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Vinz1
272 abonnés
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3,5
Publiée le 15 septembre 2021
Djé est un marginal qui bosse de temps à autre, fréquente quelquefois, vole un peu et tue pas mal. Mais parce que la dangerosité n’est pas imprimée sur son visage, qu’il est drôle, parle bien et qu’il a de beaux yeux bleus, on ne s’en méfie pas et il arrive toujours à s’en sortir. Ce personnage vaguement inspiré des tueurs Patrice Alègre et Guy Georges, commet ses actes brutaux en hors-champ et c’est bien ce qui le rend encore plus glaçant, un peu comme dans les films de Haneke. Que ce soit dans les trains, les rues désertes, sur les quais de gares, dans les bars, les bus, les halls d’immeuble, les pavillons ou bien les squats, il est à l’aise et sévit partout ! Si le côté froid du film et son manque de message clair et précis peut en laisser plus d’un sur la touche (l’habit ne fait pas le moine surtout quand on est blanc de peau et passe-partout ?), on ne pourra pas, en revanche, passer à côté encore une fois du talent de Pierre Deladonchamps, époustouflant et véritable caméléon avec ses rôles complétement différents d’un métrage à l’autre (le jeune gay à la recherche de l’âme sœur dans « Rester vertical », le proviseur un peu coincé dans la série « Mixte », le pédophile insoupçonnable dans « Les chatouilles », etc.). Un acteur à suivre encore et toujours donc, tout comme le réalisateur, dont c’était là le premier film !
Un film vraiment très bien interprété. Tous les acteurs jouent extrêmement bien. On est vraiment tenu par le suspens et la densité des regards. En tant que femme : on ressent vraiment ce que la tension va engendrer sur la victime. C’est prenant. Bravo aux scénario et aux acteurs
Vaurien énerve tout d’abord un peu par son apparente décontraction, par la nonchalance affectée de sa narration à trou.
Mais passé ce premier mouvement instinctif, il faut reconnaître au film une capacité hors du commun à dessiner en quelques scènes bien troussées un personnage, une ambiance (le bar, le chien), un milieu professionnel (le BTP), une relation, un mode de vie (le squat).
On peine à croire vraiment ce que l’on voit. Le réalisateur excelle à maintenir le doute sur les intentions de son personnage principal, puis, lorsque ces doutes sont levés, sur ses actions réelles. C’est dans cet entre-deux inconfortable que surgit la rayonnante Ophélie Bau, qu’on n’avait plus vu depuis Mektoub my love.
La relation qu’elle tisse avec Djé est en totale contradiction avec le reste de l’histoire, et les fantaisies semées sur notre chemin (l’incroyable arrestation chantée sur un air d’Azanavour) nous empêchent de nous inquiéter vraiment pour elle.
Peter Dourountzis propose avec ce premier film une tonalité résolument originale, dont on a hâte de voir comment elle évoluera. Pierre Deladonchamps, obsidienne opaque et rayonnante, porte le film sur ses épaules et s’avère une nouvelle fois excellent.
Sélectionné au festival de Cannes ?? C'est une blague?! La honte!... J'ai trouvé ce film horriblement ennuyeux (pour ne pas dire extrêmement chiant), n'y trouvant aucune subtilité, même pas de beaux plans, pas d'émotions, pas de sens, aucun intérêt... Je n'ai pas compris ce que le réalisateur a voulu dire et montrer. Sans parler de certaines scènes qui sont piteusement ridicules, souvent du fait de leur irréalité, et bourrées de clichés bien pourris. Heureusement que certains acteurs jouent bien, c'est déjà ça... A la fin du film, c'est simple, j'étais complètement scotchée et abasourdie et me suis dis : "Non mais!?... Quoi?? Mais c'était nul! Quel navet !" et sincèrement, j'ai regretté avoir payé une entrée au cinéma pour ça. Si vous aimez les films d'auteur et le bon cinéma, fuyez.
Appeler "vaurien" un violeur et tueur en série, c'est à peu près comme qualifier des criminels de sauvageons... Au-delà du titre, ce film est une immense déception. Il commence et se termine comme un thriller. Le personnage est inquiétant à souhait MAIS l'histoire s'enlise lorsque le personnage trouve refuge dans le milieu de squatters altermondialistes pour qui la propriété c'est le vol et pour qui la justice consiste à dévaliser les supérettes. On finit par se demander si dans sa haine manifeste de la société, de la morale bourgeoise à la Jean Genet., le réalisateur n'a pas autant de sympathie pour les alternatifs que pour un sociopathe. Chacun ne défie-t-il pas à sa manière l'ordre établi. Si telle est la leçon, elle est bien écoeurante.
"Sélectionné à Cannes", j'aurais dû me méfier..... C'est long, c'est lent, on ne sait pas où le film veut en venir bref il m'a complètement laissée sur le carreau.... Pierre Deladonchamps est hypnotique mais le scénario est faible, mais aucune motivation du tueur, le personnage n'est pas assez développé. Le titre a bien été trouvé par contre, pour moi ce "Vaurien" ne vaut... rien....
On est très vite saisi par une chose: la qualité des incarnations. Produit d'un casting intelligent, plus probablement d'une direction d'acteur exemplaire ? Chacun est juste. La plus modeste des apparitions. Au regard de ce qui est délivré ici, bien des films français révèle leur faiblesse relative. Pour ce qui est de l'interprétation, c'est juste exemplaire. Mais la réalisation l'est tout autant de maitrise. Les chagrins avanceront : trop. Trop de maitrise confinant finalement à la démonstration. Mais comment peut on être coupable de produire un effort constat à bien faire son travail ? De s'interroger visiblement sur chaque plan. Et ce non uniquement dans l'application, le film faisant démonstration de belles inspirations. Un synthèse, film exemplaire sur la forme. Et le fond, pour son traitement qui révèle aussi quelques ambitions, se révèle plus qu'interessant, le spectateur étant suffisamment livré à lui même, dans un inconfort bienvenu au regard du sujet. Premier film tout simplement exemplaire.
"Vaurien" signe le retour de Pierre Deladonchamps pour notre plus grand plaisir. Il incarne un rôle qu'on lui connaît peu, celui d'un sortant de prison, peu recommandable, et sans beaucoup de scrupule. L'homme erre d'un squat à l'autre, utilisant ses talents de séducteur pour trouver une solution à ses besoins de logements. Mais surtout, on ressent dès les premières secondes du film, que derrière les yeux bleus superbes, se cache un homme sombre, manipulateur, à l'affut de proies féminines.
En réalité, le choix de Delalonchamps est presque surprenant. Il y a une sorte de contradiction entre son physique irrésistible, qui semble résister à toutes les errances et toutes les nuits dehors, et le parcours de ce gars pour le moins inquiétant. Le long-métrage tente de s'inviter dans l'univers exotique des galériens. Mais quelque chose ne fonctionne pas. Sans doute du fait des tensions manifestes entre le vécu supposé des personnages et la beauté quasi sensuelle de la plupart des comédiens. La mise en scène ne provoque aucune compassion. Même l'apparition progressive des symptômes psychopathiques du héros ne génèrent aucun effroi.
"Vaurien" passe à côté de son sujet. C'est un petit film qui souffre surtout d'une écriture maladroite et insuffisamment travaillée.
Thriller ou polar ? La question est posée dans les « Secrets de tournage ». Ce n’est pas un thriller car il n’y aucun rebondissement, aucune fausse piste. Il n’y a d’ailleurs pas de piste… du tout ! Et ce n’est pas un polar non plus faute d’intrigue… policière. Perplexe.
Labelisé Cannes 2020, “Vaurien” est un premier film de Peter Dourountzis mettant en scène Pierre Deladonchamps dans la peau d’un ex-détenu sans domicile fixe et Ophélie Bau, une jeune femme croisée dans la rue. “Vaurien” est un film dérangeant par son ambiguïté. Séduisant et mystérieux, on ne sait pas vraiment si Djé est un prédateur sexuel ou simplement un mec paumé et déconnecté de la société. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce thriller psychologique, parvenir à percer la façade de cet inconnu. Qui est-il, que veut-il ? Peut-il s’ouvrir à certaines et montrer sa vraie nature aux autres ? Le réalisateur fait le choix de ne pas tout montrer, laissant le spectateur se frayer un chemin dans les suppositions. Une œuvre sur la dangerosité humaine certainement trop mentale mais qui ne laisse pas indifférente. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Dérangeant ? Sans aucun doute. Malsain ? Peut-être. Immoral ? Je ne sais pas. Ce qui est certain c’est que le premier film de de Peter Dourountzis frappe fort dans un registre de surcroît assez inédit. Bien que son personnage principal soit vaguement inspiré des tueurs Patrice Alègre et Guy Georges, Vaurien n’a pas vocation à nous relater une enquête ou un fait divers. Son point de vue est original, presque expérimental.
Car des histoires sur les tueurs en série dans le genre de Seven ou du Silence des agneaux il en existe des centaines au cinéma. Vaurien n’est pas non plus un film qui adopte le point de vue du tueur à la manière d’un American Psycho ou d’un C’est arrivé près de chez vous. C’est encore autre chose. Djé, le « vaurien » en question est une sorte de marginal, plus que louche, pour qui l’on a dès le départ strictement aucune sympathie et dont on ne saura d’ailleurs pas grand-chose. On ne va pourtant pas le lâcher d’une semelle et il ne sera question que de lui pendant tout le film. Par certains aspects Vaurien évoque le cinéma glaçant de Michael Hanecke et notamment son Funny Games qui consistait à montrer au spectateur exactement ce qu’il n’avait pas envie de voir. En l’occurrence deux jeunes psychopathes qui s’amusent à torturer des paisibles citoyens à leur domicile sans aucune raison apparente. C’est un peu le même parti pris qui est utilisé ici car a aucun moment l’on n’accède à la psychologie ni aux motivations de Djé et c’est bien ce qui fout les jetons. On ne sait même pas s’il aime tuer finalement et encore moins pourquoi il le fait.
Ce parti pris assez radical du film pourrait en constituer paradoxalement sa faiblesse , car il est évidemment très difficile de déceler un sens, un message quelconque et encore moins une morale dans ce Vaurien. Ce côté, hermétique et brutal en rebutera probablement certains, mais ne peut en tout cas laisser indifférent.
Enfin Vaurien n’existerait pas sans l’interprétation époustouflante de Pierre Deladonchamps. On se souvient de lui dans Les chatouilles ou il était déjà impressionnant dans un rôle abject de pédophile mielleux. Ici il est tout simplement glaçant, sa belle gueule et son bagout le rendant finalement encore plus effrayant. Un acteur qu’on n’a pas fini de voir à coup sûr.
Ce n'est pas un film sur la folie meurtrière d'un tueur mais plutôt sur sa vie normale, ses rencontres, sa vie en marge de ses meurtres jamais montrés à l'écran. Alors on se retrouve face aux agressions du quotidien, celles qu'on subit toutes, un regard insistant, un homme qui nous suit dans la rue... cela rend le film encore plus glaçant et réaliste. Les comédiens sont très justes et réalistes. Beau thriller français assez unique en son genre.