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Marc L.
72 abonnés
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3,0
Publiée le 30 mai 2022
Absent des écrans depuis une dizaine d’années, Jean-Pierre Jeunet est lentement passé du statut de visionnaire à celui de cinéaste coincé dans des réflexes et une esthétique datées. La meilleure preuve en est est qu'il débarque aujourd’hui, largement après tout le monde, avec ce projet consacré à l’homme prisonnier des I.A. qu’il a conçu. ‘Bigbug’ a d’ailleurs été refusé par plusieurs studios et même Netflix ne lui a pas accordé la publicité à laquelle on aurait pu s’attendre pour un film estampillé Jeunet.. En outre, il ne faut pas surestimer la volonté du réalisateur de dénoncer l’addiction à la technologie, la légèreté qui se dégage de l’ensemble plaidant plutôt pour une version 2.0. de la comédie de boulevard. C’est un décorum en plastique aux couleurs criardes qui sert de petit théâtre de l’absurde à une poignée d’humains hystériques, détenus dans leur propre maison par des I.A.obsessionnellement soucieuses du bien-être de leurs propriétaires et qui ont convenu qu’une “bienveillance” zélée de tous les instants devrait leur permettre d’être considérées comme des membres de la famille à part entière. Même les humains en question obéissent à des archétypes vues et revus de ce genre de productions : la maîtresse de maison évaporée, le collègue opportuniste qui fait semblant d’admirer les lubies de celle-ci pour pouvoir la culbuter, l’ex-mari et sa bimbo stupide, la voisine cynique et envahissante,...avec un casting d’habitués à qui on ne demande finalement rien de plus que de cabotiner. Les idées valables et les moments surréalistes et marrants voisinent avec les Epic Fails et les transitions maladroites, pour un résultat très inégal mais on est finalement plutôt surpris de constater que ‘Bigbug’ se montre capable, bon gré mal gré, de tenir sur son idée de départ durant presque deux heures. L’étrangeté de ce “Black mirror ludique”, à la française, alors que le cinéma hexagonal est sans doute l’un des plus frileux du monde par rapport à la science-fiction, achève d’emporter la décision : ‘Bigbug’ est tout sauf un grand film mais c’est un OVNI, certes inoffensif mais dont l’existence est en soi suffisamment improbable pour qu’on lui donne sa chance.
Etonnant film, à cheval entre deux genres : un scénario pour adulte mais une mise-en-scène pour enfants. C'est plutôt original - ce qui n'est pas si mal - mais le cinéma de Jean-Pierre Jeunet a pris des rides. Sa couleur, ses plans et sa mise-en-scène ont perdu de leur charme. Cela donne un aspect suranné à un film qui est censé parler du monde de demain.
Pour moi, et contrairement aux autres avis, c'est une pépite (francaise), inclassable, avec des acteurs qui s'amusent et tiennent parfaitement leur rôle. C'est loufoque mais amusant. Un petit coté "The Good Place" (série Netflix) dans les décors. Des robots amusants, des androïdes caricaturés. Une sorte de "Servante Ecarlate" comique et bien faite. Un huis clos de bons acteurs qui nous font passer un bon moment, à condition de se laisser prendre au jeu.
Jean-Pierre Jeunet réalise un film avec une utilisation intensive des images générées par ordinateur (appelées aussi CGI porn) pour raconter une histoire où lors d’un futur lointain, l’intelligence artificielle et les robots prennent le pouvoir et se moquent des humains. Le tout dans un univers domestique, c’est-à-dire sans arme à feu, explosion ou violence physique. Ce qui dès le départ rend le film original. Cet univers domestique est tout simplement représenté par l'enjeu dramatique suivant: comment arriver à faire ouvrir la porte de la maison. Il ne s'agit donc pas de sauver le monde ou d'affronter le Mal. Le film ne déborde pas de subtilité, ce qui n’est pas grave. Il y est beaucoup question de sexe, et c’est tant mieux, car ce n’est pas dans un film étatsunien (ou autre: russe, chinois) de science-fiction que nous verrons cela. C’est la préoccupation de tous les adultes du film, et aussi des jeunes adultes. À ce titre le film est-il subversif ? Cela dépendra des pays où il est diffusé (production Netflix). Néanmoins un tel recueil de paillardises fait plaisir à voir et n’est pas politiquement correct de nos jours, même en France. Merci donc à Netflix d’avoir permis cela. Et à Jean-Pierre Jeunet, qui est cohérent avec son univers. D’ailleurs, la distribution typique des films de Jean-Pierre Jeunet : sa troupe contribue à ce film, chacun avec leur bagout, leur typologie, leurs accents, leur manque de subtilité (déjà indiqué), mais qui permet les sources de drames requis pour ce huis clos. Qui pourrait être une pièce de théâtre de boulevard. Nous retiendrons la performance de Claude Perron, qui arrive à rendre humain son personnage de robot. Nous retiendrons aussi la performance d’Elsa Zylberstein, qui s’en sort très bien avec un personnage très difficile. Nous retiendrons aussi le travail artistique sur les différents robots, tous bien incarnés (conception, doublage voix), et bien dirigés par Jean-Pierre Jeunet.
Film très décevant, pourquoi perdre du temps. Les personnages n'ont aucune utilité et les robots sont ridicules. Nous sommes bien dans l'univers de Jean Pierre Jeunet...
Aie aie aie. Une production Française avec un certain potentiel gachés par le jeu d'acteurs et le scénario mal écrit. Il y a un gros problème avec les gros plans et les réactions des personnages. On y croit pas, et c'est bien dommage...
Je ne comprends pas trop cette note aussi basse, mais il est vrai que ce film ne peut pas plaire à tout le monde, mais pour son travail il mériterait mieux pour ma part. J'ai beaucoup aimé l'ambiance du film, ainsi que la relation entre humain et robot qui sont assez convaincant. L'humour passe plutôt bien sans en faire trop, tout comme le film en général (Même si j'ai un peu de mal avec la fin).
Les personnages sont juste... insupportables, Entre Elsa Zylberstein et Claire Chust qui jouent les nunuches hystériques, Youssef Hadj qui est antipathique à souhait, Stéphane De Groodt qui a l'air de se contenter de réciter son texte, humour lourd... C'est dommage... l'idée de base et les décors sont très sympa, Mais alors le reste... on a l'impression que le film s'adresse à un public de débiles.
Une jolie caricature de notre monde potentiel, loufoque, décalé et drole, c'est vrai que les acteurs surjouent mais on est dans la caricature ou on ne l'est pas! Elsa Zylberstein et Claude Perron sont extraordinaires, chapeau pour ces rôles difficiles à tenir! J'ai passé un bon moment
Une Fiction très originale, parfaitement mise en scène par Jean-Pierre Jeunet. Sa réalisation nous prodigue des effets visuels efficaces, des décors attrayants, et (comme toujours) des accessoires fantastiques aussi amusants qu'ingénieux. On s'amuse beaucoup avec l'aspect des robots et les dialogues et les blagues des droïdes. Le scénario, coécrit avec l'excellent Guillaume Laurant, (également scénariste de Micmacs à tire-larigot, Un long dimanche de fiançailles, Amélie Poulain ...) nous montre des idées subtiles; il nous offre une aventure fantastique et des scènes aussi délirantes que drôles. Le film nous propose également une bonne BO, parsemée de grandes références classiques façon 2001 de Kubrick. Outre les sympathiques participations d'Albert Dupontel ou Dominique Pinon, nous sommes tout aussi comblés par le casting, avec des rôles principaux bien assurés et un coup de cœur particulier pour une pétillante Claire Chust dans le rôle de Jennifer et François Levantal le redoutable droïde Yonyx.
Vraiment mauvais ! Jean- Pierre Jeunet a tout perdu dans ce film... jusqu'à son âme. Le jeu des acteurs est insupportablement surjoué, les répliques sont mauvaises et pas drôles, le scénario est d'une médiocrité confondante. Pourtant, il y avait vraiment de quoi faire avec un pitch pareil... même les effets spéciaux sont too much. Il y avait pourtant le budget et les outils pour sortir un super film sur les dérives de l'intelligence artificielle, même en choisissant l'option de la comédie comme semblait le vouloir le réalisateur. Film à oublier vite !
J'aime beaucoup la plupart des films de Jeunet, avec ou sans Caro. J'aime aussi les dystopies, les robots et la science fiction. Je devrais donc être le spectateur idéal pour ce film qui ne m'a pas emballé.
En premier lieu, il y a une totale absence d'immersion. A aucun moment tout ça n'est crédible, on n'y rentre pas et le ton surjoué des acteurs n'aide pas. Pas de rythme, pas de rebondissement.
Ensuite il y a l'esthétique. typiquement science fiction années 50. Parfois ça marche mais là on est dans de la SF de grand papa, où l'on accumule les termes scientifiques pompeux et les gadgets sans se soucier de vraisemblance.
L'histoire enfin, c'est un thème éculé. D'iRobot à Blade Runner en passant par Wall-E, le coup de la .
Pour conclure, je suggère de regarder l'épisode 1 saison 2 de Love, Death and Robots qui traitait la même histoire avec la même esthétique, en 12 minutes.On est très proche du plagiat.
Du grand Jeunet qui nous propose un film à la fois original, beau et désopilant. Les critiques négatives sont incompréhensibles ...... film à voir pour passer un bon moment.