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2,5
Publiée le 23 mars 2023
Si vous cherchez le nom de Franz Walter, personnage principal du film, Internet vous parlera d'un criminel de guerre nazi sauf que le film est inspiré de la vie de Werner Teske, le dernier homme à avoir été exécuté dans la République démocratique allemande. Cet universitaire s'est vu proposer un emploi dans les renseignements qu'il ne pouvait refuser. Évidemment, une fois dedans, on ne peut plus en sortir et toute action en ce sens peut être vu comme un acte de désertion et de trahison. Alors qu'il commence à étouffer dans son nouvel emploi, il se sent esseulé, car il ne sait pas à qui faire confiance. De plus, il a ordre de ne rien dire sur son travail. Cette histoire, c'est aussi celle du footballeur Lutz Eigendorf qui a connu une tragique trajectoire. S'il n'y a rien de nouveau, Franziska Stünkel montre comment ce milieu fonctionnait à l'époque. L'histoire est très intéressante, mais le réalisateur est incapable de faire de "Nahschuss" un bon drame d'espionnage. Il s'agit bien d'un drame et non d'un thriller donc je ne m'attendais pas à voir quelque chose de stressant, mais le film est beaucoup trop poussif. Même quand l'étau se resserre, on ne ressent jamais l'urgence de la situation ou même le danger encouru par cet homme. Peut-être parce que l'on connait déjà la conclusion, mais il n'y a pas que ça. Idem pour les scènes au tribunal qui sont presque sans intérêt. Tout cela s'explique surement par un récit mal construit et une mise en scène trop académique. Au final, ça se laisse regarder, car l'histoire est bonne, mais l'absence de dramaturgie est dommageable.
La destruction d'une santé, d'un couple, et finalement d'une vie pour avoir dû espionner pour le compte d'une dictature socialiste à l'encontre de toutes ses valeurs humaines. Glaçant et certainement toujours d'actualité en Russie, Corée du Nord, Chine, Iran et autres beaux pays du même acabit.
L'une des dernières exécutions à l'époque de la RDA. On ne nous épargne ni vomis, ni scènes de sexe et pourtant, le film est très plat ! C'est peut-être une histoire vraie mais le résultat n'est pas terrible. 2,3/5
Le sujet est grave et même dramatique. C'est louable de présenter les méthodes de la STASI dans toute leur monstruosité. Hélas la réalisatrice traite son sujet comme un tâcheron. C'est lent, c'est lourd et mortel à regarder.
Un film qui montre bien la terrible nature des regimes des pays de l’europe de l’est alors soumis a l’urss. Ca fait froit dans le dos et c’est interessant, mais la mise en scene est assez froide et austère, et le film n’est pas sans quelques longueurs. Pas mal
Une histoire glaçante qui décrit les méthodes de la STASI en ex Allemagne de l'est. Même si les acteurs sont plutôt convaincants, la réalisation laisse à désirer: quelques longueurs, une narration parfois confuse et un style un peu austère. Malgré tout, le film - qui s"inspire d'une histoire vraie - reste intéressant.
Contrairement aux médiocres critiques que j'ai lu ici, ce film me semble être un témoignge pertinent (très bien réalisé et très bien interprêté) de la duplicité étouffante et mortelle qui règne dans un pays totalitaire (communiste ou de droite extrême). L'individu conscient plongé dans un tel régime ne peut que se compromettre. L'impossibilité d'exprimer son ressenti, mène celui-ci vers la déchéance (acceptation passive d'un régime de brute, voire autodestruction via l'alcoolisme). "A bout portant" décrit les déviances sociétales du totalitarisme de l'ex RDA ou chacun devait se taire, abdiquer sa liberté de penser pour servir un "big brother" stalinien impitoyable. La trame scénaristique fait dramatiquement penser à Kafka (Le procès). Mais ne nous trompons pas, cette situation ne relève pas QUE du passé! Actuellement, en France, les médias et les publicitaires enfument la tête des gens comme le faisaient les propagandistes de la stasi... Certes les exécutions sont moins apparentes. On nous affirme même qu'il n'y en a plus !. Mais elles sont tout aussi nombreuses. Et la "démocratie"parlementaire qui devrait contrôler les gens de pouvoir n'est plus qu'une façade ! Malheureusement le peuple aujourd'hui se tait, par peur de répressions bien plus raffinées et efficaces que celles des années 70 en RDA!