Après nous avoir livré un biopic sur la vie de Johnny Cash, James Mangold expose cette fois-ci celle de Bob Dylan. Et personnellement je le trouve moins réussie, le film survole complètement la vie de Dylan, prenant des bribes de vie ici et là sans jamais s'attarder, notamment avec ses diverses relations, Joan Baez, Sylvie Russo personnage fictif mais puisant son inspiration dans un personnage bien réel, Pete Seeger, le film est avare en émotions et se contente d'enchaîner les divers festivals, ça se traîne un peu pour le peu qu'il raconte. Timothée Chalamet s'en sort pas si mal, le savoir-faire de Mangold apporte un certain cachet au film, mais c'est assez pauvre en tant que biopic.
L'histoire du début de carrière de Dylan jusqu'au milieu des années 60. Un exemple de biopic, c'est fluide , les acteurs sont fabuleux. Pour ma part je découvre un talent à coté duquel je suis toujours passé. La reconstitution de l'époque ainsi que les ambiances sont parfaitement rendues. on suit le chemin d'un artiste qui ne transige pas avec l'intégrité. A voir absolument.
Magnifique réussite ! Un bioptic réussi parsemé de chansons mythiques. Toute une époque revit sur l’écran avec Joan Baer et la lutte pour les droits civiques Timothée chalamet incarne parfaitement Bob Dylan. À un défaut près : Bob Dylan a ma taille et Timothée chalamet est plus grand de 10 cm. Il mérite quand même son oscar de meilleur acteur. Largement
On remarque ainsi que Mangold reste focalisé sur un style de biopic assez classique et linéaire comme il l'avait fait sur "Walk the Line" (2005). Cela peut paraître trop académique mais finalement colle bien à des artistes qui n'ont rien d'exubérants et permet de jouer surtout sur une autre gamme que du déjà excellent "I'm not There" (2007). Mangold pour Dylan opte pour un biopic qui se raconte sur les années 1960-1967 en restant heureusement focalisé sur la musique, le rapport de Dylan à l'art et aux contextes politiques, ses inspirations et sur le cheminement qui mènent à l'écriture et à la musique. Il y a donc un équilibre idéal entre l'intime et le quotidien et la partie purement artistique. Il y a deux grands atouts, la reconstitution historique et d'époque qui offre une immersion dans les seventies magnifique avec des décors/costumes plus vrais que nature idéalement enveloppé d'un léger grain, puis évidemment la performance de Timothée Chalamet qui est une incarnation bluffante de Bob Dylan. James Mangold offre une nouvelle fois un biopic intelligent, marqué par une authenticité et une sincérité qui fait du bien et qui nous foudroie l'âme dans cette ultime scène entre Dylan et son idole. Site : Selenie.fr
De son arrivée à New-York en janvier 1961 à sa dernière visite à Woody Guthrie peu de temps après sa prestation houleuse donnée lors du concert du soir le dimanche 25 juillet 1965 au Festival de Newport 1965, le film suit de façon chronologique l’évolution musicale de Bob Dylan, ses rapports avec Albert Grossman, son manager, et ceux avec d’autres musiciens comme Johnny Cash ou Bobby Neuwirth, sa vie sentimentale avec une jeune femme appelée Sylvie Russo dans le film, mais qui, dans la réalité, s’appelait Suze Rotolo et était la fille de parents communistes. Et puis, bien sûr, sa relation à la fois musicale et sentimentale avec Joan Baez, déjà arrivée à un grand succès public et critique quelques mois avant lui. Tout en se focalisant sur Bob Dylan, le film le quitte parfois pour s’intéresser, par exemple, à ce qui pouvait se passer au Gaslight Cafe ou au Gerde’s Folk City, deux salles de Greenwhich Village où se réunissait le monde de la musique folk. "Un parfait inconnu" est à la fois une bonne introduction « dylanesque » pour celles et ceux qui connaissent très mal Bob Dylan et un film agréable à regarder et à écouter pour celles et ceux qui le connaissent très bien. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-un-parfait-inconnu/ Film vu lors d'une avant-première
Une excellente surprise ! Je ne connaissais pas trop la vie de Bob Dylan et le film m’a donc beaucoup plu. Les acteurs sont excellents, avec comme révélation Monica Barbaro absolument transcendante en Joan Baez ! D’ailleurs la grande réussite du film repose sur ses scènes musicales d’une intensité incroyable. Et autant vous dire que l’IMAX valait vraiment le coup, tant la musique vibre en nous à chaque note. Une grande réussite ! Mon seul bémol concerne le rythme du film avec quelques longueur.
UN PARFAIT INCONNU (2025): N'étant pas un grand fan du chanteur Bob Dylan ni de la folk musique, je me suis tout de même aventuré dans la salle de cinéma pour en connaitre un peu plus sur le personnage. 4 étoiles pour l'acteur Timothée Chalamet qui brossera le portrait de cette star des années 60 d'une façon remarquable, ainsi que pour l'actrice Monica Barbaro pour son interprétation de Joan Baez, surtout si ce seront eux qui chanteront vraiment (Waouh! magnifique). Une étoile montante, simple au départ mais par la suite, derrière ses lunettes de star, un artiste pas facile à vivre, un peu pénible pour son entourage. Une réalisation sur sa vie sentimentale tout en parcourant l'oeuvre du chanteur. Sans devenir une comédie musicale, 80/100 du film nous fera découvrir les coulisses de ce monde constamment rythmé par la folk musique (donc si vous êtes allergique au genre…), une simple guitare acoustique entre les mains, les enregistrements studio, les concerts, mais aussi les rencontres avec les stars de cette époque qui pour certaines se laisseront tenter pour de bien jolis duos avec l'artiste. Bob Dylan, ouvert aux nouvelles performances musicales (à l'opposé des puristes du folk), devra son ascension à la fine oreille du musicien américain Pete Seeger, ici très bien joué par un Edward Norton vieillissant (les premières secondes je ne l'avais pas reconnu), un protecteur passionné, attentionné et assez émouvant. De l'émotion, de l'action (quelques salades et chaises qui voltigeront), mais principalement de la chanson et de la musique pour ce parfait biopic réalisé par James Mongold, à vor absolument si vous êtes fan de l'artiste ou des acteurs.
Scénario : fidèle à la vie de Bob Dylan, bien Réalisation : on se repose un peu sur les acteurs Rythme : parfait Acting : époustouflant Ressenti final : on a envie de faire de la musique
Quelle explosion de bonheur ! Une parfaite harmonie dans le film, une Monica Barbaro et un Timothée Chalamet qui reprennent Baez et Dylan à la perfection, c’est bluffant. L’ascension du chanteur est bien menée, mais on se repose quelques fois sur le talent des acteurs et sur la musique. Ce n’est là qu’une petite part d’ombre pour ce monument de lumière que nous sert Mangold.
En tant que pur profane de Bob Dylan, j'avoue avoir été appâté en salle bien plus par le nom de Mangold, à la filmographie éclectique et de qualité variable mais ayant déjà signé 2 films historiques de haute volée avec "le Mans 66" et surtout "Walk the Line", biopic sur Johnny Cash qui réapparaîtra ici.
Mangold scinde très distinctement son métrage en 2 parties de longueurs égales. La première se concentre sur l'accession de Dylan à la célébrité via ses rencontres avec la scène folk new-yorkaise, ses premiers albums de reprise de standards puis son éclosion avec ses propres compositions et ses concerts aux festivals de Monterey et Newport. Cette première section flirte régulièrement avec l'hagiographie que je reproche si régulièrement aux biopics bien qu'elle constitue également une introduction nécessaire aux personnages assez nombreux qui vont graviter autour de Dylan.
Et là où on pourrait craindre un film monotone qui va se contenter d'enchaîner les concerts nostalgiques au rythme des hits de son protagoniste en étalant insipidement ses récompenses, Mangold prend le contrepied en se focalisant sur cette année 1965 où Dylan s'interroge sur la valeur de son art, tiraillé entre ses visions et les étiquettes dont on veut l'affubler. Cette seconde moitié est bien plus intéressante que la première en agissant comme un révélateur de cette dernière. On ressent vraiment bien la pression sociale qui pèse sur un Dylan confronté à cette cohorte de fans et de professionnels de l'industrie qui voudraient faire de lui une icône sage et lisse du renouveau du folk américain. Cette thématique de la dualité et de l'indécision sous-tend tous les étages du métrage à travers les relations amoureuses, la musique mais surtout à travers la mise en scène de Mangold qui fait de chaque concert un duel à mort pour la liberté.
Je ne me permettrais pas de juger de la véracité historique mais l'effort de reconstitution se ressent dans chaque plan qui respire l'authenticité grâce notamment au fait que toutes les performances vocales et instrumentales soient réalisées directement par les acteurs. En ce sens, la performance de Chalamet, Norton et Barbaro est à saluer tandis que Fanning reste dans son registre habituel. Enfin, on louera l'écriture qui parvient à garder un rythme efficace malgré la temporalité très étriquée même si elle élude beaucoup la dimension politique de l'oeuvre de Dylan.
En conclusion, un film vraiment plaisant qui n'a pas vocation à être une biographie de Bob Dylan mais plutôt une introduction à son univers musical et à sa genèse artistique, mission qu'il remplit haut la main.
10 571 abonnés
11 456 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 26 février 2025
« Une bonne chanson ne peut faire que du bien. » De sa rencontre avec son idole Woody Guthrie à en devenir une lui-même, James Mangold, déjà réalisateur du remarqué "Walk the Line" sur Johnny Cash, revient sur une partie de la vie de Bob Dylan. Le parcours d'un artiste qui ne voulait pas devenir ordinaire et qui a toujours réussi à s'affirmer et à se réinventer malgré des obstacles des gens du milieu qui n'avaient pas tous un intérêt à écouter les compositions d'un gamin de vingt ans. Dans le film, le personnage est réticent à parler de son passé, donc ce n'est pas une surprise si l'histoire ne s'attarde pas dessus. En réalité, on n’apprend quasiment rien sur lui. Des bribes de vie dispersées ici et là avec en toile de fond des moments importants de l'histoire et surtout sa relation avec Suze Rotolo, qui prend le nom de Sylvie Russo, et la chanteuse et activiste Joan Baez. Aucune relation n'est d'ailleurs vraiment développée. Je ne peux pas dire que j'ai été passionné par ce que j'ai vu, mais il y a des choses qui font la différence comme les passages musicaux très réussis et surtout l'excellente performance de Timothée Chalamet. Une interprétation qui vaut à elle seule de regarder le film. Plus on avance dans le temps, plus l'acteur ne fait qu'un avec son personnage. Ses mimiques, sa posture et surtout sa voix, j'ai été agréablement surpris. Au final, un film tout juste au-dessus de la moyenne pour moi pour toutes ces raisons.
Une réalisation bien terne, pour ce sujet portant passionnant. Beaucoup de lenteur, une certaine mollesse, et l’impression d’effleurer les sujets sans vraiment aller en profondeur . Peu d’info sur le passé de Bob Dylan, sa personnalité profonde, le personnage de Joan Baez ,traversant des scènes est un peu bâclé , on reste sur sa fin .Idem pour le personnage de Woodie Guthrie , que l’on voit juste comme un grand malade , sans expliquer pourquoi il était la référence de toute une génération de chanteur folk .Par contre le film vaut surtout pour le catalogue de chansons des années 60, folk , le plus connues en Europe. Et bien sûr l’incroyable interprétation de Thimotée Chalamet , très juste ,tour à tour fragile et charismatique. Un énorme talent, interprétant lui-même tous ces titres, une prouesse incroyable. En liste pour les Oscar il faut espérer une récompense. La genèse de chaque titre est bien montrée, surtout les grands standards, la difficulté de l’écriture, la naissance du poète , futur prix Nobel, c’est ce qui est le plus réussi. Mais le film aurait mérité plus de souffle, plus de flamboyance , bien en dessous par exemple du biopic sur Freddie Mercury « Bohemian Rapsody"
Je ne connais pas trop l'univers de Bob Dylan mais comme il est très célèbre je suis allée voir le biopic. J ai trouvé le personnage pas sympathique du tout et comme il fait la gueule tout le temps je ne trouve pas la performance de Timothee chalamet exceptionnelle. C est long. J ai été plus admirative du personnage de Jean Baez.
jeu d'acteurs magnifique; chalamet est bob dylan idem joan baez quel plaisir de retrouver les titres de ces deux monstres de la folk américaine; film formidable