Quel dommage. J’aurais pu voir dans Retour à Séoul un film grandiose mais je me suis laissé prendre dans la valse des sentiments qui traverse Freddie (Park Ji-Min) pour finalement m’y perdre. Le comble pour quelqu’un qui venait se chercher, chercher ses origines. Car à 25 ans, cette jeune Française revient pour la première fois en Corée du Sud, où elle née, pour retrouver ses parents biologiques. Le début d’un parcours semé d’embûches, évidentes pour certaines (relations compliquées avec des parents « inconnus », barrière de la langue) et qu’elle crée elle-même pour d’autres (esprit volatile et libre, volonté de casser les codes établis). En résulte un film complexe sur un sujet qui ne l’est pas moins mais aussi une conclusion pas des plus abouties, comme si ce genre de situation finalement ne trouvait jamais d’issue claire, net et précise.
Mes autres critiques et articles : latribunecitoyenne.wordpress.com/author/adrienfonteneau/
"Retour à Séoul", c'est l'histoire d'une jeune française née en Corée et adoptée par un couple de français quand elle était petite, nommée Freddie/Yehon-Hee. Par un tour du destin (après avoir perdu son avion pour le Japon), qui au passage, semble être aidé par un élan inconscient de la protagoniste, elle se retrouve à Séoul, la capitale de la Corée du Sud. On y suit ses nombreuses péripéties et son parcours plutôt érratique à la recherche de ses origines et finalement de son identité. Le film nous dépeint la douleur du morcellement de l'identité des personnes adoptées. On peut également saisir la force des différences culturelles entre la France et la Corée. Elle rencontrera son père mais retrouver la paix intérieure et être capable de pardonner est un chemin fastidieux. Parfois la souffrance intérieure et la perte d'identité est si dure à vivre que l'on peut en vouloir au monde entier (d'où ses réactions qui semblent parfois dénuées de respect même envers des personnes qui ne lui ont rien fait de mal). J'ai donc éprouvé de l'empathie pour la personnage principale mais malgré que son côté instinctif et impulsif, presque sauvage m'est séduite, je n'ai pas toujours compris ses réactions. Je pense par exemple au fait de travailler pour un constructeur d'armes, peut-être est-ce une volonté du réalisateur de nous faire réaliser l'ironie de la situation (les armes serviraient à maintenir la paix dira Freddie à son père). Bref c'est un film qui s'apparente à une quête de soi et je trouve que la fin est plutôt positive malgré les questions qu'elle soulève. Il semble que toute cette aventure a participé à lui apporter de l'accomplissement et de la paix.
La mise en scène pop est très belle et l'actrice merveilleuse, le récit original, intriguant et émouvant. Il y a quelques longueurs mais l'ensemble reste excellent.
Si l'histoire semble possible (malheureusement la réalité pour bien des orphelins), le scénario est centré exclusivement sur l'aggressivite-passive d'une fille complètement déboussolée. Je suis sorti après 1h30 car j'étais saoulé par les portraits en gros plan qui n'alternaient presque exclusivement qu'avec des scènes de provocations alcoolique, techno-rap, ou sexuelle. Pour moi (je ne suis pas orphelin et suis âgé), ce film doit presque être une claque à ceux parmi les orphelins qui ont surmonté leurs défis et vivent des vies "normales", comme tant d'autres grand-malades, handicapés, survivants de traumas,...
Quand on sait ce que coûte un film on se demande comment on a bien pu trouver les fonds nécessaires à la production d'un tel navet . Le sujet était de qualité mais les épaules du metteur en scène ( ? ) beaucoup trop étroites pour le traiter comme il le méritait . C'est long , répétitif , mal filmé , sans intérêt et en plus , pourvu d'une bande son quasi inaudible . Rentré chez moi , j'ai revu The Ghost Writer que la TV avait eu l'excellente idée de reprogrammer et comme dirait l'autre " ça c'est du cinéma et du vrai " avec un metteur en scène digne de ce nom , ce que n'est pas Davy Chou .
Un film franco coréen qui met en vedette que des acteurs et actrices asiatique dans un films Français c'est pas souvent et encore plus pour un film franco étranger, en plus ce film est inspirer ( bon très librement je vous l'accorde ) d'une histoire vraie . L’errement d’un être dans sa recherche d’identité coincée entre deux cultures présente un intérêt certain. Mais le film est tout de même trop long et trop fade a certains moment. Actrice principal est plutôt excellente la personnalité de cette jeune femme, assez imprévisible, a quelque chose de fascinant et impulse une énergie singulière au film qui, en même temps, joue beaucoup, parfois avec humour, des gigantesques différences culturelles entre la France et la Corée. Mais le film ne fait pas que parler de l'adoption mais aussi choc des cultures . Le film est même triste par moment . Film très cinématographique avec de belles séquences mais qui traîne parfois en longueur , ça s'embourbe en deuxième partie.
Tres bon film. Un film qui m'a interpelé, ému, fait parfois rire ou choqué, et aider à comprendre quelqu’un qui ne me ressemble pas. Une jeune femme à la fois bien campée dans ses bottes, à la fois instable dans l’attente d'actes parentaux, plus ou moins coupée en deux. Réalisation et jeu d'acteurs/-rices maîtrisés, scénario très émouvant et complexe. Une vie intérieure à rebondissement. Finalement, sera-t-elle obligée de transcrire continuellement son environnement relationnel, ou bien trouvera-t-elle une partition affective sûre ?
Une jeune femme se retrouve sur un coup de tête à vivre le voyage le plus important de sa vie sur la terre qui l’a vu naître. Davy Chou nous fait assister au déracinement de son héroïne qui fait table rase de ses repères à chaque bond temporel, ne regardant jamais derrière elle, à défaut d’ignorer ses origines. Étendre l’intrigue sur plusieurs années est la décision qui démarque Retour à Séoul, élargissant la vision personnelle de l’adoptée au-delà des frontières surmontables (linguistiques, géographiques…) et révélant une actrice extrêmement talentueuse et aux choix assurés sur son personnage. Étonnant et plein d’originalités.
très bon scénario, la réalisation est parfaite et les acteurs excellent, notamment la jeune actrice principale dont c’est le premier rôle. Je recommande
Étant également adopté coréen m'intéressant à la recherche des origines, beaucoup d'éléments sont très réalistes! De même, je m'intéresse à la culture coréenne et beaucoup de choses sont dites ou montrées dans ce film. M'étant rendu en agence d'adoption, en Corée, j'ai ressenti de fortes émotions en voyant ces scènes! Même si nous n'échappons pas à la magie du cinéma, de nombreuses informations sont justes. Cependant à la lecture des commentaires, je comprends le clivage des spectateurs, ce film ne laisse sûrement pas indifférent! Et il semble qu'il faille être un peu connaisseur de la culture sud coréenne pour en comprendre les subtilités... Au point qu'en sortant de ce film, je me suis demandé ce qu'en avaient compris les autres spectateurs de la salle! En synthèse, je recommande chaudement ce film, à voir avec ces 2 "filtres" à l'esprit.
La quête de ses origines est le socle de ce film de Davy Chou, inspiré par le parcours de Laure Badufle. D'emblée, la scène du restaurant montre le caractère bien trempé de Frédérique, alias Freddie, enfant adopté qui part retrouver ses parents en Corée du Sud. Adoubé par les critiques presse, j'ai trouvé ce film assez lent, la barrière de la langue n'aidant pas non plus à imposer un rythme plus soutenu au niveau des dialogues. S'étirant sur plusieurs années, cette histoire peut s'appuyer sur la performance de Park Ji-min (non professionnelle) qui illumine cette oeuvre par son charisme et sa capacité d'adaptation. Au final, je n'ai que trop rarement vibré même s'il faut reconnaitre que le cinéaste dresse un beau portrait de femme.