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Albertb
19 critiques
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4,0
Publiée le 30 décembre 2025
Dans La Pire mère au monde, le réalisateur Pierre Mazingarbe nous plonge dans la relation complexe entre une mère et sa fille, toutes deux confrontées à un nouveau rôle l’une envers l’autre. Louise de Pileggi (jouée par Louise Bourgoin) est une brillante substitut du procureur, qui retrouve sa mère Judith (incarnée par Muriel Robin), greffière dans un petit tribunal, après quinze ans de silence. Lorsqu’elle est mutée dans le même tribunal, Louise devient la cheffe de sa mère, et la tension monte.
Le film adopte un ton de comédie noire tout en explorant des thèmes sérieux : la réconciliation, la transmission, l’ambition et le poids du passé. Les paysages judiciaires et les couloirs du tribunal deviennent le théâtre d’un face-à-face inattendu entre deux femmes, chacune d’elles porteuse de blessures, d’attentes et de désirs de reconnaissance. La mise en scène joue avec les silences, les regards et les pulsions non dites, rendant palpable cette dynamique mère-fille chargée d’histoire.
L’interprétation de Louise Bourgoin et Muriel Robin est notable : l’une tout en maîtrise et ambition, l’autre marquée par les années, par l’absence et par une attente silencieuse. Leurs scènes communes oscillent entre confrontation électrique et intimité déconcertante, créant un mélange de gêne, d’émotion et de drôlerie. La tension dramatique est dosée avec soin et l’humour noir permet de désamorcer certains moments tout en gardant la gravité du sujet.
La photographie, le décor et l’ambiance jouent également leur rôle. On sent que chaque plan, chaque couloir, chaque feuille de dossier est choisi pour refléter le poids du passé, la charge professionnelle et la quête d’une reconnaissance mutuelle. Le rythme est bien équilibré entre moments d’affrontement et moments de calme, où la parole se fait plus douce et où les vérités se dévoilent.
La Pire mère au monde est un film qui parle finalement de l’amour, de la colère, du pardon et de la construction d’une nouvelle relation. Il invite le spectateur à réfléchir à ses propres liens familiaux, à ce qu’on porte en soi et à ce que l’on laisse derrière. C’est une belle proposition pour ceux qui aiment les comédies dramatiques bien écrites, avec un soupçon de noir, mais beaucoup d’humanité.
Un film à voir en famille, ou entre adultes, pour discuter, ressentir et partager. Une histoire qui touche, qui interroge, et qui peut laisser une trace.
'La Pire Mère au Monde' dynamite le mythe de la maternité parfaite avec un culot réjouissant. Ce premier film (Pierre Mazingarbe) ose montrer une mère dépassée, égoïste parfois, souvent épuisée — bref, humaine. Les images sont splendides, le style haletant, et le tout porté par une interprétation sans fard et une mise en scène sèche; bravo au duo Robin-Bourgoin, la trop rare Florence Loiret-Caille et l'immense Gustave Kervern. Un film délicieusement irrévérencieux, parfait pour les fêtes. Dommage que MK2 et UGC aient décidé de ne pas le diffuser... du moins pas sur Paris.
Un récit assez étonnant, un style très BD (pas étonnant!), des images superbes, un casting de rêve (le duo Muriel Robin - Louise Bourgoin génial, Florence Loiret-Caille trop rare et très drôle, Gustave Kervern...), un film idéal pour les fêtes. Dommage que UGC et MK2 ne le diffusent pas sur Paris.
Un vrai coup de cœur ! La pire mère au monde est une comédie aussi drôle que touchante. Les acteurs sont excellents. Un film sincère, moderne et libérateur, qui déculpabilise et fait un bien fou!
Ce premier film, par trentenaire finissant, est, au mieux, une pochade. Le réalisateur (et coauteur) ayant été formé aux Arts Déco. on peut ne pas s'en étonner. En transposant l'exercice, de la peinture au cinéma, on obtient une oeuvrette rapidement exécutée, dont tout laisse à désirer, forme(s) et fond - une manière d'essai maladroit. On ne pourra rien sauver donc, même pas la distribution, où se noient Louise Bourgoin (la fille), comme Muriel Robin (la mère). Les « péripéties » judiciaro-policières (hum...), scénarisées à la truelle, ne sauvent pas davantage l'indigence de la « morale », qu'on pressent dès le début de cette lamentable « La pire Mère au Monde ».
Comédie noire au style très particulier, La pire mère du monde tente une approche radicale de l’humour noir, parfois jusqu’à l’excès. Le film mise sur un jeu d’acteurs volontairement forcé, flirtant souvent avec la limite, ce qui peut autant intriguer que fatiguer.
Le rythme est saccadé, donnant régulièrement l’impression de perdre le fil du récit. Cette construction hachée nuit à l’efficacité des gags et empêche la comédie de vraiment décoller. C’est d’autant plus dommage que Louise Bourgoin et Muriel Robin s’investissent pleinement dans le registre qui leur est imposé. Elles jouent juste, chacune à leur manière, et démontrent une vraie complicité à l’écran.
Malheureusement, malgré ces qualités, le film accumule trop de défauts pour fonctionner comme une bonne comédie, et encore moins comme une réussite marquante du genre. Le seul véritable intérêt réside dans les scènes d’interaction entre les deux actrices… trop rares pour relever l’ensemble et atteindre la moyenne.
Une bonne surprise. Un humour déjanté, un jeu d'acteurs convaincant, et une . pêchue, pour un premier film c'est franchement réussi. Ah oui et les prises de vue, la photographie ont une esthétique un peu à la Jeunet , en plus de l'humour à la Dupontel. Soutenons ce premier long métrage de Pierre Mazingarbe!
Bonne surprise. Des actrices au point avec un scénario bien ficelé. On passe un agréable moment avec des seconds rôles épatants ( Loiret Caille excellente)
Une vraie réussite où scénario, jeu d'acteurs, musique puissante et image parfaitement maîtrisée sont au rendez-vous !
Enfin une comédie où l'on rit vraiment, et qui ne flirte pas avec les stéréotypes. Un film dont le cinéma français peut être fier, toujours en bascule subtile entre drame et comédie. Une heure et demi qui passent en un clin d'oeil.
Bravo à Pierre Mazingarbe, jeune réalisateur à suivre absolument dont le travail m'a rappelé les films de Jeunet ou encore Dupontel.
Une comédie loufoque au ton féroce, trucculente et rythmée en diable mais qui ne manque pas de tendresse. LOUISE BOURGOIN irrésistible en super magistrate hyper rigide en froid avec sa mère. N'hésitez pas si vous voulez passer un joyeux moment de cinéma!
J'ai passé un très bon moment avec ce film qui joue sur la corde Dupontel. Les relations mère-fille y sont tendues, dans un contexte judiciaire intéressant. J'ai ri devant la classification des peines en un clic... Je recommande ! Muriel Robin est fabuleuse, Louise Bourgoin parfaite, et le scénario vaut le détour.
Ce film est un chef d'œuvre d'humour noir . Le duo mère et fille ( Bourgoin et Robin ) est digne d'une pièce de théâtre tellement les dialogues sont savoureux. Si vous aimez les films de Dupontel, allez y !! Vous allez adorer. A la fin du film , j'ai pensé : c'est déjà fini ??
Ce film raconte une chose rare au cinéma : la violence douce des liens familiaux. Pas les cris, pas les ruptures spectaculaires — mais les phrases qui blessent sans bruit, les regards qui évitent, les rancœurs qui se transmettent sans se dire. Pierre Mazingarbe filme cette relation mère-fille avec une réelle tendresse. Trop, peut-être. Le film semble constamment protéger ses personnages, comme s’il craignait de les trahir en les exposant trop crûment. Muriel Robin compose une mère à la fois agaçante et touchante, jamais monstrueuse. Louise Bourgoin incarne une fille blessée, mais toujours contenue. Le dispositif judiciaire est malin : il inverse les rôles sans jamais les renverser complètement. Louise a le pouvoir institutionnel, mais Judith conserve l’autorité affective. Cette tension est le cœur du film, et lorsqu’il s’y attarde, La Pire Mère au monde devient réellement intéressant. Mais le film choisit la modération. Chaque conflit est désamorcé avant de devenir dangereux. Les scènes semblent écrites pour préserver l’équilibre, comme si la comédie devait impérativement rester confortable. Cela donne un film agréable, mais un peu trop bien élevé. On rit, on reconnaît des situations, on s’attache aux personnages. Mais il manque cette pointe de cruauté nécessaire pour faire basculer le film du côté du souvenir durable. Ma note : 8 / 20
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