscar Isaac impressionnant de justesse et d’incandescence au sein d’un récit explorant les traumas d’une Amérique et du passé.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2022
Triller à l'atmosphère étrange et envoûtante d'un film à la David Lynch. William Tell, un militaire sorti de taule où il a été incarcéré pendant huit ans pour méfaits commis à Abou Grahib, croise Cirk, un jeune paumé déclassé, qui lui cherche à le rencontrer.

En prison William a acquis une maîtrise des cartes et de leur mémorisation. La Linda, une commandite en recherche de talents à sponsoriser voit en lui un poulain idéal.

La vengeance sur un ennemi commun,  l'instructeur militaire de l'un, assassin du père de l'autre, servira de premier argument à ce road movie de casinos où la quête du gain cède peu à peu à l'attachement affectif des protagonistes. Très bon film de Paul Schrader,

mentions spéciales à Oscac Isaac et à la BO. 15/20
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2025
Les immersions de Paul Schrader dans des corps de métier spécifiques, chacun disposant de son environnement topographique, de ses personnages topiques et de ses lois réagençant la Loi divine, constituent autant d’espaces où explorer le traumatisme et le rachat, deux thématiques qui définissent son geste cinématographique : qu’il s’agisse des chauffeurs de taxi, des jardiniers ou des hommes d’Église, Schrader se fait tout à la fois caméléon et spectateur soucieux de donner aux autres spectateurs (les siens) les règles du jeu. The Card Counter projette un ancien militaire dans le microcosme des casinos où il cherche à trouver une réinsertion après un passé qui le hante : circuler d’une table à l’autre, étudier les cartes ou l’adversaire, savoir quand rester et quand partir, nouer des partenariats commerciaux afin d’obtenir des financements par sponsors, tout cela le raccorde à l’humanité et au hasard qui gouverne ses rencontres, avec pour projet de domestiquer ceux-ci pour « rétablir les choses », expression qui revient tel un leitmotiv. La réalisation énergique s’avère d’une grande et belle rigueur, scrutant les visages tantôt taciturnes tantôt démonstratifs des joueurs, analysant les gestes, décomposant voire déformant les réalités pour mieux figurer la représentation du monde du bien nommé William Tell qui, comme le héros suisse, est mis à l’épreuve pour s’être mal conduit. Schrader sonde les maux qui se gravent sur la peau, tatouages où se lisent un état de service – pensons à celui de Narvel Roth dans Master Gardener (2022) – et les résolutions prises pour s’en défaire ; il trouve en Oscar Issac le comédien idéal, lui offre l’un de ses meilleurs rôles. Une belle réussite, intelligente et maîtrisée.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2022
Atlantic City, l'Ohio, Las Vegas... Paul Schrader nous emmène dans l'Amérique du jeu et des casinos, celles de l'apparence, des lumières et des paillettes, pour y suivre un personnage pourtant mutique et discret.

The Card Counter prend son temps pour mettre en place ses personnages puis l'ambiance, et derrière des allures bibliques se cache un portrait sans concession de la nature humaine. Il n'est pas question pour Schrader de juger, mais bien de constater à quel point celle-ci peut être cruelle, par le biais des états ou de John Gordo, violente, par l'ensemble des personnages masculins, ou vengeresse, via le protagoniste et son protégé.

Le metteur en scène d'Hardcore pense à tout, il soigne sa mise en scène, utilise bien les lumières et ses plans sont aux millimètres près, et ces éléments servent une atmosphère ambiguë, assez mélancolique, parfois dépressive et teintée d'une violence continue, dans le fond comme la forme. Si les notes d'espoirs traversent par moment le film, à l'image de la belle et illuminée balade nocturne, on en revient régulièrement à la violence et la dureté de ce monde, et de protagoniste qui ne trouveront pas la paix autrement.

La partition minimaliste d'Oscar Isaac et la bande originale envoutante, participent à cette atmosphère qui finie par envahir tout le film. Usant parfois d'une voix-off, notamment lorsque protagoniste joue, ou de flashback plutôt dérangeant, Paul Schrader reste économe dans l'utilisation des mots et, heureusement, car il le fait très bien, évite de nous tenir par la main et nous laisse juge des actes des personnages.

En signant The Card Counter, Paul Schrader nous emmène dans l'univers des casinos américains pour y suivre une histoire mêlant rédemption, violence et passés douloureux, axant sa mise en scène sur une atmosphère de plus en plus dérangeante, immersive et intrigante.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2022
Il va sans dire que le thème de la rédemption – abondamment creusé par Paul Schrader et par le cinéma en général – n'est pas très singulier et, a priori, le traitement qui en est fait dans "The Card Counter" ne transpire pas l'originalité non plus (un ancien militaire assagi va devoir dissuader le jeune Cirk de se venger d'un ancien tortionnaire). Si la relation entre William et Cirk et ce qui en découle n'est pas la part du film la plus passionnante, Schrader met en scène une belle idée qui réside dans une froideur similaire entre la représentation des casinos et le personnage de William. Rien de jubilatoire dans la façon de filmer les casinos – il faut oublier l'effervescence des gains qui coulent– : ici, ces lieux totalement interchangeables prennent plutôt l'apparence d'un temple morbide, ambiance que William prolonge dans sa chambre d'hôtel en recouvrant l'intégralité de sa chambre à l'aide de sacs plastiques blancs. Ce rituel, s'il n'est jamais expliqué, doit bien être perçu comme une manière pour William de repousser son passé qui le hante encore : à ce décor blanc entièrement anesthésié s'opposent des visions cauchemardesques et nauséeuses, où l'univers carcéral est filmé comme un lieu purement hallucinatoire – la caméra d'ordinaire fixe quand il s'agit de déambuler dans les casinos ou d'accompagner William dans sa chambre se met soudainement à flotter dans des directions folles pour mieux sonder l'intériorité malade du personnage. C'est en se tenant à cette opposition entre opacité du temps présent et folie passée que le film tient le plus en haleine ; dès qu'ils essaye de résoudre son intrigue ou qu'il se ressert sur des motifs plus convenus (altruisme, amour), "The Card Counter" perd de sa force. Il n'en demeure pas moins que le film vaut le coup d'œil, pour son assurance rythmique et sa beauté plastique, toutes deux relayées par la présence d'un Oscar Isaac impérial.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2022
Un joueur de cartes traîne derrière lui un lourd passé. Sa rencontre avec un jeune un peu paumé va le changer. Paul Schrader fait partir son film dans beaucoup de directions mais sans jamais nous perdre ni nous ennuyer.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2022
A la limite il n’y aurait pas d’histoire que l’affaire fonctionnerait quand même. Paul Schrader filme en virtuose des halls déserts, des tables de jeu abandonnées et les contours d’une piscine sans aucun intérêt. Sinon que tout au fond, se joue la vie d’un gamin prêt à tuer un ancien colonel de l’armée américaine. L’adulte qui vient de le rencontrer connait son histoire . Il l’a un peu partagée. Aussi , en jouant cette fois gros au poker, contrairement à ses précédentes mises, William Tell espère bien l'empêcher de mettre à exécution son projet mortel. Il y a donc une histoire dans cette mise en scène enfermée avec puissance dans ce monde clos et secret des salles de jeu de casinos. Pour s’en extirper, elle joue son va-tout dans des flashs violents, des éclairs insoutenables. L'interprétation retenue d’Oscar Isaac, fait face à la brutalité totale de l’homme qui le hante. Willem Dafoe, tout aussi impressionnant . En filmant faussement dans le vide, Paul Schrader nous rappelle donc qu’il fait du cinéma. Un clin d’œil magnifique au passage !
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2022
La culpabilité et la mauvaise conscience d’un homme, camouflées sous une pratique de jeux d’argent monomaniaque. Un scandale national, mis un peu vite sous le tapis. Horreurs et traumatismes. Bouc-émissaires et victimes collatérales. Injustice et désir de vengeance. Expiation et rédemption. En revenant sur les atrocités commises par l’armée US dans la prison iraquienne d’Abu Ghraib, Paul Schrader développe un scénario dur et sec, qui essaime dans ces multiples directions. Toutes aussi impactantes les unes que les autres. L’évocation du monde du jeu est l’arbre qui cache une forêt sombre d’où sortent deux personnages ravagés : un ex-GI devenu joueur professionnel et un jeune homme orphelin d’un père soldat, suicidé. Le premier va prendre le second sous son aile. Il y avait un énorme potentiel dramatique dans cette relation, concrétisé honnêtement, mais partiellement, à cause d’une caractérisation un peu faible du jeune homme et d’un manque de scènes évoquant son évolution. L’histoire reste néanmoins forte, mise en images avec une sobre intensité et une froideur nerveuse qui sont aussi les qualités du jeu d’Oscar Isaac, excellent. Par peur de trop de noirceur, peut-être, Schrader a accentué l’importance du troisième personnage central du récit, personnage féminin qui amène un peu de douceur, de tendresse et d’amour dans cet univers plombé. Une importance jusque dans la scène finale, assez convenue, qui laisse une pointe de regret en termes d’aboutissement, sans remettre en cause pour autant l’efficacité de l’ensemble.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 juin 2023
Malgré une violence occultée et des démons somnolents, Paul Schrader a fait le choix de l’austérité et de longs bavardages. J’ai alors nagé dans l’ennui en espérant un sursaut explosif qui, hors-champ, nous prive des images chocs d’un dénouement enragé. Oscar Isaac, le dernier plan et les musiques qui encadrent le film sont de bien maigres consolations à mettre au crédit de cette sorte de variation 2.0 de « Taxi Driver ».
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2022
Pas mal. Dommage que l'histoire en filigrane ne soit pas mieux exploitées et les parties de poker sont décoratives.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2022
Ici, le hors champs et le non-dit sont essentiels.

Les flashes back se dressent sur des horizons tellement ouverts, tellement d'un bloc qu'ils permettent de tout voir en permanence. Il n'y a pas d'angle mort, tout est toujours là, pleinement difforme, sous nos yeux d'un bout à l'autre de l'écran. Les hurlements, les humiliations, la torture. Guantanamo. Le traumatisme de l'Amérique. Qui fait écho à cet insupportable joueur de Poker hurlant à tout bout champs USA USA USA après chaque victoire comme la méthode Coué pour réaffirmer sur tous les tons sa grandeur fantasmée de l'Amérique... Mais le spectateur n'est pas dupe. C'est du Bluff.

Le présent du film est au contraire elliptique, lent, mutique, sous hypnose... Le surmoi façon gruyère d'un personnage étrange, sorte de croque mort tiré à quatre épingles, qui n'exprime lorsque l'émotion remonte à la surface que de la culpabilité bilieuse, écrasante. Une tristesse infinie. Il va chercher son salut en transmettant au jeune homme qu'il prend sous son aile de l'indulgence, de la gratitude, le goût de pardonner, l'envie de retourner voir une mère perdue de vue de puis longtemps pour renouer le lien filial. Comme le lien retissé d'un peuple (dont les personnages principaux sont les enfants) avec la mère patrie ? Un peu mon neveu.

Le hors champ au présent est d'ailleurs géographique ET temporel... Il en sait beaucoup sur le jeune homme mais on ne l'a pas vu mener ses recherches. On ne sait jamais qu'il a contacté la mère du protégé, personne ne sait vraiment pourquoi il traîne avec lui les outils de torture de docteur Mabuse avec gants chirurgicaux ou les habitudes ménagères de Dexter lorsqu'il recouvre tous les éléments de sa chambre d'hôtel de draps blancs épais etc. Est-il vraiment consacré tout entier aux jeux de cartes, ou comme il le dit lui-même l'idée n'est elle pas de passer sous les radars, de rester discret... Est-ce un passe-temps entre deux "contrats" ? Puisque tout le définit comme un sociopathe, un tueur en série, un tueur à gages peut-être. J'ai d'ailleurs pensé au Samouraï.

On sait simplement qu'il est rattrapé par la fatalité. La fameuse qui oblige à abattre ses cartes, dévoiler son jeu sans réfléchir, dans un emballement émotionnel (toute la description par le personnage principal d'un état "limite" au Poker est éloquent), avec le risque d'y perdre gros... C'est curieusement le même processus qui l'amène à tomber le masque en amour (ce qu'il finit par faire dans cette chambre d'hôtel).

Au final, sans vraiment s'en rendre compte les trois personnages solitaires ont lentement recomposé sous nos yeux la Trinité d'un foyer familial. Homme femme devenant amants et mère + père au regard de ce grand enfant pour lequel on a voulu rêver d'un grand avenir.

j'adore aussi la voix off du début racontant ce personnage "enfermé" et qui rêve de respirer, de grand espaces, d'ouvrir les fenêtres, de redevenir lui-même peut-être. Pas étonnant qu'on le voie déambuler dans ces casinos, ces villes champignons, ces lieux clos, ces motels, jusqu'à ce qu'il comprenne que sa prison était simplement mentale, enracinée dans ses obsessions pour les cartes et les chiffres, dans cette volonté robotique de tout maîtriser, d'anticiper les coups suivants, de conjurer le hasard du tirage, de faire l'autruche en somme pour mettre à distance ce qui le consume de l'intérieur, pour refuser de vivre avec...

Seule réserve sur le film : le personnage féminin qui manque de force, la littéralité de certains dialogues, je pense au fait que certains sous-titres soulignent exagérément l'action à l'écran (tout le segment explicatif sur la mère a aller retrouver...). et puis la lenteur et le maniérisme de l'ensemble qui m'ont gêné (pas permis de rentrer complètement dans le film) même s'ils épousent parfaitement la psyché de ce personnage coupé du monde et de lui-même. De ses sentiments. Sentiments qu'il finit par ne laisser remonter à la surface que pour le meilleur (sa relation avec elle lorsqu'il brise la glace) ou le pire (le passage à l'acte pour venger son protégé, celui par lequel il a pu redonner un sens à sa vie). Ses deux façons de "tilter" au monde.

Mais par les temps qui courent, ce que Paul Shrader nous livre de son univers (forme testamentaire sur la rédemption qui l'obsède depuis l'origine) et métaphoriquement de l'Amérique post 11 septembre en lambeaux mérite amplement le détour.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2022
Dans ce film froid – parfois à la limite du clinique – et ultra-maitrisé, le vétéran Paul Schrader, scénariste de Taxi driver (1976) et Raging bull (1980) nous dresse le portrait de William Tell, superbement incarné par Oscar Isaac, un homme maniaque et secret, rongé par une mystérieuse culpabilité et accro aux salles de jeu, qui va se prendre d’affection pour un néo-adolescent mal dégrossi (Tye Sheridan) en raison d’une histoire commune qui les relie par-delà les générations. En souhaitant sauver ce garçon de ses tourments intérieurs, c’est sa propre conscience – et qui sait, peut-être celle de toute l’Amérique – qu’il souhaite racheter. Dans ce long-métrage sec et quelque peu étrange, Paul Schrader convoque les codes d’un cinéma américain des années 70 marqué par l’influence européenne, mais aussi les démons de l’Amérique contemporaine. Remarquable de maîtrise.
DanDan
DanDan

97 abonnés 272 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2022
Le film commence bien un peu comme "le kid de Cincinnati " avec Steve McQueen et certains films sur les jeux et le poker..et s'engouffre malgré lui dans une histoire tordu de gardes et prisonniers à Guantanamo..et on se demande pourquoi et comment on peut entremêler les 2 histoires on y crois pas trop..Le script de Paul Schrader cette fois nous fait défaut et ce n'est pas à son habitude (on pense aux classiques comme Taxi Driver)..bien que ce soit une production Martin Scorsese et que les acteurs Oscar Isaac et William Defoe sont bon on reste sur sa faim...et c'est bien dommage...
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2022
J’ai trouvé le film fascinant.......
mais je n’ai pas compris pourquoi William Tell recouvre soigneusement dans sa chambre d’hôtel : fauteuils, tables, lit, lampe, de tissus blanc, comme si la pièce n’était pas « habitée » ???

Traumatisé par l’usage de la torture, en Irak, William Tell envisage de « protéger » un jeune dont le père a lui aussi été victime du grand ordonnateur de la torture (Willem Dafoe).

Le film est en équilibre instable entre les salles de jeux, silence et maîtrise de soi;
et les horreurs de ces salles de torture et les cris de douleurs insupportables.

L’opposition entre le silence du jeu et l’horreur de la torture est le noeud du film !
Culpabilité, rachat, c’est la petite lumière de ce film sombre…..
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2022
Souvent ennuyeux, rarement prenant, Schrader ponce son récit pourtant intéressant en une sorte d'histoire de pacotille.
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