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Jean-Louis J
2 abonnés
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3,5
Publiée le 5 décembre 2021
Bien sans plus trop de thèmes tous très intéressants mais qui trop embrasse mal étreint. Les banlieues et la cité , la solitude, l'apprentissage d'un métier ....
D’emblée, on se dit « encore un film sur les beurettes de banlieue », encore une mal partie dans la vie et qui va s’en sortir grâce à sa rencontre avec le travail et l’excellence. Déjà vu tellement de fois, qu’on finit par se lasser. Mais, tout dernièrement, je vous parlais ici du formidable Compagnons de François Favrat – sortie prévue en mars 2022 -, qui constituait un modèle du genre. Hélas, pour son 2ème film, Sylvie Ohayon s’est noyée sous une avalanche de clichés. Et comme toujours, trop c’est trop. Première d’atelier au sein de la Maison Dior, Esther participe à sa dernière collection de Haute Couture avant de prendre sa retraite. Un jour, elle se fait voler son sac dans le métro par Jade, 20 ans. Mais celle-ci, prise de remords, décide de lui restituer son bien. Séduite malgré elle par l’audace de la jeune fille et convaincue qu’elle a un don, Esther lui offre la chance d’intégrer les ateliers de la Maison Dior comme apprentie. L’occasion de transmettre à Jade un métier exercé depuis toujours pour la beauté du geste... A la fin de ces 100 minutes de comédie dramatique, on se sent un peu perdu tant il y a d’intrigues et de sous-intrigues entremêlées jusqu’à plus soif. Heureusement, le casting… C’est le geste qui compte reste sans doute la phrase clé de ce film. Le geste de la couturière mais aussi le geste humain. Les deux sont ici intimement mêlés et l’idée est très bonne. Elle hélas ensevelie sous un fatras de clichés sur les jeunes de banlieue, sur l’impitoyable univers des ateliers de haute couture, sur les univers qui s’entrechoquent à grand renfort d’étincelles, de bons sentiments dégoulinants, de quelques cas sociaux, une grosse déprime, et pour faire bonne mesure, un transsexuel – Romain Brau, toujours très juste -, qui parachève le défilé… Tout le monde est au rendez-vous. On saute poussivement d’une histoire à l’autre sans pour autant s’y retrouver. Dès qu’on se passionne pour une histoire, on passe à une autre. Usant ! On aurait aimé de focaliser totalement sur la thématique de la transmission d’un savoir-faire, même s’il était utile de donner de l’épaisseur au personnage de la jeune fille. Inculquer la passion, le goût du travail bien fait et l’assiduité était en soi, déjà un superbe sujet. En s’éparpillant, Sylvie Ohayon est passée à côté. Ce film n’est sauvé que par son casting, et, heureusement, il est de grande qualité. Autour du duo Nathalie Baye / Lyna Khoudri, - impeccables toutes les deux -, les Clotilde Coureau, Pascale Arbillot, Claude Perron, Soumaye Bocoum, sont au diapason. Bref, un film patchwork qui manque un tantinet d’étoffe. Pour une histoire sur la haute couture un peu cousue de fil blanc, c’est ballot, non ?
J'avais des "a priori" en allant voir ce film. Accompagné de mon épouse passionnée de mode, de haute couture, je vous avoue que j'ai vraiment passé un très bon moment. Ce film tourné dans des lieux magnifiques, j'imagine chez un grand couturier, on s'y croirez tellement c'est magnifique. L'amitié naissante entre ces 2 femmes y est agréable, ce film montre également que ne pas connaître tel ou tel milieu professionnel peut vous faire changer d'avis et de comportement. A voir.
Magnifique film! Une ribambelle d'excellentes actrices! Ce film fait plaisir. Certaines scènes sont très belles, d'autres émouvantes. La réalisatrice fait dans le concis, le raccourci et l'ellipse. Très belle surprise!
Déçue car le titre nous faisait espérer un plongeon plus approfondi dans ce milieu très spécial de la haute couture. En fait ce film fait état d'aller-retours d'états d'âme, vraiment prévisibles, entre la première d'atelier, vieillissante et rangée des voitures avec Jade, une jeune de banlieue engagée en tant qu'assistante. Il y a plein de clichés notamment, la "méchante", Claude Perron au sein de l'atelier et la "gentille" Pascale Arbillot qui fait vraiment "mère Thérésa" ! sans parler de la scène ou Jade rapporte Esther le sac à main qu'elle lui a volé dans le métro
Certes, Haute Couture est un film un brin naïf : et alors ? De cette belle histoire de couturière dépressive aux portes de la retraite qui prend à l'essai une jeune voleuse à la tire et lui donne sa chance, on retire une leçon d'espoir qui fait du bien, une entraide humaine qui nous réchauffe le cœur en cette fin d'année frisquette, et des répliques cinglantes savoureuses entre la sénior de chez Dior et la jeune de chez Nike. Nathalie Baye et Lyna Khoudri (que l'on venait de voir dans le dernier Wes Anderson) forment un duo des plus complémentaires, très naturel et à l'aise, auquel on a d'emblée envie de croire. On se régale aussi de voir Clotilde Coureau dans un contre-emploi, pour une grande Dame qui joue ici une mère dépressive des cités en survet et avachie dans son canap', on a été agréablement surpris. Côté seconds rôles, on trouve évidemment des personnages prêts-à-penser (la gentille qui appuie la candidature de la stagiaire, la méchante qui essaie de la faire renvoyer, le beau garçon qui n'attend que la scène romantique du film...). En revanche, on s'attendait à voir plus souvent les robes en elles-mêmes (un peu à la Phantom Thread), on est restés sur notre fin de ce côté-là, Haute Couture préférant se concentrer sur son histoire principale. On est pourtant loin de regretter d'avoir succombé à cette comédie dramatique, puisque cette intrigue sociale se fait sans lourdeur, avec un rythme très bien défendu, une élégante mise en scène des manipulations de couture (gros plans amoureux de l'aiguille et des ciseaux), une BO soignée, et en prenant le parti des bons sentiments plutôt que de la banale tragédie sociale, et pour une fois, cela ne fait pas de mal. Surtout aux côtés d'une Nathalie Baye adorable en sénior difficile mais profondément tendre, d'une Lyna Khoudri ultra convaincante en jeune des cités qui a tout à offrir si on la pousse un peu, et assorti d'une dernière scène plus chaleureuse qu'une bonne écharpe.
feel good movie et déjà ça c'est pas mal ! certaines sont un peu appuyées mais délivre un message qu'il est bon d'entendre, comme quand elle fait la différence entre un boulot et un métier mais l'ensemble est positif, merveilleusement joué par les 2 actrices principales, la jeune Lyna Khoudri qu'on devrait très vite revoir
Je n'ai pas su apprécier le film car selon moi Le Cinéma c'est avant tout une plongée dans un autre Monde (féerique comme noir) loin du "train-train"quotidien. J'aurais aimer que l'art de créer de majestueuses robes sur mesure constituées de matières révolutionnaires ainsi que des défilés de mannequins extravagants exposés sous le flash des projecteurs ou des photo-reporters et fans hystériques soient plus présent.
Somme toute, l'histoire aborde les sujets incontournables de l'existence avec une douce légèreté qui s'avèrent pesants sur la durée.
Excellent film en plus documentaire sur la fabrication des vêtements des grands couturiers et de la préparation d'une collection. Certes plein de bons sentiments... Bonne interprétation generale. Bref pas le film du siècle mais un agréable divertissement...
Haute couture On rentre dans un monde inconnu : la maison Dior, on découvre le travail précieux de chaque petite main des cousettes . Les mains de Jade qui séduisent Esther. Quelques bémols , le côté "trop de bons sentiments", l'histoire d'amour n'est pas trop utile, des excès comme la scène finale où toute la cité HLM applaudi. Mais c'est tellement plaisant, de bonnes repartis : des dialogues bien écrits. La confrontation de deux visions de la vie par 2 femmes que tout pourrait séparer au départ : l'âge, le milieu social, la religion et pourtant ... Il y a comme un parallèle, une passation entre deux personnages Esther et Jade et , deux actrices Nathalie et Lyna ; dans le monde de la couture ou le monde du cinéma deux belles personnes. Une au sommet de sa carrière, Nathalie Baye si distinguée, le regard toujours si allumée de tendresse et d'humour. L'autre, Lyna Khoudri jolie découverte de ses dernières années, lumineuse et si juste quelque soit le registre de ses rôles. Ok "c'est cousue de fil blanc" dixit mon amoureux qui aime les jeux de mots, mais c'est si bon de verser quelques larmes d' émotion, de lâcher prise dans la légèreté. On s'essuie les yeux on jette son mouchoir qui n'est pas en soie, en sortant de la salle et on oublie son chagrin, reboosté !
Les actrices principales sont excellentes mais comment faire des miracles avec de telles répliques, un scénario simpliste et des personnages à la limite de la caricature pour certains. "Qui veut peut" est la morale de ce trop long film ...On avait compris dès le début !