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Gregory S
55 abonnés
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3,5
Publiée le 6 avril 2026
Orson Welles et Anthony Perkins sont excellents, le film, tourné dans la gare d'Orsay est magnifiquement tourné, avec des plans incroyables. Après le procès est plus une histoire à lire qu'à regarder. Néanmoins ce film est at voir au moins une fois.
Proposition hallucinée et totalement habitée du cinéaste, qui nous plonge dans l’absurdité et la perdition absolue d’un homme plongé dans les limbes d’un système social et judiciaire sans queue ni tête.
Véritable vertige visuel et raz-de-marée verbal, dans lequel ni le mouvement ni la parole ne s’arrêtent jamais.
Chaque pièce de cette mosaïque éclatée semble, au premier regard, fondamentalement décorrélée de la suivante, mais laisse une trace persistante qui pousse, lentement mais sûrement, à s’y replonger.
Adaptation d'une de ses œuvres phares de Franz Kafka , l'un des plus grands écrivains du XXème siècle, par Orson Welles qui est oppressante , étourdissante et surtout ubuesque avec "un" Anthony Perkins magistral !
Le film est très bavard et n'arrive pas à créer une ambiance (je me suis ennuyé), malgré des décors bien trouvés dans la seconde partie du film. La bande-annonce de Potemkine (son distributeur de reprise) est nettement plus réussie visuellement, rythmée et jouant sur les images, que le film qui surtout dans sa première heure est trop basée sur des dialogues sans créer une atmosphère.
Le procès est une adaptation du roman éponyme de Franz Kafka, que j'ai eu la chance de lire au préalable. Ce qui est surprenant, c'est que l'adaptation est assez fidèle, alors même que le récit de Kafka ne se prête pas forcément à la narration audiovisuelle, il est centré sur la tourmente intérieure de son protagoniste, et le processus administratif infernal de la justice, choses qui ne sont pas faciles à représenter à l'écran. Tout comme dans le livre, les scènes dialoguées s'enchaînent, mais Orson Welles ne se contente pas de simple champs-contrechamps. Il puise dans le cinéma expressionniste, utilisant les décors/la direction artistique et la lumière comme véhicules émotionnels. L'architecture de style brutaliste est oppressante, les personnages sont partiellement plongés dans l'obscurité, révélant ainsi le caractère mystérieux et inaccessible du système judiciaire, les documents s'empilent jusqu'à former des montagnes écrasant notre personnage, les portes sont gigantesques de sorte qu'il n'arrive pas à atteindre la poignée, etc. Associé au grands angles de la caméra de Wells, le protagoniste semble déambuler dans un monde dystopique, une vision de l'enfer, qui sublime l'écriture de Kafka.
C’est une adaptation du roman de Kafka par le réalisateur Orson Welles difficile d’accès tant celle-ci recèle de non-sens et d’absurdités très kafkaïenne ayant de quoi dérouter le spectateur. En dépit d’un sens de la mise en scène soigné, le cinéaste peine à captiver l’audience tant le récit enchaine les scènes surréalistes laissant une étrange impression de cafouillis dont le long-métrage ne se départit jamais réellement.
Quel étrange film que ce procès. Ce procès étant lui même un personnage mystique et central du film. On en parle pendant tout le long du film mais on ne connaît rien de lui: on ne sait pas de quoi cet homme est accusé, ni ce qu’il risque, ni même si cela aura lieu... On ne sait rien et pourtant, le personnage traverse plusieurs pièces et endroits, rencontre pleins de personnes étranges, le tout dans une ambiance kafkaienne. Orson Wells retranscrit très bien cette ambiance étrange. Mais voilà, le film n’avance pas. Du début à la fin on est sur le même point et à aucun moment on essaye de nous faire avancer pour comprendre quelque chose, il en résulte un film ou on reste sur notre faim et qui donne l’impression de perdre son temps.
Le visuel est toujours très travaillé chez Welles, "Le Procès" n'y échappe donc pas, la mise en scène est de grande qualité. En revanche coté scénario c'est particulièrement confus, sa part dans tout les sens, le jeu des acteurs est très théatral, le rythme est lent et l'ennui se pointe. Je n'ai pas été convaincu.
Je suis partagé. D'un coté, on a un film totalement maitrisé sur un plan technique (normal, OW est aux commandes). Mais de l'autre, on a l'adaptation d'un livre qui souhaitait dénoncer l'absurde. Et la répétition des absurdités finit (assez vite) par lasser.
Des plans d’une beauté mais une histoire longue et un scénario qui comme annoncé au début tient de la logique du rêve. Un message sur le totalitarisme. Une bande son de très bonne qualité.
Il fallait vraiment une dose d d'inconscience pour vouloir adapter l œuvre de kafka la plus connu. Le grandissime orson Welles l a fait et a plutôt réussi le pari. Tout du moins la première heure du film grâce à une mise en scène brillante grâce à ces plans, ses travellings qui accentue l absurde, l etrangete, la profondeur de champs j ai en mémoire ce plan incroyable où anthony perkins est filmé dans son lieu de travail où l on voit cette foule et ses bureaux immense qui justifie le malaise. Un très bon film moins fort quand même que son citizen kane qui reste son chef d œuvre.
Très bavard, théâtral, mais c'est le matériel d'origine qui veut ça, c'est la base de cette histoire, une incommunicabilité fondamentale que le le langage ne fait qu’aggraver. Il y a vers le début une scène de discussion entre K et Mademoiselle Bürstner qui dure 7 minutes, mais la logique de la scène est qu’elle démarre doucement sur le palier, puis continue dans la chambre de Mademoiselle Bürstner où ça va jusqu'à un baiser, avant que Bürstner ne s’énerve soudainement et éjecte K de sa chambre. Il faut du temps pour tout ça. Le problème est que les interprétations ne sont, pour moi, pas très bonnes. Les acteurs peinent à être autre chose que agaçant dans le malaise de leur personnage, notamment Perkins. L'esthétique utilisée est belle et fascinante, mais le visionnage est assez fastidieux une fois que l’on connaît le film.
On le sait, techniquement, Orson Welles en a sous le pied. Son sens du cadrage donne une multitude de plans magistraux au « Procès » sauf que j’ai eu néanmoins de la peine à arriver au bout de cette observation absurde de la justice. Malgré mon hostilité envers son adaptation kafkaïenne, j’ai pu constaté qu’Anthony Perkins n’a pas été bon qu’en incarnant Norman Bates au cours de sa carrière.
Adapté du roman de Kafka, un superbe film fantastique, onirique et cauchemardesque, tout chargé de cette angoisse qui sourd parfois dans nos rêves nocturnes. Images en blanc et noir, situations absurdes, dialogues surréalistes, décors irréels et labyrinthiques à souhait, une intrigue sans tenants ni aboutissants, un thème vague autour de la « loi », la pulsion sexuelle qui émerge, ici ou là, sans jamais aboutir, un personnage principal (Anthony Perkins) qui patauge dans tout cela, cherchant en vain à affirmer son moi. Jusqu’au générique de fin qui est des plus surprenants ! Un grand film, du grand Orson Welles. À voir !
Je me suis amusé à lire les différentes critiques rédigées bien avant la mienne. Evidemment, chacun à son opinion, ses idées, ses envies, ses défauts, ses qualités, ses humeurs, son orientation sexuelle, sa faculté mentale et ou physique, et je ne sais quoi d'autre encore. Chacun verra dans le procès, ce que chacun aura envie de voir. Aimer ou détester. Et je crois que moi aussi, je suis comme les autres, à la différence d'Orson Welles qui à l'audace de terminer son film par c'est moi qui ai réalisé ce film, et je me prends quasiment pour dieu. Le comble, c'est qu'il a raison de jouer la provocation. A travers son film, adapté de l'épouvantable univers Kafkaien, il ne fait que relater nos existences, comme je l'ai mentionné au début de ma critique, jusqu'à ce que la mort nous sépare. Amen