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Ph SRL
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4,0
Publiée le 12 juin 2026
Mélanger humour, polar, horreur, amour, parabole sur l’espèce humaine, tout ça dans un film, pour moi le pari est réussi, je m’attendais à rien belle surprise.
Renfield, est l’un des personnages les plus complexes et intéressant du roman. Pourtant, ici, cette profondeur est balayée au profit d’une réinterprétation en mode super-héros comique.
L'hommage au film de 1931, est une belle idée, et Cage, fan de longue date du Comte, semble enfin réaliser son rêve d’incarner Dracula et on devine qu’il aurait pu être un Dracula mémorable. Mais dans les scènes originale, Cage surjoue à chaque réplique, transforme le comte en une parodie de lui-même. Pire, son dentier (prothèse dentaire) l’empêche d’articuler correctement, ce qui donne des dialogues parfois incompréhensibles.
Le film a des moments qui auraient pu être poétiques, dramatiques, voire terrifiants. Mais non ; tout est traité avec une légèreté systématique, comme si le film avait peur de se prendre au sérieux. Les scènes les plus intenses sont sabordées par des gags mal placés ou un rythme effréné qui ne laisse aucune place à l’émotion. Cela est encore plus accentuée par la fin où tspoiler: tous les personnages ressuscitent, comme par magie. Exit les enjeux, exit les conséquences.
La présence du personnage de "Quincy", souvent oublié dans les adaptations de Dracula est un détail appréciable, même si seul le nom et la nationalité américaine ont été conservés.
Renfield avait tout pour être une réinterprétation audacieuse et intelligente du mythe de Dracula. Malheureusement, il se contente d’être une comédie horrifique superficielle, où le potentiel des personnages et des thèmes est gaspillé au profit de gags et d’action.
Rendfield, Renfield et Vlad ont de l'authenticité dans leur choix, les rendant particulièrement compréhensible dans leur choix. Le style vampirique du film combine intensité dramatique de manière fluide, ce qui crée un récit avec une bonne tension. D'un coté y'a un serviteur gentil, et un vampire méchant, ce qui les oppose. L'opposition entre le bien et le mal est bien représenté. Ce qui donne de l'ampleur au film. On ne connais rien du monde des vampires, manquant de développement. On ne connais pas trop les choix de Renfield pour devenir le serviteur de VLAD, ce qui manque de choix. Quelques dialogues manquent de clarté, rigueur. Le sang manque de réalisme. Quelques scènes d'action manquent de fluidité, ce n'est pas du tout captivant. Quand Renfield mange des insectes, on voit pas assez ses émotions, ce qui manque d'impact émotionnels. On ne connais pas le sentiment de VLAD lorsqu'il apprend qu'il est Dracula, ca manque de questions intérieurs. Vampirifique : Renfield est humoristique.
Cette relecture du personnage de Dracula joue la carte de la comédie horrifique mais se perd quelque peu en chemin malgré ses belles promesses. En effet, reposant déjà sur un casting de poids, entre le vampire incarné par un Nicolas Cage parfait avec face à lui son assistant joué par l’excellent Nicholas Hoult offre un duo détonant à l’écran. Pour autant, l’embryon de récit se vautre dans une sous-intrigue policière n’ayant que peu d’intérêt et au final le mélange de scènes d’action gores et de séquences humoristiques tient la route au vu de la courte durée du film mais démontre tout de même rapidement ses limites.
Très drôle, très gore et très mignon en même temps. Le genre de film que j'affectionne tout particulièrement. En plus Nicholas Cage et awkwafina s'amuse comme des petits fous.
Une comédie horrifique qui vaut principalement le coup pour Nicolas Cage en Dracula !! Mais il n'est pas l'acteur principal c'est dommage !! Cela reste malgré tout divertissant avec des scènes grossièrement sanglante !!
A la fois série B horrifique tout droit exhumée des années 80, film de gangsters, romance, film d'action et parodie de films gores, "Renfield" empile les genres dans cette version modernisée du mythe de Dracula réalisée à un rythme effréné par Chris McKay. En pleine crise existentielle, Renfield (Nicholas Hoult que j'avoue avoir désormais du mal à regarder sans systématiquement penser à son rôle de Nux dans "Mad Max: Fury Road") est l'assistant d'un Dracula narcissique (Nicolas Cage qui cabotine autant que faire se peut), à qui il doit procurer les proies indispensables à sa survie. Seulement voilà, après des décennies de servitude, Renfield a décidé de s’affranchir de l’ombre du Prince des ténèbres, d'autant qu'il tombe amoureux d'une policière (Awkwafina) aux prises avec une bande de malfrats. Entre scènes de bagarres cartoonesques à l'hémoglobine débordante (têtes coupées, bras arrachés et ventres éviscérés, filmés sans une once de crédibilité pour demeurer drôle) et séquences de dialogues comiques plus ou moins réussies, le film ne se prend pas au sérieux et offre un bon moment de divertissement qui sera cependant vite oublié, j'en ai bien peur.
La parfaite comédie d'action dans laquelle tout est surnaturellement possible. On rigole beaucoup de cette relation maître esclave. Tout y est de bon goût et bien executé.
spoiler: C'est l'histoire d'un film, reflet d'un vampire dans son miroir: vide
- Cette critique contient des spoilers -
Ca tente d'être drôle sans parvenir à nous faire découvrir les dents, la photographie rappelle une pub et tout est terriblement consensuel et attendu. Awkwafina joue une fois encore le seule personnage qu'elle semble maitriser (Crazy Rich Asians, Shang-Chi...).
Sans rien d'honteux, un divertissement tout ce qu'il y a de plus médiocre, le produit Netflix type.
Dracula, c’est censé être le prédateur ultime. Un seigneur des ténèbres qui te fait frissonner juste en entrant dans une pièce. Mais ici, on est plus proche d’un daron aigri qui enchaîne les caprices de diva qu’un véritable monstre nocturne. Nicolas Cage, en vampire capricieux, balance du grand n’importe quoi comme s’il voulait fusionner Béla Lugosi et Jim Carrey sous acide, et étonnamment, ça fonctionne. Parce que Cage, c’est comme le Roquefort : ça pue, c’est fort, mais quand c’est bien dosé, ça tabasse.
Renfield, c’est le gars paumé qui découvre qu’après 200 ans à faire les courses de son patron, il a peut-être droit à un peu de respect. En gros, c’est un intern en CDI chez Amazon qui se rend compte qu’il peut aussi claquer sa démission. Le film joue à fond sur la relation toxique maître-serviteur, et franchement, voir un sbire de Dracula assister à une réunion de soutien pour dépendants affectifs, c’est un délire qui valait le détour. Tu t’attendais à un carnage, tu te retrouves à suivre un vampire domestique qui apprend à dire non.
Chris McKay ne fait pas semblant : ici, ça explose, ça se démonte et ça repeint les murs façon Doom Eternal. Les scènes d’action sont millimétrées et tellement exagérées que John Wick lui-même dirait « wow, calmez-vous les mecs ». Entre les démembrements grandioses et les projections d’hémoglobine à la Tarantino sous Redbull, ça tabasse. C’est généreux, c’est violent et c’est fait avec amour, comme une bonne baston dans un PMU un samedi soir.
Le film a un arc narratif avec des mafieux, mais soyons honnêtes, on s’en bat le steak. C’est là, ça meuble, ça permet à Renfield de taper du sbire à la pelle, mais personne n’a payé son billet pour voir un polar de seconde zone. L’intérêt, c’est la relation tordue entre Cage et Hoult. C’est un peu comme si Dark Vador et Palpatine réglaient leurs comptes chez le psy en lançant des vannes.
Elle est là, elle fait son boulot, elle a du répondant, mais franchement, on sent qu’elle a capté qu’elle joue dans un film qui ne tient que sur le charisme de ses deux Nicolas. Elle apporte un peu de fraîcheur, mais soyons honnêtes, c’est pas elle qu’on retiendra. C’est la pote marrante du groupe qui fait le taff sans jamais voler la vedette.
Renfield, c’est la série B ultime : débile, généreuse, et foutrement jouissive. Si t’attends du grand cinéma, passe ton chemin. Mais si t’as envie de voir Nicolas Cage en Dracula sous coke et Nicholas Hoult casser des bras avec une patate d’hyperactif, c’est ton film. Le genre de délire qu’on mate avec une bière et des potes, en rigolant comme des cons entre deux éclats de cervelle.
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