Un film drôle, déjanté et bien trash. L'interprétation de Nicolas CAGE et de Nicholas HOULT sont excellentes et les effets spéciaux quali. Une excellente comédie horrifique qui ravira tous les amateurs de gore et de personnages complètement barrés.
Les excès assumés du film le rendent cartoonesque. Tout y est caricatural. Cela donne un plaisir coupable au visionnage car on comprend vite qu'on ne sursautera pas une fois. Les acteurs semblent s'amuser du caractère pastiche de leurs rôles. On est en deçà de la référence absolue de la comédie horrifique vampirique qu'est "Vampire, vous avez dit vampire?". Mais si les sursauts de spectateurs font cruellement défaut, l'exubérance des flots d'hémoglobine caricaturaux, lhumour sur les codes du vampirisme (mention au coup du paillasson de porte), donnent un cachet jubilatoire à ce film dont il ne faut pas attendre plus que ce qu'il propose.
Un film à prendre au premier degré bien-sûr. L'abus volontaire d'hemoglobine est plutôt marrant, les acteurs jouent bien (à part Awkwafina qui n'a aucune expression) et les scènes d'actions plutôt distrayantes. Au-delà de ça, nous avons un scénario tellement pauvre et des situations trop absurdes pour en faire un bon film. Dommage, car l'idée de base était bien trouvée.
La prestation de Nicolas Cage en tant que Dracula est délicieusement exagérée, comme on pourrait s'y attendre dans "Renfield". Après avoir passé des décennies à mâcher le paysage métaphoriquement, Cage en arrive finalement à enfoncer ses dents littéralement en tant que prince des ténèbres. Sa performance aux yeux fous est pleine d'explosions surprenantes et d'inflexions inattendues, avec des pincées de charme pour nous tenir en haleine. C'est une évolution naturelle pour lui 35 ans après "Vampire's Kiss", puisqu'il plonge maintenant pleinement dans la soif inextinguible de ce monstre mythologique.
Cependant, le film dans son ensemble ne parvient pas à maintenir le niveau de divertissement tout au long. Bien que la performance de Nicolas Cage soit divertissante, même lorsque le film ne l'est pas, les acteurs de soutien et les intrigues secondaires ne sont pas aussi convaincants. La dynamique centrale de cette histoire contemporaine d'une histoire familière est que Renfield en a assez d'être coincé dans une relation toxique et co-dépendante avec son patron narcissique. C'est une idée intéressante dès le premier plan, mais le matériel destiné à renforcer cette histoire est si fade et sous-développé qu'il donne à «Renfield» l'impression d'être un concept de croquis étiré à la longueur. Néanmoins, "Renfield" mélange une comédie subtile avec une violence incroyablement graphique, qui inspire des rires et des halètements dans une égale mesure. La performance de Cage, qui incarne le sous-fifre de Dracula, est toujours divertissante, mais le film de Chris McKay manque de conviction dans les intrigues secondaires et les personnages de soutien. L'histoire principale suit Renfield, qui est fatigué de sa relation toxique avec son patron narcissique, et cherche à trouver une vie différente pour lui-même. Les représentations de Cage et Hoult sont amusantes et les effets visuels sont impressionnants, mais l'intrigue secondaire impliquant Awkwafina en tant que flic solitaire de la Nouvelle-Orléans est ennuyeuse et sous-développée. Il y a beaucoup de potentiel dans ce concept, mais le film s'étire en longueur et manque de consistance.
Une série B avec quelques petites fulgurances, un manque de matière mais des acteurs pas mauvais.. il y avait mieux à faire, cela étant le film reste un peu divertissant.
Le serviteur de Dracula en pleine crise existentielle face à la relation toxique qu'il entretient avec son maître aux dents longues joué par Nicolas Cage ? Une idée pareille ne se refuse évidemment pas ! D'autant plus que "Renfield" la concrétise littéralement dès son ouverture en plaçant son malheureux héros au sein d'un groupe de soutien aux victimes de codépendance, tout en nous racontant en voix-off le parcours de ce "familier" aux côtés du plus célèbre des vampires.
Entre une relecture de la cinématographie du classique de 1931 où Nicolas Cage s'éclate à singer les expressions de Bela Lugosi (avec quelques autres clins d'oeil) et les ressorts modernes de la thérapie voyant Renfield assimiler ses tourments à des maux bien humains, le long-métrage de Chris McKay ("The Tomorrow War") démarre sur les chapeaux de roue pour démontrer la force de son concept et l'installer tout aussi rapidement dans le contexte d'un récit qui, lui, va avoir un peu plus de mal à le soutenir sur la durée.
En soi, le duo Dracula/Renfield et tout ce qui constitue les affres de leur lien abusif ne seront jamais vraiment à remettre en cause, le film va très souvent nous amuser sur ce point, plaçant Renfield devant ses contradictions lors d'une convalescence de son maître affaibli à la Nouvelle-Orléans et en vue d'initier un processus de prise de conscience qui l'amènera à un moment ou à un autre à se confronter à lui-même puis aux crocs dominants. À chaque fois que "Renfield" jouera frontalement sur le terrain de la relation toxique absurde entre ces deux êtres imaginaires catapultés dans la rationalité de notre réalité, il atteindra le meilleur de ses intentions, aussi bien en termes d'échanges décalés entre les personnages de Nicholas Hoult et Nicolas Cage (ce tandem se renvoie la balle avec une jubilation communicative) que dans la montée en puissance de leur inévitable point de rupture et de ses conséquences susceptibles d'engendrer une mare de sang pour tout ceux qui s'y retrouvent mêlés (de ce point de vue, on sera servi !).
Mais, dans le rythme effréné de la réalisation de Chris McKay qui, entre deux achats de néons aux couleurs fluos vomitives, a pris le parti de tomber dans la plus pure frénésie cocaïnée pour garder l'attention du spectateur (il faut que quelque chose se passe à l'écran, sans arrêt !), ces éléments, aussi efficaces soient-ils pour nous faire sourire, laisseront l'impression de ne pas être utilisés à leur juste mesure, comme stoppés dans leur élan par un potentiel comique échoué au milieu d'une intrigue rudimentaire, clichée, à base de mafieux et de flics corrompus (et de relations abusives faiblardes cherchant à faire miroir à la principale) ayant, en plus, la mauvaise idée de prendre le pas sur tout le reste au fur et à mesure du film.
Non pas que l'alchimie entre Nicholas Hoult et Awkwafina ou les massacres jouissifs, gores et bien fichus en termes de FX qui en résultent n'emportent pas notre adhésion -"Renfield" fera quand même de vrais efforts pour masquer ses carences grâce à des fulgurances d'humour et de violence- mais la force de son concept nous ayant tant séduit au départ sera au final expédiée à tout vitesse dans des enjeux et des personnages satellites qui ne la méritent clairement pas, rendant l'ensemble instantanément oubliable et très similaire à d'autres productions vampiriques récentes déjà plus ou moins effacées des mémoires, notamment celles proposées par Netflix ("Day Shift", "Night Teeth", ...) auxquelles le rendu global de ce "Renfield" s'apparente fortement malgré ses pics de carnages plus poussés.
Sur un terrain de jeu pas à la hauteur de la récréation qu'il entend proposer, le long-métrage de Chris McKay a donc peu de chances de s'imposer comme un must de la comédie vampirique mais, si vous êtes en quête d'un émissaire honorable en la matière, et qui sait (parfois) montrer ses canines sanglantes avec l'aide d'un Nicolas Cage visiblement tout heureux d'incarner enfin la figure de Dracula, "Renfield" saura se mettre à votre service le temps de son visionnage, pas plus.
Après le calamiteux Tomorrow War, Chris McKay met en scène Renfield, une farce horrifique basée sur une idée originale de Robert Kirkman (The Walking Dead) et co-scénarisé par Ryan Ridley.
Le réalisateur avait initialement la prétenti ... l'intention de présenter une suite à la théâtrale version de Dracula de Tod Browning (1931).
Le film est une aventure comique dans le monde moderne.
Robert Montague Renfield (pour cette version) est un personnage (zoophage) secondaire de l'histoire originale mais clairement dans cette mouvance actuelle qui découle de l'incapacité à créer une histoire originale.
Dans le roman original de Bram Stoker, Renfield est décrit comme ayant au moins 59 ans ...
Dracula se présente lui comme le Prince de Valachie, soit Vlad III, surnommé Drăculea ("fils du diable" en roumain médiéval)
Originellement "Le comte est un grand vieillard, rasé de près, si l'on excepte sa longue moustache blanche" ...
Dès l'introduction bâclée, et brouillonne visuellement, et cette première plaisanterie qui tombe à l'eau, le ton est donné, celui d'une série B à budget confortable.
Les scènes d'action, bêtes, généreuses en pyrotechnie, hémoglobine, et maladroites en terme d'effets spéciaux numériques, le surjeu et cabotinage (attendu) des rôles principaux et le ton tragi-comique de l'ensemble - même si la farce va parfois trop loin - offrent tout de même un réel capital sympathie.
De rares références au mythe du vampire et quelques non moins rares finesses agrémentent un peu la narration.
Le format court traditionnel au genre amène un certain rythme, il se passe toujours quelque chose.
L'interprétation dans son ensemble est très moyenne.
Nicholas Hoult/Renfield n'est plus le lymphatique X-Men Hank McCoy mais surjoue ici presque comme son modèle et partenaire pour l'occasion.
Nicolas Cage/Dracula est fidèle à son piètr ... particulier talent d'acteur, acceptant autre chose que le premier rôle qu'il désirait mais héritant d'une interprétation narcissique qui lui convient; sans grande crédibilité.
Les minorités sont bien évidement représentées ...
Les dialogues, sans nuances, n'apportent rien de particulier.
La voix off n'a pas grande utilité.
Les (quelques) décors sont correctement travaillés.
Les costumes et maquillages sont réussis.
Les chorégraphies de combats, filmées d'assez loin pour une fois, sont mal découpées.
Les effets spéciaux en font vraiment trop.
La musique est mal choisie et sans relief ou personnalité.
La dernière partie, escalade volontaire de l'exagéré mais à la limite du grotesque vient un peu gâcher la fête ...
Si le divertissement est correct le métrage sera incontestablement vite oublié.
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3,0
Publiée le 2 mai 2023
Renfield est coincé dans une relation toxique avec son maitre, le seul et unique Dracula. Alors qu'il lui a consacré sa vie à lui trouver des victimes pour le nourrir, il commence à agir avec beaucoup moins d'entrain notamment parce que les criminels qu'il lui ramène ne sont plus à son goût et qu'il doit s'attaquer à des innocents... Alors qu'il tente de reprendre une vie normale, il se retrouve impliqué dans une confrontation entre le bien et le mal et entre la justice et la corruption dans une ville qui est particulièrement corrompue, au grand désespoir de Rebecca, une flic qui a perdu énormément à cause de la puissante famille Lobo. Au-delà de cette histoire simpliste, "Renfield" est une comédie horrifique satisfaisante avec des scènes où la violence et le gore sont poussés à l'extrême. Des têtes arrachées, des démembrements, des coups dévastateurs, des litres de sang déversés, etc. Rien de choquant, c'est même plutôt jouissif avec des scènes d'action bien exécutées. Au milieu de tout ça, il y a Nicolas Cage qui régale dans la peau de Dracula en livrant une performance géniale. Au final, "Renfield" est un film amusant et divertissant auquel il manque juste une histoire un peu plus engageante.
Un mix étrange de choses qui ne vont pas ensemble. Nicolas Cage en Dracula qui en fait des tonnes, mais qui est amusant jure avec l'humour moderne que dégage l'actrice asiatique et la romance dont on se moque éperdument. Le film aurait gagné à aller plus loin dans l'humour trash et fun
Un film comme ce « Renfield » est clairement ce que l’on appelle une bonne surprise! Divertissant, honnête et plein de bonnes idées, cette série B de prestige (65 millions de dollars quand même) fait son travail de petit plaisir sans prétention du samedi soir. Car, oui, on n’est pas dans du grand cinéma exigeant, soyons clairs. Mais l’absence de prétention démesurée du projet, sa sincérité sur le papier comme à l’écran et la simplicité avec laquelle il réussit presque tout ce qu’il entreprend est admirable. Pourtant, de faire un film de vampires (sujet éculé au possible) mêlant horreur et comédie (un mélange plutôt risqué) s’avérait quelque peu timoré. Mais de mettre au casting un acteur sur le retour abonné aux DTV depuis dix ans comme second rôle de luxe (Nicolas Cage) tout en prenant comme personnage principal un second couteau méconnu du grand public incarné par un acteur compétent (Nicholas Hoult) mais qui n’attire pas forcément les foules était plutôt risqué...
C’est pourtant ce qui fait le charme du film et il faut avouer que prendre des risques paye encore à Hollywood même s’il n’est pas gagné que « Renfield » touche un public de par son positionnement marketing quelque peu brinquebalant. Qu’à cela ne tienne, il se rattrapera en VOD et par le bouche-à-oreille tant il mérite d’être découvert. Les deux Nicolas se donnent la réplique avec délectation dans des numéros de cabotinage parfaitement assumés. Nicholas Hoult n’est pas énervant (contrairement à sa récente apparition dans le magistral « The Menu ») et Nicolas Cage est jubilatoire en comte Dracula. Quant à Awkwafina, avec sa vibe singulière, elle arbitre ce duel avec son énergie habituelle. Durant une heure et demie rythmée impeccablement sans une minute d’ennui, on ne pourrait que reprocher un final attendu, hollywoodien et qui s’étire un peu trop pour rien. On aurait préféré qu’il nous surprenne et soit davantage amoral pour suivre avec la tonalité second degré et la folie de l’ensemble.
L’intrigue est certes accessoire et le fond mafieux est d’une banalité qui cache cependant quelques pépites inattendues, comme un discours fiévreux sur les relations toxiques (et cette fois pas que d’homme à femme). Quant aux effets spéciaux, ils sont impeccables et Chris McKay qu’on n’attendait pas là (il est à l’origine de ... tout de même) manie avec une habileté déconcertante le mélange pourtant ardu entre gore et rires. Entre les dialogues percutants du meilleur effet qui fusent sur un tempo comique plutôt bien négocié et des effusions gores généreuses et originales, c’est savamment dosé. Et en plus les scènes d’action assez nombreuses sont bigrement bien foutues et bourrées d’idées (le plan en radio médicale pour voir l’effet d’un coup est génial). Alors rien d’autre à dire que : foncez voir cette série B plus que sympathique à défaut d’être inoubliable.
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