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Glass Onion : une histoire à couteaux tirés
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Colonel Ciné
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5,0
Publiée le 10 avril 2023
Deuxième meurtre que Benoit Blanc doit élucider sous les caméras. C'est un chef-d'œuvre de nouveaux, à regarder si vous avez le temps. L'histoire qui entoure ces personnages est extrêmement intrigante.
Mieux maîtriser que le premier opus, le casting est parfait, l'intrigue ne l'est pas mais on arrive à s'intéresser à qui peut être le tueur et a dénouer l'affaire même si c'est légèrement téléphoner.
Alors, il y a de bons trucs tout de même. Il y a un bon lot de révélations imprévisibles. Ce serait un mensonge de ma part d'écrire que j'ai deviné tout bien à l'avance. C'est très loin d'être le cas. Il y a un lot d'indices finement disséminés à côté duquel je suis passé à côté. On est très loin du niveau du premier film, mais cela reste un film intéressant à regarder.
Le jeu d'acteurs est très caricatural je trouve, mais globalement c'est un bon divertissement qui nous évade. Les décors sont incroyables . et la fin est satisfaisante.
Après un premier volet réussi digne des plus grands Whodunit, Rian Johnson remet le couvert avec une autre histoire alambiquée soumise au charismatique détective Blanc.
Le début m'a laissé quelques doutes sur les évènement à venir, avec des personnages assez loufoques. Mais ils sont vite disparus une fois l'intrigue lancée. On a droit dans ce second volet, comme pour le premier, à des révélations en milieu de film qui changent la donne et apportent un éclairage nouveau sur l'enquête (Spoiler : la coopération entre M. Blanc et la soeur jumelle d'une victime).
Là encore, il faut se creuser les méninges pour trouver le fin mot de l'histoire, et j'ai bien eu du mal à trouver le tueur et son mobile. Les petites allusions de M. Blanc envers le Cluedo m'ont à ce titre assez fait rire.
Bref, avec ce film, Rian Johnson démontre sa maîtrise d'une réalisation pleine de suspense et de tension, bien plus réussi que les adaptations de Hercule Poirot récemment proposées par Kenneth Branagh.
3 ans après « Knives Out » (et 10 ans après le cultissime « Looper »), Rian Johnson rejoue la carte Benoit Blanc (jubilatoire Daniel Craig) dans cette nouvelle partie de Cluedo sous amphétamines. Un génial divertissement avec des personnages dont l’égocentrisme, le cynisme, l’excentricité, la vacuité et, pour certains, la bêtise, offrent des moments purement hilarants dans des décors absolument irréels entre contemporain kitsch et too much de compétition. L’intrigue alambiquée à souhait (peu importe ici le dénouement tellement on s’amuse), l’interprétation parfaite (Janelle Monae remarquable), les dialogues ciselés et la causticité des situations font de cette (fausse) suite un régal. On a déjà hâte que Rian ouvre de nouveau la boîte de jeu.
Bon thriller avec un super casting. Le film met un peu de temps à démarrer mais une fois que le scénario est bien en place on est aspiré par cette intrigue très intéressante. Les acteurs jouent bien et chaque personnage se démarque comme il faut. Les événements s'enchaînent bien et on a hâte de connaître le dénouement. J'ai trouvé que c'était bien ficelé dans le sens où on ne devine pas rapidement qui est le meurtrier. Un troisième opus est clairement envisageable.
Le retour du détective Blanc est toujours aussi jouissif. Daniel Craig a l'air de s'amuser comme un petit fou dans ce nouveau film-enquête qui prend place sur une île grecque dans la magnifique demeure démesurée d'un mégalo qui invite des individus qui ont tous un point commun à passer le week-end chez lui. Évidemment, tout va partir en vrille dans un joyeux bordel décomplexé. Les rebondissements ne manquent pas dans cette revisite du whodunit à la sauce Johnson qui reprend les ingrédients du très bon "À couteaux tirés” pour emmener ses protagonistes dans une histoire à tiroir où chacun peut être suspecté ou éliminé... c'est très frais et souvent drôle. On a en tout cas toujours un petit rictus à la Mona Lisa a voir ses personnages se dépatouiller dans une histoire qui va finalement les dépasser. Diaboliquement efficace.
On retrouve dans cette deuxième histoire "A couteaux tirés" la plupart des éléments qui faisaient le sel du premier opus : un Daniel Craig à la fois perspicace et délicieusement lunaire (ces vêtements !), des personnages typés, une intrigue à tiroir, un décor très bien exploité.
Le film se regarde donc avec un plaisir distrait. J'ai apprécié la composition d'Edward Norton en méchant manipulateur, la magnificence des décors futuristes, la complexité de l'histoire. Contrairement au film précédent, qui déroulait une intrigue linéaire dans laquelle le coupable potentiel changeait régulièrement, Glass Onion s'appuie sur un effet Rashomon géant : on revoit dans la deuxième partie tous les évènements de la première partie sous un angle différent. C'est très plaisant.
Ceci étant dit, j'ai légèrement préféré A couteaux tirés, pour lequel l'effet de surprise était complet, et qui me semblait un peu plus dense et maîtrisé.
La précision de l'écriture et les performances d'acteur méritent tout de même que vous regardiez ce joli divertissement.
Enfin un autre volet du détective Benoit ! Encore un gros casting, les 3 premiers quart-d'heures déroutants qui perdent le spectateur nous font douter..... Et puis ça bascule avec un twist inattendu et qui donne toute la mesure de ce fameux début du film et tout s'enchaîne sans temps mort. On découvre toute l'histoire et on jubile. Même si ce volet est moins bon que le premier, les fans vont aimer. pour ceux qui découvre le détective benoit, je leur conseille de commencer avec le premier volet "A couteaux tirés" sous peine de lâcher l'affaire avant d'arriver à la partie forte du film.
Un BON FILM, DROLE et BIEN PENSÉ. Il n'est pas aussi bon que son prédécesseur mais il CASSE LES CODES des films du genre grâce à son côté SARCASTIQUE et LÉGER.
Mention honorable à : Daniel Craig pour son rôle de Benoît Blanc.
spoiler: C'est l'histoire d'un film qui réussit la prouesse de se mettre à la hauteur de son titre ridicule dans un final abracadabrant. Faut dire que Johnson sait faire : il a réalisé The Last Jedi.
- Cette critique contient des spoilers -
Un whodunit qui selon l'expression consacrée "dépoussière le genre" c'est-à-dire adopte un rythme infernal, une multiplicité de scènes aux mouvements de caméras incessant et abreuvées d'une loggohrée abrutissante. Netflix étant coutumier du genre, on est à peine surpris de croiser Hugh Grant venu rapiner de quoi payer ses impôts dans une scène ne visant qu'à ajouter l'indispensable touche inclusive (Benoit Blanc est homo) au cahier des charges Netflix. On est loin de l'imagination du premier opus, encore plus d'un thé entre suspects dans une bicoque paumée en campagne anglaise. L'esprit d'Agatha Christie est "modernisé" ou plutôt aseptisé, à l'image de la référence à Sherlock Holmes qui comme Benoît Blanc ne supportait pas les périodes entre deux enquêtes. Le premier jouait du vilon et se piquait à l'héro' alors que l'horripilant Daniel Craig boude dans son bain... Tout dans Onion Glass a provoqué chez moi exactement l'inverse de ce qu'il tente d'insuffler chez ses spectateurs : le luxe et le rêve. Et notamment dans ses personnages cible faciles et caricaturales de milliardaire débile promenant sa voiture partout, youtubeur macho dominé par sa maman ou politicienne arriviste. L'île grecque privatisée ajoute encore un peu indécence au cadre paradisiaque à base de piscine à débordement et d'architecture de verre d'une laideur et esthétique très marvélienne.
On reste tout de même relativement accroché à l'histoire avant un final complètement raté qui accumule absurdité (pourquoi Miles épargne Blanc ?), interminable scène gênante de bris de glace, morale de cour d'école (on prive l'humanité de la Joconde pour se venger d'un abruti), changement d'avis invraisemblable (pourquoi Miles est soudainement lâché ?) et conclusion qui n'en est pas une : la source d'énergie a bien fait preuve de son efficacité même si sa faiblesse face au feu a été confirmée (mais Miles la connaissait) et on imagine que son patrimoine n'est pas limité à cette villa d'ailleurs probablement couverte par son assurance.
Si vous espériez dans ce film voir Benoît Blanc briller comme dans Knives Out, c'est raté. Pourtant un fervent défenseur du premier film, je ne pourrais pas le faire pour sa suite, Glass Onion. L'écriture du début du film m'a mis mal à l'aise tellement Rian Johnson semblait manquer de finesse pour dépeindre ses personnages, certes, vraisemblablement plus détestables les uns des autres, mais qui auraient mérité un peu de nuance. Alors oui, le film surprend... jusqu'à la moitié, où tout commence à retomber comme un soufflet. Et c'est bien dommage car on aurait apprécié une véritable enquête qui nous impliquait davantage.
Cela se regarde bien, mais il ne faut pas aller chercher plus loin dans le mystère et l'histoire. Le film relève plus de la comédie que de l'enquête policière. Le casting et intéressant, les situations loufoques, mais rien d'extraordinaire.