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Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mai 2022
Magnifique film très humain, très "fraternel". Deux acteurs exceptionnels Jim Broadbent et Helen Mirren ! Une très belle et généreuse histoire, vraie qui plus est . A voir, toutes affaires cessantes..
Un homme fantasque, pour combler le manque et ne pas sombrer, décide d'emprunter un tableau de la Royal Gallery pour mettre en lumière une cause qui lui tient à cœur : la gratuité de la redevance télé pour les personnes âgées et les vétérans. The Duke est une petite merveille de comédie feel good anglaise, où chaque situation, chaque mot est à sa place. L'interprétation de Broadbent et Mirren est excellente et savoir que cette histoire est véridique donne des raisons de ne pas complètement désespérer de la nature humaine.
les comedies anglaises s'imposent encore une fois: humour décalé, situations cocasses et drôlatiques,les institutions sont chahutées comme d'habitude mais avec humour et sans agressivité,on rigole et on sourit beaucoup bien que la famille ait vécu un drame quelques années auparavant avec leur fille et soeur. Les acteurs sont très justes et émouvants, poignants par moments. Une réussite totale dans la mise en scène d'une vie décalée et bohème. )
Complètement amoureuse de l'image, du point de vue en fonction du positionnement de la caméra, amoureuse des couleurs, des lumières, des contrastes, des reflets du film. Bravo pour le travail de l'image, et en même temps, c'est tellement talentueux et ça renforce tellement l'histoire que ça a l'air facile. Même la qualité de la pellicule, j'adore. Excellent accompagnement musical et où les notes du générique restent en tête. Un scénario bien rythmé, beaucoup d'humour à l'anglaise, un jeu d'acteurs efficace en émotions, et une super histoire tirée du réel : pour moi un moment mieux que parfait.
Comédie britannique très classique dont le seul intérêt est d être tirée d une histoire vraie. Les scènes de procès sont amusantes sans plus. Le reste manque cruellement de rythme.
excellente comédie humour noir , c'est très drole. beaucoup de finesse dans ce petit chef-d'oeuvre british. tout le contraire de l'humour potache, cette histoire invraissemblable nous fait passer un tres bon moment, avec une petite pointe d'emotion en plus. je le recommande bien entendu.
On ne va pas bouder notre plaisir : un film qui se regarde tout seul, sans nous faire de nœuds au cerveau. Néanmoins, on passe plus d'une heure à se demander : mais quel est l'intérêt que les scénaristes ont bien pu trouver à ce fais divers ? Il faudra attendre la scène du jugement pour que l'accusé quitte son masque de concon borné que personne ne peut raisonner, et qu'on comprenne que c'est un film qui veut parler au nom des petites gens et qu'il veut leur faire prendre leur revanche sur le système (judiciaire, policier.) C'est gentil, sans conséquence, et à vrai dire un peu vieillot.
L'humour anglais, des acteurs trop chouettes, une mise en lumière d'un épisode intéressant de l'histoire, un bon moment en somme. Cet évènement contestataire de l'histoire anglaise est la réaction d'un individus face à une injustice. La redevance audiovisuelle est un impôt injuste car tout le monde paie la même somme. Kempton Bunton estime que les personnes âgées et handicapées ont besoin de la télévision. Plus que les autres. Et justement ces catégories étant des populations précaires, ce service n'est pas accessible à tous. C'est ça le combat que mène Kempton Bunton, il veut un accès libre à la télévision à tout ceux qui en ont besoin.
Pour revenir au film, je trouve que le propos n'est pas nécessairement très bien défendu. Ils auraient pu aller plus loin je pense. Notamment en présentant mieux le contexte politique de l'époque par exemple. Il y a quelques longueurs par moments. Mais ça reste très sympa à regarder, très tendre.
Le gros coup de maître de Roger Michell reste évidemment son Coup de Foudre à Notting Hill en 1999… Depuis, pas grand-chose de notable dans une filmographie pourtant bien fournie. Cette fois, il revient au sommet avec ces 95 minutes de comédie so british. En 1961, Kempton Bunton, un chauffeur de taxi sexagénaire, vole à la National Gallery de Londres le portrait du Duc de Wellington peint par Goya. Il envoie alors des notes de rançon, menaçant de ne rendre le tableau qu’à condition que le gouvernement rende l’accès gratuit à la télévision pour les personnes âgées. Cette histoire vraie raconte comment un inoffensif retraité s’est vu recherché par toutes les polices de Grande Bretagne, accomplissant le premier (et unique) vol dans l’histoire du musée. Un délicieux bonbon d'humour anglais à déguster sans modération. L’humour et le flegme anglais portés au zénith dans cette reconstitution d’un fait divers des années 60 du genre croquignolet. C’est le 1er long-métrage à revenir sur cette histoire hors du commun : le vol en 1961 du portrait du duc de Wellington peint par Goya et exposé à la National Gallery de Londres par Kempton Bunton, un chauffeur de taxi sexagénaire. C’est d’ailleurs la seule œuvre qui n’ait jamais été dérobée de la galerie depuis sa fondation en 1824. Le film tire le portrait du genre de personne qu’on voudrait tous avoir dans notre entourage. Dans cette marée de morosité, il y a des personnes qui ont réellement l’espoir de changer le monde et sont persuadées qu’elles vont y arriver. S’il y avait plus de gens comme notre héros, le monde serait sans doute plus heureux. Kempton Bunton est un personnage complexe et totalement ambivalent. Il est intègre, mais légèrement stupide. Il a toujours de bonnes intentions, ce qui ne l’empêche pas de se tromper. Outre ce personnage hors du commun, ce sont les dialogues le grand point fort de ce cette comédie dramatique bourrée de tendresse et de mélancolie. Un film qui fait du bien. Jim Broadbent, toujours excellent, hante les plateaux de ciné depuis 1978…. Une éternité. Il est ici en « couple » avec la merveilleuse Helen Mirren… un pur régal ! Un exemple parfait de cabotinage élevé au niveau du grand art. A leurs côtés on remarquera Fionn Whitehead et Aimée Kelly, très justes eux aussi. C’est délicieux comme un muffin accompagné de son thé et de son nuage de lait. C’est du Ken Loach qui fait rire. Un vrai bonheur à ne pas rater.
Inspiré d'une histoire vraie, The Duke est une comédie britannique savourante. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un trés agréable moment: scénario bien construit, interprétation solide, excellente reconstitution de l'angleterre des années 60 et surtout un humour décapant. Laissez vous emporter !
The Duke a mis plusieurs années à arriver sur nos écrans depuis la Grande-Bretagne. Tant et si bien que son réalisateur, Roger Michell, est depuis décédé. Il a eu le temps, fort heureusement, de présenter son long-métrage en 2020 à la Mostra de Venise. Avec The Duke on est en présence d’un film so british, avec de multiples références très spécifiques à la culture britannique. C’est un point un peu bloquant pour parvenir à s’immerger parfaitement dans le récit en tant que spectateur français, car les références à la culture et l’histoire anglaise sont nombreuses. Dans le même registre du cinéma social british, Ken Loach parvient de son côté à éviter cet écueil en rendant plus universel les thématiques qu’il aborde. Passé ce point d’achoppement, le long-métrage s’avère plutôt divertissant. D’abord grâce à son incroyable scénario tiré d’une histoire vraie et dont seuls les anglais peuvent avoir le secret. En effet, cet improbable vol de tableau dans un des plus grands musées du monde, est évidemment un parfait sujet de comédie. C’est l’excellent acteur anglais Jim Broadbent qui porte sur ses épaules le rôle principal de ce vieil homme acariâtre mais pétri d’humanité. Il excelle et cabotine avec malice dans ce rôle qui semble taillé pour lui, même s’il est un peu moins convaincant dans les séquences au registre plus dramatique. Quant à Helen Mirren, qui lui donne la réplique, son personnage et son interprétation s’avèrent trop rigides dans un film qui a surtout besoin de rire et de légèreté. Au final on décroche quelques sourires ici ou là mais le film ne parvient pas vraiment à susciter ni hilarité ni empathie.
Kempton Bunton (Jim Broadbent) est un modeste sexagénaire habitant à Newcastle. Farouche défenseur de la justice sociale, père inconsolé d’une fille décédée dans la fleur de l’âge d’un accident de vélo, il écrit à ses heures perdues des pièces de théâtre, malgré les exhortations de sa femme (Helen Mirren) qui préfèrerait qu’il utilise son énergie à trouver un emploi stable. Avec la complicité de son fils, Kempton Bunton dérobe à la "National Gallery" de Londres le "Portrait du Duc de Wellington" par Francisco de Goya. Il est prêt à le restituer moyennant une rançon pour financer des oeuvres charitables.
Aussi incroyable que cela paraisse, l’intrigue de "The Duke" est inspirée d’une histoire vraie qui avait défrayé la chronique au début des 60ies mais n’avait pourtant jusqu’à présent jamais été racontée. Le vol inédit d’un des joyaux de la National Gallery avait été un temps attribué par Scotland Yard à un dangereux gang de trafiquants – au point de le placer parmi le butin du Dr No du premier "James Bond" tourné début 1962 . Il était en fait l’oeuvre d’un bien inoffensif sexagénaire.
Tourné fin 2019, projeté à Venise en septembre 2020, "The Duke" a vu sa sortie en salles compliquée par le Covid. Diffusé directement sur les plateformes américaines et britanniques, il a finalement trouvé le chemin des salles françaises avec deux ans de retard.
"The Duke" déborde de bons sentiments. Drame social, mélo, film de prétoire, The Duke passe avec fluidité d’un genre à l’autre sous la houlette de Roger Michell, le réalisateur de "Coup de foudre à Notting Hill", "My Cousin Rachel" et "Blackbird" – qui m’avait ému aux larmes. On pourrait bien sûr bouder son plaisir devant cette réalisation trop sucrée et les grimaces de son héros. On pourrait au contraire se laisser séduire par ce feel-good movie si attachant, gorgé du lait de la tendresse humaine, admirablement servi par l’impériale Helen Mirren.