Élémentaire
Note moyenne
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533 critiques spectateurs

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ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2023
Élémentaire se sent pousser des ailes d'entrée de jeu. Le préambule exemplaire installe Element City, la famille Lumen, l'héroïne Amber (Flam en V.F) et le programme du jour en une poignée de minutes. Ce sera une romcom (la première dans l'histoire du studio). Pour l'occasion, Pixar semble avoir regonflé d'ambitions. Les prouesses accomplies sur le design du peuple de l'eau et du feu sont renversantes, avec moultes propositions jouant sur les particularités physiques ou modes de vie avec poésie. La plupart sont de petites choses mais disséminées tout au long du long-métrage, ce qui lui donne une certaine harmonie. Avec quelques belles séquences à la clé, une poursuite dans la ville et l'exploration d'un parc naturel souterrain. Si le concept et les premières images évoquaient Vice-Versa, le film s'éloigne de la métaphysique pour narrer une vraie fable sociale, où les notions d'immigration et de communautarisme sont exprimées en filigrane mais de la manière la plus accessible. Un sujet qui résonne particulièrement pour le réalisateur Peter Sohn (enfant d'immigrés coréens). Quel dommage que la romance au premier plan soit si convenue et exempte de l'ingéniosité des Pixar haut de gamme. Sur l'amour comme l'humour, Élémentaire souffle le chaud et le froid tout comme il bâcle un peu son univers (l'air et la terre sont réduits à de fugaces apparitions) et son déroulé avec peu de péripéties. La flamme veut rejaillir, mais Pixar navigue encore sur de l'eau tiède.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2023
Le temps a durablement joué en faveur de Pixar, autant dans les thématiques que le studio d'animation défend que dans les esprits. Quand bien même les enfants qui ont pu grandir avec des jouets pleins de vie, explorer les fonds marins, goûter aux plats rustiques francais, voyager dans un espace onirique, célébrer la réconciliation avec ses aïeux, il s'agit souvent d'une aventure à deux avec son ou ses accompagnants. Un Pixar n'est pas un rendez-vous aussi calibré qu'un Disney sans prétention, c'est avant tout une délicieuse épopée qui nous renvoie à nos réalités désenchantées. En gardant cet objectif à l'horizon, la majorité de ces films ont eu raison de notre sensibilité, révélant ainsi le cœur de tout spectateur en convoquant de pures émotions. Qu'en est-il de cette dernière échappée ?

Présenté en clôture du festival de Cannes 2023, Élémentaire fait la promesse de retrouver l'équilibre que Pixar a perdu depuis un moment. La maison mère Disney en avait déjà piqué l'esthétique et gommé la magie émotionnelle dans Encanto. Il est difficile de croire que le studio avance sans une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Après la débâcle interstellaire de Buzz, l'éclair et cette stratégie diabolique de Mickey pour nous écarter des salles obscures, nous sommes en droit de nous demander si un avenir radieux est envisageable depuis le départ anticipé de John Lasseter, patriarche et âme de Pixar. Cela concorde avec le discours d'une seconde vie, d'une seconde chance, avec Soul. L'enjeu est donc de taille dans cet ultime carrefour où les quatre éléments risquent d'entrer en collision.

Peter Sohn, qui avait déjà détourné l’astéroïde de la trajectoire des dinosaures dans Le Voyage D’Arlo, revient avec un récit personnel, un peu à l’image de Domee Shi sur son Alerte Rouge. Il ne s’agit pas pour autant d’évoquer son enfance, mais bien de traiter de la xénophobie ambiante à travers une romance qui prend également ses distances de West Side Story. Dans un néo New-York fumant, liquide, gazeux et terreux, Flam aide ses parents à tenir la boutique de leur quartier. Quand bien même, cette dernière s’enflamme un peu vite, son père cherche à lui transmettre ce bien familial, ainsi que toute la culture volcanique qui les concerne. Ces immigrés à l’accent identifiable, s’efforcent d’exister en périphérie d’Element City, dont les transports et autres services publics ne sont pas adapté à leur présence. C’est là que la jeune Flam déjoue toutes les attentes des ses aïeux, en se rapprochant de plus en plus de Flack, un être aussi émotif que le reste de sa famille embourgeoisée.

Malheureusement, les éléments terriens et aériens sont mis en retrait ou au service de gags insignifiants. La connexion entre Flam et Flack intéresse particulièrement le cinéaste, qui en profite pour nous dévoiler l’impasse de son héroïne vis-à-vis de sa trajectoire sentimentale et sociale. Leur complémentarité possède pourtant un avenir et Flam peut entrevoir sa destinée à travers Flack, littéralement. Ces instants de pureté volés sont d’une sincérité qui nous ramène aux plus grandes sensations de Pixar. Il ne manque que l’effroi et la possibilité de tout s’effondre pour que l’on s’implique davantage dans une aventure aussi prévisible. On choisit alors de rabattre la carte des traumatismes, séparant inévitablement deux générations distinctes, l’un conservatrices et l’autre ouverte au partage. Le rouge impulsif peut en effet se mêler au bleu mélancolique et cette idée se confirme lorsque l’on découvre les personnalités des héros, un peu à contre-emploi des modèles de virilité et de sagesse.

Il est seulement navrant d’apprendre que la musique est trop discrète. Et c'est avec ce genre de détails que Pixar perd du terrain sur son identité visuelle et narrative, celle qui nous agrippe à la gorge jusqu'au souffle libérateur de l'humanité. Une partie clipesque témoigne de la pauvreté d'un scénario qui préfère s'accrocher à l'intimité de son héroïne au lieu de traiter des bouleversements sociétaux d'Elément City. Ce n’est pas une évidence, mais il manque des couleurs sombres à ce portrait, un geste qui ouvrirait sur une confrontation avec la réalité dans laquelle vivaient les habitants avant que l'on brasse les différentes cultures entre elles. De même, le climax ne préfère pas se justifier, car on ne prend pas le temps de développer cette peur qui peut briser l’union de Flam et de Flack à tout instant. Le potentiel part en fumée et revient sous la forme d’une larme qui peine à sauter de nos yeux, davantage émerveillés par la maestria des matières en mouvement.

Si on est loin de lui accorder tout le mérite d’explorer les failles sociales de l’humanité, nous ne pouvons reprocher à Élémentaire de vouloir retrouver sa flamme à travers une comédie romantique, dont on retient davantage son enrobage que son propos d'inclusion à moitié assumé. Il n’y a pas de quoi se mettre dans tous ses états lorsque la tension ou un antagoniste manque à l’appel, ne serait-ce que cet environnement New-yorkaise, qui pose des étiquettes sur ses citoyens. Là où il s’agissait du propos de Zootopie, où proies et prédateurs devaient unir leur effort, l’eau et le feu se maintiennent ici davantage à distance qu’ils ne resserrent l’espace entre leurs deux mondes, leurs deux cultures et leurs deux générations. C’est bien connu que les opposés s’attirent, mais l’attraction manque encore d’étincelle et de magie pour qu’on se laisse pleinement envouter.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2023
Élémentaire n'est pas un Pixar qui marquera l'histoire des studio. D'un point de vue visuel, le film est d'une grande beauté, même si on pense beaucoup à Vice Versa et même à Soul, et certains passages sont d'une maestria technique impressionnante. Le message sur la tolérance, la question de la discrimination est un peu facile et le scénario du film ne dévie jamais d'un schéma bien balisé. Et malgré son côté programmatique, le film est charmant. C'est un film romantique touchant avec deux personnages attachants, deux hypersensibles que tout oppose mais qui tombent peu à peu amoureux. C'est cet aspect d'élémentaire qui est le plus intéressant et non pas l'histoire de transmission familiale vue et revue ni me pseudo suspens autour des inondations. Élémentaire aurait mérité une meilleure écriture mais on y retrouve, par intermittences, ce qui faisait la magie et la beauté des plus belles productions Pixar. Cette sensibilité transparaît au détour de quelques jolies scènes noyées dans une structuré narrative conventionnel et policée. Sympathique même si cela aurait pu être encore mieux.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2023
Bénéficiant d'un visuel féerique identifiant clairement les quatre univers élémentaires, ce récit initiatique adolescent doublé d'une histoire d'amour prônant l'ouverture à la différence et l'acceptation de soi ou des choix de son enfant n'innove guère en termes d'intrigue ou de péripéties mais fait sourire, amuse et attendrit, d'autant que les dialogues évitent le didactisme et le pathos. Mignon.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 septembre 2025
L'ALCHIMISTE. Les particules élémentaires d'un volcan éteint. Source de problèmes, l'état liquide et l'état plasma. Sauf que le cinquième élément, c'est moi. Mon cher Watson a aimé.
Jerem69tt
Jerem69tt

138 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2023
Un nouveau Pixar original et visuellement très beau (comme souvent) qui souffle de comédie romantique (un style un peu inhabituel pour le studio) s’attaque au différence sociale et aux origines de manière plus intelligentes et subtiles. Toutefois c’est aussi assez convenu sur l’histoire et on n’a pas la même profondeur émotionnel que ceux sur quoi on avait été habitué. Bref, une nouvelle production de qualité qui relève le niveau après quelques films moins bon, mais sans atteindre les chefs d’œuvres du genre.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2023
Pour un Pixar, Élémentaire est un film un peu mineur. On appréciera la qualité de l'animation et du doublage (en VO en tout cas). En revanche, le film semble paresseux, voire douteux dans son sous-texte et dans l'univers qu'il souhaite déployer.
floramon
floramon

119 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2023
les idées sont bonnes mais j'ai trouvé ce film inférieur aux autres films Disney, on y est moins attaché. je n'ai pas vraiment aimé le visuel, après le film se voit tranquillement mais pixar a fait mieux celon moi.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2023
Un petit mot avant toute chose, sur le court-métrage "Le rendez-vous galant de Carl" qui ouvre la projection : cela faisait longtemps qu'on n'avait plus connu pareille émotion, rire et larme en quelques minutes avant le lancement du "vrai" film. Ce petit court surpasse même le film qui le suit, ayant réussi à nous faire pleurer comme un veau en faisant le lien avec l'une des plus belles et tristes ouvertures de film d'animation...

Pour ce qui est du film : Élémentaire, mon cher Sohn. Ce dernier Pixar n'a pas de quoi rougir comme Flam, ni se liquéfier comme Flack, il reste une très honnête animation, gorgée de bonne humeur, de partage, de gags sympathiques (les mille trouvailles pour utiliser, détourner, étonner avec les éléments naturels de chaque personnage... Il y a plein d'excellentes idées !), d'une découverte d'une ville qui nous donne l'impression d'être des enfants tenus par la main dans une cité fabuleuse... On se prend à juste regarder les images, éblouis par la très belle photo de ce film, qui surpasse allègrement son scénario très anecdotique et niais (la conclusion trop facile ne nous va clairement pas, il y avait une union poétique à caser plutôt que la trop simple pirouette scénaristique spoiler: "il suffit de s'aimer pour outrepasser les éléments"
). Aux doublages, on se régale franchement du ton "entier" d'Adèle Exarchopoulos qui va parfaitement au personnage enflammé de Flam (justement), et idem la voix lunaire et drôlatique de Vincent Lacoste pour ce personnages plus maladroit de Flack, pour nous, les deux atouts de cette VF très réussie. Côté musique, on reste dans du "simple et efficace" plutôt moderne et enjoué, ce qui ne dénote pas avec les images pleines de vie. Dommage que le scénario mettent un doigt sur la bouche dès qu'on a une question ("chut, c'est magique.") surtout sur le fonctionnement de ces entités de vie, sur leur environnement, etc... Enfin, évoquons le personnage non-binaire totalement "non-assumé". On le voit cinq secondes, il ne dit pas un mot, on laisse traîner un seul et unique "iel" timide (récité tellement vite qu'on doute d'avoir bien entendu...). Un "engagement" ni fait, ni à faire. Vraiment, dommage que le final cucul soit bien présent, car on s'est rincé l’œil sur la photographie de Sohn, on a vite adhéré à ses personnages attachants (surtout Flam), on a adoré les doublages, et on s'est laissé guider dans cette fabuleuse inventivité qui donne naissance à mille idées originales sur les éléments... On a donné notre main, ayant peur de la brûlure, mais au final on a eu une poignée de mains gentiment chaleureuse, en route pour la poésie.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2023
Ce nouveau Pixar tant attendu (ou en fait pas tellement, il n'y a étonnement pas énormément de com autour du film), réalisé par Peter Sohn et sorti tout récemment, n'est pas mal mais sans plus. Et oui, ça me fait mal de le dire, mais à l'image du précédent film des studios, à savoir "Buzz L'Éclair", le film manque cruellement d'inspiration ! Pourtant, on ne part pas sur une suite mais sur un concept qui s'inspire certes de quelques précédents Pixar (dont "Vice Versa" et "Soul" par exemple) mais qui reste malgré tout original. Nous suivons ici l’histories d'éléments (le feu, l'air, la terre et l'eau) qui vivent plus ou moins en harmonie à Element City. Mais ces derniers ne se mélangent pas pour des raisons évidentes ! Enfin jusqu'au jour où un être de l'eau va tomber amoureux d'un être de feu. Amour impossible à la "Romeo et Juliette" déjà vu mille fois donc et c'est là où le film pêche ! Effectivement, si son univers visuel est incroyable, de même que l'animation, magnifique, ainsi que son approche du sujet toujours originale (traiter des éléments en tant que personnages), le film peine à captiver son spectateur sur la durée. Oui, les personnages sont attachants mais sont très prévisibles, de même que les situations dans lesquelles ils se trouvent. On a ici l'impression que Pixar recycle une formule déjà éculée depuis bien longtemps. Et ainsi, malgré un univers très riche, le film manque cruellement d'originalité sur le plan narratif. Alors ce n'est pas mauvais non plus, ça se laisse regarder facilement mais le tout est gentillet et ne tente jamais de sortir des sentiers battus, ce qui est bien dommage ! Car nous n'avons pas que le côté rom com qui est déjà-vu mais également la relation père/enfant avec le père voulant construire un avenir tout tracé qui ne plait pas à son enfant, les valeurs familiales et la morale qui est ici très peu subtile et quelques fois maladroite puisqu'on a bien conscience que les éléments ne sont ici qu'une parabole aux différentes ethnies. Ainsi, si "Élémentaire" est loin d'être mauvais, il est également loin d'être aussi inspiré que les précédents Pixar !
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2023
Pixar signe avec Élémentaire un film d’animation très classique dans son architecture : les opposes s’attirent. Deux familles que tout opposent, l’amour impossible. C’est beau, bien réalisé et drôle. À voir en famille.
Labaigt de Bonaparte
Labaigt de Bonaparte

25 abonnés 94 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2023
Une fois de plus Pixar nous offre du bon spectacle à travers cette caricature de nombreuses sociétés humaines, riche en émotions car démontrant bien la nature en elle-même et pourvu d'une morale bien placée dans cette histoire de recherche de soit.
Pauline Gilbert
Pauline Gilbert

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 juillet 2023
j’écris ça pendant le film mais vraiment c’est nul les jeux de mots sont mauvais et y en a trop 
y a aucune identification aux personnages, l’histoire est banale et a pas de sens (trouver une fuite + histoire d’amour entre une meuf feu et l’inspecteur qui veut faire fermer la boutique)
bref dommage que pixar ait sorti ça, grosse déception
Moon
Moon

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 juillet 2023
Alors que je voyais la bande annonce " partout ", une bande annonce à peine d'une minute mais qui donnait envie. Et dont j'avais qu'une hâte c'est d'aller le voir en salle. Eh bah qu'elle fut ma déception, franchement un gros navet et beaucoup d'incohérence.
Un film qui tourne en rond et le même décor durant presque 1h, on ne voyage pas, pourtant l'idée est vraiment bonne, mais mal exploitée, franchement ils auraient pu mieux faire que ça.
Une histoire d'amour ridicule qui n'as aucun sens, spoiler: à quel moment on tombe amoureux en l'espace de 2 sec
, bien que le coup de foudre existe paraît-il, mais là on le ressent pas du tout.
spoiler: La fille qui fait confiance au gars à peine rencontré, qui découvre son rêve caché comme par magie, alors que franchement on le sent au fond de soi un peu quand même
.
spoiler: Les parents qui quitte le pays natale pour je ne sais quel raison,
ah non la raison est stupide quand même.
L'humour 0, le gars est spoiler: plutôt insupportable à pleurer tout le temps
et la séquence émotion: 0
Bref je suis vraiment déçu, c'est un film niais très niais qui tourne autour spoiler: d'une boutique et d'une histoire d'amour impossible
, le scénario prévisible à des kilomètres.
0 action, 0 engouement, 0 humour, Une perte de temps, pour un bon film d'animation, plutôt le chat potté 2, recommandable.
Al-Fr
Al-Fr

24 abonnés 313 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2023
Pixar n'avait plus parlé d'amour dans ses films depuis Wall●E. Soit depuis une éternité. A l'époque, c'était tendre et touchant, cela faisait plein de bruits mignons et le final émouvant aurait arraché de chaudes larmes à une pierre.

Depuis, le studio à la lampe a connu des hauts, des bas, et une paire de relégations injustes sur Disney +.

Tout cela a fait que le feu sacré s'étouffe lentement et que désormais, un film d'animation estampillé Pixar n'est plus aussi attendu qu'à l'époque de son âge d'or révolu aux yeux de beaucoup.

C'est donc en 2023 que le studio ose revenir à l'amour en livrant, avec Elémentaire, ce qui ressemble d'abord à une classique comédie romantique qui attire les contraires, les enchante malgré eux, avant de leur faire avouer leurs sentiments.

Tout cela dans un monde multiculturel qui rappellera à beaucoup Zootopie. Même si ce parallèle simpliste se dissipera assez rapidement.

Elémentaire aurait donc pu être un film sympa, pareil à tant d'autres, sans beaucoup d'originalité mais jouissant d'une maîtrise graphique toujours parfaite repoussant les limites et d'une direction artistique gourmande en couleurs, en transparence et en volumes.

Et puis, avec Peter Sohn à la barre, comment espérer quelque chose d'autre, vu qu'il a réalisé Le Voyage d'Arlo, soit l'un des Pixar les plus méprisés par la majorité ?

Sauf que Elémentaire est bien plus riche que ne le laissait augurer sa bande-annonce. Car si l'amour est dans l'air, d'autres thématiques viennent rapidement transcender le film : dès la séquence d'ouverture à vrai dire, faisant directement référence à ces bateaux d'immigrants voyant se dessiner les contours la terre promise américaine il n'y a pas si longtemps encore.

Il y a aussi cet accueil froid, cette invitation à repartir dans le pays d'origine, cette exclusion de certains lieux publics, ou encore cette relégation dans les quartiers les plus pauvres d'une ville à l'apparence idyllique.

Cette différence de culture irrigue à l'écran une histoire d'amour animée de quelques jolies métaphores visuelles constamment justes quand elles illustrent le frisson du premier émois. Tout comme un univers riche fourmillant d'idées, de gags dont Peter Sohn exalte tout l'aspect ludique. Un aspect qu'il ne néglige jamais quand il donne vie à ses deux héros, constamment malléables, déformés et dépassant leur nature informatique.

Le tout au service d'une émotion à fleur de peau typique du studio Pixar, qui prouve, après Soul ou encore Alerte Rouge, qu'il n'a rien perdu de son inventivité et de son coeur
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