Qu’il est symbolique de découvrir enfin l’original, également le premier d’une nouvelle décennie et pas des moindres, celles ou le numérique continu de naître, les animatroniques voient le jour et autres effets de plateaux créer pour la première fois. Ce premier "choc" reste néanmoins particulier aussi bien par son récit que par son dérouler,
en effet il à été penser comme une légère comédie familiale ou chaque instant est tourner, soit au comique, soit à la légèreté. Niveau cast et décors (pour l’Olympe), on est à des années lumières (cela va s’en dire) du charisme, de la beauté impériale et du jeu des futurs dieu de 2010. Néanmoins on est aussi loin d’un jeu théâtral et cela prouve une première rupture avec aussi moins de longueurs verbales entre nos héros, ça peu paraître banal en soit mais loin de là car çà symbolise une vraie entrée dans une nouvelle ère ciné. Laurence Olivie incarnant le maître de la foudre déçoit par son manque de charisme et l’absence totale d’apparitions divines, le seul fait de déclarer la double libération du Kraken par un phraser banal montre le manque de respect envers le rôle (faute au réal). Maggie Smith, l’éternelle future sorcière de Poudlard sort ici des sentiers battus en incarnant (si j’en est bien saisi) Démeter mais en s’appropriant quand même un penchant pour la controverse, la manipulation et donc, devenir le futur ennemi. Par contre, ne pas avoir vu Hadès de tout le récit est une erreur monstre, le futur second rôle et véritable chef d’orchestre du remake se voit là « remplacer » par l’une des déesses les moins influente de l’Olympe. La cité justement, quel kiffe de voir une maquette géante représentée la demeure dans un décors montagneux empli de nuages, l’ère des maquettes sonne son glam. Persée lui, le héros Grec par excellence, jeune intrépide fougueux à l’allure asse enfantine, bien loin de la future version de Sam Worthington. Un jeu banal en familiale, ce héros manque clairement de dynamique et à réellement été penser comme un aventurier, moins comme un guerrier. Il est clair qu’à présent je distingue nettement toutes les reprises du remake, toutes les améliorations et surtout, qui aura repris chaque action, chaque parole et chaque geste, « Le choc » étant l’un des tous premiers péplums fantastiques que j’ai vu un des grands films de ma jeunesse à donc une résonnance toute particulière pour moi et j’avais une réelle envie d’en découvrir son aïeule. Musicalement par contre, à aucun moment on ne se croirait dans un péplum mais clairement dans un Disney, dès le générique le ton familial est donné et tout le long cette symphonie grand publique fait oublier ce qu’elle aurait dû au contraire nous amener, le frisson antique. Quant aux scènes clés de Méduse, de Pégase, destruction d’Argos, l’apparition du dieu (ou la déesse pour la peine), les 3 sorcières et bien sûr le Kraken, la plus kitsch et dirais-je même partiellement raté restera l’antre des sorcières. Ces dernières au pouvoir de vision d’avenir n’ont pas du tous briller dans leur jeu, leur charisme absent mais seules les paroles étaient bonnes, on retrouve d’ailleurs là encore toutes les ressemblances avec le remake et leur légère modification. Au lieu d’avoir des sorcières nous avons plutôt des « sœurs » comiques à moitié dans leur rôle divinatoire. Méduse, Calibos et le Kraken font honneur aux premiers effets, ces marionnettes en stop-motion au look certes kitsch aujourd’hui on quand même réussi le taf à l’époque et leur dérouler est ce qu’il est dans leur durée mais une certaine vraie réussite révolutionnaire est présente. Pas ou presque de thème musical pour cette première version, c’est bien plus l’action qui sauve ce récit. Enfin, comment ne pas saluer le charisme et jeu de notre Andromède, Judi Bowker incarne presque une silhouette d’enfant, de « poupée » mais d’un répondant qui fait plaisir à voir et entendre pour une princesse
. Bien vieux, bien kitsch par instant mais le résultat est quand même présent, ce classique du genre à marquer par ses effets et scènes digne de « Jason et les Argonautes » et entre parfaitement au panthéon des récits fantastiques.