À la mort de sa mère, Michael hérite de talents de voyances et de contact avec les personnes disparues. Il va accepter d’endosser ce rôle pour une femme dans le deuil de la perte de son mari. Le film est sans grand intérêt mis à part l’excellent jeu d’acteur de Louise Bourgoin.
Envie de soleil ? Ce film est une découverte inattendue et très originale en ce début d’été. On s’y sent bien dans ce Médium qui déploie son récit surnaturel, où fantômes et vivants cohabitent, dans les décors somptueux de la Côte d’Azur. Une histoire d’amour singulière, une comédie rafraichissante au rythme étonnant, qui donne envie de vivre, de s’ouvrir à l’autre, de tomber amoureux… et de se baigner dans la Méditerranée. Je recommande chaudement.
Où est la vie ? Qu’est-ce qui est vivant ? Qu’est-ce qui est déjà mort ? Ce thème qui pourrait être pesant, lourd, trop sérieux, est ici est traité avec légèreté et simplicité, et pourtant non sans profondeur. J’ai été conquis par la lumière du sud et la douce poésie qui se dégage de ce film. Et puis par l’humour absurde et poétique, qui nous réveille l’âme.
Un regret toutefois : j’aurais vraiment aimé savoir davantage ce qui se passe dans la tête du personnage Mickaël, qui découvre au cours du film son don de médium. Qu’est-ce que cette découverte lui fait ? Comment le vit-il vis-à-vis de sa mère, qui était elle-même médium ? Et qu’est-ce que provoque chez lui la rencontre avec Alicia ?
Nous n’aurons pas de réponse claire à ces questions. Cette absence de discours m’a fait penser au cinéma de Jacques Tati, où le personnage vit les choses au premier degré, sans réflexivité. Mais contrairement aux films de Tati, Le Médium développe une intrigue très narrative. C’est cet entre-deux qui, peut-être, ne fonctionne pas tout à fait. Mais qui ne nous gâche pas pour autant le plaisir, loin de là !
Film drôle sympathique et profond, qui m'a rappelé que mes grand mères, pratiquaient le spiritisme et communiquaient avec leurs maris, se qui m'a aidé a dédramatiser la mort. Bravo
Immense fan de Louise Bourgoin, j'ai été très ému de la voir endeuillée et si belle dans cette tristesse. Les larmes me sont montées aux yeux. Tous les plans sont élégants, les décors et les ciels très chatoyants. J'ai trouvé l'acteur singulier, avec un rythme à lui, on dirait qu'il sent toutes les choses invisibles et qu'il n'arrive pas à les exprimer. Louise va lui donner goût à la vie, par son charme et sa peinture, et c'est l'histoire de deux éclopés qui vont faire un bout de chemin ensemble en se tenant la main, pour ne plus regarder derrière eux. cela est sûrement trop cucul pour les distributeurs et exploitants mais dommage pour le public qui en ces temps de crise, aurait bien eu besoin de cette dose de réconfort.....
Je suis allée par hasard voir le Medium et j'ai passé un très bon moment. La presse n'a pas beaucoup parlé de ce film qui pourtant n'a rien à envier à des blockbusters. Au moins, on sort plus léger, avec une mélodie d'été en tête. Pourtant le sujet est de taille ! Le film comporte des maladresses qui font aussi le charme du premier film ! Je suis sortie avec l'impression d'un conte onirique, et le personnage de Mickael m'a beaucoup touché dans son indécision et dans son impossibilité de passer outre la mort de sa mère. C'est très réaliste, dans le sens où on ne peut pas faire le deuil tout de suite, il faut prendre le temps. Devenir medium le bouscule dans le sens où s'il prend la place de sa mère, il accepte qu'elle est morte. Sa perturbation vient du fait de ne pas réussir à passer à autre chose, et quand il essaie avec la belle Alicia, il se prend un retour de bâton ! La leçon qu'il tire semble être : c'était trop tôt pour jouir de la vie. Les morts le narguent avec leur capacité à jouir et à être détaché des contingences du monde : on attend de voir la suite !
La mort n'est pas un sujet facile à aborder de manière comique, et ce difficile pari est magnifiquement tenu, dans une fable allégorique dont les apparences légères ouvrent sur des questions spirituelles profondes. Très généreusement, l'absurdité de l'existence est déployée sur une mélodie entraînante, ponctuée d'apparitions de fantômes savoureuses. Merci Manu Laskar pour ce moment, rare. Il est courageux aujourd'hui de ne pas verser dans la multiplication d'effets et de plans, d'explications et de surenchères de péripéties. Merci pour votre démarche boitillante, tel un funambule qui nous emmène d'une rive à l'autre, entre les vivants et les morts, et d'avoir porté des femmes actrices dans leur vulnérabilité et peur du vieillissement.
Une comédie pleine de charme mais inabouti. Le début est enthousiasmant avec cette légère ironie et un ton pince sans rire, ou comment, par amour, un homme va se prétendre médium pour conquérir une femme, la belle Louise Bourgouin. Le problème, c'est que ce ton amusé va devenir peu à peu sérieux, et ce don, finalement notre héros le possède, et le récit promis à la valse des quiproquos, va sombrer dans la banalité. Menfin, cela occasionne quelques questionnements sur le monde invisible et le monde visible, et la première heure était vraiment réussie, avec ces belles lumières du sud et ce ton drôle
Quel joli film, insolite, drôle, touchant! Le ton est à la fois incisif et tendre, la mélancolie se teinte de légereté, les personnages sont justes jusque dans leur maladresse, nous font rire, nous émeuvent. Il se dégage de l'ensemble un charme et une douceur rares, qui nous accompagnent longtemps après avoir quitté la salle... C'est précieux, allez le voir!
Un film poétique, doux, et léger/drôle traitant pourtant de sujets profonds. C'est un film consolant qui parle sans violence à ceux qui ont vécu une vraie perte. C'est rare !