The Card Counter
Note moyenne
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136 critiques spectateurs

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fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2025
J'ai bien aimé ce film de P. Schrader qui met en scène O. Isaac et T. Sheridan car il en dégage une ambiance particulière et maîtrisée. Pour autant le film n'est pas parfait car il lui manque ce petit truc en plus. On se prend à imaginer que cela va décoller à un moment ou un autre mais non on reste sur le même rythme de croisière tout le long du film. L'histoire, c'est celle de deux personnes, plus ou moins déboussolées, qui vont s'aider pour faire ce qu'ils ont à faire en fait. Pour l'un, le plus traumatisé, le joueur de poker, ça veut dire trouver l'amour, et pour l'autre, le jeune qui cherche à se venger, c'est aussi trouver l'amour mais celui de sa mère qui l'a laissée seul avec son père. Ils sont liés par W. Dafoe, qui joue le rôle d'un colonel. Bref beaucoup de mystères dans ce bon film de Schrader. A voir.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2022
Dans The Card Counter, Paul Schrader aborde un thème difficile mais le fait avec brio et dextérité. La performance d'Oscar Isaac est remarquable.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2022
Critiques elogieuses, pour un film de Schrader qui m'a laissé perplexe. Mise en scène superbe, mais scénario alambiqué: même si on comprend les traumas du " compteur", la liaison guatanamo-jeu de cartes m'a semblé artificielle. On s'y perd au fur et à mesure que le film avance. Évidemment on pense à "Taxi driver", du même scénariste et de Scorcese, qui produit le film...la boucle est bouclée ! Trop long, trop emphatique, la fin en particulier me semble inutile.
Pierru M
Pierru M

21 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2022
Film remarquable à l'ambiance assez surprenante. Oscar Isaac est une fois de plus remarquable. Dommage que la toute fin du film soit à mon goût pas réussi.
Dan S.
Dan S.

19 abonnés 438 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 janvier 2022
C'est indéniablement artistique. Je parlerais cependant d'un désir artistique et non d'une oeuvre finalisé. Le montage et les plans silence en disent plus que milles mots et c'est ce qui fait la force de ce film en plus de son acteur/personnage principal. On a du mal à se rattacher à une histoire qui ne se développe pas assez. Pourtant les ingrédients sont là: argent, poker et violence.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2022
Oscar Isaac livre ici une prestation de grande envergure. Après près de 10 années passées en prison, son personnage arpente les casinos pour passer le temps comme il dit, et gagner des sommes moyennes au Blackjack pour ne pas trop attirer l'attention. Derrière ce flegme apparent, se cache un homme meurtri par son passé de militaire qui va, en prenant sous son aile le jeune Cirk (Tye Sheridan), chercher à apaiser ses démons. Thriller psychologique intense pour fans de poker mais pas que...à la fois violent et envoûtant jusqu'à la scène finale. Oscar Isaac est au sommet de son art.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2022
Un vétéran américain passé par la cour martiale se révèle être un maitre des jeux de casinos par sa faculté de compter les cartes et jauger ses adversaires. Cette capacité lui sert à gagner sa vie et surtout à tenter d'oublier son passé militaire à Abou Grahib. Paul Shrader à 75 Ans nous offre une mise en scène au cordeau et minimaliste, habitée par la prestation impeccable d'Oscar Isaac dont le regard perdu pour toujours dans les limbes de l'enfer renvoie à celui d'un conducteur de taxi new-yorkais dans un film culte dont Shrader était scénariste.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2022
Une très belle métaphore sur le prix à payer pour la rédemption et le pardon dans une société qui organise l'impunité de ceux qui décident de la violence le tout avec une superbe bande son et une économie notable du jeu de l'acteur principal
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2022
Pendant une heure, Paul Schrader filme platement du poker et des conversations avec comme unique atout le charisme d'Oscar Isaac, The Card Counter devient un peu plus prenant ensuite mais difficile d'être touché par cette histoire sur la rédemption tant son manque d'intensité est flagrant.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2022
Scénariste de quelques uns des plus grands films du cinéma américain, l’homme de l’ombre derrière Scorcese qu’est Paul Schrader se pose aussi en défenseur d’un cinéma américain adulte, aux influences européennes, méditant depuis plus d’un demi-siècle sur la foi et la résilience : en d’autres termes, le gardien d’un temple en voie d’effondrement rapide. ‘The card counter’ est donc une oeuvre qui soulève de nombreuses questions morales en ayant le bon goût de ne pas asséner de réponses définitives : Quand on l’observe depuis une perspective éloignée, on voit Schrader titiller, sans déplaisir, la mauvaise conscience américaine vis-à-vis du scandale des tortures d’Abu Ghraib. Rapprochons l’objectif : la question centrale est de déterminer si cette culpabilité, individuelle dans le script mais collective dans la réalité, peut être rachetée, si un sincère désir de rédemption peut suffire à solder les comptes. Encore un zoom avant : le sujet de l’expérience, c’est ce compteur de cartes, William Tell, qui a appris à maîtriser cette technique en prison, et dont quelques minutes suffisent à comprendre qu’il mène une existence fantomatique, refusant tout attachement, qu’il soit matériel, géographique ou émotionnel. Cette course sans but, ponctuée de haltes éphémères dans des casinos et des motels, n’est peut-être pas assez approfondie pour que s’installe ce malaise qui aurait répondu à celui que dégage le compteur de cartes, le choix d’avoir fait de Tell un joueur professionnel devient rapidement très secondaire mais Oscar Isaac, ici particulièrement inspiré, s’impose comme le digne héritier des légendes scorcesiennes d’autrefois.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2022
Cheminement d'un homme solitaire William Tell dans le monde des casinos, les jeux de hasard, les jeux de cartes  aux Etats-Unis. Un homme au passé trouble, qui vit avec le poids de la culpabilité, l'inavouable qui le hante . Une rencontre va enrayer cette machine des habitudes, la fuite anonyme perpétuelle. Comment protéger l'autre et se réparer ? vouloir le  sauver de ses propres démons. La rédemption sera t'elle au rendez-vous ? Oscar Isaac est si  imperturbable et si inquiétant. Son silence est plus convaincant que de longs dialogues.  Cependant le film parait un peu lent, surtout lors de certaines scènes de concours de Poker. On  est attentif et attaché aux liens qui se créent entre les personnages tout en restant spectateurs. La tension monte et on ne sait pas vraiment pourquoi. C'est ce qui est surprenant dans ce film, d'un côté j'ai été prise dans l'action,  d'un autre côté je suis  restée extérieure.  Est ce un choix de la mise en scène? Ou est-ce moi qui n'ai pas voulu rentrer dans le jeu ... peur de m'y perdre.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2025
Excellent film qui par la qualité de la réalisation traduit la pourriture atteinte par ce pays. Quelques films participent de cette démonstration. Le personnage principal acteur et victime de cette situation agit comme un zombie dont tout sentimentalisme est absent. Aller au terme de son propos c'est faire subir à un homme représentatif de cette violence la torture qu'il a infligée à beaucoup d'autres. Le cadre général représenté par le monde des casinos ainsi que les acteurs rendent à ce film une grande qualité démonstrative.
Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

36 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2022
Film en toute sobriété où les actions se déroulent dans un ensemble de lieux qui se ressemblent : des casinos luxueux, des chambres d'hôtels dénaturées par le héros du film. Les personnages passent beaucoup de temps à jouer ou au comptoir et pourtant, je ne saurai expliquer pourquoi, l'ennui ne m'a jamais traverser. Les acteurs savent se contenir, les plans rapprocher nous absorbent dans des détails de peaux, de tissus de tapis de jeu. Il n'y a rien qui dépasse, les émotions sont retenues, insufflée. Les relations entre les personnages sont évidentes, ne passent jamais en force. la Linda est un type de personnage assez rare au cinéma, aussi bien par son physique que par son caractère. Tous les protagonistes ont de multiples facettes, mais, en tant que spectateur, on reste convaincu de leur profonde gentillesse. C'est un film, qui, en ce sens, est très juste et qui se joue du cliché des films de soldats américains, qui sont souvent présentés comme des héros, fiers de leur patrie. Ce film est d'une profondeur insondable, hermétique et absorbant. Tout est dans les émotions les textures, les sensations. Je mettrais un bémol sur la fin, qui est peut-être un peu disconante par rapport au reste du film.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2022
Un militaire engagé pendant la guerre d'Irak et qui a œuvré à la prison d'Abou Ghraib, de sinistre mémoire, est sorti de prison après une condamnation de plus de huit ans aux états-unis. A l'epoque une photo avait ete publiée sur des exactions commises dans cette prison et les militaires qui figuraient sur cette photo avaient tous été condamnés. Pourtant leur chef, formé pendant la guerre du Nicaragua et reconverti comme mercenaire recruté pour former à faire parler les détenus, n'avait pas été poursuivi uniquement car il ne figurait pas sur cette photo. Hypocrisie totale, absence d'implication des donneurs d'ordre politiques et militaires américains de premier ordre (Donald Runsfeld apparaît à l'écran dans une séquence d'archives) le ressentiment des militaires condamnés ne s'est pas complètement tari. Un d'entre eux, sorti de prison, s'est reconverti dans les jeux de cartes ou il excelle, grâce à sa mémoire exceptionnelle qu'il a cultivé en prison : il sait " compter les cartes" ce qui lui permet de gagner contre le casino. Il rencontre un jeune homme , qui veut venger le suicide de son père lui aussi bouc émissaire dans l'affaire Abou .Excellent dans sa première demi-heure, le film decrante peu à peu et perd en intensité dans sa seconde partie. La faute sans doute au scénario pas toujours bien amené. Le casting est plutôt réussi ( à l'exception de l'acteur interprétant le jeune homme). Oscar Isaac, vraiment excellent porte le film sur ses épaules. La réalisation et la photo sont particulièrement réussies. Il faut dire que Paul Schrader est loin d'être le premier venu. Je pense à ses premiers opus et notamment à "mishima" qui m'avait particulièrement séduit lors de sa sortie. Afin d'avertir le spectateur éventuel, il faut préciser que le film ne porte pas sur le jeu qui n'est finalement qu'un prétexte. Il est utilisé pour souligner la clairvoyance acquise par le héros dans l'exercice de ses tâches ignobles pour jauger ses adversaires. Les réactions humaines n'ont plus de secret pour lui. D'autant que ses lectures et notamment celle de l'empereur romain Marc Aurèle , stoïcien et auteur de " pensées pour moi même" l' on converti à la faculté de mettre la douleur à l'écart de soi-même. Rappelons que le rapport à la douleur et à la souffrance est une des clefs de l'école de philosophie stoïcienne.La scène dans la prison Nord-américaine ou il se relève plusieurs fois, le sourire aux lèvres après avoir reçu des coups de la part d' un co détenu témoigne de la conversion au stoïcisme du héros. "Card counter" est finalement une variation politique sur l'engagement des usa en Irak. Il souligne que les véritables responsables de ce chaos, ne sont pas ceux qui se sont sali les mains. Ce sont ces derniers qui porteront seuls le poids de la culpabilite des traumatismes et qui ne quitteront plus leur prison mentale et réelle. Meme l'amour rencontré ne pourra rien contre la négativité tatouée à jamais dans les méandres de la psychologie des acteurs de terrain. En témoigne la valise des instruments de torture qu'il a toujours avec lui et l'emballage des meubles de ses chambres d'hôtel, mon hypothèse est qu'elle témoigne de la prégnance des pratiques de préparation aux séances de torture dont il ne peut plus se départir. En tout cas certainement pas comme la volonté de ne pas laisser ses empreintes comme je l'ai lu dans un article de la part de la critique professionnelle ( qui confond d'ailleurs dans le même article Guantanamo et Abou Ghraib, mais passons). Le dernier plan laisse entendre un futur heureux encore possible. Sans doute, un faux film grand public.
Ismael
Ismael

127 abonnés 210 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2022
Soyons honnêtes avec le film : The Card Counter a vraiment des qualités. Les acteurs sont bons, les dialogues aussi. Il est réalisé avec soin et son scénario semble avoir été vraiment travaillé, peut-être même trop. Formellement le film est bon, on ne peut pas lui reprocher grand-chose, sinon son manque complet d’humour et de fantaisie, mais bon c’est un peu le propre des films noirs. Et pourtant ça ne fonctionne pas, alors essayons de comprendre pourquoi.

Le premier souci du film c’est que, mine de rien, il y a quand même un peu tromperie sur la marchandise : malgré ce que semblent promettre son titre, son synopsis et son affiche, The Card Counter n’est tout simplement pas un film sur le Poker. Ceux qui veulent goûter au suspense très particulier propre à ce jeu ou bien suivre un tournoi du début à la fin resteront sur leur faim. En réalité ça sert plus de décor ou d’élément d’ambiance qu’autre chose. The Card Counter est avant tout le portrait psychologique d’un homme tourmenté au passé trouble et l’intrigue du film est essentiellement criminelle. En fait il s’agit d’un banal film noir à l’ancienne (sauf pour la description graphique des scènes de violence qui est très 2022 pour le coup) avec des relents de film carcéral, à travers ses nombreux flashbacks.

Le second défaut de The Card Counter est finalement sous latent dans ma description du premier. C’est bien dommage mais le véritable sujet du film et l’univers du Poker ne vont tout simplement pas ensemble. C’est comme ça. Je ne dis pas que les criminels au passés troubles ne peuvent pas, statistiquement parlant, devenir des as du poker par la suite. Mais là ça parait complètement artificiel, ça ne colle pas. On dirait juste un espèce de vernis un peu cool et multicolore pour un film noir.

Pour ceux qui veulent vraiment voir un film sur le poker, je conseille Le Grand Jeu avec Jessica Chastain et Kevin Costner sorti en 2017. On y apprend pas mal de choses sur le jeu lui-même, tout en suivant une intrigue palpitante basée de plus sur une histoire vraie. The Card Counter a beau être un film noir, il fait pâle figure à côté.
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