Un très bon film, l'humour un brin sinique on a adoré et les 3 acteurs sont touchants. Et l'apparition d'Orelsan est géniale. On a passé un très bon moment. Bravo
Un peu de poésie fantasque fait du bien au cinéma français. Pio Marmaï nous prouve encore une fois qu'il est un grand comédien. On ressent que les acteurs et actrices se sont parfois laissé à l'improvisation, ce qui ne gâche rien à la spontanéité des scènes. Belle musique également. J'ai passé un très agréable moment derrière mon masque IPP2.
Quel ennui ! Une perspective un peu décalée, des personnages qui ne sont pas vraiment attachants. On se perd dans l'histoire, si tant est qu'il y en ait une.
Un couple avec fillette dans la France de la débrouille. Travail précaire, commerce illicite, squatt...On fait passer la pilule en racontant des histoires aux autres et a soi-meme. Tellement d'histoires que la fillette ne marche plus. Face a l'hilarité de ses parents qui ont fait un bon coup, elle s'isole avec un casque antibruit. Elle a envie de normalité. Très bon jeu des acteurs qui donnent l'impression de scènes prises sur le vif.
Pas compris le scenario , si c'est la réalité ou du fantasme , pas de réelles cohérence entre les scènes , pas compris non plus ce qu'a voulu faire ou dire le réalisateur. Donc aucun attachement possible et donc ennuyeux.
Alors oui, Pio semble un peu toujours jouer la même note, mais si sur cette note on ne peut que constater encore une fois qu'il excelle. Ses partenaires, peut être dans ce sillage portées (mais plus sûrement bien dirigées, on pense à la débutante) se hissent à sa mesure. Même la demoiselle dont on craint un moment qu'elle glisse vers cette minauderie bien commune des enfants mal traités au cinéma, trouve l'accord juste. Le trio à lui seul déjà suffit. Mais le film a son souffle, ses singularités qui se tiennent, correctement dosées. On est pas dans la garniture, la fantaisie tape à l'oeil qui fait parfois office de contenu. Non elle s'inscrit dans ce tout cohérent qui donne son titre au film. Un film réjouissant. Un très bon point de départ pour un déconfinnement.
Petite bulle de poésie et de fantaisie Irrévérencieuse qui fait du bien Au sortir de ce confinement ! Les critiques grincheux de tous poils ont dû rester confinés trop longtemps.
Coup de cœur post-confinement ! J'ai adoré ! Humour parfait, acteurs parfaits, les personnages sont vraiment attachants, la musique est chouette, tout est bien !
Felicita débute par une énorme blague qui donne le ton, d'emblée. Est-ce que ce monde est sérieux ? Visiblement, le couple du film de Bruno Merle a choisi de vivre libre, hors de la "normalité" et conséquemment de toute morale conventionnelle, sous l’œil perplexe voire consterné de leur fillette. Tout est là, dans ce contraste entre des parents irresponsables (?) et une enfant beaucoup plus adulte. Le scénario de Felicita est imprévisible, c'est son atout premier, et se découvre sur un rythme soutenu, pendant 82 minutes. Malgré cette brièveté, il s'agit tout de même de tenir la distance entre fantaisie et absurde, tout en ménageant des plages de suspense et d'émotion. Felicita y parvient assez souvent, grâce à quelques trouvailles narratives et à une mise en scène sans ampleur mais efficace. Peu de trous d'air à signaler en définitive, l'idée étant aussi de ne pas tout expliquer et de laisser au spectateur le soin de combler les vides. Le film peut bien patiner parfois ou sembler aller nulle part, l'interprétation haut de gamme de Pio Marmaï (qui aurait fait merveille dans la comédie italienne) gomme les temps faibles de Felicita et ses dialogues avec son rejeton, subtilement jouée par la propre fille du réalisateur, sont délicieux. Il ne faut pas demander à Felicita plus ce qu'il a à offrir : des moments de doux délire avec un doudou, une crique bretonne, un cosmonaute, un casque anti-bruits et un grenier mystérieux, entre autres ingrédients. Quant à savoir si ce monde est sérieux, la réponse est toute trouvée.
Tim et Chloé vivent une vie heureuse avec leur fille Tommy. Celle-ci porte un casque à réduction de bruit. Au restaurant, ses parents lui demandent de le retirer car ils ont besoin de lui faire une confidence. En réalité, Tommy serait la fille du chanteur Orelsan. Mais la vraie réalité, c’est que Tim et Chloé font beaucoup de blagues. Et Tommy en a conscience. Cette famille aimante et complice vit au jour le jour et le spectateur participe à ce quotidien fantaisiste et pas prise de tête. On sourit beaucoup, car c’est mignon et que le casting est séduisant. “Felicità” n’a cependant pas d’objectif. L’histoire ère nulle part, et finalement, on l’oublie. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Alors que « Héros » semble toujours attisé de la curiosité, Bruno Merle prend enfin son élan et nous régale d’une aventure qui renouvelle constamment ses enjeux. Le co-scénariste de « Le Prince Oublié » adopte ainsi un niveau de richesse qui ne se définit non pas par son intrigue, mais par ces moments de légèreté, où la mise en scène laisser rêver et laisser douter. Ainsi, sa narration s’axe essentiellement autour de ce concept de responsabilité et de décisions, déterminantes pour un avenir tout chaleureux ou tout le contraire. Le regard que l’on porte sur autrui reste toujours instructif et l’intervention impromptu de « Freaks » de Tod Browning nous le confirme.
Ce qui nous est introduit avec confusion est en réalité greffé à l’humour touchante d’une famille qui a tout pour plaire. Mais il s’agit d’un jeu qui change brutalement de forme, car le récit ne semble pas vouloir s’imposer de frontières. Il explore de plus en plus les possibilités et nous en découvrons certaine avec un malin plaisir, mais qui possèdera toutefois ses limites. Entre Tim (Pio Marmai), un père fonceur, Chloé (Camille Rutherford), une mère généreuse, il subsiste une certaine Tommy, dont les arguments vont graviter autour d’elle. Rita Merle, fille du metteur en scène et fille de cette famille au capital sympathie ambiguë, fait valoir sa qualité de jeu pour mieux ingérer la mentalité d’une adolescente, en proie à de nombreux dilemmes intérieurs.
La présence d’un cosmonaute, ou peut-être spationaute s’il existe un tel degré de précision, conforte cette idée d’évasion, mâtinée d’un silence évocateur. Dans l’esprit de Tommy, c’est une double peine qui se ressent et les sujets que l’on aborde alimentent justement cette douleur qui la hante. La présence d’Aurélien Cotentin, alias Orelsan, permet également de justifier le fait qu’elle se situe dans une phase d’exploration émotionnelle, tout comme l’intrigue, qui ne sait pas toujours comment expliquer la mutation de la fille. Il arrive un moment où l’émancipation se formalise, mais un épilogue à l’odeur d’ajout crée un conflit avec cette fuite perpétuelle. Une vie de vagabonds, c’est du mouvement et il ne s’agit pas d’une stabilité qui conviennent aux parents et qui s’acharnent pour survire et exister aux yeux d’une fille qui ne demande qu’à être aimer.
Malgré tout, le film ne tente jamais plus, si ce n’est entrouvrir des portes, comme celle d’un grenier et qui resteront mystérieuses et affublées d’une symbolique exaltante. Mais à force d’en ouvrir, il en oublie d’avancer et pour cela, il faut permettre au récit de répondre à quelques problématiques, non pas au bout du parcours, mais à mi-chemin, là où il est encore temps de se forger une opinion plus mesurée et sans doute plus terre à terre. La fantaisie a beau enjoliver l’espoir, mais elle finit par tourner en rond, comme la plupart des astuces scénaristiques qui distinguent le faux du vrai. Mais c’est avec beaucoup de sincérité et d’amour que « Felicità », dont le titre s’assimile à la chanson italienne de Al Bano et Romina Power, sonde le bonheur d’une cellule familiale, tout en laissant l’imaginaire s’exprime du point de vue de Tommy, aussi sage qu’impatiente en découdre avec la dureté de la vie.